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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 12/25 CRUAS-LA COUCOURDE

Le bac de Cruas a connu une existence jusqu’à la seconde guerre mondiale. En effet, il est indiqué sur la carte Michelin de la vallée du Rhône datée de 1937.

Etait-il encore à traille à cette époque ? On parle de vedettes de la CNR mais cela semble bizarre alors qu’ailleurs des trailles ont fonctionnes jusqu’aux années 1970.

Des documents iconographiques existent pour ce bac avec des vues prises autant du côté ardéchois que du côté drômois.

Deux cartes postales prêtées le temps d’une copie numérique par Marc Durand, le collectionneur de cartes postales de Montélimar et d’Espeluche. Pour en revenir au contenu de l’image, le départ du bac a été remplacé par un port de plaisance.

Une vue de La Coucourde prise depuis Cruas, à l’emplacement du départ de l’ancienne traille, au moment où passe une péniche sur le fleuve. Le coteau s’est bâti mais le décor général ‘a pas changé.

La visite de la berge côté drômois est plus intéressante car les lieux sont restés en l’état, l’aménagement de la CNR n’ayant pas touché cette rive.

Au début du XXème siècle, la traille arrivait quelques mètres en amont du confluent de la rivière Leyne avec la Rhône. La carrière Lafarge de l’usine nord de Cruas avait commencé à grignoter la montagne. Le décor n’a guère changé de nos jours…

… même si la blessure est plus conséquente, l’usine plus importante et le port de Cruas étant apparu dans le décor.

Une petite recherche au sol heureusement débroussaillé dans ce secteur font apparaître des traces de l’ancienne traille.

Le socle de ce qui pourrait être une pile de traille…

…l’ancien passage à niveau visible sur la carte Michelin de 1937 et…

… deux morceaux de traille baignant dans le fleuve et prouvant la présence humaine.

Pour remonter rapidement le temps (cela grâce à la lecture de la thèse d’Henri Cogoluènhe), on se doit de dire que la traille est attestée au XVIIème siècle et qu’au virage des XIXème et XXème siècles, les riverains de La Coucourde, Derbières, Lachamp souhaitèrent la construction d’un pont en fil de fer au niveau de leurs villages, que le projet alla jusqu’à la demande de financement public mais qu’il n’aboutit pas.

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RECUERDO DE ESPANA… la MÉMOIRE de la GUERRE CIVILE.

Il s’agit d’un lot de 4 cartes artistiques présentées comme

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La Mémoire de l’Espagne… ou plutôt, la Mémoire de la guerre civile espagnole.

Ce ne semble pas être des documents très anciens mais rien ne permet de les dater. Elles ont été éditées par…

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…le Syndicat des Beaux Arts à Madrid et imprimé par un graphiste catalan, Seix y Barral.
Voici le contenu de ces 4 cartes artistiques.

Il s’agit d’un dessin de Canavaje montrant la fuite des civils espagnols de Madrid près du pont de Tolède.

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A l’intérieur de celle-ci un texte d’Antonio Porras, louant la résistance héroïque de Madrid face à l’agression fasciste.

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Sa traduction en Français.

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Seconde carte illustrée par un dessin de Parrilla daté de 1937. Le visage d’un ouvrier agricole, la famille, les ruines.

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Texte de Rafael Alberti « Vosotros no caísteis », écrit à Madrid en décembre 1936.

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un ode à ceux qui sont tombés pour une juste cause.

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Troisième oeuvre…une scène de guerre dessinée par Ortells.

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illustrant un texte d’Antonio Machado « Sobre la guerre », « sur la guerre ». Une réflexion sur la guerre…

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qui emporta le poète et sa mère, du côté de Collioure, en février 1939.

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Quatrième oeuvre de cette petite collection: un dessin non signé d’un bombardement de civils par l’aviation… qui fait penser à Guernica. Mais Madrid ne fut pas épargnée par les raids aériens fascistes.

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La pensée est d’Enrique Diez-Canedo. Elle dit:

La guerre n’est pas un désespoir, mais un espoir: maudite, si c’est une guerre de domination; grande et noble, si c’est une guerre de libération et paix durable. 

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Les FLONFLONS d’un 14 JUILLET à CADEROUSSE

Sur la piste de danse, toute la jeunesse du village est rassemblée. Quelques canotiers sont de sortie et les banderoles de drapeaux tricolores sont accrochées entre les platanes du cours. L’estrade sur laquelle prendra place l’orchestre est prête et les chaises attendent les musiciens.

Voilà ce qu’on peut dire de cette première photographie montée en carte postale.

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Comme le dos de la carte ne mentionne rien, il est bien difficile de dater cette carte. Avant 1914 ? Après la Grande Guerre ? Certainement pas pendant puisque les fêtes étaient interdites.

