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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Marius Roche.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-unième Poilu: Marius Léopold Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Avec Marius Roche, on a encore affaire à un jeune Poilu qui ne fut appelé qu’après la déclaration de guerre, en septembre 1914 seulement. Marius est en effet né à Caderousse le 17 octobre 1894, la classe 1914 donc.

A l’Hôtel de Ville de Caderousse, ses parents sont passés devant non pas Monsieur le Maire, Officier de l’Etat-civil, mais son premier adjoint, Claude Roche, un proche du marié, pour se dire « oui » le 14 octobre 1891. Anthime Antoine Roche né en 1865 est l’un des boulangers du village tandis que Marie Elisabeth Carles, née en 1870, est la fille d’un couple de cultivateurs. Les jeunes mariés  vont s’installer rue de l’Escurier.

Rapidement deux enfants vont venir agrandir la famille d’Antoine et de Marie. Une fille tout d’abord, Joséphine Antoinette Rose le 19 juillet 1892 . Cette dernière se mariera le 20 juin 1914 avec un certain Sauveur André Georges Berbiguier. Deux ans après un garçon, Marius, le futur Poilu pointe le bout de son nez. Entre ces deux heureux évènements, le père a abandonné la farine pour la paille en devenant ouvrier en balais et la famille vit rue Saint-Joseph.

Au recensement de 1896, on retrouve les parents et les deux enfants, rue Saint-Michel.

La famille au complet en 1901…

…puis en 1906…

…quartier du Brout ou des Cabannes, où le père se déclare à nouveau « ouvrier en balais » chez Bourret. On peut penser qu’après avoir quitté la boulangerie, Antoine travaillera quelques terres et fera en parallèle quelques heures chez un patron d’une fabrique de balais. Ce que confirme le recensement de 1911:

Antoine est à nouveau ouvrier en balais.

Marius travaille donc à le ferme du Brout avec son père et attend que son service militaire soit passé pour choisir sa vie future. Comme tous les jeunes nés en 1894, il est appelé à la guerre en anticipation le 06 septembre 1914 au 2ème Régiment d’Artillerie de Montagne. C’est dans ce régiment d’artilleurs alpins que servira le frère de mon grand-père, mon grand-oncle Séraphin Guérin à partir du 25 août 1916. Il ne croisera pas Marius Roche puisque ce dernier  a été tué au combat onze mois plus tôt, le 25 septembre 1915.

Après les classes à Nice, entre Méditerranée et contreforts des Alpes, du côté de Luceran, voilà Marius qui rejoint la 50ème Batterie créée en avril 1915. Fin juillet 1915, direction les Vosges pour les 190 hommes, les 16 sous-officiers, les 4 officiers, les 19 chevaux et 91 mulets de la 50ème Batterie du 2ème R.A.M. Gérardmer puis la ligne de feu: le Reichakerkoff dont on a déjà parlé ici, le Kilbel, le Mittelberg, autant de sommets tenus par les Allemands que les artilleurs alpins pilonnent. Le 19 septembre, le train à nouveau pour la 50ème Batterie pour rejoindre Troyes et la Champagne. Un secteur connu, celui de Suippes, Perthes-les-Hurlus… L’unité doit y appuyer le 2ème Corps d’Armée Colonial.

Le 25 septembre, une demi-batterie, celle de Marius, est installée sur la route de Souain au Bois Carré et l’autre au sud de ce Bois Carré. Les artilleurs doivent appuyer l’attaque des fantassins mais comme celle-ci réussit à prendre une première tranchée allemande plus facilement que prévu, la batterie doit avancer pour se repositionner plus haut sur le front. Pendant son déplacement, elle est violemment prise à partie par l’artillerie allemande.

Plus loin, ce sont des mitrailleuses allemandes qui déciment artilleurs et animaux. Les hommes et les mulets tombent comme des mouches.

