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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 09 août.

Un dernier retour sur le Tour 1938. Les lauréats du podium, Cosson, Vervaecke et Bartali, de gauche à droite, discutent tranquillement sur la pelouse du Parc.

La performance de Félicien Vervaecke, battu par le phénomène Bartali mérite bien ce gros plan.

Mais la déconfiture des Français dans ce Tour comme dans d’autres compétitions d’autres sports fait s’interroger le Miroir des Sports sur les causes de ces absences de résultats:

Malheureusement un élément de réponse est dans cette photo…

…un meeting sportif présidé par le Chancelier Hitler en Silésie. De plus en plus, le Miroir comme d’autres médias sont séduits par le sport vue à travers le prisme déformant du Nazisme et du Fascisme.

Terminons par une note plus gaie, plus fraîche. On est en été que diable et il fait chaud. Quoi de mieux qu’un petit tour en canoë canadien en eaux vives ?

Certes ça remue…

…certes ça secoue…

…mais que c’est agréable ces sports en pleine nature. Malheureusement, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, malgré les Congés Payés !

Le Tour est fini, l’équipe de France termine son aventure sur la pelouse du Parc…

…une autre équipe de France commence son aventure…

…celle de water-polo sur les marches de la piscine de Londres où se déroulent les Championnats d’Europe de cette discipline.

 

 

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PROPAGANDE DE VICHY: un grand poster sur la RELÈVE (automne 1942)

Une grande page imprimée uniquement au recto. Format page de journal, peut-être le Nouvelliste, le grand quotidien lyonnais qui se vautra dans la Collaboration et l’apologie du fascisme pendant l’Etat Français. Le titre: L’ACTUALITÉ PHOTOGRAPHIQUE.

On peut dater ce vieux papier d’octobre 1942, plutôt la première quinzaine. En effet, une photo montre l’inauguration de la Foire Internationale de Lyon qui dut avoir eu lieu de fin septembre à début octobre 1942. Cette foire fut une vitrine de la Collaboration, événement orchestré par le Régime de Vichy et les services de la propagande du Reich, pour prouver aux Français que tout allait bien dans le meilleur des mondes ! Avec un certain succès puisqu’en 1941 comme en 1942, il y eut pas moins de 600 000 visiteurs dont la 5/6ème ayant acquitté leur billet d’entrée.

On y voit aussi Pétain, Darlan et Laval présider une prise d’armes…

…d’un gouvernement sans armée.

Mais le sujet principal de ce poster est la Relève. C’est ce deal que Laval passa avec gauleiter Fritz Sauckel responsable de la main d’oeuvre immigrée du Reich: 3 travailleurs français partis en Allemagne contre 1 prisonnier de guerre français libéré. Cette collaboration commença en mai 1942.

On y voit un groupe de travailleurs s’apprêtant à prendre le train pour l’Allemagne…

…suis embrassant leur progéniture…

…sous l’oeil des objectifs des appareils photographiques complaisants tandis que des prisonniers libérés retrouvent les leurs avec moult embrassades…

…toujours sous le regard indiscret de ces mêmes appareils photographiques. Malgré cela, malgré ces pages à l’eau de rose un tantinet bisounours (uchronie volontaire), rien n’y fit et les travailleurs français ne partirent pas pour le Reich. Il fallut passer à l’étape supérieure, celle des départs contraints et forcés que l’on appela le S.T.O. comme Service du Travail Obligatoire. L’ordonnance qui institua cette ignominie fut prise le 16 février 1943.

 

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Une petite recherche pour savoir ce qu’il en était d’un article du PETIT DAUPHINOIS du 29 septembre 1943.

Un journal, le Petit Dauphinois, ouvertement pétiniste et collaborationniste. Adorateur de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste bien avant le début de la Guerre, le Petit Dauphinois en vient à souhaiter la victoire de l’Axe et son interdiction à la Libération ne sera pas usurpée.

