Archives mensuelles : juillet 2018

Quand le Tour franchit le Rhône…. 1/10 le pont d’Andance.

Quand le Tour franchit le Rhône… cela donne de bien belles images sous les objectifs des photo-reporters. Il faut dire qu’en général, le peloton passe assez tranquillement… sauf si l’arrivée n’est pas loin ! Dans ce cas, pas de photo du pont, les journalistes sont occupés par la course. C’était par exemple le cas en 1960 avec l’arrivée de l’étape du Perjuret dont on a déjà parlé dans ce blog.

Première étape de notre visite: le pont d’Andante entre Ardèche et Drôme.

C’est de ce pont qu’il s’agit…

…le même en 2018 que quand le Tour le franchissait en 1959. Il a seulement été rehaussé pour permettre aux péniches chargées de conteneurs d’y passer sans encombre dessous.

C’était le 13 juillet 1959, en fin de course, à cinq jours de l’arrivée à Paris. Le peloton parti de Saint-Etienne devait rejoindre Grenoble via la Chartreuse. En début de course, le peloton fourbissait ses armes avant la bagarre dans la montagne.

Les photographes du Miroir des Sports et de Miroir-Sprint, les deux hebdos sportifs concurrents eurent la même idée, se placer à la sortie de l’ouvrage d’art, côté Drôme, à Andancette. Ce qui donna ces deux vues presque semblables.

On peut même se demander si ce n’est pas un seul photographe qui vendait ses clichés aux deux titres.

La suite de l’histoire (du Tour). Ce jour-là, le grand champion luxembourgeois Charly Gaul l’emporta à Grenoble et l’Espagnol Frederico Bahamontes, l’Aigle de Tolède, prit le maillot jaune qu’il ne rendit plus jusqu’à Paris, donnant à l’Espagne sa première victoire dans la Grande Boucle.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du samedi 30 juillet.

Le Tour se termine et il semble joué. Seul un incident technique pourrait empêcher Bartali de le remporter. Aussi, les coureurs italiens entourent leur leader comme ici dans le côte de Belrupt près de Verdun et les Belges en font autant avec le leur, Vervaecke. Le Tour continue…

Départ de Strasbourg pour la 18ème étape menant le peloton à Metz.

La place Kléber est noire de monde. Puis les coureurs s’élancent pour un rallye de 186 kilomètres.

Après les Pyrénées, les Alpes, le Jura, les bosses qui se présentent sous les roues de cyclistes semblent bien douces.

Les paysages sont bucoliques, les vaches paissent tranquillement.

Sur la fin, des échappés sont partis. On retrouve Le Guevel, Leducq, Clemens et Fontenay. Mais ils sont réglés au sprint par le Belge Kint déjà primé par ailleurs.

Les classements après cette 18ème étape du 32ème Tour de France.

Leducq n’est décidément plus le sprinter ailé d’il y a quelques années, mais le temps a fait son irrémédiable outrage. Bartali garde son épais matelas de 21’17 » d’avance sur Vervaecke.

19ème étape: Metz-Reims.

On commence par la côte de Gravelotte. Il fait bien meilleur s’y promener en 1938 qu’en 1870, quand il en tombait… comme à Gravelotte !

Le paysage est paisible et le peloton léthargique.

On pose entre vieux guerriers…

…comme ici Sylvère Maës et Antonin Magne qui se côtoient sur les route du Tour depuis 1930.

Les leaders posent côte à côte…

…de bas en haut, Vervaecke, Bartali et Cosson, bien content d’être en si belle compagnie.

Les classements à Reims.

Enfin une victoire française avec celle de Galateau, l’Avignonnais qui règle au sprint ses compagnons d’échappée, Le Guevel, Cavani et Egli.

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du jeudi 28 juillet.

Au départ de Besançon, le Français Victor Cosson et l’Italien Gino Bartali sont ensemble. Le classement général semble joué surtout pour le second nommé. Mais Cosson, pour l’heure troisième veut à tout prix rester sur le podium.

