Archives de Tag: Première Guerre Mondiale

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 02 avril 1916

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(JOUR 610 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, des soldats fait prisonniers sortant d’un interrogatoire, certainement dans une école, sous les yeux étonnés d’enfants. Cette scène se passe près de Verdun et, à plusieurs moments, le journal va s’étendre sur ces prisonniers allemands.

Peut-être l’intérieur du lieu d’interrogatoire dont on voit l’extérieur en une:

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avec des prisonniers allemands dont le journal fait remarquer la jeunesse. Des colonnes de prisonniers qui s’éloignent du front…

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ou qui traversent Chalons-en-Champagne (Châlons-sur-Marne à l’époque).

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Le commentaire parle de 950 hommes et une foule de curieux pour assister à ce spectacle.
Des croisements de colonnes, on en voit ailleurs comme ici avec une prise d’armes à St-D… (le journal tait le nom du lieu)…

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ou là avec cette colonne de blessés s’éloignant des lieux des combats.

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Car la bataille fait rage au nord-est et à l’est de Verdun. Comme c’est difficile de voir l’ensemble de ce front, long de plus de 20 km, c’est par le dessin qu’on essaie d’expliquer aux lecteurs ce qui se passe.

Simple dessin comme ici:

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ou en essayant de montrer l’acharnement des combats, comme là:

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Au premier plan, le fort de Vaux, en haut à gauche, celui de Douaumont.

Des combats et des bombardements qui commencent à laisser des traces…

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comme dans ce bois dévasté sur la rive droite de la Meuse.

Des images plus paisibles de Verdun avec cette remise de médailles sur le front lui-même…

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ou cette visite du généralissime Joffre venu rencontrer les gradés s’occupant du secteur:

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Sur la 4ème vue, la rencontre entre Joffre et Pétain.

Le reste de l’actualité de la guerre, excepté  Verdun. La double page centrale relate en 13 photos…

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la Conférence de Paris qui a réuni les éminents représentants de la France, de l’Angleterre, de la Russie, de l’Italie, de la Serbie, de la Belgique et du Japon… sous la présidence de M. Briand. Il faut bien affiner les positions et écouter les revendications de chacun avec les nouveaux belligérants qui sont là pour essayer de gagner quelque chose en contrepartie de leur engagement, une fois la victoire acquise… ce qui est loin d’être le cas.

On l’a déjà vu dans La Guerre Photographiée de cette semaine…

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la nomination du nouveau ministre de la guerre, le général Roques, originaire de Marseillan dans l’Aude.

La guerre dans le monde en 3 pages:

En Afrique, les anglais remportent des victoires sur les Allemands au Tanganyika, colonie allemande assaillie de tout côté par les Anglais, les Belges et les Portugais, nouveaux ennemis de l’Allemagne.

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En Serbie, des atrocités commises par les troupes bulgares sur des prisonniers serbes.

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Ces vues datent d’octobre 1915, au plus fort de l’attaque bulgare. La scène s’est passée à Stiplie.
A Salonique, la chute d’un avion allemand abattu par Fétu.

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Cette scène date du 17 février dernier. Il s’agit là de la 3ème victoire de Fétu et l’observateur allemand fait prisonnier est gravement blessé à la cuisse et soigné par les français.

Retour à Verdun et du déluge de feu qui s’abat sur les bois voisins.
Pour les alimenter, les munitions suivent…

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et les douilles des obus tirés s’amoncellent.

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Le commentaire de cette dernière photo dit que cette montagne de douilles correspond aux tirs d’obus pendant 2 heures !!! Impressionnant !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 1er avril 1916

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(JOUR 609 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Verdun tient une place très importante dans ce numéro du 1er avril 1916. La une est bien sûr faite des gradés commandant la défense de la cité.En premier lieu, Pétain, encore général, qui est en train de commencer à forger sa légende en tant que vainqueur de Verdun… ce qui historiquement est complètement faux.

Des pages entières sont consacrées à la bataille… sans pour autant montrer grand chose de celle-ci.
Tout d’abord, une page avec 6 vues de la ville, photos qui doivent dater d’avant-guerre certainement.

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Puis les environs de Verdun comme le dit le titre « Autour de Verdun ».

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Quelques destructions comme à Fresnes en Woëvre mais pas le carnage qu’ont causé (et que causent) les bombes alliées.

La double page centrale est elle-aussi consacrée à la gigantesque bataille qui se déroule dans le Meuse.

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Des tranchées… alors que justement il fut assez difficile d’en creuser à Verdun à cause de la géologie des lieux et des hommes, qui contrairement à ce qu’on a lu il y a peu, ne portent pas tous le casque réglementaire. Des photos bien trop paisibles pour avoir été prises près de la ligne du front.

