Archives mensuelles : juin 2017

Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 29 juin 1937: Le TOUR 1937.

Match du 29 juillet 1937. Le numéro d’avant-Tour de la collection. Avec le parcours, les favoris et toutes les supputations des journalistes pour faire monter l’intérêt de ce Tour de France 1937.

Deux unes semblables de Match qui présente la particularité de faire une quatrième de couverture en forme de première de couverture.

Ci-dessus les Français de l’Equipe Nationale du Tour: de haut en bas, Speicher, Gamard, Le Grévès, Chocque, Lapébie.

Ci-dessus la une bis…

…le reste de l’Equipe de France: Cloarec, Tanneveau, Thiétard, Archambaud, Marcaillou.

Le vainqueur du Tour 1937 est-il là ? On le verra dans quelques semaines.

En double page centrale, le parcours du Tour…

avec des dessins de Pellos bien entendu…

Lequel Pellos a fait aussi l’illustration de la publicité pour des concours de pronostics du Tour.

Que la course commence !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 29 juin 1937: Le TOUR 1937.

L’Equipe de France de cyclisme à la une de ce numéro d’avant-Tour de France. On reconnaît de gauche à droite au premier rang: Roger Lapébie, Emile Gamard, Georges Speicher, Louis Thiétard, Rober Tanneveau, Pierre Cloarec. A l’arrière Paul Chocque, Maurice Archambaud, René Le Grevès et Sylvain Marcaillou.

Les cyclistes français ont conclue un pacte, le serment de Connelles-sur-Seine autour de Jean Leulliot (au centre) pour essayer de ramener le maillot jaune à Paris sur le dos de l’un des champions français.

Pas de carte géante dans ce numéro mais une petite carte…

…un Tour SAM, les Alpes avant les Pyrénées.

Les 26 étapes…

…plus quelques demi-étapes et même une étape coupée en 3 tiers d’étape ! Il faut bien intéresser le public et les auditeurs des radio-reporters quand les difficultés naturelles sont absentes. A l’époque, pas de transferts !

Les équipes nationales:

France, Italie, Allemagne, Belgique, Espagne, Hollande, Luxembourg, Suisse et Grande Bretagne auxquelles il faut ajouter 31 indépendants soit 98 coursiers au départ de Paris.

Des champions français qui se détendent avant la course…

…au bord de l’eau…

…en essayant d’imiter les rodéos du far-west…

…ou par une scène déguisée en arabe…!

Le dessinateur du Miroir des Sports prépare ses crayons et son humour…

… qui accompagneront tous les numéros du magazine qui paraîtra 3 fois par semaine pendant le Tour.

Les 24 heures du Mans complètent l’actualité de cette semaine sportive. La course avec ce bizarre départ qui a été abandonné de nos jours…

… et le vainqueur, un certain Jean-Pierre Wimille associé à Robert Benoist…

… en pleine action…

…ou après avoir remporté la course.

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A l’occasion du TOUR de FRANCE 1937, un CONCOURS de PRONOSTICS à MONTÉLIMAR.

Une affichette du même format que le magazine sportif de l’époque Match, annonçant un concours de pronostics organisé par la Maison Modèle, une enseigne de vêtements sise 95-Grande Rue, alias rue Pierre-Julien de nos jours.

Suit après le titre, le règlement du concours.

Il va s’agir de découvrir le nom du vainqueur du Tour de France 1937 et surtout, c’est là que ça se corse, le temps mis par celui-ci pour boucler la Grande… Boucle  !

Les réponses devront parvenir au magasin le 16 juillet dernier délais sinon les bulletins seront détruits. A cette date, les Alpes seront passées mais pas les Pyrénées… Toute une affaire !

Le dépouillement des bulletins aura lieu le 27 juillet à 21 heures au café Pomarel.

Enfin, les vainqueurs, annoncés par l’huissier Combe auront un mois pour retirer leurs lots qui éventuellement pourront être échangés contre des marchandises vendues par la Maison Modèle. Seul hic après la lecture de ce règlement et malgré ce que dit ce bandeau en bas de la page…

…à aucun moment sont annoncés les lots et le nombre de prix. Ennuyeux !