Les survivants doivet se replier en désordre. Bilan de cette journée…

2 morts, 19 blessés et 12 mulets tués ou blessés. Les deux morts…

…le Caderoussien Marius Roche et le Gardois de Montfrin Cyprien Biot. Ce 25 septembre 1915, Marius Roche était âgé de 22 ans et 11 mois.

Fiche matricule de Marius Léopold Roche de Mémoire des Hommes.

Marius Léopold Roche, matricule 430 de la classe 1914, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Marius Léopold un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Raoul Roche.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Marcel Roche.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Centième Poilu: Marcel Adrien Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Marcel Adrien Roche est né à Caderousse le 16 janvier 1895. Ses parents, Adrien Frédéric Roche et Augustine Félicie Dortindeguey se sont mariés au village dix mois plus tôt, le 11 avril 1894.  Ce sont deux enfants de Caderousse, nés en 1871 pour Adrien et en 1874 pour Félicie.

Adrien, fils de paysan, semble avoir suivi dans un premier temps les pas de son père puis est devenu boucher en reprenant le commerce de ses beaux-parents, eux-mêmes bouchers. Félicie met la main à la patte dans la boulangerie en servant les clients. Marcel, une fois sa scolarité terminée, suivra la même voie que ses parents ce qui faillit lui sauver la vie pendant la Grande Guerre. Faillit… seulement !

La boucherie est installée dans la Grand Rue.

En 1896, la famille compte trois personnes: Adrien, Félicie et leur premier enfant Adrien (Marcel) âgé de quatorze mois.

Une petite fille va venir au monde le 02 avril 1899. Prénommée Augusta Henriette Félicie, elle vivra longtemps, jusqu’en 1985, date à laquelle elle s’éteindra à Saint-Privat-des-Vieux, dans la banlieue d’Alès.

En 1909, le 12 février, Lucienne Marcelle complètera la fratrie.

La famille au grand complet, en 1911.

Il faudra attendre le 17 décembre 1914 pour que Marcel soit appelé par anticipation sous les drapeaux comme toute la classe 14. Son métier de boucher l’envoie dans la 15ème section des Commis et Ouvriers de d’Administration Militaire. Il faut bien nourrir tous ces hommes incorporés. Il s’agit d’un poste relativement à l’abri, éloigné du front.

Mais la guerre avance, les pertes humaines s’accumulent et le besoin de hommes se fait sentir. Marcel est alors affecté dans une unité combattante, le 16 janvier 1917, le 151ème Régiment d’Infanterie. Quatre mois après, il est versé « en renfort » au 265ème Régiment d’Infanterie. Le voilà bien loin du ravitaillement ! C’est dans les dunes des plages de la Mer du Nord que Marcel connaîtra son baptême du feu, vers Nieuport. Puis ce sera les Flandres et à nouveau la Mer du Nord en 1917, La Somme en 1918 puis Craonne.

On retrouve le 265ème R.I. en Champagne en octobre 1918. Les Allemands reculent mais offrent une résistance farouche.

 

On reconnaît en bas de la carte, le secteur de Suippes, Perthes-les-Hurlus… Sommepy…

où l’on s’est tellement battu de 1915 à 1918 que des villages détruits ne se seront pas reconstruits, que les terres ne seront plus jamais cultivées. Le front s’est certes un peu décalé vers le nord, à Saint-Pierre-à-Arnes, dans les Ardennes mais la lutte reste très farouche.

Le 8 octobre 1918, le Journal de Marche du 265ème raconte une attaque française, des tranchées ennemies conquises difficilement, des nids de mitrailleuses allemandes détruits grâce à l’intervention des blindés… puis une contrattaque allemande et le territoire gagné presque tout perdu…

 

Le texte est implacable: En résumé, en fin de journée, sur le front du régiment, la situation est sensiblement la même que la veille au soir.  En conclusion, une journée pour pas grand chose qui coûte tout de même…

…34 tués, 150 blessés et 34 disparus au régiment. Parmi les 34 morts, Marcel Roche, l’apprenti-boucher de Caderousse. Il était âgé de 22 ans et 9 mois.

