Archives de Catégorie: Vieux papiers

Une chanson de LA ROULANTE: LES BOCHES À CONSTANTINOPLE (Ch. DUJARDIN)

LES BOCHES À CONSTANTINOPLE (Impressions d’un eunuque) de Ch. Dujardin.

Pas sa meilleure et plus pertinente écriture !

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Une chanson de LA ROULANTE: LE PRISONNIER BOCHE (Ch. DUJARDIN)

LE PRISONNIER BOCHE, de Ch. Dujardin, rédacteur de La Roulante.

L’histoire est située à la Croix des Carmes à Montauville, à 2 km à l’ouest de Pont-à-Mousson. Il s’agit du secteur de Bois le Prêtre où de violents combats eurent lieu en 1915 avant que le front ne soit stabilisé sur 3 ans.

CroixdesCarmes.jpg

Un monument est élevé à la gloire du 365ème R.I.

On voit que l’histoire de cette chanson est une guéguerre entre la troupe et les gendarmes, les premiers faisant des prisonniers et les seconds les laissant s’échapper. Les gendarmes n’étaient guère appréciés des Poilus !

 

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°14 du 28 février 1917 (10/10)

Retour de cet avant-dernier numéro de La Roulante à un format plus important. A la une, Bils fait parler deux Poilus se félicitant d’avoir fait prisonnier les soldats allemands qui défilent devant eux.

Des prisonniers allemands, on en retrouve sur la double page centrale, toujours sous les traits au crayon de Bils, sous le titre « un coup de filet » daté du 30 janvier 1917.

D’excellents portraits d’un artiste confirmé.

Page « En roulant… à travers les Crises » sur les restrictions à l’arrière, signée Rip.

On y parle de la crise du sucre et de celle du charbon qui va être bientôt rationné. L’auteur se propose de devenir inspecteur gastronomique à la Préfecture de Police pour s’occuper de ces restrictions et envisage de créer des salles chauffées communes pour le public à qui on passera des films cinématographiques pour ne pas qu’il s’ennuie.

La crise du charbon et son possible rayonnement semble vraiment être une préoccupation avec cet autre dessin humoristique de Coois Schem…

… et le jeu de mot coke-coq.

La page du philosophe Athanase Parigot est une suite de brèves entendues ici et là. « un embusqué trouve toujours un plus embusqué qui le dégoûte »; « Le meilleur moment de la permission, c’est la veille du jour où l’on doit y partir ».

Enfin, sur deux pages, un drame en trois actes: « Lorsque tout est fini. » par Jan d’Urdy.

 

Il s’agit d’un jeune homme se confiant à un vieil ami dévoué. Il veut se suicider car désespéré car celle qu’il désire ne l’aime pas. Comme mort, il envisage la Seine… elle est gelée, l’armée… ne pas y aller car il est réformé, reste le charbon mais il est trop cher.
Au second acte, le vieil ami dévoué reçoit une lettre dans laquelle il apprend que le jeune homme s’est suicidé au charbon, ayant réussi à économiser 23 francs 50 pour acheter un boisseau.

Au troisième acte, ce même vieil ami dévoué apprend cette nouvelle à la dame élégante…

 

… qui pour toute compassion trouve l’attitude du garçon « nigaud » car avec 23 francs 50, elle aurait pu l’aimer pour 20 francs et il lui aurait resté 3 francs 50 !

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°13 du 15 février 1917 (9/10)

Un dessin de Bils sur une patrouille dans un bois où le second militaire préfère envoyer son copain vers l’avant, lui préférant aller chercher les secours pour quand il se fera toucher.

Retour à un format normal pour ce quatre pages, le papier ayant été offert par les Papeteries Darblay à Essonnes.

On y retrouve les écrits classiques.

En roulant… les deux plats. Prosper Montagné évoque ici les restrictions dans les restaurants parisiens avec la mode des deux plats et bientôt du plat unique qui contiendra un peu de tout. Tout cela pour copier les rations des Poilus, pour faire mode en quelque sorte. Le texte est agrémenté d’un dessin quelque peu grivois.

On peut y lire la suite du reportage d’un Monégasque à Berlin.

