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115 POILUS de CADEROUSSE, 115 DESTINS… Albert ROBERT.

115 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 115 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt dixième de la liste: Albert Joseph ROBERT.

La quatrième face du Monument aux Morts.

Trois Robert inscrit sur le Monument aux Morts de Caderousse plus un quatrième oublié, cela fait beaucoup mais ils ne semblent pas faire partie de la même famille, ni de la même fratrie, ni par cousinage même s’il semble évident qu’en remontant dans le temps, on trouverait des ancêtres communs.

Commençons par Albert Robert.
Il est né à Caderousse de parents Caderoussiens. Claude Robert, son père, né en 1949 prend pour épouse Célestine Rose Rieu née en 1860. Onze ans d’écart d’âge entre les époux, cela était courant à l’époque. Ils se marient le 04 septembre 1881 à Caderousse. A cette époque, Claude est cultivateur mais il va dériver professionnellement parlant en devenant fabriquant de balais, peut-être à son propre compte puis en étant négociant ou courtier pour un patron, Charrier & Lacour. Il s’installe rue Pied Gaillard avec un intermède de quelques mois passé rue Juiverie.

La jeune Célestine va donner six enfants à son époux. Baptistine l’aînée, née en 1882, décèdera dix-neuf mois plus tard, le jour de la Toussaint 1883. A cette date, une autre fillette est venue rejoindre le foyer des Robert de la rue Pied Gaillard, prénommée Claudine et née le 15 juillet 1883. Dix-neuf ans après, elle prendra pour époux un certain Félix Chastan, cafetier, le 15 novembre 1902 et le couple s’installera non loin des parents, rue Pied Gaillard. Claudine vivra jusqu’en 1968.

C’est ensuite au Poilu Albert Joseph de paraître, le 18 avril 1885. C’est à cette époque que la famille a brièvement déménagé rue Juiverie.

Retour en 1887 rue Pied Gaillard avec la naissance d’un autre garçon, Adrien Marius, né le 18 janvier. Bizarrement, alors qu’il vit toujours chez ses parents en 1906, on ne le retrouve pas sur les registres matricules d’Avignon de la classe 1907. Vraiment très étonnant !

Une autre fille, Henriette Apollonie va par la suite naître, le 14 décembre 1893. Elle se mariera à Caderousse après-guerre avec un dénommé Bonifay Clarius. Henriette vivra jusqu’en 1970.

La famille de Claude Robert-Célestine Rieu au recensement de 1896.

Une dernière fille complètera la fratrie, Eulalie Apollonie Albertine, le 10 février 1897.

La famille au complet au recensement de 1901, six enfants dont cinq ayant atteint l’âge adulte, deux garçons pour trois filles, pour résumer la composition de la fratrie.

Ayant appris le métier de boulanger, Albert est incorporé le 06 octobre 1906 à la 15ème Section des Ouvriers et Commis Militaires à Marseille. On a besoin de gens du métier pour préparer le pain de tous les hommes sous les drapeaux. Il va y passer deux années et quand il est libéré le 25 septembre 1908, il rentre à Caderousse avec le grade de sergent.

A Caderousse… mais pas pour très longtemps. Changement de parcours professionnel pour Albert, à l’instar de son père. On le retrouve Gardien de la Paix à Paris IXème en 1910 puis en banlieue, à Courbevoie puis La Garenne-Colombe. Il se rapproche des siens en obtenant un poste dans la Drôme, à Romans-sur-Isère en avril 1912, comme manutentionnaire militaire. Un parcours pour le moins atypique !

Rappelé sous les drapeaux en 1914, toujours à la 15ème Section des Ouvriers et Commis Militaires, il ne connaîtra que l’arrière du front, ce qui n’était pas forcément sans risque avant que sa section soit mise à disponibilité du Corps Expéditionnaire d’Orient.

Une guerre méconnue que celle d’Orient, une catastrophique expédition aux Dardanelles contre les Turcs en 1915, de mars à décembre, Gallipoli et l’acharnée résistance des Ottomans aboutissant au retrait des franco-britanniques de la presqu’île puis dans la foulée l’expédition de Salonique face aux Bulgares, alliés des Allemands et des Autrichiens, pour forcer la main des Grecs à se joindre à l’Entente.