Une seconde vue semble avoir été prise à quelques minutes ou quelques heures d’intervalle, au même endroit du cours Aristide Briand. Non pas de la rue du Portail Bienson (en Avignon) comme l’oncle Séraphin l’a écrit au dos.

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Toujours la jeunesse au premier plan, dont un garçon qui mine de jouer au serveur, les moins jeunes à l’arrière. En regardant de plus près parmi les personnes debout, on voit, sur le côté droit, devant l’angle de l’estrade, un jeune couple dont l’homme porte une tenue militaire claire.

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Manifestement, rien à voir avec les tenues d’avant-guerre, la veste bleue et le pantalon rouge. Cette tenue claire pourrait bien être bleue-horizon. Nous sommes après guerre… Autre remarque, dans cette seconde vue, les premiers musiciens sont déjà installés et à la loupe, on voit très bien qu’il a été écrit:

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Aujourd……. 4h gr…….al

Arsène Lupin trouverait facilement: Aujourd’hui 4 h. Grand Bal.

Puisqu’on en est à utiliser la loupe, la première image où la foule est plus dense, je reconnais sans contestation mon grand-père Gabriel, au second plan…

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entouré dans le cercle rouge. Le seul du groupe qui a oublié son couvre-chef. C’est un jeune homme déjà adulte. Né en 1901, il a eu 18 ans le 25 février 1919.

Allons pour ce pronostic…. il doit s’agir de la fête du 14 juillet 1919. Le jour où à Paris eut lieu un grand défilé militaire sur les Champs-Elysées pour célébrer la Victoire et le Traité de Paix signée quelques jours auparavant à Versailles.

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Des CARTES POSTALES datant de la GUERRE CIVILE ESPAGNOLE

Deux cartes postales parties d’Espagne en 1937 en direction de Romans-sur-Isère dans la Drôme.

La première montre une scène de corrida avec une pique.

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Une scène classique pour cette carte partie de Sevilla le 22 mars 1937. A cette date, l’Andalousie est déjà tombée dans le camp franquiste, le camp nationaliste depuis quelques mois. L’Andalousie est très proche du Maroc d’où venait Franco et sa Légion Etrangère maure.

Comment affranchir un tel envoi sachant que les Fascistes n’ont pas encore imprimé leurs propres timbres et qu’ils ne souhaitent pas faire partir des lettres avec des timbres de la République Espagnole qu’ils combattent et veulent abattre ? De plus l’approvisionnement en petites figurines doit être nul.

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Regardons de plus près les timbres utilisés:

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des timbres fiscaux sur lesquels Republica Espanola n’apparaît pas  et un Pro Sevilla imprimé par les factieux.

Seconde carte de la même année, partie celle-ci de DSCN2066.

Luarca est située dans les Asturies entre Gijon et La Coruna. On y voit l’Hôpital et l’Asile de la ville:

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L’affranchissement est ici magnifique. Ce sont bien des timbres à l’entête de la Republica Espanola qui ont été collés. Mais comme la ville est tombée dans le camp franquiste, entre les 2 vignettes légalistes a été placée un timbre Por la Patria de 10 ct franquiste: on y voit le drapeau rouge-jaune-rouge et le Christ-Roi !

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Autre lieu, autre manière de marquer son camp !

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Quelques vues de VALENCE (Drôme) au début du XXème siècle

Dans l’article du 21 septembre 2014, Une CPA de l’Avenue VICTOR HUGO de VALENCE (Drôme)…

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on voyait tout au loin la statue d’Emile Augier, cet homme de lettres valentinois dont la statue trônait au milieu des boulevards, anomalie que les Allemands allaient rectifier en la détruisant pour son bronze lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Voici donc pour commencer la petite collection de 15 CPA du XXème siècle, quelques vues de cette statue:

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Plus haut sur les boulevards, la succursale de la Banque de France…

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toujours située au même endroit, peu avant le virage du Glacier.

En bas à gauche des boulevards, le Champ de Mars avec son kiosque avant que Peynet ne le fasse connaître au monde entier pour ses amoureux…

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et la statue de Championnet, général de la Révolution né à Alixan et mort jeune du typhus à Antibes.

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Au fond la poste principale à l’époque devenue secondaire de nos jours.

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Autre vue du Champ de Mars avec au fond la cathédrale et à gauche le parc Jouvet que l’on voit dans sa totalité ci-dessous:

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On devine au loin la colline de Crussol sur la rive ardéchoise du Rhône, les 2 ponts sur celui-ci et l’usine dont la cheminée tronquée sert maintenant d’observatoire sur l’autoroute A7.

Vue inversée depuis le lac du parc Jouvet

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Venons-en aux ponts sur le Rhône.

