Archives de Tag: provençal

Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT PROVENÇAL du mardi 5 juillet.

Le départ du Tour de France ce 5 juillet 1938 partage la une du Petit Provençal avec la guerre d’Espagne et les gesticulations des démocraties pour cacher leur impuissance face aux fascistes et aux dictatures allemande et italienne. On va se réunir pour discuter du retrait des étrangers, des Brigades Internationales qui se retireront et des troupes régulières d’Hitler et de Mussolini qui oublieront de le faire !

Le Tour démarre donc du Vésinet…

…et le Français Georges Speicher, un ancien vainqueur du Tour 1933, est le favori des médias français pour l’édition 1938… qui oublient de regarder la montée en puissance là aussi d’un grand champion italien !

En page intérieure, le journal marseillais (il s’agit là de l’édition du Gard) a prévu une page complète pour permettre aux lecteurs de noter, étape après étape, les résultats de ce Tour.

On pouvait ainsi enlever cette page pour la punaiser au mur dans la cuisine, le bureau ou l’atelier pour discuter du Tour tous les matins. Quelques supputations et pronostics avant le départ de la Grande Boucle…

 

 

Quelques mots sur la guerre civile espagnole qui va bientôt « fêter » les deux ans de conflit.

L’aviation franquiste, allemande en fait, a mené des raids sur Valence, Alicante et les faubourgs de Barcelone. Dans ce port, des navires civils britanniques ont été touchés par les bombes fascistes.

Le camp républicain étant multicéphale, on se pose question de la représentation officielle de ce dernier. Pour la conférence sur la non-intervention menée par Lord Halifax, ce sera le gouvernement de Valence.

 

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Quand Paul MARQUION écrivait une pièce pour le PASTOUREN d’ENTRAIGUES

C’est Monsieur Barcelli, un visiteur d’Unmondedepapiers qui me contacta au printemps dernier pour me parler du fait que Paul Marquion, la clé de voûte du Bastardeu, le groupe de théâtre de Caderousse avait écrit, au début des années 50 une pièce pour le groupe Li Pastoureu d’Entraigues.

programme complet butassado-2

Il s’agissait d’une pièce intitulée La Butassado qui peut se traduire par La Poussée.  La troupe la joua exacte 98 fois suivant un cahier consciencieusement tenu par l’un des membres. On y apprend que la générale eut lieu au Cercle Républicain d’Entraigues le 27 novembre 1954 et la dernière le 1er décembre 1959 au théâtre municipal d’Avignon. Mais la consécration pour Li Pastoureu était venue  d’une représentation donnée le 26 mai 1956 à la salle des Sociétés Savantes à Paris, accueillis par des cercles occitanistes de la capitale.

photo de presse à paris

Caderousse n’avait pas été oublié avec 2 représentations au Cinéma Casino sur la place Jean Jaurés au début de l’année 1955.

cahier des représentations

Le plus intéressant des documents en la possession de M. Barcelli sur ce sujet, c’est ce cahier d’écolier dans lequel le souffleur, lou bouffante, de la troupe avait copié la pièce en entier.

cahier du souffleur

On y voit que cette histoire se déroulant dans une famille vauclusienne dans laquelle trois générations se côtoient et s’affrontent gentiment est écrite en français et en provençal, les répliques se mélangeant comme cela arrive, les uns s’exprimant en provençal et les autres leur répondant ne français, les uns comme les autres parfaitement bilingues.

Des intéressants documents et peut-être bientôt une reprise du Butassado par Parlaren, les successeurs du Bastardeu.

photo de la pièce

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PAUL MARQUION parle du MILIEU PHYSIQUE de CADEROUSSE … en 1971 (suite)

Suite de la reproduction du numéro 44 du bulletin des Amis d’Orange…

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dans lequel Paul Marquion parle de Caderousse et en particulier du milieu physique de cette commune du Vaucluse, avant 1914.

La présence de l’eau à faible profondeur a favorisé la dissémination des granges. Si l’on ajoute à cela que la propriété reste encore très morcelée, qu’il n’existe pas, à part l’île de la Piboulette, de grands domaines, que partout la terre se prête à la culture et qu’il n’existe pas de terrains véritablement infertiles, on comprend que les granges sont nombreuses et en général de peu d’importance et n’ont rien de comparable avec, par exemple, le mas provençal.