Le reste de l’actualité de la guerre a bien de mal à se faire une place à côté de cette information.

Toutefois, une page montre la fin d’un cargo hollandais détruit par une mine flottante allemande.

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En 2 photos avec la fumée de l’explosion des machines envahies par les eaux sur la seconde.

Retour sur l’aviateur Navarre aux 10 victoires…

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qui pose près de son cantonnement.

Le reste est plus féminin dans un monde presqu’exclusivement masculin avec…

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une photo d’une héroïne de l’armée serbe faite prisonnière par les Allemands…

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et la fille du ministre anglais des munitions, Lloyd George vendant des cartes postales au profit des blessés de guerre, accoutré d’un costume de paysanne du Pays de Galles.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 30 mars 1916

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(JOUR 607 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une colonne de prisonniers allemands quitte le secteur de Verdun pour l’arrière.

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Pour eux, l’enfer, ce sera pour les autres et la captivité en France sera bien plus douce que pour les Poilus des 2 camps qui subiront le déluge de feu et de fer de cette gigantesque bataille de 10 mois.

Enfin ! La Guerre Photographiée consacre suffisamment de place à ce qui se passe dans la Meuse.

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Cette page entière intitulée « la bataille de Verdun » mais qui présente des images bien paisibles. Certes, un peu de fumée du côté de la gare Petite Vitesse de Verdun, mais pour le reste, ce pourrait être n’importe où sur le front de l’Est et du Nord de la France.

Ces images monténégrines et albanaises sont bien plus tourmentées.

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Des chevaux tués par un obus allemand, l’artillerie albanaise sur les hauteurs du port de Durazzo.

Nouveau article de survivants du « Provence II » torpillé en Méditerranée le 26 février 1916:

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Une photo du lieutenant-colonel Driant qui est annoncé comme disparu à Verdun, mort ou prisonnier en Allemagne.

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Ce militaire est avant tout un homme politique, député depuis 1910, écrivain sous le nom de Capitaine Danrit, va très vite devenir le symbole de la résistance de Verdun et du sacrifice des Poilus. En effet, alors que La Guerre Photographiée se pose la question du sort de cet officier, on apprendra assez rapidement son décès. Mort sous la mitraille au Bois des Caures, sur la commune de Beaumont-en-Verdunois, son sacrifice est érigé en exemple par Barrés et le pouvoir politico-militaire.

Un nouveau ministre est nommé au ministère de la Guerre.

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Il s’agit du général Roques alors âgé de 60 ans. Une page de La Guerre Photographiée est consacré à cette nomination. Il restera 9 mois en poste, sera remplacé par Lyautey et retournera à la guerre avant de prendre sa retraite en 1919 pour disparaître en 1920.

Une page avec 4 photographies sur « la flotte allemande dans le canal de Kiel ».

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Ce canal relie la mer Baltique à la mer du Nord. Les navires allemands sont s’y réfugier, les sous-marins aussi. C’est aussi dans ce secteur que sont construits les bateaux dans les chantiers navals militaires de Kiel.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 26 mars 1916

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(JOUR 603 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une,une prise d’armes à la gloire d’un régiment « qui s’est couvert de gloire ». Quel régiment ? Quels faits d’armes ? On n’en saura pas plus sinon cette vue d’un drapeau déchiré !

Verdun où la bataille fait rage depuis un mois. Comme il est difficile d’atteindre les lieux pour la presse, on nous présente des dessins…

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du secteur de Douaumont, du village sur la première vue, village qui sera rasé de la carte du monde, du fort qui est criblé de trous d’obus qu’on croirait regarder la Lune.

 Est-ce dans ce secteur de Verdun ou ailleurs ? La légende de ces photos n’en dit rien.

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Des Minenwerfer, d’impressionnantes bombes reçues sur les tranchées françaises. Les Poilus les surnomment « Seaux à charbon ». Les dégâts qu’elles occasionnent doivent être considérables.

Près de Sainte-Marie -à-Py, commune de la Marne proche des Ardennes, des soldats allemands fait prisonniers sont évacués vers l’arrière:

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Un paysage plus que morne, des barbelés, de la neige… un décor d’une immense tristesse que subirent les hommes pendant ces terribles années de guerre dans l’est et le nord de la France, au physique pas très avantageux !

Même décor aussi triste que le précédent, la neige en moins, assez proche de celui-ci…

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en Woëvre, des blessés évacués en civière puis en wagonnet. A la vue des spectateurs de la seconde vue, on peut penser qu’il s’agit d’un exercice ou d’un essai sans lendemain.

Une photo prise sur le vif que cette explosion d’un obus sur la station (la gare) d’Ornes.