Albert ne connaîtra pas cette seconde phase de la guerre en Orient, décédant dans la paradisiaque île de Limnos, à Moudros. Outre les combats, les maladies tueront un pourcentage important d’hommes, bien plus élevé que sur le front occidental. A Limnos, une île de la mer Egée à 50 kilomètres des Dardanelles est installé la base-arrière du front dont les services de santé où sont soignés les blessés et les malades. Typhus, dysenterie, paludisme ravagent les troupes autant que les obus ottomans.
Le 30 juin 1915, Albert Joseph Robert décède d’une « maladie contractée en service ». Il était âgé de 30 ans et 2 mois. Son corps fut rapatrié dans le Vaucluse.

Fiche matricule d’Albert Joseph Robert de Mémoire des Hommes.

Albert Joseph Robert, matricule 432 de la classe 1905, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Robert est encore bien présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Albert Joseph son ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Hippolyte Robert.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 avril 1916

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(JOUR 580 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Cette une ne présente pas un grand intérêt: une remise de décoration (la Légion d’Honneur) entre gradés de haut rang: Joffre honorant ainsi Hamilton sur le front occidental pour son commandement à Gallipoli. Sauf que Gallipoli fut un grave échec des Alliés face aux Turcs ! Qu’à cela ne tienne ! Cela mérite la Légion d’Honneur tout de même !

Seconde de couverture avec de l’aviation:

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Les acrobaties de Navarre sur son Nieuport au-dessus de Verdun dans les premiers jours de l’offensive allemande (daté  du 26 février 1916 par une écriture en surimpression)

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Un Drachen, un de ces ballons captifs allemands d’observation, tombé dans les eaux, certainement aidé par un tir allié.

Ce Miroir du 30 avril va nous montrer Verdun dans toute sa brutalité, des images du front jusque là soigneusement évitées par la presse. Des images de Douaumont labouré par le tir incessant des artilleries.

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Des ruines, une végétation détruite, un paysage bouleversé, Damloup, Douaumont, Vaux…. l’enfer sur terre !

Outre ces 3 pages consacrées à Verdun, on nous présente l’équipage du Zeppelin L-15 abattu non loin de Londres et qui tomba dans l’estuaire de la Tamise.

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L’équipage n’a pas subi de pertes et les hommes ont été fait prisonniers par les Britanniques.

Le front d’Orient maintenant avec les troupes russes qui progressent en Turquie en libérant des territoires qui furent jadis peuplés d’Arméniens…

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troupes russes qui avancent aussi en perse (actuellement Irak) et progressent vers Bagdad.

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Le début de la désagrégation de l’Empire Ottoman !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 20 avril 1916

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(JOUR 628 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La première de couverture rend hommage (pour une fois) à des personnes très utiles pour les Poilus: le service de santé des Armées. Ici dans une oeuvre de prévention avec cette vaccination contre le choléra, traitement utile à cause de la promiscuité des hommes et un environnement souvent souillé par les déjections, les cadavres d’hommes et d’animaux en décomposition et la présence de rats.

Des munitions, des montagnes de munitions, des munitions impressionnantes…

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comme cet obus de 400 français… des munitions à perte de vue…

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mais aussi originales comme…

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ces torpilles aériennes destinées aux attaques au-dessus des tranchées ou des usines allemandes.

Puisqu’on parle d’aviation, un biplan de chasse atteint au-dessus de l’ennemi…

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mais qui a pu rentrer sans dommage derrière les lignes françaises. On voit des traces d’huile sur la calandre.

Cet autre avion a également connu un atterrissage difficile…

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pour se retrouver ainsi, le nez planté dans l’herbe. Sur le Vif nous précise qu’il n’y a pas eu de casse pour les aviateurs ni pour le grand oiseau, si ce n’est l’hélice légèrement égratignée. mais ce qu’il y a d’intéressant pour cet avion, le « Jeanne d’Arc » suivant la légende, c’est qu’il a été offert à l’armée par les lecteurs du Nouvelliste, un quotidien de Lyon qui  fut publié jusqu’en 1944 et qui disparut à la Libération pour faits de collaboration. Un avion offert à l’armée par les lecteurs d’un journal… Assez original !

Sur mer, le cuirassé américain « Vermont » patrouillant près de la Turquie « pour assurer la sécurité des sujets de l’oncle Sam » a été photographié par un reporter militaire.

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Fait original, il est doté de 2 mimi-Tour Eiffel pour capter les ondes de la TSF.