Quand au vainqueur de la Grande Boucle 1937… rendez-vous les 27 et 28 juillet pour les derniers numéros du Miroir des Sports et de Match ! A moins que vous ne pouviez réciter à l’endroit comme à l’envers les noms de tous les vainqueurs du Tour de 1903 à 2016 !

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 20/25 L’ÎLE de l’OISELET.

Après l’île du Colombier et l’île de la Piboulette au niveau de Caderousse, de grandes île se succèdent sur le Rhône: l’île de l’Oiselet en face de Sorgues-Sauveterre puis la plus grande île du fleuve: la Barthelasse au niveau d’Avignon reliée maintenant à l’île Piot.

L’aménagement de la chute d’Avignon par la CNR a fait disparaître cette île de l’Oiselet et il demeure quelques bras morts du Rhône comme on peut le voir sur cette vue aérienne que l’on doit à Google Maps.

L’Île de l’Oiselet était relié aux berges par 3 bacs à traille, un côté Gard en face de Sauveterre et 2 côté Vaucluse, le premier au niveau du château Dragonet et le second plus près de Sorgues…

…à peu près à l’emplacement de l’actuel pont-digue qui permet l’accès aux terres de l’Oiselet.

Voici ce bac tel qu’il apparaissait au début du XXème siècle.

Le photographe, Prévot d’Avignon, a pris sa photo depuis l’île de l’Oiselet et on aperçoit tout au fond le château de Châteauneuf-du-Pape.

Les habitants de l’île se regroupèrent dans les années 20 pour revendiquer qu’un pont soit construit sur le Rhône pour faciliter leurs déplacements et les échanges. Cela ne put se faire mais ils décidèrent de construire avec leurs propres deniers un pont suspendu qui prit le nom de Pont des Arméniers, du nom de la lône sur lequel il est jeté. Il fut mis en service en 1925 grâce donc aux riches propriétaires de domaine dans l’île. Tombé en désuétude après les aménagements de la CNR, il est aujourd’hui classé monument historique… en ruine !

La pile de côté Sorgues.

Le frêle tablier du pont suspendu

…fortement allégé par l’absence des poutres.

 

 

 

 

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108 POILUS de CADEROUSSE, 108 DESTINS… Marius CAMBE.

108 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 108 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Vingt-sixième nom de la liste: Cambe Marius Antoine.

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Première face du Monument.

Né la même année qu’Eugène Cambe, Marius Cambe vécut une existence très proche de celle de son homonyme: copains de nom, copains de classe à l’école de Caderousse, copains de fêtes, copains de régiment, presque voisins et pour finir frères d’armes et de destins tragiques.

Marius Antoine Cambe était le second enfant du couple François Julien Cambe- Thérèse Vivet, tout deux nés au milieu du XIXème siècle à Caderousse. Julien et Thérèse avaient uni leurs destinés le 08 janvier 1878. Lui était ouvrier baletier et elle ménagère. Ils habitaient rue de l’Hôpital à l’intérieur des digues. Très vite la famille s’agrandit.

De cette union était née tout d’abord une fille Marguerite Rose ou Thérèse suivant les sources, le 29 août 1879.  Le second fut donc Marius Antoine, venu au monde le 14 mars 1882… un futur conscrit pour la classe 1902. Le 29 décembre 1885, une seconde fille arriva, Marie Julienne qui allait vivre au village jusqu’en 1968. Equilibre parfait, le suivant et dernier enfant fut un garçon, Auguste Théophile né le 10 février 1888. On évoquera son parcours militaire pendant la Grande Guerre dans le post-scriptum.

Voici la famille au complet, vivant rue de l’Hôpital, en 1891. Le père cultive maintenant quelques terres et c’est la mère qui a pris le relais aux balais pour compléter le revenu familial. Il faut tout de même nourrir six personnes !

La situation n’a pas changé en 1896. Le père est maintenant jardinier et doit vendre sa production au village. Il est secondé dans sa tâche par Marius, son fils aîné, en âge de travailler puisqu’ayant atteint… 14 ans ! Il avait tout de même quitté l’école avec un bon niveau d’instruction, comme le jugera plus tard l’Armée.

Marguerite, l’aînée, exécute quelques travaux de couture. Elle a maintenant 16 ans et va rapidement se marier et quitter le foyer. Ce sera le 18 octobre 1899 qu’elle deviendra Mme Elie (lecture incertaine) César Auguste Ponsson (même remarque) comme on disait à l’époque, quand les femmes perdaient leur identité en prenant époux.