 Les routes et chemins.

Un gros effort a été fait, depuis la dernière guerre, pour l’amélioration de la viabilité . Avant 1914, seules quelques routes et notamment celle de Caderousse à Orange étaient empierrées. Les charrois y creusaient des ornières et de larges et profonds nids de poule. Des rechargements périodiques les remettaient en état… Les charrettes et autres véhicules à traction animale s’en accommodaient non sans mal. Mais la circulation automobile n’y aurait pas résisté…. Aujourd’hui, tous les chemins sont goudronnés. Un phénomène assez curieux et particulier sans doute à Caderousse, c’est que la plupart des chemins sont en contre-bas des champs. Et cela se comprend: chaque inondation dépose sa couche de limon et ces couches , en se superposant, finissent par élever le niveau général du territoire, alors que les chemins, soumis à une perpétuelle usure et échappant à l’alluvionnement, restent toujours au même niveau.

Les noms des quartiers.

Comme partout ailleurs, le territoire est divisé en quartiers qui, comme les rues et quartiers du village ont conservé leur nom ancestral. Certains de ces noms sont descriptifs:la Baisso est un des quartiers les plus bas du territoire; les Négades sont un quartier qui a souffert particulièrement des inondations, non seulement du Rhône, mais aussi de l’Aygues avant que son cours ne fut détourné au XIVème siècle; les Islons, l’ilot Blanc, qui sont aujourd’hui rattachés à la terre ferme, conservent le souvenir de l’époque où ils n’étaient que des îlots du Rhône; l’Espinet devait être jadis un terrain envahi par les buissons, la Lima-jouino, qu’on a francisé en Limageonne qui ne signifie rien , garde sans doute le souvenir d’une immersion soudaine à une certaine époque, due peut-être à un phémonème naturel, mais peut-être aussi à la construction de l’ancien Moulin de la Ville dont les eaux ont pu se répandre en contre bas et constituer un marécage toujours existant; le Gabin doit certainement son nom à une humidité prononcée de son sol, du provençal: gabinous.

Certains quartiers portent le nom de saints: Saint-Michel, Saint-Martin, Saint-Pierre, Saint-Trophime, souvenirs d’anciens établissements religieux ou de possessions ecclésiastiques.
D’autres ont pris le nom de la ferme principale du quartier, propriété d’anciens familles qui ont disparu: la Lusignane (de Lusignan); la Bonamourde (de Bonamour); la Roubaude (de Roubaud); la Berbiguière (de Berbiguier); le Durbanne (de Fortia d’Urban).

Enfin d’autres quartiers: Fourniras, Chalumeau  le Pont d’Adam, la Péran, les Cabannes, Panier, la Grand’Cairanne, la Cairanette, le Devès, Salarié, les Mians, la Mascarade, le Marran, la Capucelle, le Brou etc… portent des noms dont il est bien difficile de connaître l’origine, une origine qui remonte très certainement à des temps très lointains et antérieurs à toutes archives communales.
 
A ce sujet, on notera l’existence à Caderousse de 2 quartiers limitrophes qui ont nom Campredon et Campblancard. Ces noms remontent-ils au passage d’Hannibal ? Il serait bien téméraire de l’affirmer. En tout cas, si Hannibal a traversé le Rhône à Caderousse, ce qui paraît hors de doute d’après le récit de Polype qui ajoute qu’Hannibal campa un jour et 2 nuits sur les rives du fleuve après son franchissement, on est amené à constater que l’emplacement de ses camps, dans le bec formé alors par le Rhône et l’Aygues ancien, à proximité de l’eau, condition essentielle pour l’installation d’un camp, devait se situer à l’emplacement des quartiers actuels de Campredon et Campblancard dont la superficie correspond d’ailleurs sensiblement à celles des camps d’Hannibal (de 250 à 300 hectares).

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Le clin d’oeil matinal de Mr JUJUBE.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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Le clin d’oeil matinal de Mr JUJUBE.

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Mr Jujube, c’est ce petit bonhomme qui tous les jours (sauf le dimanche) racontait une petite histoire en 2, 3 ou 4 dessins aux lecteurs du Provençal, le quotidien de Marseille et de la Provence. Son dessinateur JAF de son vrai nom Edmond Guérin, officia longtemps dans le journal.

Le sourire du jour.

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