Plus dramatique fut le sort de cet autre bateau, le navire-hôpital « Portugal » que l’on voit ici avant l’attaque d’un U-boat allemand.

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Cet ancien paquebot des Messageries Maritimes fut réquisitionné en début de guerre pour servir de navire-hôpital. Cette attaque causa de nombreuses victimes dont 19 français disparus.

Des vues de tranchées. Tout d’abord, un boyau que l’on couvre pour en faire un abri plus sûr:

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Dans une tranchée, un tireur d’élite en pleine action…

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avec un fusil doté d’une lunette d’approche. Un sniper  ?

Le théâtre aux armées sur cette vue de 2 comédiens, certainement des Poilus,…

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s’efforçant de distraire leurs compagnons d’infortune.

Pour terminer, monté sur un camion, une étrange machine.

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On nous dit qu’elle est destinée à produire de la glace pour conserver aux frais les viandes destinées aux soldats. Un ancêtre des réfrigérateurs ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 09 avril 1916

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(JOUR 617 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Encore un dignitaire allié à la une de ce Miroir du 9 avril 1916. Il s’agit du prince héritier de Serbie, Alexandre, un prince dépourvu de royaume puisque la Serbie est occupée par les Autrichiens et les Bulgares. Un prince qui, accompagné du président de la République Raymond Poincaré est en visite à Verdun où il essaie le fameux nouveau casque Adrian.

En page intérieure, une page sur cette visite:

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Un Verdun bien paisible et une visite bien trop tranquille pour être vraie, alors qu’un déluge de feu s’abat sur le champ de bataille. Pour preuve  ces quartiers détruits et incendiés:

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Quant aux obus français, ce sont de véritables montagnes qui attendent d’être tiré…

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obus amenés par les camions que l’on voit au fond, qui empruntent la fameuse Voie Sacrée, cordon ombilical de Verdun autant pour les renforts humains que pour l’approvisionnement.

Un approvisionnement qui arrive aussi par le rail…

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en moins grande quantité.
Toujours à Verdun, un tir nocturne d’un canon de 75 qui donne une photo assez intéressante:

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Un moment important pour les hommes soumis au déluge d’acier:

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une prise d’armes et… le repos à l’arrière !

Plus loin, une page montre la dernière photo prise du Colonel Driant posant ici avec 2 prisonniers allemands…

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et dont on est sans nouvelle depuis quelque temps, au début de l’attaque allemande, il y a plus d’un mois. On sait que le colonel et l’ensemble de son unité seront anéantis et que Driant deviendra le symbole du sacrifice pour la Patrie.

 Sur le front des Dardanelles, on nous montre la réparation du vieux cuirassé turc « Messoudié » à Constantinople…

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touché qu’il a été lors d’un accrochage avec les marins russes. Ce cuirassé date de plus de 40 ans et ne doit donc pas être tout à fait à la pointe des progrès techniques.
Toujours aux Dardanelles…

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l’explosion d’une défense annexe de Gallipoli qui a été abandonnée en début d’année 1916, destruction volontaire à l’initiative des Britanniques.

Cette photo est à rapprocher de cette vue qui fait la seconde de couverture… une vue déjà présentée dans le Miroir. 

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Il s’agit de la vue primée par le concours de la meilleur photo des lecteurs. On le lit, elle a rapporté 15 000 francs à son auteur, un sous-lieutenant encadrant deux colonnes de dragons à pied et qui a eu la chance d’appuyer sur le déclencheur de son appareil photo au moment exact où un obus a explosé au milieu de la ligne d’hommes, en tuant deux dur le coup. On les voit projetés au sol.

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Cette scène s’était passée en septembre 1914 (bataille de la Marne ?) et c’est l’épouse de l’officier qui a reçu cette récompense ! Une belle somme à cette époque. L’histoire ne dit pas sui cet officier put bénéficier de son gain, une fois la guerre finie…

 L’as des airs Guynemer est honoré sur une page entière.

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On le voit avant de prendre l’air, on peut découvrir son avion surnommé « Vieux Charles » et on nous montre, bien sûr, un des avions ennemis, un fokker, qu’il a abattu.

Des images plus calmes pour finir:

l’entrée en guerre du Portugal…

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et le rappel des réservistes.