On parle des rationnements en Allemagne avec pas moins de 31 cartes dans un restaurant de Berlin et du Komprinz qui à chaque combat qu’il mène à la tête des troupes allemandes perd du galon de général d’infanterie avant la bataille des Marais de Saint Gond en 1914 à soldat de Première classe après la perte du fort du Douaumont.

Suite également des Documents historiques …

Il s’agit d’une lettre d’une marraine de guerre teutonne à son filleul au front, victime des privations. Cette marraine est tout de même la présidente de la Société des Marraines Teutonnes de la guerre. Elle y raconte le repas de son mari s’envoyant une énorme saucisse en poussant de retentissant Klop de plaisir tout en pensant au filleul qui fait diète à la guerre. Elle lui adresse finalement une boîte de poudre insectivore pour accompagner sa missive.

 

 

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°12 du 1er février 1917 (8/10)

Il fait froid cet hiver 17 sur le front et Bils en profite pour ce trait d’humour, par -15° au-dessous.

Journal de quatre pages dans un format augmenté 24X33.

Une page signée Max Eddy illustrée par Gas-Bofu avec la suite d’un « reportage sensationnel d’un neutre- Huit jours à Berlin par Max Aghion, Monégasque et reporter ordinaire de sa « Majesté l’empereur d’Allemagne ».

Il y est question des Suisses et surtout des Suissesses qui fabriquent 300 000 petits suisses par jour alors qu’avant guère les Françaises se montraient hostiles à la maternité. Il est aussi question de banquiers allemands venant placer leurs économies en Suisse en achetant des emprunts français plus intéressant que d’investir chez Krupp et de dîner à Berlin où l’oeuf à le coque commandé était occupé par un poussin ce qui valut au narrateur de payer un supplément pour avoir eu de la viande !

Toujours la page de brèves, la « revue à billes-aussi roulante que possible » de Ch. Vilpelle.

On y moque les « As » de l’aviation se vendant de leurs succès,…

…d’amour platonique entre une marraine (de guerre) et son filleul et d’amour plateutonique entre Karl Werther et son gretchen.

 

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°11 de janvier 1917 (7/10)

Pas de couverture pour ce numéro 11 qui a été identifié à cette place par la numérotation des pages. Un dessin de Claude Bils: le Poilu de corvée de soupe attend le passage de la roulante en allumant une pipe, son tuyau personnel, en quelque sorte !

Une double page sur un dialogue entre un monsieur enthousiaste et le juin militaire, le Héros de cette histoire.

L’homme enthousiaste croit que le jeune Héros connaît toutes les rigueurs du front, tous les dangers… alors qu’il n’est qu’à l’observatoire de Chalais-Meudon depuis qu’il a été mobilisé.
C’est la jeune femme du « Héros » qui a vendu la mèche !

Une histoire en un peu plus d’une page et demie « Le cercle vicieux » sous le mode roman-cinéma de Maurice Leblanc.

Une histoire un peu farfelue où il est question de 

et

La « revue à billes très roulante  » de Ch. Vilpelle.

Un peu touffue où il question de pinard, de la note de Wilson, d’Est Républicain.

Et un dernier dessin humoristique d’A. Guille…

où le Poilu botte les fesses de l’Allemand.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°10 du 1er janvier 1917 (6/10)

Le numéro 10 de La Roulante, paru pour le Jour de l’An 1917 voit apparaître les premiers dessins de Bils, Claude Bils dont on a déjà parlé en ouvrant cette série. La roulante arrive, les tuyaux fumants et au bord du chemin, les hommes de corvée de soupe attendent pour ramener la nourriture au reste de la troupe.

On y retrouve d’autre dessins humoristiques…

…ou…

…une roulante un peu particulière !

Une poésie aux Poilus assez conventionnelle:

Pour le Jour de l’An, on fait la fête et si les Boches ne sont pas contents, on leur tape dessus. Très convenu, sans grand sous-entendu.

Un long texte à la manière d’une lettre à l’époque de la Convention et une comparaison avec ceux de Valmy.

Et les traditionnelles brèves, les Percos de la Roulante, moquant les Parlementaires à l’arrière,…

…les abréviations dont l’Administration Militaire est si friande et une perm. à Paris d’un rédacteur du journal.

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