L’actualité du 29 septembre 1943, la Saint-Michel 43, est normale. Pas de grands événements, pas de gros titres, pas une date que l’Histoire retiendra.

Sur le front de l’est, les combats sont violents et les Américains ont du mal en Sicile, enfin à ce que dit le journal. La Loterie Nationale change de formule et bientôt la radio remplacera le maître dans les écoles. Et puis, en 5ème colonne, un titre parlant de la Résistance: « Sept terroristes sont arrêtés en Ariège ». Avec le mot terroristes ou celui de « malfaiteurs », on ne parle de droit commun mais bien de résistants. C’était la terminologie de l’époque pour la presse vichyste.

La lecture de l’article nous apprend une attaque de la Gendarmerie dirait-on sur une grotte où se tenaient cachés sept résistants qui furent arrêtés et certainement, après interrogatoires musclés, déportés. J’ai voulu en savoir un peu plus et ce qu’en disait les sites mémoriels ariégeois actuels, s’ils parlaient de cet affrontement.

L’histoire se passe donc en Ariège, dans les premiers contreforts des Pyrénées, en plusieurs épisodes. Il faut d’abord savoir qu’en Ariège, les Allemands sont arrivés en novembre 1942, 10 mois avant les faits, contrairement à la Drôme où ils venaient juste de remplacer les Italiens devenus leurs ennemis après l’Armistice signée avec les Alliés et la destitution du Duce.

Le S.T.O. a rempli les Maquis et les combats entre la Résistance et les Allemands appuyés par la Milice commencent à devenir régulier.

Ainsi, le 18 septembre 1943, un groupe de maquisards du Maquis de Rimont a l’idée d’attaquer un poste de garde allemand installé à Pareille (Perlera en occitan) pour prendre quelques armes. C’est cet affrontement qui est le plus médiatisé de nos jours.

On voit que le poste allemand dominait la vallée menant à Lavelanet, à l’est de l’axe important Foix-Tarascon-Ax-les-Tlermes. La bataille de Pareille se solde par la mort de deux maquisards, Achille Bochetto de Narbonne et Alexis Audeon dit René, un ancien des Brigades Internationales plus un blessé, tandis que les Allemands perdent quatre hommes, deux tués et deux blessés. Mais pas d’armes récupérées par le Maquis !

C’est en réaction à cette attaque que les Allemands organisent une riposte contre un Maquis sur lequel ils ont eu quelques renseignements. Il est situé à quelques kilomètres au sud de Lavelanet, sur la commune de Montségur, célèbre par la fin des Cathares, bien des siècles auparavant. Ces Maquisards occupent la grotte de Caougne (Caougno en occitan). Ils semblent faire partie du groupe qui a fait le coup de Pareille mais rien n’est moins sûr.

Quelques jours après le 18, la date exacte n’a pas été trouvée, la Milice et les Allemands prennent au piège de la grotte les sept maquisards présents qui tout de même arrivent à tuer un chef milicien, Massa cité dans l’article et à blesser un autre, Legru. Mais ils sont pris et emmenés vers Foix, peut-être à la fameuse villa Louquée, siège de la Gestapo de sinistre mémoire. Ils pendront ensuite le chemin de la déportation, très certainement.

Voici donc la vraie histoire de ce groupe de Maquis, le corrigé de l’article partisan du Petit Dauphinois.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE TEMPS du 31 janvier 1937

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Lourde actualité internationale: la non-intervention aveugle des démocraties en Espagne se bouchant les yeux face aux mensonges fascistes; la SDN qui ne répond pas aux protestations du Négus n’acceptant pas l’annexion de l’Ethiopie; le début de la cinquième année du régime hitlerien en Allemagne, les procès des Trotskistes à Moscou… Comme en 2017, il n’est pas bon d’être un tenant de la démocratie  !!!!

 En Espagne, le mauvais temps continue à empêcher les combats ici et là.