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Situé dans le secteur de Verdun, ce village comme la gare seront rayés de la carte et déclaré comme « Mort pour la France » après l’armistice du 11 novembre 1918.

Encore l’histoire du bombardement de Révigny-sur-Ornain par un Zeppelin, lequel dirigeable sera détruit par les Français.

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On y honore (et on décore) le chef de gare de ce village qui réussit à faire partir un vrai train de munitions que le Zeppelin avait pris pour cible. Un « exploit » suivant le titre de cette page.

En Suisse, à Interlaken, dans un paysage beaucoup plus agréable et accueillant que la plaine qu’on a vu ci-dessus, on célèbre les obsèques d’un  capitaine français J… (on n’en saura pas plus).

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Prisonnier libéré pour cause de ses blessures, il a été accueilli en Suisse pour y décéder et être enterré au son de la « marche funèbre » de Chopin.

On a aussi parlé de la catastrophe du navire le « Provence II » en Méditerranée, ancien paquebot transformé en transport de troupes pour les besoins du front d’Orient. Voici quelques vues des survivants…

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ayant réussi à sauver le drapeau tricolore du bateau. Plus important que 1 100 hommes ?

 Le front entre la Turquie et la Russie, en Orient. On a déjà parlé de l’avancée des troupes russes qui occupent des territoires jadis contrées arméniennes. Les populations autochtones ont été massacrées par les Turcs et quelques chanceux ont pu fuir.

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1-Erzeroum vue de la route de Kars. 2-une vue d’Erzeroum. 3-la montagne d’Ellidgha, première étape sur la route de Trébizonde.

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4-officiers russes devant les grottes d’Ellidgha. 5-la mosquée de Mamar-Haratoum sur la route d’Ervingian.

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1-la ville de Baïbourt au bord du Tchorok , à peu près à mi-chemin entre Erzingian et Trébizonde, sur la seule chaussée praticable venant d’Erzeroum. 2-les ruines de la citadelle romaine de Baïbourt au bord du Tchorok. 3-pont sur la route de Trébizonde, dans les montagnes du Lazistan, près de la mer Noire. 4-Tzigana-Dagh, à une étape de Trbizonde, la route passe sur le petit pont.

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5-la forteresse de Guzel-Hissar et le phare à Trébizonde. 6-le dépôt militaire à Trébizonde. (Les 4 commentaires précédents sont ceux écrits sur le magazine).

Deux pages pour parler de l’entrée en guerre du Portugal. En effet, le 9 mars dernier, l’Allemagne déclare la guerre au Portugal qui, depuis longtemps, contrôle les bateaux allemands.

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Cette entrée en guerre va avoir pour conséquence l’arrivée de soldats portugais sur le front de l’est et du nord de la France. En mer, le Portugal luttera contre les navires allemands. Enfin, en Afrique, au Mozambique, les Portugais devront lutter contre ses peuples colonisés poussés à la sédition par des agents allemands.

Pour terminer, ces 4 vues pour 3 sujets divers:

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De gauche à droite:

-la huitième victoire de l’aviateur Guynemer.

-des skieurs norvégiens dans les neiges des Vosges françaises.

-le professeur Langie présent à un retentissant procès en Suisse, celui des 2 colonels que le professeur, spécialiste de cryptologie (les messages codés) parvint à dévoiler les communications qu’ils adressaient aux Allemands. Un procès qui met au grand jour les tiraillements dans l’état-major suisse, entre germanophiles et francophiles.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 25 mars 1916

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(JOUR 602 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une vue impressionnante des aiguilles suisses pour illustrer la surveillance exercée par l’armée helvète sur ses frontières, ici, les vertigineux rochers du Pitz Gallina.

Ce numéro du 25 mars est en mauvais état et rien ne dit que l’intérieur correspond bien à la date.

En double page centrale, la guerre en Mésopotamie, en Irak dirait-on de nos jours avec 5 vues montrant en action les troupes britanniques:

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Voyons en détail:

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Sur l’Euphrate, une cheminée d’un vapeur coulé volontairement par les Turcs apparaît. Les Ottomans ont agi ainsi pour ralentir l’avance britannique dans ce secteur.

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Des batteries flottantes sur ce même fleuve, une canonnière artisanale.

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Sous l’uniforme britannique, une colonne de cipayes, une peuplade hindou réputée pour l’attitude belliqueuse de ces hommes…. « une race des plus belliqueuses de l’Hindoustan » dit le journaliste. Le mot « spahi » vient directement du mot « cipayes ».

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C’est par les fleuves (le Tigre et l’Euphrate) que les armées britanniques progressent. C’est par le même chemin inverse que les blessés sont évacués vers l’arrière.

