Archives de Catégorie: Vieux papiers

Une chanson de LA ROULANTE: LE BOIS LE PRÊTRE (Paul COLON dit PAULUS)

A chanter sur l’air de « La Valse brune ».

Les combats du 369ème R.I. dans le secteur du Bois le Prêtre, un lieu de promenade de Pont-à-Mousson, avant-guerre.

On y apprend, c’est bon pour paraître en société, que les habitants de Pont-à-Mousson sont les Mussipontains et les Mussipontaines !

On a parlé de fraternisations à la fontaine du Père-Hilarion au bois-le-Prêtre sans que cela ne soit confirmé ni infirmé.

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Une chanson de LA ROULANTE: GRISCOURT VILLE MODERNE (Ch. DUJARDIN)

Petit village entre Pont-à-Mousson et Nancy, le 369ème RI devait y avoir passé quelque temps. 142 habitants en 1911. Ch. Dujardin se moque de la petitesse du village en exagérant tous les lieux publics au point d’y voir à l’avenir une concurrente de Nancy.

 

 

On croit même deviner, aux sixième et septième strophes la présence d’un BMC au coeur du village.

 

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La CARTE DE VISITE d’un MINISTRE D’ÉTAT… rien que cela !

Francisque Gay fut Ministre d’État au moment de la Libération. Il appartint au gouvernement d’unité nationale conduit par la Général de Gaulle où il siégea aux côtés de Georges Bidault et de Maurice Thorez puis au gouvernement de Georges Bidault, les fois comme ministre d’état, un rôle important.

Il faut dire que son action dans la Résistance avait été irréprochable et qu’il incarnait la démocratie chrétienne sociale. Il adhéra d’ailleurs au M.R.P. (Mouvement républicain populaire) et il fut élu sous cette étiquette à trois reprises comme député d’octobre 1946 à juillet 1951.

Il fut ensuite nommé Ambassadeur de France au Canada avant de prendre du recul avec la vie publique, en désaccord avec le M.R.P. sur la question coloniale.

Cette carte de visite pré-imprimée avait été adressée en remerciements de condoléances suite au décès d’un proche, très certainement.

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COLLABORATION: un tract à la gloire de la RÉVOLUTION NATIONALE.

Un tract imprimé uniquement au recto à la gloire de la Révolution Nationale imprimé à Tunis et certainement distribué dans cette ancienne colonie (protectorat pardon) avant la Libération du pays par les Américains.

En haut l’abominable république et sa devise perverse Liberté-Egalité-fraternité et en dessous le monde rêvé par les Fascistes de Vichy, adepte de la Révolution Nationale et de sa devise Travail- Famille- Patrie.

La République asservie par les partis et le capitalisme étranger (bien sûr), la République horriblement égalitaire où la Fraternité n’est qu’un leurre puisque la lutte des classes mène à la haine et à la misère.

A l’opposé, la Révolution Nationale amènera du travail à tous (dans les usines d’armement du reich pour certains). la famille sera au centre de la société (un papa, une maman 70 ans avant les grenouilles de bénitiers de Boutin et consort) et la Patrie au dessus de tout, une patrie occupée, pillée ce qui ne dérange pas du tout les auteurs de ces lignes puisque c’est la faute de la Gueuse.

Vive la Gueuse.

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COLLABORATION: le B.A.-BA du Fascisme à la Française sous Pétain.

Une feuille imprimée recto-verso sur un papier pelure, aussi léger que le niveau intellectuel du contenu. deux pages donc qui résument la pensée politique du Régime de Vichy guidé par son chef, le Maréchal autoproclamé, autant autoproclamé que fut son appellation de « Vainqueur de Verdun » alors que le vainqueur de Verdun fut Nivelle. N’oublions pas que Pétain quitta le commandement du front à Verdun le 16 avril 1916, loin du terme d’une bataille qui dura jusqu’en décembre 1916 !

Mais quand on a un chef sous la main, pardon un Chef, il faut lui inventer une Légende.

Car ces deux pages ne sont rien d’autre que la définition du Fascisme à la Française que reconnaissent encore de nos jours les tenants d’extrême-droite même lorsqu’ils se font appeler Patriotes.