En double page centrale, une image panoramique de la conférence des Alliés, tenue les 27 et 28 mars 1916 dans le Salon de l’Horloge à Versailles.

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Le Miroir cite le nom de tous les participants et leurs fonctions.

Un sourire pour finir.
Moqueurs, les Poilus ont fabriqué pendant la nuit ce bonhomme de neige ressemblant à s’y méprendre à Guillaume II, Le Kaiser…

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placé à l’avant de leur tranchée ce qui va forcer les Allemands de lui tirer dessus ! On s’amuse comme on peut !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 27 février 1916

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(JOUR 573 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En une, le roi de Grèce en uniforme allemand pour l’anniversaire de son beau-frère, le Kaiser Guillaume II. Et tout cela avec le camp retranché de Salonique… en territoire grec. Ce qui explique la relative confiance des Alliées envers leurs « amis » grecs !

Deux photos quant à l’emploi des gaz de combats dans les tranchées, en Italie… et les tenues des fantassins pour se protéger de cet ennemi indésirable.

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Sans oublier que ce sont quelquefois des tirs amis qui inondent les tranchées en cas de vents tournants !

On en avait déjà parlé il y a quelques temps, la fameuse statue en bois célébrant l’amiral Von Tirpitz, le concepteur de la Marine allemande moderne.

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Statue en bois pour pouvoir y recevoir des clous que pourront planter des fétichistes. Comme dans certains lieux de culte actuel (Rocamadour par exemple).

L’occupation de l’île grecque de Corfou par les troupes françaises et britanniques:

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Occupation « pacifique » à laquelle va s’ajouter l’arrivée de l’armée serbe en déroute…

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qui va se reconstituer pour aller reprendre le combat… sur le sol grec et sous la bannière… française…

Toujours le front d’Orient où l’évacuation récente de la presqu’île de Gallipoli est enfin abordée ouvertement par la presse, presque 2 mois après les faits:

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Des tirs sur la baie de Suvla où se sont trouvés les derniers britanniques à quitter Gallipoli. Les camps ont été incendiés avant le départ des dernières troupes. Toujours difficile une retraite militaire !…

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surtout sous les tirs des adversaires turcs comme ici, avec l’éclatement d’un obus sur le quai proche de ce paquebot en train de rembarquer des hommes…

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tandis que les tirs alliés depuis les cuirassiers au large des côtes pilonnent la presqu’île.

Non loin de là, à Salonique,…

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la neige s’est invitée sur le camp de Zeitenlik où sont cantonnés des troupes françaises et britanniques mais aussi des civils fuyant devant les Bulgares.

Ce Miroir très international nous emmène aussi en Mésopotamie où les troupes britanniques (composées de pas mal d’Indiens) luttent contre les Turcs dans cette région du monde.

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Ici, l’ennemi, ce n’est pas le froid mais  la chaleur et la boue laissée par le Tigre et l’Euphrate quand ils ont débordé qui font souffrir les fantassins.

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Pour terminer, deux vues de la visite du Président du Conseil français (= le Premier Ministre actuel) Aristide Briand à son homologue italien M. Salandra, à Rome. Il faut remonter le moral de l’allié italien en difficultés face aux Autrichiens dans le nord du pays.

Rien sur Verdun dans ce Miroir du 27 février, peu réactif.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 03 février 1916

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(JOUR 549 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une photo à la une de 2 frères présentés comme de redoutables combattants albanais.

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L’Albanie vient de déclarer la guerre à l’Autriche et on vente donc les mérites de ces guerriers alliés, les Albanais.

Comme on célèbre ces Russes…

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anciens prisonniers de guerre qui ont pu rejoindre les tranchées françaises en Lorraine.

En Alsace, dans ce village, on fête…

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 le passage d’autres prisonniers, allemands ceux-là en route pour la France et la captivité.

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Photo de groupe de dragons…

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devenue fantassins dans la région proche du canal de l’Yser où les tranchées sont parallèles à celui-ci. Près de Nieuport, les hommes campent sous le tente pour se protéger du froid:

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Les destructions à Ypres…

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les ruines de la cathédrale que les barbares allemands ont bombardé, ne respectant ni l’art, ni la beauté. On le sait maintenant et on est fixé sur leur kultur. Tel est le commentaire de cette photo !

Une page avec 6 photos sur d’autres ruines…

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celles laissées par les combats de ces derniers mois.