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Aux ponts, car, à côté de l’ancien pont suspendu, oeuvre de Marc Seguin a été construit un pont de pierre, le nouveau pont, ancêtre de l’actuel pont Mistral:

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A noter que les 2 vues ci-dessus ont été prises depuis « les » Granges.

Autre vue de militaires sur ce nouveau pont au moment d’entrer dans la Drôme:

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Dans le centre ancien, le théâtre municipal…

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avec une multitude d’affiches collées en haut des marches de sa face nord.

Non loin de là, le marché couvert de la place Bellat à côté de l’église Saint-Jean:

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Cette place a changé de nom et s’appelle maintenant « place Saint-Jean ». C’est sur cette place que fut supplicié Mandrin en 1755.
Pour terminer, une carte postale, patchwork des monuments valentinois:

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SÉRAPHIN GUERIN: ITINÉRAIRE D’UN POILU, ARTILLEUR ALPIN pendant la GRANDE GUERRE (5/6-L’ALSACE)

Note: pour faciliter la lecture de cet Itinéraire, les 6 articles publiées en février ont été reclassés. Ainsi, en parcourant les pages du blog, l’histoire du grand-oncle Séraphin apparaît dans le « bon » ordre chronologique, plus intéressant à lire que l’ordre de parution. En conséquent, d’autres articles ont aussi été déplacés.

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L’Armistice a été proclamée, la guerre est finie… pas la période militaire de Séraphin qui « doit » encore presque une année à la Nation. Pas de carte célébrant le 11 novembre 1918, mais tout de suite, les Artilleurs Alpins se mettent en branle en direction de l’Alsace pour une occupation hautement symbolique, puisque la re-conquête de cette région était l’objectif principal de cette guerre…

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Mais cette « randonnée » ne sera pas une promenade de santé !

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Ainsi, le 19 novembre, il écrit: Aujourd’hui, repos. Je vous assure que c’est guère le filon de traverser les Vosges en cette saison… et plus loin: Nous avons eu la neige sur le dos ces deux jours que nous venons de passer. Aujourd’hui nous sommes à Barr… Je pense vous dire que nous allons à Strasbourg.

L’hiver est précoce dans les Vosges en novembre 1918 !

Première remarque et cela est normal puisque l’Alsace fait partie du Reich depuis 1871, toutes les cartes que Séraphin enverra seront des cartes postales allemandes, colorisées pour la plupart, avec beaucoup de cartes fantaisies.

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Seconde remarque,

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Partout, on est acclamé.

C’est vrai qu’il est rare que des vainqueurs soient sifflés… mais le retour dans la République de l’Alsace-Lorraine ne sera pas une marche triomphale car le Reich avait pris soin de donner pas mal d’autonomie à cette province. Le centralisme républicain ne passera pas très bien chez les Alsaciens-Lorrains fortement attachés à leur particularisme. Mais cela est une autre histoire que Séraphin ne perçut pas.

Il comprit vite la spécificité linguistique autochtone comme en témoigne cette carte du 7 décembre 1918.

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Vers le milieu de l’écrit: Comme je vous l’ai dit, nous sommes dans un nouveau village. Mais comme dit Justin Lafond (un pays certainement) on ne risque pas de comprendre ce qu’ils nous disent, c’est pire qu’en Italie. Les langues d’un Français-Provençal et un Italien sont plus proches que celles de ce même Français-Provençal avec un tout nouveau Français-Alsacien.

L’unité va se déployer et se déplacer dans plusieurs villages au sud de Strasbourg, successivement Lipsheim puis  Plobsheim où ils resteront un moment.

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Un petit peu de nostalgie pointe dans cette autre carte également partie le 7 décembre:

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Après la soupe de ce matin, nous sommes allés nous promener au bord du Rhin. Je me serais bien cru dans l’île de la Piboulette. Il y en a même qui se promenaient en bateau, petits bateaux comme chez nous. Caderousse lui manque, une longue permission surtout, qui arrivera bientôt.

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Par contre, ils sont quelquefois bien logés, chez l’habitant, comme le 6 décembre:

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Sommes deux brancardiers ensemble qui avons trouvé un lit dans le village ce qui évite de coucher sur le dur. On a très bien dormi cette nuit. Ce qui devient encore mieux quand le second brancardier part en perm…

Aucune carte de janvier 1919. Séraphin a enfin obtenu cette permission de longue durée (20 jours au moins) et a pu se ressourcer. Il revient donc en février 1919 et voilà la première carte avec légende en français.

