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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 17 novembre 1918

Deux grands thèmes dans ce premier numéro du Miroir de l’après-guerre: le sort de l’Autriche-Hongrie et la libération du Nord de la France qui connut quatre longues années d’occupation militaire allemande.

A la une l’empereur régnant d’Autriche-Hongrie Charles 1er et son épouse l’impératrice Zita. L’empereur règne depuis le 22 novembre 1916 et le journal pense que le prince va jouer un grand rôle politique dans un avenir proche.Ce qui est, avec le recul de l’Histoire, complètement faux puisque l’empereur a renoncé à son règne (mais pas à ses titres) depuis le 11 novembre, jour du renoncement de l’Autriche-Hongrie, armistice signé dans ces lieux…

…l’Hôtel de ville de Vienne pour l’Autriche et le Palais Royal de Budapest pour la Hongrie.

Le prince Charles démissionnaire était empereur d’Autriche, roi de Hongrie et roi de Bohème. Exilé en Suisse avec les siens, il essaiera un retour au pouvoir en 1921 mais échouera et sera envoyé à Madère comme Napoléon à Saint-Helen. Il y décèdera rapidement, le 1er avril 1922, d’une pneumonie.

La nouvelle carte de ce que pourraient être l’Autriche et la Hongrie est dévoilée.

Les pertes territoriales des deux pays sont considérables. De leur côté, les Italiens espèrent que leur victoire auprès des Alliés leur permettront de récupérer des territoires pour achever l’unité italienne, le Risorgimento.

L’Autriche et la Hongrie deviennent deux républiques séparées, mettant ainsi fin à 600 ans de règne des Habsbourg.

Tout cela va se disputer lors des négociations de Paix. Tout avait commencé par les réunions du Comité Interalliés de Versailles, préliminaires à la signature de l’Armistice du 11 novembre 1918.

Sur cette photo fortement retouchée pour qu’on puisse reconnaître les plénipotentiaires, on voit toute la hargne de Clemenceau, le plus virulent contre les Empires centraux.

Le Nord a été libéré par les Britanniques. Le défilé des troupes anglaises célèbre ce fait et…

…le général Birdwood remet le drapeau de Lille. A droite, la ville reçoit la visite officielle de Pétain qui, lui aussi, se prépare à un avenir de sauveur.

Mais le Nord est en ruines.

Valenciennes est inondé et ce pont sur la Lys est à reconstruire (deux photos fortement retouchées).

Douai a été pillé avant l’évacuation allemande et des trésors ont disparu.

Les usines textiles de Roubaix sont à reconstruire.

 

Il faut dire qu’avec de telles pièces d’artillerie bombardant les villes du Nord…

…les dégâts devaient être considérables.

Pour terminer ce tour de la revue, en Amérique, à New York en particulier,…

… la foule se presse pour souscrire à un nouvel emprunt de guerre. Pas que du patriotisme… la perspective de bonnes affaires !

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 03 novembre 1918

(JOUR 1553 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un épervier dans la main d’un soldat américain… un symbole pour le Miroir qui y voit un rapace cousin de l’aigle allemand prisonnier des Alliés. Un peu tarabiscoté comme symbole !

A Lens, les Allemands (et les combats) ont détruit la fosse n°14.

 

La salle des machines comme le chevalement ne sont que ruines.

Lille a été libérée après quatre ans sous la botte allemande. On comprend les scènes de joie.

On a même célébré cette libération à Paris par un grand défilé militaire…

…place de la Concorde et devant l’Hôtel-de-Ville.

Non loin de là, Douai a connu de grandes destructions.

Dans ce secteur, les chars d’assaut britanniques ont participé à la bataille.

De l’autre côté de la frontière, en Belgique, les destructions sont les mêmes qu’en France.

Par contre, comme on le voiture ces deux vues prises avant et après la libération, le port d’Ostende n’a pas connu trop de problèmes.

Dans les Flandres, après le combats, le paysage est lunaire…

…à cause des bombardements en haut, de l’explosion d’une mine en bas.

Convois de ravitaillement sur la Meuse pour les troupes américaines.

Une contrattaque allemande a été brisée en Champagne.

Elle a laissé beaucoup de matériel détruit.

Pour terminer, à Paris, un visiteur inattendu près du pont de la Concorde.

Un sous-marin ! Il a été amené en cet endroit insolite pour participer à une animation à l’occasion d’une nouvelle souscription d’un emprunt de guerre. Original pour sûr !

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ll y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er novembre 1918

(JOUR 1551 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Clemenceau, le premier ministre, le premier Poilu de France pour le titre, la légende du « père la victoire » est en route !

Une carte très intéressante pour montrer l’évolution du front depuis la fin du second trimestre 1918 et l’extrême avance de l’armée allemande (la ligne la plus à gauche et en bas- un double trait).

Le ligne foncée représente le front au 21 octobre 1918. On s’aperçoit de toute l’avancée des Alliés de la mer du Nord à Pont-à-Mousson.

On constate que le front n’a pas bougé entre Pontà-Mousson et la frontière suisse.

Les villes détruites sous le titre vengeur: « les Barbares devront payer leurs crimes ».

De gauche à droite et de bas en haut… Ham, Montdidier, Warvilliers, Saint-Quentin.

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 27 octobre 1918

(JOUR 1547 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Cambrai libérée. Dans les ruines de la cathédrale, on célèbre la première messe.