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Un cargo républicain a été arraisonné par les Fascistes au large de Santander. L’aviation gouvernementale n’a pu lui venir en aide. Le cuirassé Espana passé à la rébellion avait une puissance de feu trop importante. Le blé destiné à Gijon pouvait nourrir les armées franquistes.
En Catalogne, crise à l’intérieur du gouvernement sans que l’article de presse n’en dise plus que cela…

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Les syndicats vont se rencontrer autour de la CNT (Anarchistes).

Toujours la non-intervention.

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Un communiqué américain. Sans surprise, les Américains sont sur la même ligne que les Britanniques même si il faut encore discuter. Le texte se termine par: le renforcement du pouvoir exécutif et la suppression des minorités extrémistes étaient choses indispensables pour préserver les démocraties. Reste à définir qui sont les extrémistes ?

Et pendant ce temps-là, Hitler prononce un discours fleuve pour célébrer le début de sa cinquième année au pouvoir en Allemagne. Il y annonce le retrait de la signature du Reich portant reconnaissance de la culpabilité de l’Allemagne dans la guerre (la première guerre mondiale). Devant cette atteinte au traité de Versailles, personne ne réagira !!!

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Dans L’ESPOIR FRANÇAIS de fin août 1942, VIVE la RELÈVE.

En 1942, de par les saignées dues au combat sur le front de l’Est et du fait que nombre d’Allemands sont sous les drapeaux, l’Allemagne nazie a besoin de bras pour ses usines d’armements, de bras qualifiés, s’entend. Elle se tourne vers le gouvernement de Vichy, son vassal et lui demande l’envoi d’ouvriers, en masse. C’est Laval qui, après son retour au pouvoir le 18 avril 1942, va se faire le cerveau et le chantre de cette collaboration économique.

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Le deal est simple: la France envoie 150 000 ouvriers en Allemagne et dans le même temps, 50 000 prisonniers de guerre regagneront leurs foyers. Ce sera la Relève… qui sera loin d’être une réussite ! Aussi, devant cet échec, le gouvernement de Vichy va mettre en scène cette « rencontre de Compiègne », datée du 11 août 1942. Le scénario est bien réglé:

A droite, l’arrivée d’un train de prisonniers de guerre en provenance d’Allemagne:

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A gauche, le départ d’un train rempli de volontaires pour aller travailler en Allemagne:

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Au centre, Laval entouré de dignitaires allemands et de ministres français, orchestrant cette rencontre si émouvante. Un Laval qui y va de son discours…

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dans lequel il se fait le champion de cette collaboration et où il réitère différemment ses propos du 22 juin dans lesquels il souhaitait la victoire de l’Allemagne, dernier rempart contre le Bolchévisme. Là, il explique que pour que l’Allemagne se consacre totalement à la lutte contre le Bolchévisme, il faudra que la France lui vienne en aide en envoyant ses meilleurs ouvriers travailler dans les usines dédiées à l’effort de guerre allemand.

Un Laval triomphant qui serre des mains…

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de prisonniers de guerre et reçoit avec plaisir les « hourras » d’hommes qui entrevoient une libération inespérée:

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 Et puis vient le moment si attendu et si émouvant de la rencontre entre les libérés et leurs libérateurs, entre les PG et les ouvriers partant pour les usines allemandes:

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des accolades, des embrassades, de chaleureuses poignées de main surtout devant les objectifs de la propagande officielle:

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Des gros plans de sourires et de bonheur !

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On s’échange peut-être même des adresses…

Et puis vient le départ des ouvriers dans les trains:DSCN3462

des trains sur lesquels sont inscrits à la craie des messages à la gloire du régime de Vichy et des remerciements pour tant de mansuétude !!!…

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Tout cela se termine sur une dernière larme: l’arrivée du père, chez lui, qui retrouve femme et enfants…. le retour dans le foyer !

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L’espoir français décline ce retour en le localisant dans l’espace. Le retour des PG à Paris…

DSCN3463 à Lyon….

