Archives de Tag: mer Méditerranée

La RETIRADA en CARTES POSTALES: COLLIOURE 18/18-fin

Dernière vue de la collection sur l’Exode Espagnol dans les Pyrénées Orientales. COLLIOURE- Chevaux de la Brigade Lister parqués au Terrain de Miradau (COLLIOURE- Ceballos de la Brigada Lister accoralados en el terreno de Miradau).

Nous n’avons pas encore visité Collioure qui accueillit aussi son lot de migrants mais sur le territoire de laquelle on n’installa pas de camp de concentration car la plage est très petite, la ville de Collioure étant coincé entre les Pyrénées et la mer Méditerranée. Collioure accueillit le poète espagnol Antonio Machado et sa mère qui y décédèrent quelques jours après leur arrivée et furent enterrés au cimetière du village où ils reposent toujours.

Ce ne sont pas les hommes qui furent mis en camp de concentration ici, mais les chevaux de la Brigade Lister. Ils sont parqués sur les hauteurs de la ville, dans un espace militaire qui entoure le fort Vauban, construit au moment du Traité des Pyrénées.

Une vue du fort Vauban dominant la ville de Collioure.

Le fort Vauban est de nos jours toujours propriété de l’armée qui y organise des stages pour les Commandos de Combat. Quant aux chevaux Lister, ils semblaient brouter sur l’espace aujourd’hui occupé par le parking et le terrain de rugby, à gauche du fort sur la photo ci-dessus.

La Brigade Lister était une unité de l’armée régulière espagnole commandée par Enrique Lister, militaire mais aussi membre éminent du Parti Communiste Espagnol. Militant orthodoxe formé en URSS, il combattit autant les forces franquistes que les expériences libertaires de Catalogne et d’Aragon (les Anarchistes). Retourné en URSS après la Retirada, il continua le combat militaire contre les Nazis puis le combat politique contre les Franquistes après le Seconde Guerre Mondiale.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: CAMP DU BARCARÈS 17/18

Dix-septième carte de l’album-souvenir. CAMP DU BARCARÈS- Construction de baraques destinées aux réfugiés (CAMPO DE BARCARÈS- Construccion de barracas destinadas a los refugiados).

Ce sont les réfugiés qui construisent les baraquements sommaires qui vont les abriter des intempéries pendant les longs mois qui vont suivre. Certains vont refuser mais une majorité d’hommes s’attèlera à la tâche. Outre l’aspect utile, c’était aussi un moyen de sortir de l’ennui du camp. Car exceptées les discussions, quelques parties de football et le marché noir, c’étaient aussi les camps de l’ennui. Les réfugiés organisèrent une vie sociale, des bibliothèques, des lieux de débats très réglementés, on n’avait pas le droit de faire de la politique mais tout était difficile et guère favorisé par l’administration militaire française tatillonne.

Peu à peu, les camps se vidaient mais aussi se remplissaient par les déplacements d’hommes d’un camp à un autre. Certains rentraient en Espagne, d’autres obtenaient du travail par des organisations d’aide aux réfugiés et pouvaient alors sortir. Les couples avaient pu être reconstitués. Certains réfugiés obtenaient des visas pour les pays d’Amérique Latine, le Mexique ou les Etats-Unis, d’autres contractaient un engagement dans l’armée mais il faut bien penser que lorsque revint l’automne puis l’hiver 39-40, l’hiver de la Drôle de Guerre, les camps étaient toujours bien remplis.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: CAMP DU BARCARÈS 16/18

Seizième carte de l’album-souvenir de la Retirada. CAMP DU BARCARÈS- Le lavage du linge (Campo de Barcarès-El lavabo de la ropa)

Les tâches collectives au camp de concentration du Barcarès. Après la nourriture l’hygiène avec le lavage du linge. Francisco Ferrer parle de la toilette individuelle que chacun faisait- ou pas- dans la mer puis dans des installations plus ou moins performantes. Mais le lavage du linge, il n’en fait pas mention. Pour laver du linge, était un peu le système D pour chacun. Le principal problème était les puces et les poux. Ce nettoyage-là était le plus important pour les hommes et certainement pour les femmes mais l’auteur n’eut jamais affaire à la mixité pendant son séjour dans le sud de la France.