Sur un autre front opposant les Turcs aux Alliés, les tirs du cuirassé Canvallis contre des positions ennemis aux Dardanelles.

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A Paris certainement (bien que l’article n’en dit rien), une remise de décoration présidée par le Président de la République, Raymond Poincaré:

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A quelques dizaines de kilomètres de là, sur le front de l’est, des ruines, des ruines, des ruines !

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Les localités ne sont pas citées mais il est évident qu’il faudra du temps et de l’argent pour faire à nouveau vivre ces villages. S’ils revivent un jour….

Des nouveautés militaires pour terminer.
Sur le front russe, une arme tout à fait nouvelle trouvé dans les lignes allemandes: l’ancêtre d’un lance-flammes.

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On nous dit que le soldat allemand fut carbonisé en utilisant cette arme dont il ne maitrisait pas totalement l’utilisation.

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Sous le titre « Élégance militaire pour 1916 », la tenue des fantassins français devant se protéger des tirs adverses (le casque), du froid (bustier et guêtres en peau et laine) et des gaz de combat (masque- un tampon d’ouate- et lunettes).

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La correspondance du Poilu Grenoblois- Lettre du dimanche 13 septembre 1914.

Suite de la correspondance du Poilu grenoblois Pierre Gautier avec cette lettre du 13 septembre 1914, 15 heures.

Chers parents.

Vous ne me croirez peut-être pas, mais, même en guerre, les soldats ont aussi leurs vacances! En effet, depuis jeudi, nous nous reposons dans un petit village des Vosges à l’abri des obus. Et c’est là que nous attendons depuis jeudi l’ordre de partir dans une nouvelle direction. Heureusement pour nous, cette attente a duré 4 jours pendant lesquels nous nous sommes bien reposés et, croyez-moi, nous en avions besoin. Un mois de marches et de combats sans discontinuer, c’est plutôt long ! enfin l’ordre de partir est arrivé aujourd’hui et nous devons partir vers minuit: après une marche de 6 k., nous nous embarquons dans le train dans un pays inconnu ? Par les journaux, vous apprendrez le déplacement du 13e corps, nous sommes tous très heureux ! D’abord, les enfants aiment beaucoup le changement et puis, d’où nous venons les obus se ressemblent tous et le nombre d’aller jamais en diminuant ! Ce déplacement va de nouveau nous permettre de faire un joli voyage toujours à l’œil. Le voyage sera peut-être un peu long mais nous ferons tout notre possible pour nous caser dans le bon wagon : première classe ou simplement wagons à chevaux. En guerre en se contente de peu, l’important c’est d’être à l’abri.

Par conséquent, c’est depuis jeudi que le 13e corps de commencer son déplacement et tout naturellement depuis ce jour, nous ne recevons aucune lettre, pour bon compte, c’est avec impatience que j’attends le moment de notre nouvelle formation. Plusieurs cartons de lettres me donneront de vos nouvelles.

Ma dernière lettre est datée je crois du 7 septembre, elle est suivie d’une carte écrite rapidement à la date du 9. Les deux sont certainement en votre possession.

En me servant de mon carnet de route, toujours tenu régulièrement, je retrace en gros notre emploi du temps à partir du 7 à midi.

Le 7 septembre – après-midi continuation des tranchées autour du petit village où se trouve l’état-major du corps d’armée et où nous sommes depuis samedi 5. À huit heures soupe. Les propriétaires d’autres cantonnements mettent leur salle à manger à la disposition de notre petite équipe. Quel plaisir de manger sur une table, boire dans des verres, de s’éclairer avec une lampe. Notre repas est des mieux. Becquet arrive encore d’Epinal et tout ça porte du vin ordinaire, du vin bouché et même… du chocolat. Nous trinquons avec ces braves gens. À neuf heures au lit ou plutôt au foin !

Mardi 8 septembre. Réveil pour moi à 3h30. Je préfère ne pas me recoucher, je suis un peu fatigué. J’en profite pour faire un brin de lessive dans le lavoir municipal. Je suis tranquille mais déjà les paysans commencent leurs provisions d’eau. À 6h30, cacao au lait, nous retournons au travail. Comme distraction, nous assistons d’abord aux vols d’aéroplane, vols de perdrix et même courses de lièvres. Les perdrix sont difficiles à prendre mais les lièvres n’y coupent pas. Un coup de crosse sur les reins et le tour est joué. Le cousin …. en serait épaté !

À midi, soupe, viande, salades et confitures de cerises, c’est une vie de bourgeois. Vers trois heures, un des aviateurs tombe de 20 mètres. L’appareil, un joli Blériot est complètement brisé. Les aviateurs n’ont pas de mal. À quatre, nous accompagnions les sapeurs et fantassins toujours pour creuser des tranchées d’un autre côté du pays.