Au XXème siècle naissant, le père a quitté le village pour se rapprocher des terres qu’il mène, quartier Campblancart, à l’est du village. Marius travaille toujours aux champs avec son père et Julienne prend le même chemin que sa soeur aînée en se perfectionnant dans son futur métier d’épouse. Elle se mariera peu après, le 11 mai 1904 avec Julien François Gonner de Caderousse, avant son grand frère qui ne prendra femme qu’après sa période militaire.

C’est ce que confirme le recensement de 1906. Marius est incorporé depuis le 16 novembre 1903 au 24ème Bataillon de Chasseurs à Pied de Villefranche-sur-Mer près de Nice. Il s’agit d’un régiment alpin composé de jeunes hommes du Midi de la France, des Niçois et des Marseillais, des Vauclusiens, des Ardéchois et des Lozériens, des Toulousains, des Basques et des Bordelais. Il deviendra caporal en 1904 et retournera dans ses foyers le 18 septembre 1906, après l’établissement du recensement et muni d’un certificat de bonne conduite. Trois ans d’armée tout de même au compteur !

Julienne a eu un bébé, un petit Gilbert, né en 1904. Elle vit avec son fils chez ses parents, quartier Campblancart. Pourquoi donc ? Son époux, Julien Gonner, est tout simplement soldat au 15ème Escadron du Train des Equipages à Orange depuis le 10 octobre 1905. Il sera libéré peu de temps après le recensement, le 18 septembre 1906, le même jour que son beau-frère.

En 1911, Marius est donc marié. Il a épousé Marie Léa Siffrein le 28 octobre 1908, à Caderousse. C’est une fille de Caderousse, de 10 ans sa cadette, née le 21 janvier 1892. Elle est la fille d’un cultivateur des Cabannes, Joseph Siffrein et de Théalinde Agnès Labrouve. Marius et Marie se sont d’ailleurs installés dans cette ferme, à l’ouest de Caderousse, les parents n’étant plus là.

Ils ont même eu un premier enfant, un petit Julien, né en 1910, que le hasard de l’écriture d’un recensement a séparé de ses parents par le jeu de la mise ne page. Julien porte le prénom usuel de son grand-père paternel.

Lesquels grands-parents, à la soixantaine, continuent d’exploiter seuls la ferme de Campblancard. Seuls car Auguste, le petit dernier, termine sa période militaire. Il sera libéré le 24 septembre 1911.

Quelques mois après, Marius comme Auguste allaient être rappelés dans les casernes, le 02 août 1914 comme des millions de jeunes Français, Marius sur la Côte d’Azur, chez les Alpins qu’il avait quitté huit ans auparavant. Le 24ème Bataillon de Chasseurs à Pied allait connaître le feu à Dieuze en Lorraine momentanément libérée puis ce fut Verdun, Ypres et ce qu’il restait de Belgique non occupée. Les Alpins allaient ensuite être envoyés dans un milieu plus conforme à ce qu’était l’ADN des troupes de montagne: les Vosges et ces sommets arrondis que se disputaient farouchement Français et Allemands. C’est là que le destin de Marius Cambe rejoignit celui d’Auguste Bruguier, mort sur les pentes du Reichakerkopf et celui de Martial Bruguier, tombé au Linge.

Deux sommets à l’importance stratégique peu évidente auxquels on peut ajouter l’Almattkopf à deux kilomètres au sud-ouest du Reichakerkopf et le Braunkopf tout proche. On devine la ligne de front sur la carte replaçant ces quatre sommets maudits. Les Alpins y arrivèrent le 11 février 1915. C’est le 16 juin 1915 que Marius Cambe fut tué à l’ennemi. En bivouac à l’arrière de la ligne de front, au lac de Schissroth le 15 juin, le 24ème B.C.P. fut enjoint de se hâter à se rendre sur le front pour attaquer immédiatement. Mais les défenses allemandes étaient imprenables sans une préparation sérieuse d’artillerie ce qui était le cas et les hommes se firent hacher par les mitrailleuses. Parmi eux, Marius Cambe.

