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La CARTE DE VISITE d’un MINISTRE D’ÉTAT… rien que cela !

Francisque Gay fut Ministre d’État au moment de la Libération. Il appartint au gouvernement d’unité nationale conduit par la Général de Gaulle où il siégea aux côtés de Georges Bidault et de Maurice Thorez puis au gouvernement de Georges Bidault, les fois comme ministre d’état, un rôle important.

Il faut dire que son action dans la Résistance avait été irréprochable et qu’il incarnait la démocratie chrétienne sociale. Il adhéra d’ailleurs au M.R.P. (Mouvement républicain populaire) et il fut élu sous cette étiquette à trois reprises comme député d’octobre 1946 à juillet 1951.

Il fut ensuite nommé Ambassadeur de France au Canada avant de prendre du recul avec la vie publique, en désaccord avec le M.R.P. sur la question coloniale.

Cette carte de visite pré-imprimée avait été adressée en remerciements de condoléances suite au décès d’un proche, très certainement.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 26 mai 1918

(JOUR 1393 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les troupes américaines sont enfin opérationnelles et elles sont amalgamées aux forces britanniques et françaises. Les états-major se consultent avec ici les généraux US Bullard et Pershing.

Les chars d’assaut sur le front. Les mastodontes sont enfin opérationnels, eux-aussi et participent aux attaques en étant très efficaces pour détruire les défenses et protéger un peu les fantassins.

Scène de guerre nous dit-on… plutôt des manoeuvres me semble-t-il !

Par contre les chars allemands sont moins perfectionnés et comme celui-ci se renversent facilement.
Encore une image qui participera à la légende de Clémenceau.

La visite dans la tranchée… de première ligne nous dit-on. On peut en douter !

Scènes de cette guerre de mouvement qui a repris…

Renforts français dans le Nord.

Dans l’Oise, une attaque de reconquête après l’avancée allemande, sur la ligne Noyon-Montdidier (au sud d’Amiens-Saint-Quentin)

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 mai 1918

(JOUR 1382 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une couverture osée que Facebook censurerait peut-être de nos jours. La République dénudée guidant les hommes à la Victoire. Le titre de ce tableau de Roll présenté au Salon de Peinture 1918: L’appel aux Armes !

Deux pages à la gloire de Clémenceau. J’ai vu emmène ses lecteurs à la découverte du village du Père la Victoire comme on l’appellera plus tard: Mouilleron-en-Pareds, village de Vendée entre La-Roche-sur-Yon et Parthenay.

Le conseil municipal du village vendéen.

Les moulins de Mouilleron. On n’est pourtant pas dans la Mancha.

La maison natale du Tigre.

Le jardin de la maison natale.

Et même la bonne du Grand-père !!!

Le culte de la personnalité de la pure mode du futur « petit père des peuples ».

Retour sur la cheminée du « Vindicative » criblée d’impact d’éclats d’obus…

…après l’attaque du 22-23 avril 1918 sur Ostende et Zeebrugge.

Un autre tableau après celui de la couverture:

Le Tsar dans sa prison non signée. Les Romanov dans leur prison loin d’être dorée. Quand ce journal parut, on ne doutait pas que les Romanov avaient moins d’un mois à vivre.

Autre dessin en double page centrale, une composition de Léon Fauret montrant un combat de chars, au premier plan le français à l’arrière l’allemand.

Combat de chars à la manière d’un combat de dinosaures !

Pour terminer, un peu d’humour.

Rigolo et moderne..

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er mai 1918

(JOUR 1368 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Georges Clémenceau à la une de ce J’ai vu. Agé de 77 ans le jour de la parution du journal, il est Ministre de la Guerre depuis le 17 novembre 1917 et partisan de la victoire totale sur le Reich.

Un article sur l’exécution de Mata Hari et de Bolo-Pacha pour espionnage au fort de Vincennes. Cela date du 17 octobre 1917 mais J’ai vu est coutumier de revenir sur des évènements passés pour les analyser.

La comédienne entre deux autres « traitres » exécutés à Vincennes par la même occasion, Costa Condoyannis et Bolo-Pacha.

Le départ du corbillard de Vincennes emmenant la dépouille de Bolo-Pacha.

Une exécution paru dans un journal berlinois qui met en parallèle l’exécution de Mata Hari et celle de Maximilien au Mexique, après la catastrophique expédition initiée par Napoléon III.

Rien à voir avec la guerre que cette page sur Poulbot qui met en scène à Paris le personnage qu’il a créé…

Paris bombardé par la Grosse Bertha, un canon géant allemand et a fait dégâts sur une crèche en tuant un personnel de santé…

veillé par ses collègues infirmières mais n’enlève pas…

le sourire aux Parisiennes.