Car cette fin de guerre est terrible pour les villes et les villages libérés.

Ici, il ne reste plus grand chose de Ripont (en haut) et Riencourt (en dessous).

Des ruines aussi pour Lens, La passée, Argentifères, Cambrai en flammes.

Lille a été à son tour libérée par les Britanniques.

On ne verra plus les parades allemandes sur la place centrale. Par contre, le prix de cette libération a été lourd… des destructions, toujours des destructions !

Ces mêmes Britanniques qui ont libéré Douai

De partout des prisonniers allemands.

Le canal du Nord est à sec, ce qui est plus facile pour le traverser…

…tout comme le canal de Saint-Quentin et le tunnel du Tronquey qui fut une pièce maîtresse de la ligne Hindenburg.

Toujours les Américains en Argonne…

…et les Belges.. en Belgique pour la libération de Roulers.

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 20 octobre 1918

(JOUR 1540 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Wilson, le président américain, à la une de cette revue. Il faut dire qu’il reçoit des messages venant des Empires centraux pour mettre fin à ce conflit. On le voit sur cette image de la double page centrale.

On sait maintenant que ce sont les Français qui ont retardé la date de l’armistice pour que la victoire soit plus importante.

Les Allemands qui se replient comme ici vers Reims, dans la région de Monts qui ont été repris.

Mont Cornillet, Mont Haut, Mont Blond.

La ligne Hindenburg est dépassée.

On voit ici tout le système des tranchées qui se voulaient imprenables.

Les Américains en Argonne…

…les Britanniques, la cavalerie montée britannique dans le Nord.

Les villes libérées sont dévastées…

…comme Saint-Quentin ci-dessus sur cette photo prise à 100 mètres de haut.
Dans ces villes dévastées, les réfugiés commencent à rentrer chez eux.

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 13 octobre 1918

(JOUR 1533 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un calvaire sur lequel les Allemands ont inscrit cette phrase au moment de leur offensive de fin mars 1918. En effet, en ce lieu, on est à 140 km de Rouen. Si près, si loin… L’offensive visant à encercler Paris, comme en 1871 fit long feu et les troupes allemandes sont en plein retrait depuis fin juillet.

En Orient, la guerre est finie. Les Bulgares ont demandé un armistice. Ci-dessus, les lieux de pouvoir où le roi de Bulgarie a imaginé cette sortie de la guerre. Ci-dessous, les plénipotentiaires bulgares qui ont participé aux négociations ayant précédé le cessez-le-feu.

La guerre continue en Palestine où les Turcs refusent devant les Britanniques.

Parmi les troupes britanniques, des cavaliers venus des Indes.

Partout sur le front occidental les Allemands sont en déroute, une déroute à l’Allemande, organisée et disciplinée !

Les Belges, la vaillante armée belge comme on le disait à l’époque, libèrent leur pays, Dixmude, dans un paysage bouleversé.

Du Nord à L’Aisne, les Britanniques avancent, libérant des territoires français si longtemps occupés.

Partout des destructions comme on voit sur cette double page centrale avec pas moins de 16 villes en ruines.

Du 2 juillet au 3 octobre ont été libérées… Chatea-Thierry, Soissons, Montdidier, Albert, Roye, Bapaume, Noyon, Péronne, Chauny, Ham, Saint-Mihiel, Varennes, Dixmude, Saint-Quentin, Argentifères, Lens.

Partout des ruines…!

Dans leur avancés, les alliés des Français récupèrent du matériel comme ici des canons en nombre.

Sauf quand les Allemands arrivent à détruire leurs dépôts d’armements.

Des prisonniers allemands pour qui la guerre est finie.

Les Américains progressent en Argonne.

 

 

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 06 octobre 1918

(JOUR 1526 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des marcassins prisonniers de guerre. Il s’agit là des mascottes d’un régiment allemand qui s’est retiré, du côté de Saint-Mihiel. Il est bien possible que ces paisibles cochons sauvages viennent améliorer l’ordinaire de quelques Poilus !

Toujours à Saint-Mihiel, un régiment d’infanterie américain traverse la ville dévastée.

Sur le front d’Orient, le déroulé de la guerre est symétrique à celui de l’ouest. De partout les troupes bulgares refluent.

En haut des troupes françaises s’apprêtent à traverser le Vardar. En dessous, artilleurs serbes dans des abris.

L’effondrement du front bulgare est spectaculaire et les prisonniers se comptent par milliers.

Même schéma en Palestine pour les troupes britanniques du général D’Allendy…

…ici à Jérusalem.

40 000 prisonniers de guerre turcs, 265 canons saisis soit la totalité de l’artillerie turque. On peut ici aussi parler d’effondrement du front turc.

Revenons au font occidental.

C’est au tour aux villages de Lorraine de connaître les destructions.

Plus au nord, les Britanniques ont atteint la ligne Hindenburg…

…mais les destructions sont considérables du côté de Lens et du bassin minier.

Encore plus au nord, ce sont des troupes belges qui libèrent leur pays…

…du côté de Dixmude. Là également, le front allemand ne va pas tarder à céder totalement.

Un mot pour finir pour présenter des chenils britanniques…

…dan lesquels on entraîne des chiens dévoués à plusieurs missions: assister les forces sanitaires, transporter les messages à travers les lignes, garder les positions pour prévenir des intrusions ennemies.

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