Pendant le travail, le lieutenant Tourot nous accepte Schatter et moi à ramasser des pois pour la soupe. Vers sept heures, nous revenons au village. Repas épatant civet de lièvres en conserve, riz sucrés au lait, etc. Mais nous sommes dérangés par mon ordre qui nous arrive le départ est fixé pour 10 heures. Nous terminons rapidement et remercions Monsieur et Madame C… pour leur gentillesse à notre égard. Nous profitons d’aller nous reposer pendant une heure. À 10 heures départ, la pluie commence à tomber. Après plusieurs arrêts nous arrivons dans le fameux village que nous avons quitté il y a quelques jours. Le départ est fixé pour 1h30 (nuit du huit au neuf), quelques coups de canons commencent à se faire entendre. Nous devons avec trois régiments d’infanterie faire une attaque de nuit du village situé en avant de la crête où nous avons travaillé pendant plusieurs nuits précédentes. Nous arrivons au sommet vers trois heures du matin, la pluie tombe fine et serrée, il fait froid. L’attaque du village commence. Les balles commencent à siffler à nos oreilles. Avec les fantassins, nous avançons par bonds successifs. Pour nous abriter, nous attendons un moment derrière le talus de la route, couchés dans l’herbe mouillée. Vers 4h30, nous nous déplaçons mais malheureusement nous nous trouvons exactement en face d’une batterie allemande. Les obus commencent à siffler, nous profitons des replis du terrain pour nous dissimuler en nous étendant au sol complètement. Dans cette position plutôt critique, nous restons pendant 40 minutes. Les minutes nous paraissent des heures. Sans interruption, les obus passent sur nos têtes que nous essayons d’enfoncer davantage dans la terre. Je suis à côté de l’ami Petit, nous serrons l’un contre l’autre comme de sardines. Pour me protéger la figure et les mains, je place ma musette devant la tête, ma gamelle fixée après constitue un petit rempart sur la droite. Heureusement pour moi, au bout d’un moment, un morceau d’obus tombe exactement sur l’angle de ma gamelle en y faisant une entaille profonde. Petit, en entendant le bruit me demande des explications. Je le rassure aussitôt, le choc avait été transmis à mon avant-bras droit placé derrière. Je regarde si tout fonctionne et reste dans la même position. Il est vrai qu’à ce moment, je n’avais pas encore regardé l’entaille de la gamelle. Enfin, je vois de plus en plus la situation désespérée et je console Petit en lui disant : « ça y est, nous sommes perdus ! » Au bout de 40 minutes, le feu diminue d’intensité. On entend au loin les tirs des fantassins. Notre position en cet endroit de la part de raison d’être. Le capitaine donne l’ordre de s’enfuir un grand secours bas le plus possible. Les obus commencent à tomber, mais nous sommes vite à l’abri après une course folle dans la terre labourée. Nous nous abritons derrière une tranchée occupée par des chasseurs. Il pleut toujours, nous sommes mouillés et couverts de boue. C’est la première fois que nous venons de friser la mort d’aussi près car plusieurs fois déjà, nous l’avons échappée par miracle. On fait l’appel : un oeil blessé et encore il est avec nous. Le soleil se lève. Pour nous reposer, nous retournons à 12 abris creusés le long de la voie du chemin de fer. Les Allemands bombardent toujours, les fantassins continuent leur marche en avant. Ils ont de grosses pertes. Vers 10 heures, le lieutenant Touret placé plus en avant arrive avec sa section. Ils ont passé aussi un bien triste quart d’heure pour franchir la crête de la Mort en laissant quatre blessés.

Aussitôt, nous partons avec notre brancard. Nous sommes éreintés, nous trouvons le premier à trois kilomètres. Les autres arrivent en grande quantité. Nous transportons notre premier essai au poste de secours, mais quelle misère dans ces terres labourées par les obus et le soleil brûlant. Les autres sont enlevés en voiture et nous revenons à la compagnie (je passe rapidement). L’après-midi nous nous reposons et faisons sécher nos effets en préparant la soupe dans un champ en arrière du village. L’ordre arrive d’aller passer la nuit où nous étions si tranquille depuis samedi. Nous sommes contents. Nous arrivons vers 9 heures en pensant dormir toute la nuit. Mais à minuit, nous repartons pour arriver au village où nous sommes actuellement (13 km d’Épinal).

Depuis jeudi somme sommes ici sans rien faire. Dans ce pays j’apprends la mort de plusieurs officiers du 4ème : le capitaine Godefroy, le capitaine Daurier, le lieutenant Lalande, l’adjudant Jourdan, Fenouil (vaguemestre) en ayant même le nom du capitaine Fradin de Bellabre. Nous perdons des hommes et de bons officiers, les succès de nos troupes en sont la consolation.