L’Historique du régiment paru après guerre fait allusion à ces attaques du 15 juin principalement, reprenant en cela le Journal de Marche de l’unité rédigée en direct. Le Bataillon perdit 223 hommes (57 tués, 125 blessés et 41 disparus) le 15 juin d’après ce dernier ouvrage et 125 (31 tués, 83 blessés et 12 disparus) le lendemain, avec une attaque portée sur le Braunkopf, quelques hectomètres au sud de l’Almattkopf pour des gains quasi-inexistants. Une terrible hécatombe !

La narration de la journée du 16 juin dans le Journal de marche: 

Marius Cambe apparaît dans la liste des soldats décédés durant l’année 1915 dans l’Historique du Bataillon… avec une petite erreur d’orthographe sur son nom, devenu Combe à la place de Cambe.

Mais le prénom, le grade et la date de décès correspondent.

Marius Cambe était âgé de 33ans, 3 mois et 1 jour.

La fiche de Marius Antoine Cambe de Mémoire des Hommes

Marius Antoine Cambe, matricule 619 classe 1902, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Si un descendant du petit Julien reconnaît son ancêtre, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette biographie.

A suivre: Célestin Cartier.

Post-Scriptum. Le parcours d’Auguste Théophile Cambe, le petit frère de Marius.

Né le 10 février 1888, il appartenait à la classe 1908. Il fit donc ses classes du 1er octobre 1909 au 24 septembre 1911 au 10ème Régiment de Cuirassiers de Lyon. Il porta donc le même uniforme flamboyant qu’Isidore Brémond dont on a déjà parlé. A la mobilisation générale du 2 août 1914, il se retrouva comme Isidore au 55ème Régiment d’Artillerie d’Orange. Sa guerre contre l’Allemagne dura du 3 août 1914 au 10 juillet 1919. Cinq ans loin de Caderousse, de son épouse Inès Delphine Jaubert qu’il avait épousé à Valence le 10 août 1912. A sa démobilisation en 1919, on sait qu’il vécut à Châteauneuf-du-Rhône près de Montélimar puis à Sainte-Cécile-des-Vignes (en 1923), aux Négades à Orange (en 1929) puis se fixa à Châteauneuf-du-Pape (en 1931). Il y décéda le 12 janvier 1957.

Auguste Théophile Cambe, matricule 280, classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon.

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 19/25 MONTFAUCON-CADEROUSSE ou…le premier bac de l’HISTOIRE du RHÔNE.

Avant d’en venir à notre propos, un mot sur le pont de Roquemaure, le premier, le pont suspendu envisagé en 1835 mais ouvert à la circulation en 1859. Une gestation de 24 ans !

Un franchissement qui se faisait en 2 ponts. Tout d’abord, celui du canal de Roquemaure, petit pont de 30 mètres pour rejoindre la petite île de Miémart comme on le voit ci-dessous sur cette carte de 1891.

Ensuite, le grand pont suspendu qui dût être restauré en 1896 puis en 1934 et enfin en 1941 quand un bateau en perdition le heurta et détruisit un câble qui fut remplacé par un autre, venu de La Voulte, où il avait été déclassé.

En 1944, le 19 août, un bombardement américain le détruisit définitivement…

…malheureusement avec un jour de retard. La veille, le 18 août 1944, quelques 700 prisonniers juifs et politiques venant de Gurs, dans le Sud-Ouest, en route pour Auschwitz, avaient dû l’emprunter pour passer à pied, de la gare de Roquemaure à celle de Sorgues. Une plaque rappelle ce drame…

…posée sur l’entrée du ponceau sur le canal de Roquemaure…

…dont on devine sur l’île l’autre culée.

Avant que ce pont ne soit remplacé par celui connu de nos jours, ouvert en 1959, un bac à traille officia que j’empruntai peut-être sans le savoir et en avoir souvenir !

Mais quelques deux millénaires auparavant, le premier bac de l’Histoire de l’Humanité permit à l’armée d’Hannibal Barca en route pour Rome de traverser le Rhône, fleuve oh combien sauvage ! Une armée connue pour être dotée de 27 à 37 éléphants de combat.
Les Gaulois « provençaux et gardois » d’il y a 2235 ans (l’épisode se passa en 218 avant notre ère) virent donc défiler ces grosses bêtes inconnues de tous mais aussi quelques 38 000 fantassins et 8 000 cavaliers. Une belle armée qu’il fallait nourrir matin, midi et soir d’où une razzia sur les ressources locales tous les jours et plusieurs chemins empruntés par la troupe pour rejoindre les cols alpins.
Mais nous n’en sommes pas encore là.

