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111 POILUS de CADEROUSSE, 111 DESTINS… Louis LASSIAT.

111 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 111 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cinquante-quatrième nom de la liste: Lois Paul LASSIAT.

Louis Paul Lassiat a été oublié sur la monument aux morts. Pourtant, il est bien né à Caderousse le 21 février 1879 dans une ferme du quartier de la Vicheronne (?). Son père Pierre est fermier âgé de 38 ans au moment de la naissance de Louis et sa mère Marie Blanc est plus jeune de 11 ans que son mari. L’un et l’autre ne semblent pas être du village et n’y sont pas restés très longtemps. En 1876, ils n’apparaissent pas dans la liste du recensement et en 1881, deux ans après la naissance de Louis, ils sont déjà partis. Pas des étoiles filantes mais plutôt des fermiers qui offrent leurs bras aux plus offrants.

Il semble que la famille se soit fixée un peu après sur Orange, à la campagne, sans grande certitude. C’est en tout cas le Tribunal d’Orange qui va condamner Louis en 1896, alors qu’il est âgé de 17 ans pour une partie de pêche par un mode prohibé ! Pas une grosse sanction, 3 francs seulement d’amende seulement, mais une inscription de la bêtise dans son registre matricule.

Le 16 novembre 1900, Louis va partir à l’armée au 24ème Bataillon de Chasseurs à Pied, ancêtre des Chasseurs Alpins. Il va y rester deux ans et demi pour être libéré le 15 mai 1903. Cette unité est en caserne à Villefranche-sur-Mer, près de Nice. Un séjour plus agréable qu’à Sedan, certes mais des entraînements sur des terrains escarpés. Il devient fanfariste du Bataillon le 21 septembre 1901.

De retour de l’armée, Louis Lassiat  va vivre à Orange au quartier des Princes, c’est-à-dire assez près de Caderousse, certainement aussi dans sa famille. Quelques années plus tard, le 15 juillet 1911, il se marie à Cairanne avec une drômoise de Rochegude, Mathilde Marie Germaine Palavesin, de quatre ans sa cadette.

Son parcours militaire reprend quelques mois plus tard, au moment de la déclaration de guerre. Rappelé chez les Chasseurs à pied, il va faire un petit tour au 27ème bataillon au début d’octobre 1914 puis revient au 24ème BCP. Les Chasseurs sont envoyés dans les Vosges. Ils sont au Reichakerkopf en mars 1915 où se déroulent des combats sporadiques, des attaques inutiles mal préparées.

Le 23 mars, il est clairement noté sur le Journal de Marche de l’unité que la préparation d’artillerie de l’attaque menée par le 24 BCP a été lamentable. Pourquoi attaquer tout de même après cette préparation insuffisante ? Toujours est-il que ce jour-là, 8 hommes sont tués et 37 blessés. Parmi les décédés, Louis Lassiat, l’oublié de Caderousse.

Six mois plus tard, le 26 septembre, un autre Caderoussier dont on a déjà parlé, Auguste Léon Bruguier du 6ème BCP était tué sur ce même Reichakerkopf.

La fiche matricule de Louis Paul Lassiat de Mémoire des Hommes.

Louis Paul Lassiat, matricule 679 de la classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Lassiat semble être très présent en Vaucluse, dans la région d’Orange, même si le T a disparu. Si une personne reconnaît en ce Poilu, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Henri Lazard.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 27 janvier 1918

(JOUR 1273 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un texte moqueur accompagne cette photo à la une de J’ai vu. Il s’agit de Mme Litvinoff, l’épouse du nouvel ambassadeur de Russie à Londres, un indésirable. Par cette nomination, Trotsky veut prouver que même l’Ambassadeur est issu du peuple avec le nouveau régime.

A l’opposé, des troupes russes restées fidèles au Tsar arrivent sur le front occident pour combattre avec les Français et les Britanniques.

Puisqu’on parle de train, des wagons abandonnés près d’une tranchée prise aux Allemands il y a peu.

Les Allemands amenaient les trains au plus près des tranchées pour limiter la manutention des armes lors des ravitaillements.

Par contre, en Italie pour ces artilleurs alpins (ceux du 2ème RAM ?), c’est à pied qu’ils doivent rejoindre le front.

Les charges sont portées par des mulets, très résistants.

Toujours en Italie, la ville de Padoue a été bombardé par des aéroplanes autrichiens.

Des dégâts sur des édifices remarquables.

Echange de prisonniers entre Allemands et Anglais.

Ici, des blessés britanniques et des civils retrouvent la liberté mais aussi l’Amérique puisqu’ils arrivent à Boston en provenance de Hollande.

Il y a de la neige en hiver. Beaucoup de neige dans les Vosges.

Sur la ligne de front.