En effet, les nouvelles sont bonnes. Nous partons avec courage et plein de confiance pour, dans un dernier élan, écraser l’envahisseur. Pour moi, les Allemands sont perdus. Encore un petit effort le résultat ne se fera pas attendre.

Ce matin, messe militaire. Le prêtre était un maréchal des logis du 53ème d’artillerie. La messe s’ouvre par le sous-lieutenant du 53ème, spectacle inoubliable, cette petite église de campagne était remplie de militaires de tous grades.

Tout va pour le mieux. La santé est excellente et la barbe commence à pousser. Nos amis vont bien, exception faite pour notre ami Roibet blessé il y a quelques jours, je vous raconterai comment.

Je termine rapidement la lettre, je suis pressé.

Je remercie Zizi de cette carte. Je suis maintenant dans l’escouade du caporal May. Tout fonctionne, nous sommes copains.

Mes baisers à toute la famille et en particulier à ma petite Andrée.

Votre fils qui espère bientôt vous revoir.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur n’est pas passé loin de la catastrophe avec cet éclat d’obus stoppé par sa gamelle !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 23 mars 1916

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(JOUR 600 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la couverture, une batterie de mitrailleuses de la défense antiaérienne contre les attaques des avions allemands et des Zeppelins. Le rédacteur écrit : « Rien n’y manque, mitrailleuse sur pivot, canon vertical lançant des obus incendiaires, télémétreurs, poste téléphonique, etc. Les Allemands sont attendus, ils seront reçus… À canons ouverts ! ! ! »

Ce numéro de La Guerre Photographiée  parle à plusieurs reprises d’aviation.

Ainsi sous le titre : « d’autres aviateurs : une course de vitesse »…

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on voit cette photo aérienne avec un Farman volant en-dessous d’un Chaudron depuis lequel la photo a été prise.

Plus loin, sur un aérodrome dont le nom n’est pas mentionné…

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des avions s’apprêtent à décoller pour aller bombarder la gare de Metz – Sablon. 17 appareils au total. N’oublions pas que Metz est allemande à ce moment de la guerre et présente un noeud de communication important.

Voilà pour l’aviation française. Du côté allemand, c’est moins glorieux :

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« un magnifique Albatros avec ses croix de fer sur les ailes, qui est tombé dans nos lignes. L’avion est intact et le pilote a été fait prisonnier ».

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Pas la même chance pour le pilote de ce Taube, abattu par l’adjudant Navarre. Il ne reste que des débris et les aviateurs allemands ont été tués. Un tantinet chauvin, le journal précise que Navarre est originaire d’Oullins, à côté de Lyon.

Autres sujets quelques nouveautés :

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une série de bombes aériennes assez impressionnantes.

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Une mitrailleuse montée sur une moto (un side-car écrit sud-car) et capable de se déplacer sur les terrains les plus difficiles. Du tout-terrain avant la mode.

Une page nous parle du « casque de nos poilus »…

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pour faire comprendre aux lecteurs (et les rassurer) que tous les Poilus en sont dotés et que tous le mettent sur leur tête, en toutes circonstances.

La guerre photographiée ne parle toujours pas de la bataille de Verdun. Par contre on nous présente une carte de la région de Mulhouse – Cernay…

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où semble-t-il les Allemands ont lancé une attaque secondaire.

Enfin pour terminer, la reproduction d’une affiche apposée par les Allemands semble-t-il à Lille…

Version 2

et sur laquelle on lit que quatre personnes (un marchand de vin, un sous-lieutenant, un commerçant et un ouvrier) ont été condamnées et exécutées pour espionnage, pour avoir aidé un aviateur anglais. Une information pas très fraîche toutefois car ces faits remontent au 22 septembre 1915.

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RÉSISTANCE 1942 (20/23): TRACT à destination des COMMERÇANTS et ARTISANS pour le 11 NOVEMBRE 1942

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Un tract, une feuille ronéotypée recto-verso signée par le Front National de Lutte pour l’Indépendance de la France, un mouvement de la Résistance, proche du Parti Communiste. Il a été distribué clandestinement auprès des commerçants et artisans pour les appeler à célébrer le 24ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918. Bien entendu, sous l’occupation allemande et le régime de Vichy, il n’était pas question de célébrer l’Armistice de 1918. Et le faire pouvait entraîner de graves conséquences.