Un avion allemand abattu par la chasse française mais qui a pu se poser est exhibé comme trophée de guerre.

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On distingue nettement la Croix de Fer sur l’empennage de vilain oiseau détruit.

La première fois que l’on peut lire de tels propos au-dessous de cette photographie qui nous vient du front d’Orient:

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L’évacuation des Dardanelles

Voici le commentaire de cette photo: Lorsque fut décidée cette opération qui pouvait être dangereuse, nos précautions furent tellement bien prises que les troupes alliées en se retirant n’eurent aucune perte à déplorer. Voici à Gallipoli le camp où était concentré tout le matériel, vivres et munitions et le réembarquement des canons e chevaux qui commence sous la protection de l’escadre et des troupes.

Ou comment minimiser une défaite !

Une vue de civils fuyant devant l’avance allemande, en Lorraine…

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en nous précisant que depuis, le village qu’ils ont dû quitter à la hâte en tout abandonnant, a été repris par les Français. Pas sûr !

En dernière page, la tombe d’un héros, …

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celle de l’aviateur Mendès qui fut fusillé par les Allemands au camp de Chalons le 24 août 1914. Sa tombe est ornée de 2 canons allemands. La vue de cette tombe si particulière sera l’objet de nombreuses cartes postales.

Pour terminer, (on en a déjà parlé), le départ des jeunes recrues des premiers contingents de 1917, appelés en anticipation.

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Une vue du train en gare Montparnasse à Paris et des jeunes gens partant rejoindre les unités où ils sont affectés pour commencer leur formation.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 janvier 1916

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(JOUR 545 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un berger allongé au sol ainsi que quelques moutons, eux-aussi tués par un bombardement allemand sur le camp retranché de Salonique. Ce drame entraîna l’arrestation des consuls des pays de l’Entente en Grèce.

Plusieurs pages sur cette guerre en Orient.

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Tout d’abord des luttes de pouvoir entre des généraux (pacha) turcs à la tête de l’armée ottomane.

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Après l’évacuation de la presqu’île de Gallipoli, les sous-marins alliés (britanniques et français) continuent la lutte en mer de Marmara en coulant des navires turcs. Sur ceux-ci, on voit ci-dessus des vigies surveiller les flots dans le but de découvrir des sous-marins.

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Les troupes bulgares occupent la Serbie avec leurs lots de massacre et de destruction comme celle d’une statue du roi de Serbie.

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On a vu dans Sur le Vif l’arrivée d’orphelins serbes à Marseille. Ici c’est en Corse que sont amenés des réfugiés serbes et des israélites syriens fuyant les massacres perpétrés pas les  Turcs. Ainsi, 714 syriens sont arrivés à Ajaccio en décembre 1915 et 758 Serbes ont suivi le même chemin en janvier 1916. Les guerres et leurs lots de réfugiés !

La guerre continue dans les Vosges et Le Miroir nous présente des tranchées allemandes sous la neige:

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Guère différentes des lignes françaises !

Des Vosges, il en est encore question en cette double page centrale.

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Ce sont des photos de la visite récente de Joffre dans les Vosges en compagnie du général Serret. Ce général qui vient d’être tué lors des combats à l’Hartmannswillerkopf. Blessé le 28 décembre 1915 à une jambe ce qui lui valut une amputation, il décéda de la gangrène le 6 janvier 1916. Il est l’un des 42 généraux tués pendant la Grande Guerre.

Deux pages pour montrer les mauvaises conditions de détention des prisonniers de guerre en Allemagne:

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les français dont on nous dit qu’ils n’ont même pas des ustensiles pour faire leur cuisine et qu’ils vivent dans des baraquements insalubres…

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les russes que l’on désinfecte pendant leur détention. Des images qui font penser avec leurs commentaires à d’autres scènes de « désinfection » qui se produiront 20 ans plus tard.

Pour terminer, une photo nocturne prise sur le vif lors d’un tir d’un canon de gros calibre:

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et une page pour expliquer au lectorat les bienfaits du port de casque Adrian en acier pour les Poilus:

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Les dommages aux casques comparés aux blessures sur les cuirs chevelus des hommes qui les portaient. Avec des képis, ces blessures eussent été mortelles est-il écrit en commentaires. On calcule que le casque d’acier sauve environ 40% des blessés atteints à la tête. L’état-major aurait peut-être pu y penser avant !

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