Sur le territoire de Metzeral.

Pas de neige à Jérusalem, en Palestine pour l’entrée d’Allenby dans la ville sainte.

Une mise n’en scène savamment réalise.

Par contre, c’est la boue que rencontrent les Canadiens sur la Somme pour déplacer ces obusiers.

Pour terminer, un autre tour aux Etats-Unis pour voir les matières d’entraînement des pilotes.

Des simulateurs de vol artisanaux !

 

 

 

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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Jean GUEILEN.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cinquantième nom de la liste: Jean Adrien GUEILEN.

La seconde face du monument.

Voici une biographie plus que partielle de Jean Gueilen. Bizarrement, alors que certains jeunes qui ont fait toute leur enfance et jeunesse au village avant de le quitter ont été oubliés au moment de l’édification du Monument aux Morts, Jean Gueilen arrivé lui à Caderousse peu avant le début de la Grande Guerre a bien été inscrit sur ce dit-monument. Car Jean Gueilen est le premier Poilu raconté dans les biographies sur Un Monde de Papiers à n’être pas né au village.

Jean Adrien Gueilen est donc venu au monde à Rochefort-du-Gard le 24 juin 1879. Au moment de son recensement militaire, au début du XXème siècle, il vit chez ses parents à Chateauneuf-du-Pape comme l’indique cet extrait de la liste nominative.

Extrait du recensement de 1901 de Chateauneuf-du-Pape.

Ses parents Jacques Simon Gueilen et Justine Trinquier sont fermiers chez Pascal du côté de la Tour de l’hera, écrit curieusement l’Airs. Jean Adrien les aide à la ferme et un berger René Simon complète le personnel du foyer.

Jean Adrien va faire sa période militaire du 16 janvier 1901 au 19 septembre 1903 au 55ème Régiment d’Infanterie, du côté d’Aix-en-Provence.

Au son retour de l’armée, il va travailler à Orange comme employé agricole chez Latour, quartier de Meyne. Il se marie peu de temps après avec Philomène Brigitte Talagrand du même âge que lui. On retrouve quelques années après ce jeune couple à Caderousse, au quartier du Panier. C’est là que naîtra leur fille Simone Marie Louise le lendemain du Jour de l’An 1912.

Jean Adrien est rappelé par l’Armée lors de la mobilisation générale du 1er août 1914. Il rejoint son unité d’affectation puis passe au 57 R.I. à Auxonne en octobre 14 et enfin au 227ème R.I. en novembre de la même année.

On le retrouve sur le front des Vosges à l’automne 1916. Le 227me R.I. tient un somment, la cote 607, à Lusse. Nous sommes là à une douzaine de kilomètres à l’est de Saint-Dié.

C’est la guerre de positions dans toute son horreur. On se bombarde réciproquement. On s’envoie même des choses inconnues.

Les tranchées françaises reçoivent quotidiennement un millier d’obus et il doit en être de même pour les tranchées allemandes. Les Minerwerfen pleuvent sur les lignes françaises.

Le 6 octobre, ce sont plutôt des grenades à ailettes. Par malchance quelquefois, le projectile fait mouche et tue un malheureux placé au mauvais endroit au mauvais moment. C’est le cas de Jean Adrien Gueilen, ce jour-là. Il apparaît dans le décompte officiel du Journal de Marche du régiment…

…gu côté d’un certain Marc Octave Lelu, sergent, tué le même jour. Il avait alors 37 ans et 3 mois. Il repose à la Nécropole Nationale de Bertrimoutier dans les Vosges.

La fiche matricule de Jean Adrien Gueilen de Mémoire des Hommes.

Jean Adrien Gueilen, matricule 685 classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Bien que le patronyme Gueilen ne soit plus guère présent dans la région, si une personne reconnaît en ce Poilu, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Adrien Guérin.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 septembre 1917

(JOUR 1140 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des infirmières transportent une ouvrière qui a perdu sa main dans une usine d’armement. La scène se passe en Angleterre et le roi George V vient de remettre une médaille à la jeune femme handicapée.

Dans ce numéro 148 de J’ai vu en date du 15 septembre 1917, nombre de nouvelles concernent les troupes anglo-saxonnes.
Ainsi sur le front anglais, on retrouve Charlot et le cirque Barnum pour distraire les troupes.

Mais le personnage en Charlot en bas à droite ne ressemble guère à Chaplin. N’est-ce pas plutôt un des nombreux imitateurs du personnage de Charlot qui foisonnaient après les premiers films de Charlie Chaplin ?

Des aviateurs anglais en pleine action de mitraillage et de bombardement.

Encore rudimentaires les méthodes employées !

La guerre a 3 ans et nombre de camions automobiles ont déjà fait leur temps, atteint par la limite d’âge, les tirs ennemis ou les conditions de travail trop délicates.