Dans la première partie du document, c’est une longue explication de ce que représente le 11 novembre 1918. On est bien loin de la vue communiste des choses et ce qui est écrit aurait pu l’être par  un militant nationaliste plus qu’internationaliste: l’héroïsme de nos soldats, la valeur de nos Généraux Républicains et Patriotes, le drapeau tricolore flotte sur Metz et la cathédrale de Strasbourg, le Boche est vaincu,  Journée glorieuse. Consécration du patriotisme de tout un peuple uni derrière son gouvernement et son Etat-Major Républicain… Le Parti Communiste faisant l’éloge des généraux, on croit rêver !

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Cet élan de patriotisme sert à montrer du doigt, à dénoncer l’autre Armistice, celui de Juin 1940. Car le tract, s’il tresse des louanges à Foch, Joffre, Gallieni, n’est pas aussi dithyrambique pour un autre général vainqueur en 1918: Pétain, celui qui a signé l’Armistice honteux de 1940. Il cite Clémenceau qui disait du couard Pétain : « poussé à la victoire à coups de pieds dans le c… ». Le Pétain « flancher » de 17-18 portait déjà le Pétain de 39-40. Celui qui au Conseil Supérieur de la guerre refusait les crédits pour la mécanisation de l’Armée, s »opposait au renforcement de notre aviation ou celui qui, ambassadeur en Espagne après la victoire de Franco-Hitler, complotait contre la France avec l’ambassadeur d’Allemagne à Madrid. 

Suit une violente diatribe contre le couple de l’exécutif Pétain-Laval.

Le vainqueur de Verdun – sans rire – champion de la collaboration mettant sa main dans celle de Hitler à Montoire et dans celle de Goering à Saint-Florentin ! ! Le représentant de la Patrie souillée et meurtrie, la main dans la main avec les oppresseurs de la France et de l’Europe, conseiller et obligeant le peuple de France, si sensible et si fier, à travailler pour le boche haï et méprisé ! ! Pétain – Laval voulant, par la force, déporter nos ouvriers vers les bagnes industriels de l’ennemi ! Honteux sacrilège.

Aurait-on pu autrefois, imaginer le maréchal Foch serrant la main de Guillaume II ou du Kronprinz de sinistre mémoire ?

Mais la ligne de conduite de Pétain et de Laval c’est une suite logique dans la trahison.

Car pour les rédacteurs du tract, Pétain ne doit pas être associé à l’idée du 11 novembre, lui qui pourtant s’appuie pour gouverner la France sur la Légion Française des Combattants, cette déclinaison vichyste  des associations d’anciens combattants de la Grande Guerre. Lui qui envoie en Allemagne de jeunes Français pour officiellement permettre à des combattants de la Seconde Guerre de revenir de captivité.

Alors, comme pour la célébration du  150ème anniversaire de Valmy, il y a quelques semaines, le Front National demande aux Commerçants et aux Artisans  (avec une majuscule au début des mots dans le texte), de se joindre aux ouvriers pour célébrer ce 11 novembre 1942. Hitler, le 20 septembre n’avait pas réagi devant l’ampleur des manifestations patriotiques. Il en sera de même après le 11 novembre si dans le même temps que les ouvriers débraieront ce jour-là, les commerçants et artisans ferment boutique et les pavoisent de bleu-blanc-rouge les jours précédents cette journée.

Le tract demande également de défiler avec tous les patriotes devant les monuments aux morts et à Paris devant le tombeau du Soldat Inconnu.

Le tract se termine par un vibrant: VIVE LA FRANCE ! A BAS LES BOCHES ! avant de donner le fréquence d’une radio libre, Radio-France qui doit émettre depuis Londres puisque comme le disait un slogan de l’époque: « Radio-Paris ment ! Radio-Paris ment ! Radio-Paris est allemand ! »

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 19 mars 1916

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(JOUR 596 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La bataille de Verdun apparaît enfin en première page et est largement évoquée dans les pages intérieures. Les photos les plus dures sont réservées à ces dernières. A la une, un épisode somme toute anodin avec le visage de l’aviateur Jean Navarre, as des airs de la Grande Guerre. On nous dit qu’il a abattu 9 avions allemands dont 6 dans les lignes. Il sera surnommé « la sentinelle de Verdun ».
Verdun qui subit les bombardements allemands avec le lot de destructions que cela entraîne:

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Maisons éventrées dont la façade du collège Bivignier. La population a dû fuir comme on le voit ci-dessous….

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emportant comme elle le peut les biens les plus précieux. Les derniers habitants de la ville et des villages avoisinants sont partis le 8 mars dernier. On va retrouver les Verdinois(es) dans le Jura et le Puy-de-Dôme. Ici des réfugiés de passage à Souilly, au début de leur périple.

Car la bataille fait rage même si Le Miroir s’exprime comme si tout cela était du passé et non pas le début de la grande bataille qui va encore durer longtemps.