Fiche matricule de Marcel Adrien Roche de Mémoire des Hommes.

Marcel Adrien Roche, matricule 883 de la classe 1915, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Marcel Adrien un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Marius Roche.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du samedi 30 juillet.

Le Tour se termine et il semble joué. Seul un incident technique pourrait empêcher Bartali de le remporter. Aussi, les coureurs italiens entourent leur leader comme ici dans le côte de Belrupt près de Verdun et les Belges en font autant avec le leur, Vervaecke. Le Tour continue…

Départ de Strasbourg pour la 18ème étape menant le peloton à Metz.

La place Kléber est noire de monde. Puis les coureurs s’élancent pour un rallye de 186 kilomètres.

Après les Pyrénées, les Alpes, le Jura, les bosses qui se présentent sous les roues de cyclistes semblent bien douces.

Les paysages sont bucoliques, les vaches paissent tranquillement.

Sur la fin, des échappés sont partis. On retrouve Le Guevel, Leducq, Clemens et Fontenay. Mais ils sont réglés au sprint par le Belge Kint déjà primé par ailleurs.

Les classements après cette 18ème étape du 32ème Tour de France.

Leducq n’est décidément plus le sprinter ailé d’il y a quelques années, mais le temps a fait son irrémédiable outrage. Bartali garde son épais matelas de 21’17 » d’avance sur Vervaecke.

19ème étape: Metz-Reims.

On commence par la côte de Gravelotte. Il fait bien meilleur s’y promener en 1938 qu’en 1870, quand il en tombait… comme à Gravelotte !

Le paysage est paisible et le peloton léthargique.

On pose entre vieux guerriers…

…comme ici Sylvère Maës et Antonin Magne qui se côtoient sur les route du Tour depuis 1930.

Les leaders posent côte à côte…

…de bas en haut, Vervaecke, Bartali et Cosson, bien content d’être en si belle compagnie.

Les classements à Reims.

Enfin une victoire française avec celle de Galateau, l’Avignonnais qui règle au sprint ses compagnons d’échappée, Le Guevel, Cavani et Egli.

 

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Ludovic Roche

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt dix-neuvième Poilu: Ludovic Albert Roche.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Ludovic est né à Caderousse, à l’île du Colombier, entre Rhône et Aigues, le 01 juillet 1896. C’est le petit dernier d’une grande fratrie de six enfants… six garçons.

Joseph Pierre Roche épouse le 16 octobre 1873 Françoise Antoinette Maurin. Ce sont tous deux enfants du village. Le jour des noces, Joseph va vers ses vingt-neuf ans alors que sa promise a un peu moins de dix-sept ans. Une importante différence d’âge entre l’homme et la femme, une mariée très jeune mais ce sont des choses assez courantes à l’époque.

Ils s’installent quartier Fazende, à la Grand’Grange. C’est au début des années 1890 que les parents prendront une ferme plus près du Rhône pour travailler les riches terres agricoles de l’île du Colombier.

Rapidement un premier enfant paraît, Pierre Marius Louis né le 29 décembre 1874. Cinq autres garçons suivront jusqu’en 1896 et la naissance de Ludovic, au prénom étrangement moderne. Vingt-deux ans d’écart entre Pierre et Ludovic… nous ne pourrons vous présenter la fratrie au grand complet lors d’un recensement, les aînés étant partis quand les plus jeunes arriveront.

En 1886, quatre enfants sont là. Quelques repères sur leurs existences.

Pierre va se marier en 1899 avec une certaine Augustine Françoise Joséphine Roche de Caderousse, des Roche qui ne connaîtront pas de deuil par la guerre.

Jean-Paul Abel né le 07 février 1876 disparaîtra à l’âge de 9 ans et 10 mois, en 1895.

Marius Napoléon Hippolyte viendra au monde le 18 décembre 1877. Il prendra pour épouse Emilie Marie Millet en 1900, une nièce d’un de ses parents qui s’installa un temps à la ferme comme on peut le lire sur le recensement de 1896.