Un peintre, Henri-Paul Motte,  s’essaya à faire revivre cette scène, à la fin du XIXème siècle. Par chance, Thierry Costecharryere possède une copie de ce tableau que l’on doit à Adolphe Bouchet, comme il est écrit:

Sur cette oeuvre, on y voit des mariniers souquant fort pour faire avancer des radeaux…

… ressemblant plus au radeau de la Méduse qu’à ce qui se faisait à l’époque et que l’on peut voir au musée d’Arles (visite du 20 avril 2017):

On y voit bien entendu les fameux pachydermes se demandant ce qu’ils faisaient là au milieu d’un si grand fleuve, eux, venant de régions plus arides.

Au loin, des feux, ceux de combats entre des tribus gauloises et les premiers carthaginois ayant débarqués sur la rive gauche.

Ce qui donne ce tableau…

…véritable image d’Epinal fruit des supputations d’une Histoire fantasmée.

Mais ce qui est (presque) sûr c’est que le premier bac de l’Histoire du Rhône fut temporairement ouvert à l’automne -218 entre Montfaucon-Roquemaure et Caderousse !

Ce qui est sûr également, c’est que le tableau de Thierry Costecharreyre est le témoin survivant de l’oeuvre disparue d’Henri-Paul Motte. L’original se trouvait au Musée de Bagnols-sur-Cèze, dans une salle de la mairie, mais, en 1924, le jour de la Sainte-Barbe, les Pompiers festoyant en cette occasion… mirent le feu à la maison commune et les oeuvres des artistes s’envolèrent en fumée !

Pour en revenir à ce franchissement du Rhône au niveau de Montfaucon-Roquemaure et Caderousse-Ornage de nos jours, les hommes modernes ont jeté pas moins de 3 ponts.

D’où ce paysage pris depuis une colline voisine:

De droite à gauche et par ordre chronologique le pont routier suspendu, le pont de l’autoroute A9 et le pont de la Ligne à Grande Vitesse. Des petits copieurs d’Hannibal Barca les ingénieurs d’aujourd’hui !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 juin 1917

(JOUR 1057 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En couverture, ce transport vient de recevoir la Croix de Guerre pour sa résistance acharnée aux attaques des sous-marins allemands. Pour une médaille, combien de bateaux coulés ?

Sur mer cette guerre est sans merci.

Ici, au loin, un pétrolier brûle après une attaque, sous l’oeil impuissant d’un équipage d’un transport.

Des pages sans grand rapport les unes avec les autres.

Arras sous les bombes allemandes. Les destructions des belles et vieilles devantures flamandes continuent.

Un camp de prisonniers allemands dans la Marne.

Appelé seulement I…., ce camp accueille les « nouveaux arrivants » avant qu’ils ne soient orientés dans d’autres camps en France et en Afrique du Nord. Pas de camp commençant par I… dans la Marne, mais un camp à Châlons-en-Champagne et un à Bar-le-Duc.

La France métropolitaine comptait 46 camps pour les prisonniers allemands, turcs et bulgares. Il faut y ajouter 28 camps au Maroc et 35 en Algérie et Tunisie.

Dans notre région, se trouvaient des camps à:

-Romans-sur-Isère accueillant des convalescents allemands.

-2 camps à Serres-Carpentras, un pour Allemands, l’autre pour Bulgares.

-l’Hôpital 412 en Avignon pour blessés bulgares.

-Nîmes pour prisonniers bulgares.

-Montpellier, chantier de travail du Mas du Ministre pour prisonniers turcs (en fait à Mauguio, non loin du Zénith, entre les 2 nouvelles autoroutes)

(établi à partir du site mémoriel du CICR.)

En Grèce, le roi Constantin à droite a été remplacé par le roi Alexandre, son second fils, plus favorable à l’Entente.

L’entrée en guerre des Etats-Unis en quelques vues.

Le généralissime américain, le général Pershing, est arrivé en France. Il visite Boulogne puis Paris.

Manifestation patriotique à New York.

Original: construction à Manhattan sur une place d’un navire de guerre miniature qui accueillera le bureau de recrutement de la ville. La machine de guerre US est en branle.

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