D’autres qui ne perdent pas le sourire, ce sont les jeunes recrues de la classe 1919 qui partent pour la caserne. Sourire de circonstance et pour l’objectif du photographe, pour sûr.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 02 février 1918

(JOUR 1279 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Louis Malay, ancien ministre de l’Intérieur et le rédacteur en chef de l’Action française, le journal ‘extraie-droite, Léon Daudet. Le second reprochait au premier d’être responsable du désastre du Chemin des Dames, d’être l’amant de Mata-Hari, d’être responsable des rebellions de 1917. Tout cel est bien entendu faux. Malay démissionne et demande à être traduit devant la Haute-Cour. mais tout ne se passe pas comme il l’espérait. Il est condamné pour forfaiture et s’exile à San Sebastien. Il ne souhaite pas recevoir l’aide des mouvements ouvriers qui étaient prêts à lancer la grève générale. Il reviendra en politique au moment du cartel des Gauches et ne souhaitera pas être réhabilité, ce qui serait advenu s’il l’avait demandé. Il continuera la vie politique jusqu’à l’arrivée de Pétain pour lequel il vota les pleins pouvoirs.

Le magazine propose à ses lecteurs une longue enquête sur les chantiers navals américains. Ce thème a un rapport indirect avec la guerre mais reste intéressant car il préfigure le leadership mondial des Etats-Unis après-guerre  au détriment du vieux continent.

Retour à la guerre avec cette vue d’une préparation d’artillerie non localisée.

Ou cette image d’Epinal du Poilu pansé par un infirmier à même la tranchée avent bien sûr de retourner au front.

Pour terminer, une dernière page avec le chaos provoqué par la guerre civile en Russie.

En vrac, on y voit (par le dessin pour les scènes de violence et la photo pour les vues fixes), en haut l’attaque d’un train par les Gardes Rouges, des barricades à Moscou ce qui tend à prouver qu’il y a un adversaire face aux Bolcheviks, des cathédrales victimes de destructions dues aux combats de rue entre les clans qui s’affrontent, destructions moins importantes que ce que l’on peut voir pour les villes proches du front à l’ouest.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er décembre 1917

(JOUR 1216 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une , Fayolle, général de son état et chef des troupes françaises envoyées en Italie. L’effondrement du front de notre alliée face aux Autrichiens a obligé les Français de réagir en envoyant des troupes aguerries aux combats en montagne. Parmi elles, le 2ème R.A.M. auquel appartenait le grand-oncle Séraphin, dont on déjà parlé dans ces colonnes.

Cette intervention date d’un mois, au début de novembre 1917 et nous allons l’évoquer dans les revues qui arrivent. Il faut toujours un mois pour que la presse muselée évoque les sujets.

Autre lieu qui va faire parler: la Palestine.

Les Britanniques ont repoussé les Turcs avec l’aide des tribus bédouines. Les lieux-saints ont été libérés. On va en reparler, surtout qu’on n’oublie pas que quelques Français étaient de la fête… dont un Caderoussier qui y laissera la vie !

Autre sujet, un page croque Clémenceau sous tous les angles.

Depuis le 16 novembre, le vieil homme (il est alors âgé de 76 ans) cumule les fonctions de Premier Ministre et Ministre de la Guerre. La légende du « Père la Victoire » est en route.
Âgé d’un an de plus que Clémenceau, Auguste Rodin est décédé le 17 novembre.

J’ai vu lui consacre une page. Pendant ce temps Camille Claudel croupie à Mondevergues depuis 1913 et où elle passera les 30 dernières années de sa vie.

En double page centrale, un destroyer anglais à la poursuite d’un sous-marin allemand.

La mer est grosse et la lutte acharnée.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 septembre 1917

(JOUR 1155 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le vieux politique Clémenceau en déplacement dans les tranchées de Verdun, dans le secteur de Mort-Homme. Il lui est difficile de se déplacer dans ce paysage bouleversé, surtout quand il s’agit de franchir un ruisseau sur une étroite planche !

De nouveaux équipements.

Ce casque trouvé sur un prisonnier allemand. Il doit éviter les gueules cassées mais doit être terrible pour les cervicales !

La cloche des gaz dans un abri britannique.

Reste à savoir ce que va devenir cette invention si le Tommy est distrait ou le premier touché par les gaz.

Des torpilles américaines gigantesques.

Au départ et au retour, remorquée par un petit vaisseau. En expérimentation !

Une guerre presque idyllique.

Dans cette région marécageuse au nord-ouest de Monastir, en Macédoine, la presse nous présente des lieux charmants, de villégiature, plus que de mort !

Destructions d’une cité de Ginchy dans la Somme après les diverses batailles qui s’y sont déroulées.

Les vues aériennes nous montrent que tout a disparu, tout a été rasé ! La bataille s’est déroulée à partir du 6 septembre 1916, il y a un an.

Pour terminer, la photo d’un avion allemand. Vue banale mais légende originale:

Oeuvre de la censure ou coquille du magazine ?

 

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