Archives de Tag: Nord

ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 15 septembre 1918

(JOUR 1505 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Beaucoup de vues sur les troupes britanniques cette semaine dans le Miroir avec celle de la Ligne Hindenburg que les Canadiens viennent d’atteindre et de dépasser.

Etablie pendant l’hiver 1916-1917, les Allemands la présentaient comme inviolable. Leur retraite de l’automne 1918 a démontré le contraire.

Attaque des Britanniques dans le Nord, du côté d’Argentifères, Douai, Cambrai.

Du matériel allemand (pelles, fusils…) pris aux Allemands dans la Somme.

Ici, dans l’Aisne, une grosse pièce d’artillerie de marine, montée sur camion, a été repérée par un avion qui a guidé le tir français qui l’a détruite.

Par contre ce canon pris avec ses munitions par les Canadiens a été retourné contre les Allemands.

Avion allemand abattu par la DCA.

Par contre, l’As des As Fonck montre le blason de l’avion allemand qu’il vient d’abattre.

Feu d’artifice chez les Yankees qui sont maintenant plus de 500 000 à combattre sur le front occidental.

Destruction d’une ligne de chemin de fer et lancé de fusées éclairantes.

Poster un commentaire

Classé dans Revues

116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Alphonse Ruat.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-sixième Poilu: Alphonse Auguste Ruat.

Quatrième face du Monument aux Morts.

Une recherche pas des plus compliquée pour écrire la biographie d’Alphonse Ruat, premier des trois Ruat inscrits sur le monument aux morts de Caderousse. Pas de lien de parenté proche (frères ou cousins) entre eux.

Alphonse est né à Caderousse le 09 janvier 1882, fils d’un couple de Caderoussiens. Son père Jules Alphonse Ruat est baletier. Il est né en 1848 de parents cultivateurs. Sa mère, Marguerite Rose Valon exerce le même métier. Né en 1856, elle est la fille d’un cordonnier. Jules et Rose se sont mariés le 19 décembre 1875. Ils s’installent à l’abri des digues, rue Pied Gaillard.

Rapidement, la famille va s’agrandir avec la naissance de Julie Joséphine Rose, le 14 novembre 1876. Puis viendra Alphonse six ans après, porte Castellan.

Voici donc la famille au grand complet sur la liste nominative du recensement de 1896. Car Jules et Rose en resteront à deux enfants, une fille et un garçon qui vivront jusqu’à l’âge adulte, un choix, si choix il y a, vraiment moderne.

En 1906, comme on le voit, ils sont à nouveau seuls, rue Vénasque. Les enfants volent de leurs propres ailes, ou presque. En effet, le 28 octobre 1896, Julie s’est mariée avec un maréchal-ferrant du village, Martin Lucien Ribière, de six ans son aîné, originaire de Bollène.

Le 16 novembre 1903, c’est au tour d’Alphonse de quitter le foyer pour répondre à ses obligations militaires. Il est incorporé à Aix-en-Provence, au 55ème Régiment d’Infanterie où il passera trois années. Rendu à la vie civile, il retrouve Caderousse et ses parents le 18 septembre 1906. Il reprend le travail aux champs qu’il avait abandonné trois ans auparavant.

Alphonse se marie à Caderousse le 12 octobre 1909 avec une fille née à Orange mais résidant au village, Denise Thérèse Rosalie Gromelle. C’est la fille du boulanger ! Ils s’installent dans une ferme, quartier Saint-Trophime.  Rapidement, deux enfants vont naître, deux filles, Rose Juliette le 16 janvier 1910 puis Marie Rose Denise, le 18 février 1911….

 

…juste avant que ne passe l’agent recenseur. Un vrai bouquet de Rose cette famille, prénom venant de la grand-mère maternelle d’Alphonse, Marie Rose Loche. Un garçon a-t-il eu le temps d’être conçu avant la déclaration de guerre ? On ne le saura pas pour l’instant, les Archives numérisées de Caderousse s’arrêtant en 1912.