Cette carte postale fait un peu partie de la propagande présentant les camps comme on aurait montré des auberges de jeunesse ou des camps scouts à un autre moment. Cet album-souvenir est un témoignage intéressant mais ne prend jamais en compte le caractère dramatique de la situation vécue par des centaines de milliers de personnes fuyant la mort, la déportation, la vengeance des vainqueurs et les conditions désastreuses d’accueil de ces réfugiés.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: ARGELÈS-L’INFIRMERIE 14/18

Quatorzième carte de la collection: ARGELÈS- Tentes servant d’infirmerie (Tiendas de campana serviendo de enfermiera)

Retour au camp de concentration d’Argelès, sur la plage. Des cabanes seront construites pour abriter les réfugiés et le service de santé de l’autorité française s’est installé sous des tentes. Il est rapidement débordé tant les hommes, les femmes et les enfants (deux camps séparés) souffrent de dénutrition, du froid, de la promiscuité. Un certain nombre  de réfugiés mourront dans le camp, le personnel sanitaire fera le maximum pour en sauver beaucoup. Pour les accouchements et les nouveaux-nés malades, les conditions étaient terribles et les décès des enfants et des mères atteignaient des chiffres qui alertèrent les oeuvre de secours. Devant cette situation, les Quakers américains, la Croix-Rouge française et surtout la Croix-Rouge suisse se mobilisèrent pour que ces personnes fragiles soient extraites des camps. Ainsi sera créée la la maternité d’Elne en septembre 1939, installée dans le château d’En Bardou et gérée par une jeune institutrice helvétique, Elisabeth Eidenbez ce qui permit de sauver de nombreuses vies.

La maternité suisse d’Elne.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: LA VIANDE 12/18

Douzième carte de l’album-souvenir: Camp d’Argelès- Quartiers de viande qui vont servir à l’alimentation des Réfugiés (Campo de Argelès- Pédalos de carne que van a servir al aliments de los refugiados).

Le titre se suffit à lui-même. La viande était fournie en assez bonne condition mais le nombre de réfugiés était si important que ceux-ci vivaient de privation continue. Les bouchers venaient du camp et pouvaient être considérés comme des privilégiés parmi les détenus. Même des gars n’ayant jamais touché un couteau de boucher se portaient volontaires mais l’épreuve de la découpe laissait tomber le voile. Cela était vrai pour toutes les demandes d’emploi que lançait l’administration française.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: LE PAIN 11/18

Onzième carte de l’album: ARGELÈS- Les camions de pain destinés aux Réfugiés (les camiones de pan destinados a los Refugiados).

Dans l’avenue longeant la plage et menant à rentrée du camp d’Argelès, un nombre impressionnant de camions militaires attendent pour livrer leurs cargaisons de pains avec les bennes remplies. Cette seule vue permet de comprendre l’ampleur du mouvement migratoire que fut la Retirada. Le pain était souvent le seul aliment que recevaient les internés. Si bien qu’un véritable marché parallèle se mit en place pour permettre aux réfugiés d’améliorer leur ordinaire. Parfois toléré, parfois interdit en fonction de l’humeur du commandant et des autorités et des incidents qui fatalement se produisaient. Surtout que les billets qu’avaient en poche les réfugiés étaient ceux de la République Espagnole et qu’ils étaient considérablement dévalués après la défaite militaire.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 16 mars 1918

 (JOUR 1322 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, l’Empereur du Japon, le Mikado et sa femme, l’Impératrice Sadako. Ce sont nos alliés même si le Japon n’enverra pas de troupes combattantes.
Un peu de colombophilie avec cette nuée de pigeons…

…autour d’un colombier militaire et l’homme chargé de s’occuper des volatiles.

Ici, un observatoire d’artillerie dont on ne peut pas dire que la discrétion soit la principale qualité de cette construction bizarroïde.

On attend toujours la future offensive allemande annoncée par les Allemands eux-mêmes pour bientôt.

En attendant, on nous présente ce qu’il advint en 1917 lors d’une attaque similaire qui fit de nombreux prisonniers dans les rangs allemands.

Dans les Dolomites, c’est toujours et plus que jamais l’hiver…

…ce qui donne de beaux clichés de paysages enneigés.

A la Sorbonne se tient le 47ème anniversaire de la Protestation de l’Alsace et de la Lorraine.

Daté du 1er mars pour se remémorer la protestation des Alsaciens et Lorrains au moment de l’annexion des deux provinces par le Reich en 1871.

Les colonies allemandes en noir foncé…

…sur cette carte de l’Afrique. Le Togo, le Cameroun, le Sud-Ouest africain et la Tanzanie ont vu les Allemands chassés des lieux par les troupes alliées.

En Méditerranée, un ballon d’observation qui accompagne des bateaux alliés.

Il faut dire que les eaux de la Mare Nostrum sont infestées d’u-boats allemands qui agressent les convois civils et militaires.

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