Aix-les-Bains-Besançon par le col de la Faucille et un petit détour par la Suisse.

Sur le pont du Rhône à Genève, le seul rescapé helvétique du Tour, Egli, se fait un devoir de passer le premier.

Le col de la Faucille au tout début, tout est calme et Leducq emmène le peloton.

Au sommet, après la bagarre, Bartali passera en tête au milieu d’une foule considérable !

Georges Briquet, le speaker du Tour de France, passionne son public au micro, monté sur le toit d’un camion officiel. (à gauche, devant la maison).

 

Le classement de cette étape remporté par le Belge Kint et dont on avait parlé dans le Nouvelliste. Bartali en prenant une bonification à la Faucille a repris plus d’une minute à Vervaecke, pointé maintenant à 21’17 » de l’Italien. Ce petit tableau des bonifications obtenues en haut des grandes ascensions du Tour 1938…

…montre que 9’9″ des 21′ d’avance sont le fruit de ces bonifications. Enorme, mais le règlement était le même pour tous !

Le Tour retrouve des horizons moins tourmentés pour l’étape Besançon-Strasbourg coupée en deux demi-étapes avec une halte à Belfort.

Le peloton musarde le long du Doubs.

La chaleur est là, les coureurs ont soif ! Une rigole d’eau le long de la route…

…tout le monde s’y précipite.

Même chose quand il s’agit d’une fontaine !

Les classements…

Masson l’a emporté à Belfort et Fréchaut à Strasbourg. Le sprinter français est récompensé par la bise de la miss…

…en tenue traditionnelle d’Alsace.

Pendant la course…

…Vervaecke et Bartali ont momentanément ou définitivement enterré la hache de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 28 juillet 1918

(JOUR 1456 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une scène qu’on a vu plusieurs: un gradé, le général Gouraud,  embrassant le drapeau de son unité lors d’une prise d’arme.

Dans le secteur canadien, au nord de la France, tout est détruit: habitat, puits de mine, usines… sauf les voies ferrées bien entretenu car elles amènent le ravitaillement essentiel pour le front.

Des Canadiens ont reçu la visite de leur premier ministre, sir Robert Norden, qui parle à ses compatriotes près du front.

Il y a 15 jours, c’était le 14 juillet. Les drapeaux et des hommes ayant participé au cérémonie de la Fête Nationale française.

L’offensive allemande et la contrattaque des Alliés. On loue donc la puissance de l’artillerie américaine…

…la meilleure du monde, que ce soit pour l’artillerie de campagne que pour les grosses pièces. Mais on oublie pas de vanter les mérites es petits chars français.

De petits blindé, loin des mastodontes qu’on a pu voir par ailleurs, mais de petits engins très efficaces pour des combats rapprochés.

Pour terminer de quarante-huitième mois de guerre, une page sur la colombophilie…

et ses liaisons entre les tranchées et l’Etat-Major où les volatiles ont joué un rôle important et deux vues originales:

des sculptures façonnées dans la pièce des tranchées dans la région de Crépy-en-Valois et…

…le résultat surprenant de l’effet de souffle d’une bombe dont l’éclatement a envoyé sur un toit une carriole. Imaginez le résultat pour les hommes !

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 26 juillet.

Bartali à l’attaque dans le col de Vars. Une photo à la une qui ressemble beaucoup à celle du Tourmalet où le champion italien avait aussi fait tout exploser. Car ces deux étapes alpestres Digne-Briançon et Briançon-Aix-les-Bains vont révolutionner le classement du Tour 1938, surtout la première où les coureurs devront franchir les col d’Allos, de Vars et d’Izoard, la trilogie des Alpes du sud. Avec les bonifications au sommet des grandes ascensions, le classement va être chamboulé.

Premier lacet du col d’Allos et les cracks ont pris les devants (Bartali, Vervaecke, Vicini, Cosson, Vissers…)

Après Allos où Bartali est passé en tête et a pris 1’4″ de bonifications), on attaque Vars après le hameau du Serre.