Alphonse est rappelé au 55ème R.I. le 11 août 1914. Ce petit retard lui sauvera la vie en août 14. Mais un destin cruel le rattrapera en 1915.
Dans un premier temps, il est muté au 114ème Régiment d’Infanterie de Parthenay le 17 mars 1915. Ce régiment est envoyé combattre les Allemands dans le bassin minier du Pas-de-Calais en mai 1915. Le 114ème rejoint des tranchées françaises dans ce front tenu plutôt par les Britanniques, en face de Loos, le 06 mai. L’Etat-major a programmé une attaque pour les jours qui suivent. Pour l’heure, ce sont des tirs d’artillerie que s’échangent les belligérants.

L’offensive débute le 09 et les combats s’étaleront sur deux jours.

Comme bien souvent, la préparation d’artillerie est insuffisante, le terme « nul » est même employé par le rédacteur du Journal de Marche du 114ème.

 

Rapidement, alors que les fantassins abordent les tranchées allemandes, le lieutenant-colonel conduisant l’assaut est tué.

 

Ce fait créera quelques désordres. Mais les hommes prennent assez facilement les tranchées allemandes de première et même de seconde ligne.

 

Tout paraît même trop facile. Il faut dire que les Allemands, peu touchés par les tirs d’artillerie n’ont pas opposé une résistance farouche. Normal, c’était leur plan ! Toujours est-il que les objectifs fixés par les chefs sont atteints comme cela est dessiné ci-dessous.

Mais bientôt, tout se gâte. En seconde partie de journée, les Allemands se mettent en tête de reconquérir le terrain perdu. Affaiblis et fatigués par l’attaque, les Français doivent résister tant bien que mal.

La nuit venue, des échanges de grenades continuent puis au petit matin du 10 mai, la contrattaque allemande prend de l’ampleur, plus violente que jamais.

 

C’est difficile de résister sans hommes frais et alors que les munitions s’épuisent. Les nids de résistance français sont peu à peu nettoyés…. si bien qu’au 10 au soir…

…on est dans la même situation qu’au 09 au matin !

Petite nuance mais de taille ! Le bilan humain:

22 officiers et 1 409 hommes du rang mis hors-de-combat en 48 heures. C’est plus de la moitié du régiment qui est absent à l’appel. Parmi les tués, ce 10 mai 1915, Alphonse Ruat de Caderousse. Il était âgé de 33 ans et 4 mois.

Fiche matricule de Alphonse Auguste Ruat de Mémoire des Hommes.

Alphonse Auguste Ruat matricule 613 de la classe 1902, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Ruat est encore présent dans le Vaucluse et dans le Gard. Si quelqu’un reconnaît en Alphonse Auguste un ascendant  direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Louis Ruat.

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE

Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 02 août.

Le Tour touche à sa fin et est joué depuis la sortie des Alpes. Le  podium est celui d’Aix: Vervaecke, le Belge, second, Gino Bartali, l’Italien, premier et Victor Cosson, le Français, troisième. Belgique, Italie, France, trois nations majeures du cyclisme en 1938.

Le Miroir des Sports du 2 août nous raconte les deux dernières étapes.

20ème étape Reims-Lille partitionnée en trois secteurs.

Premier tronçon: Reims-Laon avec le sprint victorieux de Servadei, l’Italien au centre, devant Bini à droite et Neuville à gauche.

Second tronçon: Laon-Saint-Quentin en contre-la-montre individuel. Vervaecke l’emporte devant Vissers et Cosson. Bartali finit huitième à un peu moins de deux minutes.

Troisième tronçon: Saint-Quentin-Lille. Neuville l’emporte sur l’hippodrome de Lille à Croisé-Laroche.

Les classements:

Vervaecke n’a plus que 19′ et 27″ de retard sur Bartali !