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à Macon…

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Malgré toute la propagande vichyste sur les ondes, dans la presse muselée… rien n’y fit… la relève fut un cinglant échec et pas plus de 7 000 jeunes hommes cédèrent aux sirènes de la collaboration économique, d’une vie meilleure autre-Rhin. Il fallut alors changer de vitesse et rendre obligatoires ces départs jusque là volontaires… Ce fut le STO avec ce O signifiant Obligatoire qui eut pour conséquence l’entrée en clandestinité et en résistance de nombreux jeunes qui pour beaucoup, ne l’auraient pas fait.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de 36: LE MONDE ILLUSTRÉ du 26 décembre 1936

De la relativité des choses dans ce bas-monde:

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A Londres, ces chimpanzés savants passionnent autant les Britanniques que l’abdication du Roi. Choquant !

Actualité politique internationale avec de nouvelles images du traité germano-nippon. Autour de la table des négociations, les plénipotentiaires ont le sourire….

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et la population japonaise (peut-être triée du le volet) fait le salut fasciste.

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En France on essaie de se faire de nouveaux amis dans une Europe attirée par l’exemple fasciste. Ainsi l’accueil de M. Antonesco, par Léon Blum lui-même, Roumain de son état mais qui prendra plus tard, une direction totalement opposée à ce qu’attendait la France.

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Pas grand chose sur la Guerre d’Espagne si ce n’est de nouvelles destructions à Madrid comme l’atteste cette vue d’une entrée du métro à la Puerta del Sol sur laquelle a explosé un obus rebelle.

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On attend toujours la chute de Madrid…. tout en comprenant que la guerre sera longue.

On a vu, il y a quelques mois, une vue semblable d’une station de métro à Paris, ouverte par une bombe lancée d’un Zeppelin, en 1916.

 Le reste des articles présentés ici fait plus dans la fantaisie.
Des vélos futuristes…

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dont le seul qui aura une réalité commerciale sera cette bicyclette pliante, conçue par un ingénieur allemand de Berlin, M. Zanchka.

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Personnages de cirque, ces femmes contorsionnistes…

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Impressionnant !

Pour terminer, le rébus de la semaine…

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et la solution de celui de la semaine précédente !

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Déjà difficile à comprendre quand c’est écrit normalement !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de 36: LE TEMPS du dimanche 20 décembre 1936

Un seul journal au kiosque de ce 20 décembre 1936 (un dimanche).

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La guerre d’Espagne et la nomination du nouveau roi d’Angleterre sont abordés dans ce numéro.
Le roi d’Angleterre tout d’abord:

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Devenu roi de fait le 11 décembre 1936, le jour de la démission de son frère Edouard VIII, George VI ne sera couronné officiellement que le 13 mai 1937.

La guerre civile en Espagne en est à 5 mois de lutte fratricide. Madrid est toujours sous le feu des troupes franquistes, incapables d’aller plus loin…

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tandis que les Démocraties dans l’impossibilité de s’entendre essaient de limiter l’enrôlement de leurs volontaires nationaux dans les Brigades Internationales qui ne portent pas encore ce nom.  Pourtant, pendant ce temps et depuis avant le 17 juillet, Allemands et Italiens aident ouvertement les hommes de Franco.

En Pologne, au Royaume Uni et même en France avec un communiqué du Conseil National de la Confédération Nationale des Anciens Combattants et Victimes de la Guerre (de 14-18), on essaie d’empêcher tout aide extérieure. Aide massive côté Républicain, aide certaine aussi côté Nationaliste où des hommes s’engagèrent aussi dans la Falange.

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Un incident sans conséquence mais significatif avec des tirs du croiseur nationaliste Espana qui faillit couler la canonnière américaine Erie dans le port de Musel. Les Nationalistes devaient tirer sur les côtes espagnoles sans trop être capable de viser correctement.

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On pense à une prochaine intervention de Roosevelt suite à ses rencontres avec les Républiques d’Amérique Latine… Mais on attendra longtemps !!!!

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