Terrible montée de Vars sur une route à peine goudronnée.

Bartali est encore passé en tête à Vars et a pris 1’19 » de bonifications. Derrière, Varvaecke malchanceux essaie de continuer à espérer dans ce Tour.

Izoard et la Casse Déserte…

…c’est là que les plus grands écrivent leur légende. Bartali le fera après Henri Pélissier en 1923 et Lucien Buysse en 1928. D’autres suivront…

Bilan de cette première journée alpestre:

Bartali les a tous écrasés. Au général, il possède maintenant 17’43 » d’avance sur Clemens et surtout 21’30 » sur Varvaeke, défaillant et malchanceux. On ne peut dire que le Tour est joué… mais ça y ressemble !

Le lendemain, entre Briançon et Aix-les-Bains, on attaque la course par la nouvelle route du Galibier, les huit kilomètres entre le Lautaret et le toit du Tour. Quelques vues de cette nouvelle route plus souple pour les pédaleurs.

Après le Galibier où Vicini privera son équipier d’une minute de bonification pour une demi-roue, c’est l’Iseran sous la pluie et avec une route en piteux état.

Vervaecke va se reprendre et franchir le sommet tout seul. Il reprendra 1’30 » à Bartali par le jeu de bonifications.

C’est Kurt qui l’a emporté à Aix. Bartali et Vervaecke sont maintenant séparés de 20′ et 02″.

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE NOUVELLISTE du mardi 26 juillet.

Le Nouvelliste, grand quotidien régional de Rhône-Alpes et de Lyon. Un peu comme l’Intransigeant, il était habitué d’illustrer ses propos par des photos géantes, on va le voir. Par contre, il était déjà particulièrement engagé à droite et deviendra très collaborationniste sous Pétain. Il disparaîtra en même temps que l’Etat Français pour ne plus réapparaître!

Pas de grande nouvelle à la une ce mardi 26 juillet, comme on peut le constater.
Pourtant le Tour est relégué en seconde partie de première page avec deux sujets:

l’étape du jour (de la veille) arrivant à Besançon et un retour en arrière sur les deux grandes étapes alpestres des jours précédents avec le retour au calme de la montagne envahie par les amateurs de cyclisme. Voilà une chose qui n’a pas vraiment changé en juillet !

Autre information de premier ordre avec photo… la route de l’Iseran coupée par une coulée de boue.

Effectivement le franchissement de l’Iseran s’est passé sous la pluie, il y a deux jours de cela. Ces intempéries doivent être la cause de cet événement.

En page intérieure Sports, on revient plus longuement sur l’étape Aix-les-Bains-Besançon.

 

On apprend que c’est le Belge Marcel Kurt qui l’a emporté et que Bartali a consolidé son maillot jaune. Comme on ne sait pas comment il a pris ce maillot et qu’on n’a pas vu encore les étapes alpestres en détail, quotidiens plus performant qu’hebdomadaires obligent, on n’en dire pas plus sur ce sujet.

Par contre, on pouvoir présenter les grands photographies illustrant cette étape. Deux photos par page de journal, on est plus près du poster que de l’image ! Les plus grandes font 36x25cm !

Passage du Tour à Annecy

…puis à Lons-le-Saunier.

Le coureur français Naisse au Contrôle de Ravitaillement.

Ce contrôle de Saint-Claude vu d’en haut.

Avant d’entrer en Suisse, le franchissement du viaduc des Usses.

Le Tour génère quelquefois des drames inattendus. Aussi, près de Besançon, à la gare de Busy-Larnod,..

…deux véhicules se sont heurtés et l’un d’eux a été renvoyé sur des spectateurs attendant le passage des coureurs. Bilan de cet accident: trois blessés dont deux graves.

Un mot sur la guerre civile espagnole.

Maîtres du ciel, les aviateurs allemands et italiens bombardent les villes « ennemis » et le front. Il y a eu 5 morts et 40 blessés à Alicante et 8 morts et 67 blessés à Madrid. Des civils bien entendu.