Marius Napoléon, on peut en déduire à la lecture ce prénom que Joseph ou Françoise étaient certainement Bonapartistes !

Julien Martial enfin est né le 12 avril 1882. Le 02 février 1907, il unira son destin à celui de Julienne Paulia Sophie Perrin.

Céleste Jacques Jules est né le 14 avril 1887.

1901. Voici donc Ludovic Albert déjà âgé de 5 ans qui apparaît sur le premier recensement du XXème siècle. A noter que les recensements étaient systématiquement effectués lors du premier semestre.

En 1906, les trois aînés étant partis sous d’autres cieux, les parents ont pris des domestiques pour les aider dans leurs travaux quotidiens, à la ferme et aux champs, Fernand Garnier et Fernande Goudet, de très jeunes gens en âge de travailler, venus du Gard voisin. Dès quatorze ans, on était en âge de gagner sa vie.

En 1911, la famille s’est agrandie avec le retour de Julien et son épouse Paulia. Célestin s’est marié  à une fille de Codolet qu’il devait rejoindre en empruntant le bac à traille de l’Ardoise, juste à côté du fameux téléphérique des betteraves sucrières, témoin d’une modernité insoupçonnée. Il s’agit de Marguerite Marie Baptistine Arnaud qui a rejoint la ferme du Colombier et a mis au monde deux enfants, Gaston en 1907 et César en 1910. L’année suivante, le couple s’installera d’ailleurs à Codolet et après-guerre à Piolenc puis à Mornas.

Quand la guerre éclate en 1914, les quatre aînés Roche de l’île vont rejoindre l’armée, Pierre chez les Chasseurs à Pied, Marius un peu tard, fin septembre 1914, au 58ème R.I. d’Avignon ce qui lui sauvera la vie, Julien au 52ème R.I. de Montélimar et Célestin, l’ancien clairon au 163ème R.I. Il sera d’ailleurs rapidement blessé au col du Bonhomme le 15 août 1914 d’une balle dans le mollet gauche.

Ludovic encore éloigné des radars des recruteurs de l’armée attendra le 10 avril 1915 pour rejoindre le 98ème R.I. et faire son apprentissage militaire. A cette date, son frère Célestin a déjà subi une seconde blessure. Remis de celle au mollet et de retour au front, il repart à l’hôpital après avoir pris un éclat d’obus sur le côté gauche le 31 octobre 1914 à Lihons.

Ludovic se retrouve au 44ème R.I. 1er Bataillon, 3ème Compagne, le 05 octobre 1916. Il s’agit d’un régiment venu du Doubs, de Lons-le-Saunier et Montbéliard. Cette unité tient le front en Champagne, du côté de la Main de Massiges…

…dont on voit toujours les doigts sur les vues aériennes de 2018. Bien que le secteur soit relativement calme, un mois plus tard, le Journal de Marche du 44ème de Ligne nous apprend que Ludovic est le seul tué de son régiment le 09 novembre 1916.

Une balle perdue ou un éclat d’obus ? Le 09 novembre 1916, Ludovic était tout juste âgé de 20 ans et 4 mois.

La guerre n’en est pas pour autant finie pour ses frères. Julien partira pour le front d’Orient le 17 janvier 1917 et y restera dix-sept mois, jusqu’au 09 juin 1918, un lointain voyage pour le petit paysan de l’île du Colombier. Célestin connaîtra une troisième blessure, le 28 mai 1918. Puis comme bien des Poilus, il contractera la grippe espagnole doublée de complications pulmonaires le 09 octobre 1918, ce qui l’enverra à l’hôpital jusqu’au 25 novembre 1918, deux semaines après l’Armistice. Pour ces trois blessures, deux maladies, il recevra deux citations et la Médaille Militaire.

Fiche matricule de Ludovic Albert Roche de Mémoire des Hommes.