Le bras armé de cette Révolution Nationale était la Légion, pas celle des Volontaires mais celle des Combattants, en un mot les associations d’anciens combattants de la Grande Guerre revues à la sauce de Vichy.

Le crédo des fascistes français:

La Légion défend l’unité de la France sauf bien sûr celle de la Zone Occupée par les Allemands et celle annexée tout bonnement, l’Alsace et la Lorraine.
La réécriture de l’Histoire… en expurgeant tout ce qui dérange, la Révolution de 1789, la vraie révolution, les mouvements ouvriers…, la libération du prolétariat (et des femmes de nos jours- on le verra plus loin).

Le culte du Chef (celui en place puisqu’il s’est choisi), de la Famille, du Travail et de la Patrie, le culte des valeurs ancestrales  et l’encadrement de la Jeunesse.

La défense d’une économie où collaborent l’intelligence, le travail et le capital (vaste programme), le paternalisme dans les rapports entre ouvriers et patrons.

La défense de l’agriculture et des petites entreprises, programme commun à tous les candidats depuis la nuit des temps…

Le mérite (la Valeur est employé) pour les fonctionnaires et la restauration du rôle de l’instituteur, du professeur (on est loin de Sarkozy).

Une nouvelle Europe autour de l’Allemagne (bien que ce ne soit pas dit)…et bien sûr, la lutte des nuisibles « étrangers » bien entendu …

les Francs-Maçons, les Communistes, les démocrates, les Juifs, les Gaullistes et le capitalisme international… donc à peu près… tout le monde sauf les Fascistes.
Ça ne vous rappelle pas quelques programmes plus récents ?

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Le DIPLÔME de BACHELIER de JEAN BON (oui oui !) en 1838

Un bien joli papier ancien que ce diplôme de Bachelier ès Lettres. Un grand papier de 43×34 cm, un vieux papier puisqu’il a été délivré le 27 septembre 1838…

…à Paris. Pourtant le bachelier a suivi les cours de la Faculté des Lettres de l’académie de Toulouse mais le centralisme, le jacobinisme français a fait que ce papier a reçu une signature parisienne.

Ce Bachelier, il s’agit d’un certain Jean(-Marie) Bon, oui, un Jean Bon, il fallait oser (!) né le 1er janvier 1819 à Barbazan, en Haute-Garonne, non loin de Saint-Gaudens, à une grosse centaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse.  Brillant élève, Jean Bon avait donc 19 ans et demi quand il obtint ce diplôme, le 30 juillet 1838.

Le diplôme est signé par le Ministre Secrétaire d’Etat au département de l’Instruction publique, Grand Maître de l’Université Narcisse Achille de Salmandy, écrivain et homme politique (1795-1856) qui occupa cette fonction du 15 avril 1837 au 31 juillet 1839.

Signature, plutôt tampon officiel contenant la signature du Ministre.

Paul Delaroche - Le comte Narcisse-Achille de Salvandy (1846).JPG

(Narcisse-Achille de Salmandy, portrait, source wikipédia)

Les « vraies » signatures du document sont celles du secrétaire du Ministre et du recteur de l’Académie de Toulouse.

Le plus important est le sceau officiel collé de l’Université de France à côté du tampon de l’Académie de Toulouse.

Ce qui donne ce grand document  qui va vers ses 180 ans !

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Une chanson de LA ROULANTE: LE PAPELARD (Ch. DUJARDIN)

LE PAPELARD de Ch. Dujardin, auteur du Foyer du Soldat du 369ème R.I. de Besançon.

Le prétexte: un poilu lassé souhaite devenir aviateur. Il en fait état à son capitaine qui lui demande de remplir un formulaire réglementaire. Un fois visé par ce chef, le papier va suivre la voix administrative, passant dans les mains de la hiérarchie qui chacun la vise et y appose son cachet.

Tout va très bien et la demande semble même recevable jusqu’à la dernière étape, le bureau du Ministre. Là, le fameux papelard se voit mis à la corbeille par un secrétaire car il n’avait pas le format réglementaire.

Une dénonciation humoristique des lourdeurs administratives, aussi vraies dans le civil que dans le militaire !

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