Des cargos norvégiens neutres ont connu des problèmes avec les Nationalistes, maîtres aussi sur l’eau.

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LA VIE AU GRAND AIR du 07 juillet 1901

Un numéro spécial que ce numéro 147 de La Vie au Grand Air du 7 juillet 1901. L’été est là, les sports sont au ralenti et l’actualité réduite. Le Tour de France naîtra dans 2 ans; pas grand chose à se mettre sous la dent pour la presse sportive. Alors, ce numéro va être entièrement consacré à une course automobile d’endurance, le raid Paris-Berlin.

En première de couverture, on voit le vainqueur de l’épreuve, un certain Fournier s’empresser d’engloutir un verre conséquent de bière. On est à Berlin et c’est de circonstance !

Et les pages seront entièrement consacré à cette course en images. Les photo-reporters du magazine s’en sont donné à coeur joie et ont ramené un nombre conséquent de cliché. Pas moins de 11 pages. Les voilà !

Honneur à ces dames avec la première photo montrant Mme Du Gast, seule concurrente féminine. Puis au dessous, M? Clément équipé de Michelin et un véhicule dépouillé puisque monté sans carrosserie.

La coupe en jeu offerte la le Kaiser et réservée au second de l’épreuve. Le départ a eu lieu route de Champigny, à 5 heures du matin. Malgré l’heure, le public est là, les voitures aussi et la foule entoure le contrôle.

Et c’est parti pour les pages illustrées, sans texte particulier sinon une explication des vues.

Des contrôles, en haut à gauche celui d’Aix-la-Chapelle; la foule toujours présente, en Allemagne; Rolls à un contrôle (certainement le fondateur en 1906 de la société Rolls-Royce) et la traversée d’Hanovre (bas droite).

3 premières vues à Aix-la-Chapelle avec l’arrivée de René de Knyff, la voiture du futur vainqueur Fournier examinée par des militaires et le parc fermé. Puis l’entrée du parc à Hanovre, le coin de pneumatiques et Cormier s’occupant de son tricycle au parc.

Sur la route… Réparation au bord de la route, Fournier entrant au  Grand Duché du Luxembourg va se faire arrêter par un douanier pour constater son numéro. Le Grand Duc a offert une coupe au premier concurrent arrivant sur son territoire. Photo 4: Serpolet et Gras. Photo 5: entrée s’axa à Montmirail. Dernière vue: un viarge pris à grande vitesse.

L’arrivée du vainqueur Fournier à Berlin où il va être porté en triomphe.

Double page centrale: pas moins de 12 vues de concurrents, en France comme en Allemagne. On y apprend que le second Girardet a mis 17 heures et 1 minute pour effectuer l trajet, Cela fait une belle moyenne, plus de 110km à l’heure. Toutefois, un accident à Reims encouragea les politiques à revoir éventuellement les autorisations pour que d’autres course de ce type aient à nouveau lieu en France.

Les arrivées se firent à l’hippodrome de Westend près de Berlin puis les voitures défilèrent sur celui-ci avant de parader sous la porte de Brandebourg.

Il faut dire que cette course affirma la suprématie des automobiles françaises sur les automobiles allemandes puis le premier concurrent allemand ne prit que la 15ème place !

En haut, Louis Renault vainqueur de la catégorie voiturettes en 19 heures et 16 minutes et Debacker, en bas,  le premier chauffeur arrivé à Berlin au volant d’une voiturette Renault.

Les arrivées à l’hippodrome de Berlin Westend Trabenbahn.

Le personnel assurant la sécurité sur l’hippodrome en écartant la foule des concurrents (la discipline allemande ! on est loin de l’anarchie qui régnait et qu’on a vu au départ en France !) et en bas, les officiels dont le baron de Zuylen président de l’Automobile-Club de France et le comte de Ratibor, son alter ego pour le Deutsch Automobil-Club.

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