Ludovic Albert Roche, matricule 1092 de la classe 1916, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Ludovic Albert un ascendant  indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Marcel Roche.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 9 juin 1918

(JOUR 1407 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une nouvelle couverture consacrée à l’aviation. Après René Fonck, c’est un autre As, le lieutenant Crombez qui a cet honneur.  ll est Belge et il a souvent le privilège d’emmener son roi voler au-dessus des lignes ennemies.

Le Roi des Belges… le Roi-Soldat.

La rumeur prétend que les Allemands sont sur le point de lancer dans la bataille de gros avions capables de porter deux tonnes de bombes.

Réponse à cette rumeur, la présentation photographique d’un avion géant britannique que la RAF pourrait bientôt envoyer bombarder les villes allemandes.

Reims est toujours la cible des obus allemands. Aussi a-t-on décidé de protéger la statue de Jeanne d’Arc en la déplaçant dans un abri. Voici en quatre vues ce déménagement.

Maurice Barrès vient voir une dernière fois l’objet puis celui-ci est préparé pour être transporté.

Soldats américains montant en ligne sous les vivats d’écolières française. Cela n’est -il pas (trop) beau ?

Cette guerre est vraiment mondiale.

Ici, ce sont des travailleurs chinois qui ont été envoyés en Europe par leur pays pour aider à la construction des lignes de chemin de fer. En dessous, les Chinois dans une ville du sud de la France (ls débarquent à Marseille à l’issue de leur long périple).

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 19 mai 1918.

(JOUR 1386 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un hommage à l’aviateur Chaput abattu après 16 victoires. On montre ici ses 13ème et 14ème victimes soignées après la chute de leur aéroplane.

Les Etats-Unis dans la guerre:

Les avions de construisent en série- Les conducteurs de train de couleur réquisitionnés.

On fabrique de grandes bâches pour cacher les routes à la vue des avions. En bas, un canon factice.

On en parle beaucoup ces temps-ci. Reims subit de violent bombardements.

Les derniers habitants plient bagage.

Vues des ruines. Effectivement le chiffre de 60% de bâtiments détruits n’est pas inventé !

Aviation: chutes d’avions allemands dans le no man’s land entre les tranchées.

Une usine d’armement.

On fabrique les obus à la chaîne.

On vérifie leur fiabilité.

Pas vraiment sexy le masque de ce pauvre canidé…

…on dirait Milou dans Objectif Lune !

Un cimetière détruit par un bombardement.

C’était aussi la crainte des familles de voir leurs morts disparaître lors d’un bombardement de tombes.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 12 mai 1918

(JOUR 1379 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Ce n’est pas Clémenceau qui a droit à la couverture du Miroir cette semaine mais un sous-secrétaire d’état, M. Daumesnil, qui serre la main à un aviateur, René Fonck, qui terminera la guerre avec 75 victoires homologuées.

Une vue originale de Venise survolée par deux avions amis. Cela illustre une attaque de l’aviation autrichienne ou allemande sur la ville. Intérêt stratégique limité mais le pont du Rialto a eu chaud.

Bataille autour d’Amiens sur la Somme.

Le titre annonce que la bataille fait rage autour d’Amiens. Mais les deux photos montrent un décor bien propre. On est loin de la « vraie » guerre !

 

Toujours dans la Somme, les soldats britanniques blessés posent leurs casques pour aller se faire soigner… mais il ne semble guère blessés.

Paysage de Reims sous les bombardements. Après tous les bombardements subis par la ville pendant la guerre, elle sera considérée comme détruite à 60% une fois que le danger sera éloigné définitivement.

Une double page pour illustrer le raid britannique et français sur le port et le canal de Zeebrugge et sur Ostende. Cela se passait les 22 et 23 avril dernier. Les navires assaillants portent les stigmates de la réaction allemande.

Le titre de cette dernière photo ne serait plus toléré de nos jours, à juste titre… Le recrutement des Noirs au Sénégal. On recrute à tour de bras des hommes semblants volontaires. La réalité ne devait pas être aussi idyllique.

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