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Ils ont toujours à Plobsheim, très bien logés chez des …….? Des paysans? Bizarre autant de faute? Mais ils ne vont pas tarder à se déplacer. Il l’annonce le 13 février

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C’est 9 h. et on va manger la soupe et après on part. Nous allons entre Barr et Schelestadt (Sélestat). Il y a exactement 28k. Petite trotte à pieds. Ca fait rien. Quel fourbi ses changements. Ma nouvelle adresse est celle-ci…

Car Séraphin vient de changer de groupe au 2ème Régiment d’Artillerie de Montagne, passant du 2ème groupe au 1er groupe. D’où l’achat après-guerre de ce petit fascicule

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en tout point semblable à celui du lieutenant-colonel Castaing mais signé par le chef d’escadron Stacchini le 6 janvier 1920, le Commandant provisoire du Régiment. En page 16 (/20 pages),

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il ajoute en marge: A partir de ce moment, je fis partie du 1er groupe et fut affecté à la 2ème batterie. Ce qui va nous permettre de suivre la fin de sa période militaire jusqu’à sa démobilisation.

Il ne perd pas au change dans cet envoi du 15 février.

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Deux mots avant de me coucher. Suis dans la chambre du curé comme je l’avais dit. Le brancadier qui couchait avec moi est passé à la 1ère batterie (ce ne doit pas être facile pour brancarder quand on n’est pas ensemble !) et comme elle n’est pas dans le même village que nous, il est parti. Ça fait que je suis tout seul ce soir, à côté de ce lit tout blanc avec un édredon à …., je suis sûr qu’il y a des officiers qui ne couchent pas si bien que ce soir. Quelle trouvaille. Je vois que la bonne a mis une bouillotte dedans, c’est bien la 1ère fois de ma vie. 

Comme Séraphin ne nous le dit pas mais le livre oui, ils sont donc un peu plus au sud dans la plaine d’Alsace, en face de Sélestat.

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La 1ère batterie à  Boofzheim, la 2ème (celle du grand-oncle) à Gersheim et la 3ème, avec l’Etat-Major à Huttenheim.

Le 17 février,

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il pleut et ce n’est guère agréable, la neige a fondu. C’est toujours …. de l’hiver.

Mais un nouveau déplacement attend le 1er groupe du 2me R.A.M.: l’occupation de l’Allemagne.

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Une carte-photo d’un groupe d’artilleurs alpins avec leur nouvelle tenue bleu horizon qu’ils ont touchée avant de quitter Saint-Dié, posant au bord du Rhin, à Viebolsheim (Diebolsheim ?) le 10 février 1919. Séraphin debout à l’extrême-droite.

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Une pochette de cartes postales, souvenir des événements que Séraphin vécut en novembre 1918 et qu’il conserva: l’entrée des Français à Strasbourg.
Cela se présente comme un long dépliant de 10 cartes:

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On y voit, entr’autre, une prise d’armes sur la place Kléber de Strasbourg

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ou cette marche des unités françaises qui devait rappeler bien des choses (et des souffrances) au grand-oncle !

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à suivre…

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En 1916, sur une CARTE POSTALE, on parle de VERDUN et de DER des DER.

Deux cartes reçues à quelques jours de distance par Léonie Guérin (Radellet) la veuve d’Adrien Guérin, la mère de Séraphin et de mon grand-père. Un cousin, Bressy (?), qui sert dans le 107ème Régiment Territorial du côté de Verdun, lui envoie des cartes pour lui remonter le moral qui semble flancher. Quelques passages sont intéressants.

Note: Article initialement paru le 16 février et déplacé pour la cohérence des articles sur la Grande Guerre de Séraphin Guérin

Le 3 novembre 1916 à Landrecourt (Meuse)

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Le rédacteur commence par souhaiter que Séraphin reste à Nice et n’aille pas au front… C’est le cas pour le moment mais en 1917, ce sera les Vosges puis l’Italie….

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Puis il en met une couche sur les Allemands qu’il traite de vermine et dont il espère que le monde entier sera bientôt débarrassé ! Rien que cela. Ne serait-ce pas plutôt la guerre dont il souhaiterait que la Terre soit débarrassée ?

Plus loin, apparaît l’expression qui deviendra celle de tous les  Poilus la der des ders… au sujet de la bataille de Verdun…

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et de l’attaque pour reconquérir le fort de Vaux. Il utilise le mot calvaire pour qualifier la condition des hommes et l’expression dernière des dernières est déjà dans toutes les pensées. Une expression dans les pensées des hommes dont les médias s’empareront.

Seconde carte du 13 novembre 19136, toujours partie de Landrecourt:

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Des ruines pour illustration et un post-scriptum avec la description apocalyptique d’un épisode de la bataille de Verdun, celle de la côte du Poivre.

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Ces combats finaux de la bataille de Verdun consistent à reprendre les forts perdus au début de l’année ainsi que les points stratégiques du secteur. La côte du Poivre est un de ceux-là et il sera reconquis à la mi-décembre par le 173ème R.I. qui se verra décerné une citation pour ce fait d’arme.

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