Le bois des Caunes dans ce secteur avec l’explosion d’une bombe française sur une tranchée allemande:

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tranchées que l’on découvre tout au fond de cette vue panoramique:

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Moins soft, ces images du champ de bataille après un combat…

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avec toute sorte de matériel hétéroclite abandonné sur la plaine, casques, équipements, ustensiles de cuisine.
Quant aux hommes, deux vues trouvées sur des prisonniers adverses montrant des montagnes de morts que ramassent les hommes dédiés à cette terrible tache:

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Le Miroir affirme la perte par les Allemands de 100 000 hommes, tués, blessés ou fait prisonniers. Une hécatombe pas moins importante que celle qu’ont connu les Français sur cette même période.

Tout cela n’empêche pas le magazine de continuer son grand concours photo…

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et comme la guerre perdure un peu trop, un prix intermédiaire est créé pour récompenser le meilleur cliché de la période 1er avril 1915-1er avril 1916 ! Et il y aura un 1er avril 1917, un 1er avril 1918 de guerre… Le prix spécial de 30 000 francs récompensant la meilleure photo de toute la guerre n’est pas prêt d’être décerné !

On nous apprend la blessure en vol de l’aviateur italien Gabriele d’Annunzio, connu pour être un grand poète, un grand défenseur de l’unification de l’Italie mais aussi un grand amateur de vitesse. La photo annonçant cette nouvelle est celle du départ de l’aviateur

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pour aller lâcher des tracts sur Trente. Il perdit donc un oeil suite à cet accident mais continua tout de même une grande carrière artistique et publique.

Toujours dans le domaine aérien, un immense projecteur…

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fouillant le ciel la nuit et pouvant y détecter avions et zeppelins ennemis.

Après l’aviation, la Marine avec les rescapés du Provence II…

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ce paquebot transformé en transport de troupes qui sera coulé au sud de la Grèce ce qui causera la mort de 1 100 militaires et matelots. Il y eut environ 600 rescapés dont on voit ici une partie de ceux-ci arrivant à Milo, une île grecque de l’archipel des Cyclades.

Double page centrale avec le blocus maritime de l’Allemagne imposé par la Marine britannique…

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qui entraîne en représailles des attaques allemandes contre des navires civils alliés dont on voit quelques drames ci-dessus:l’explosion de « Maloja » ou une attaque contre les docks de Brooklyn.

Autre catastrophe, en France celle-ci…

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avec l’explosion du fort de Double-Couronne à Saint-Denis, en proche banlieue parisienne, une explosion qui fit 23 morts et pas mal de destructions.

Autre terrible scène, cette pendaison…

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d’opposants de la minorité roumaine de Hongrie, image qui fait penser à ce qui allait se passer, 20 ans plus tard sur le front de l’est.

Pour terminer une scène plus douce.

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Des officiers allemands du secteur de l’Hartmannwillerkopf partant puis revenant de la chasse pour améliorer leur ordinaire. Une nouvelle hécatombe mais chez le gibier local !

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 18 mars 1916

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(JOUR 595 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’information de la couverture: une réunion sur le terrain où un général de Brigade fait la critique des manoeuvres ordonnées pour repousser l’ennemi par le général Bubail. Un monde bien tranquille loin des violents combats qui se déroulent dans ce secteur depuis 3 semaines, combats meurtriers comme on peut le voir ci-dessous:

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Des morts ennemis, bien entendu !

Quant à la page Sur le Front

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rien de bien méchants, un bateau en paille pour franchir un cours d’eau, le travail du Génie, des tranchées bien proprettes !

Plus spectaculaire, cette ambulance qui a été prise pour cible par des tireurs allemands…

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Preuve irréfutable de leur infamie, commente la légende.

Un joli mur de paille…

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véritable pare-balles construit dans les rues du village de X… En quelle saison ?

Une page plus intéressante avec 4 photos sur l’arraisonnement d’une jonque arabe par la Marine britannique dans le Golfe persique.

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 L’intervention de Britanniques sur la première photo, des armes trouvées à l’intérieur du bateau à destination des Turcs très certainement sur la seconde, la sanction immédiate sur la troisième avec la destruction du bateau et celle du village d’où venait la jonque sur la quatrième, village où étaient construits d’autres bateaux.

Enfin, une page revient sur la destruction du Zeppelin près de Brabant-le-Roi, événement dont la presse a déjà parlé dernièrement.

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La batterie  montée sur automobile d’où est parti le tir victorieux.

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La carcasse métallique calciné du dirigeable.

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Son avant.

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Ce qu’il reste de la nacelle…

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et des malheureux aérostiers allemands.

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