Mais surtout, le Nord s’est déplacé en masse pour voir passer les forçats de la route.

A Lille, en haut, à Vimy, tombeau des Canadiens, à Doullens connu pour sa côte dans Paris-Roubaix.

Reste à rentrer sans encombre de préférence à Paris.

Là aussi, le Parc des Princes est rempli pour voir arriver les Tours de France.

Antonin Magne et André Leducq s’échappent et terminent bras-dessus-bras-dessous pour être classés ex-aequo.

Trop beau pour être vrai ! Etait-ce un coup monté ? Ces deux champions pèsent quatre Tours à eux deux et pas moins de 32 victoires avant celle-ci ! C’est pour l’un comme pour l’autre leur dernier Tour. Une fin en apothéose !

Le classement général final:

Le grand Gino Bartali alors âgé de 24 ans.

La guerre va l’empêcher de se faire un palmarès exceptionnel !

Les tours d’honneur, les bouquets, les bisous, les larmes, les photos de famille… puis tout le monde rentre chez soi. Le Tour 1938 a vécu, vive le Tour 1939 !

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 28 juillet 1918

(JOUR 1456 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une scène qu’on a vu plusieurs: un gradé, le général Gouraud,  embrassant le drapeau de son unité lors d’une prise d’arme.

Dans le secteur canadien, au nord de la France, tout est détruit: habitat, puits de mine, usines… sauf les voies ferrées bien entretenu car elles amènent le ravitaillement essentiel pour le front.

Des Canadiens ont reçu la visite de leur premier ministre, sir Robert Norden, qui parle à ses compatriotes près du front.

Il y a 15 jours, c’était le 14 juillet. Les drapeaux et des hommes ayant participé au cérémonie de la Fête Nationale française.

L’offensive allemande et la contrattaque des Alliés. On loue donc la puissance de l’artillerie américaine…

…la meilleure du monde, que ce soit pour l’artillerie de campagne que pour les grosses pièces. Mais on oublie pas de vanter les mérites es petits chars français.

De petits blindé, loin des mastodontes qu’on a pu voir par ailleurs, mais de petits engins très efficaces pour des combats rapprochés.

Pour terminer de quarante-huitième mois de guerre, une page sur la colombophilie…

et ses liaisons entre les tranchées et l’Etat-Major où les volatiles ont joué un rôle important et deux vues originales:

des sculptures façonnées dans la pièce des tranchées dans la région de Crépy-en-Valois et…

…le résultat surprenant de l’effet de souffle d’une bombe dont l’éclatement a envoyé sur un toit une carriole. Imaginez le résultat pour les hommes !

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 26 mai 1918

(JOUR 1393 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Les troupes américaines sont enfin opérationnelles et elles sont amalgamées aux forces britanniques et françaises. Les états-major se consultent avec ici les généraux US Bullard et Pershing.

Les chars d’assaut sur le front. Les mastodontes sont enfin opérationnels, eux-aussi et participent aux attaques en étant très efficaces pour détruire les défenses et protéger un peu les fantassins.

Scène de guerre nous dit-on… plutôt des manoeuvres me semble-t-il !

Par contre les chars allemands sont moins perfectionnés et comme celui-ci se renversent facilement.
Encore une image qui participera à la légende de Clémenceau.

La visite dans la tranchée… de première ligne nous dit-on. On peut en douter !

Scènes de cette guerre de mouvement qui a repris…

Renforts français dans le Nord.

Dans l’Oise, une attaque de reconquête après l’avancée allemande, sur la ligne Noyon-Montdidier (au sud d’Amiens-Saint-Quentin)

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 11 novembre 1917

 (JOUR 1197 1196 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un an jour pour jour avant l’armistice qui mettra fin à la guerre. Une petite erreur s’est glissée dans notre décompte hebdomadaire, ce 11 novembre 1917 permet de remettre le compte à jour ! Mais le jour de la parution du journal, personne ne savait qu’il faudrait encore attendre 365 jours pour atteindre la fin de cette catastrophe.