On voit ci-dessus un immense cimetière de camions usagés, vaste champ de pièces détachées mais aussi de métaux destinés à être réutilisés. Les débuts du recyclage !

Les troupes du général Anthoine ont relevé les Belges sur le front des Flandres.

On nous présente une attaque en double page centrale, attaque réelle ou fictive ?

Le ravitaillement est amené par les camions automobiles ou hippomobiles. Dans des lieux escarpés comme les Vosges, ce sont plutôt d’autres moyens qui sont utilisés.

Et là les mulets jouent un rôle très important. Ce sont des bêtes de somme très efficaces pour ces reliefs et fort endurantes face aux difficultés et au climat.

Dans les Vosges avaient aussi été installés des téléphériques et des wagonnets pour les pentes les plus rudes. A l’Hartmannswillerkopf, les Allemands avaient également installés un téléphérique de la plaine d’Alsace au sommet disputé.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 5 août 1917

(JOUR 1099 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pétain reçoit une décoration des mains de George V, le roi d’Angleterre. Commandeur de l’Ordre du Bain !

Au pays de Lawrence d’Arabie.

Les Bédouins vainqueurs des Turcs par l’entremise de sir Lawrence exhibent un drapeau pris à leurs adversaires.

En Belgique occupée, on se bat autour de Nieuport.

La si belle station de villégiature de la mer du Nord n’est que ruines et destructions.

Près de Saint-Dié dans les Vosges, on nous raconte en 6 vues en double page centrale, la fin d’un avion allemand abattu par la défense anti-aérienne.

Tellement rare que s’en est un exploit.

En Grèce, on déporte des Grecs soutenant le camp allemand.

Pas fameux au regard des Droits de l’Homme !

Pour terminer, un gigantesque entonnoir de mine.

La vue a été prise à Beuvraignes dans la Somme. Les destructions sont irréparables !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 6 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Autre revue sportive racontant le Tour de France 1937: Match successeur de Match l’Intran supplément sortir hebdomadaire du quotidien L’Intransigeant.

A la une le grand Gino Bartali dans la Ballon d’Alsace où il a fait un numéro exceptionnel, devant une foule considérable. « Je n’ai jamais rien vu d’aussi beau que Bartali dans le Ballon d’Alsace » suivant Henri Desgranges, le patron du Tour de France.

En double page centrale, la grande vue, quasiment un poster bistre…

les premiers lacets du Ballon d’Alsace.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 6 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Le Miroir des Sports du mardi 6 juillet 1937. Le Tour continue sa descente vers le sud. La revue va nous raconter 3 étapes: Charleville-Metz (161 km) remportée par Generati.

Archambaud a perdu son maillot jaune au profit de Kint. Peu d’images de cette étape de transition. Par contre la quatrième étape Metz-Belfort va donner lieu à de nombreuses photos surtout avec le franchissement  du premier grand col de ce Tour de France: le Ballon d’Alsace dans les Vosges.

Première bagarre qui va permettre à l’Allemand Erich Bautz, le coureur au premier plan de la une refaire coup triple en passant en tête au Ballon, en remportant l’étape à Belfort et en s’emparant du Maillot Jaune.

Dans la traversée d’Epinal, c’est un peloton groupé qui passe sous la conduite des Français Marcaillou et Lapébie. Puis tout va exploser dans les Vosges.

Bautz dans le clair-obscur vient de partir.

Bautz à l’approche du sommet…

…suivi à distance de l’immense champion italien Gino Bartali qui fait ces premiers kilomètres dans le Tour de France où il écrira sa légende.

Un Ballon d’Alsace chaud bouillant avec une foule considérable…

…dans une chaleur estivale.

Les classements de la 4ème étape:

Et ceux de la 5ème étape Belfort-Genève coupée en 3 tiers d’étapes, rien que cela !

Belfort-Lons-le-Saunier (175 km) vainqueur Pippo

Lons-le-Saunier-Champagnole (34 km contre-la-montre par équipes): l’Equipe Nationale Belge vainqueur.

Champagne-Genève (93 km) Ambéry vainqueur.
Le Maillot Jaune reste sur les épaules d’Erich Bautz.

Une vue du peloton dans la vallée du Doubs, peloton emmené par Choque et Lapébie.

Un autre ancien vainqueur du Tour, le Français Georges Speicher semble en forme (au milieu de la route). Au premier plan Fabien Galateau, un indépendant venant d’Avignon qui connut une très honnête carrière pro et dont le fils Yves joua à l’O.A. dans les années 70.

Autres titres de l’actualité sportive:

Louis Chiron vainqueur du Grand Prix de l’A.C.F. à Monthléry.

L’Américain Budge vainqueur sur le gazon de Wimbledon.

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