A la une, les nouveaux chefs de l’armée russe en train de devenir soviétique, nommée par les Révolutionnaires d’Octobre. On ne parle pas encore d’URSS, terme qui apparaîtra le 30 décembre 1922.

Les femmes sont amenées à combattre dans cette nouvelle arme russe. On l’a vu avec les troupes d’infanterie. Ces images montrent qu’il en est de même dans la Marine.

Toujours à l’est, dans la capitale provisoire de la Roumanie, Jassy ou plutôt Iasi (avec une cédille sous le s) en Moldavie, on expose des armes prises aux Autrichiens.

Quelques obusiers pour une armée qui n’a plus de capitale… c’est bien peu !

Les Alliées ont aussi des dirigeables, sans aucune comparaison possible avec les Zeppelin.

Ils patrouillent le long des côtes pour déceler l’éventuelle présence de sous-marins allemands.

Un tour au Portugal, belligérant en guerre contre les forces allemandes.

Ici, les poissonnières transportent, non pas des poissons mais des obus embarqués pour le front européen ou africain.

Des destructions…

Dans la région de Maubeuge (Nord) et le paysage est bouleversé.

Le Chemin des Dames et une fameuse attaque française qui a enfoncé les lignes allemandes, événement qui a été oublié par les historiens de nos jours. On est en pleine propagande.

Une carte dessinée sur une vue aérienne sensée prouver que l’avancée française est bien réelle.

Une double page complète sur cet événement avec des scènes de liesse;

Des prisonniers allemands et des destructions.

Autres destructions toujours dans l’Aisne où des fermes ne sont plus que des tas de cailloux et de poutres entremêlées.

Beaucoup de bruit pour faire oublier les hécatombes du 16 avril 1917 et les rebellions qui suivirent.

Les Australiens sur les Flandres, au milieu de polders remplis des eaux de la mer du Nord ayant envahi les terres cultivables de Belgique.

Pour terminer des messages inscrits sur un mur de Macédoine où les Alliés affrontent les Bulgares.

Les Bulgares avaient écrit un message à le gloire de leur chef Mackensen. La réponse est venue d’un Zouave qui lui a répondu ce que vous pouvez lire !

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 14 octobre 1917

 (JOUR 1169 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, Kerensky dans son cabinet de travail au Palais d’Hiver de Petrograd. A Moscou les troubles fomentés par les Maximalistes s’amplifient et la Révolution s’approche.

La bataille de Menin, dans les Flandres, à l’est d’Ypres.

Elle a eu lieu le 20 septembre 1917 et ce sont les troupes britanniques assistées par l’artillerie australienne qui firent reculer les Allemands dans ce secteur. On voit des prisonniers allemands dont certains blessés sont tout de même interrogés par les Anglais.

De leur côté, les Canadiens ont attaqués à Lens.

On voit que l’artillerie a détruit le décor du Pas-de-Calais. Sur la vue du bas, les hommes ont retrouvé une réserve d’eau appartenant aux Minières du Nord et du Pas-de-Calais.

Ailleurs, les troupes françaises sont relevés par bateau en empruntant un canal.

La censure nous empêche de savoir où cela devait se passer et de quel canal il s’agissait.

Sur le front du Nord, des vues impressionnantes de l’éclatement de grosses marmites.

Enfin tout un reportage montrant la visite de Pétain sur le front de Verdun, accompagnant le roi d’Italie.

Entretien avec les hommes.

Le partage de la soupe et du vin.

Avec le roi d’Italie depuis un poste d’observation.

Et tout cela se termine, non pas par un banquet comme chez Astérix, mais par un défilé militaire !

Il est indéniable de Pétain commence à peaufiner son image de proximité avec la troupe, ce qui lui servira dans sa future carrière politique…. !

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Revues