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117 POILUS de CADEROUSSE, 117 DESTINS… Maurice SIBOUR.

117 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 117 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-onzième Poilu: Maurice Joseph Martin SIBOUR.

Voilà donc un nouveau Poilu né à Caderousse et dont le nom a été oublié sur le monument aux morts ! Assez logiquement s’il en est, puisque Maurice et ses parents semblent avoir quitté le village assez rapidement après la naissance de leur premier enfant, Maurice. Reprenons par le début !

Les Sibour sont originaires de Caderousse, Joseph Cyprien, le père du Poilu, y étant né le 10 septembre 1847. Il exerce le métier de perruquier mais aussi de fermier. A son retour de son service militaire, il se marie avec Marie Antoinette Hubert d’Orange le 6 août 1873. Cette dernière décède treize mois plus tard.

Quelques mois après, il épouse en secondes noces Emilie Praxède Marquier le 26 mai 1875, native de Violès mais résidant à Camaret. Le mariage est enregistré dans ce village mais le couple vient vivre à Caderousse, dans la Grande Rue, quartier de l’Escurier. Un an exactement après naît Maurice, le 10 mai 1876.

La famille apparaît dans le recensement de 1876, Maurice étant alors âgé d’un mois et se prénommant Marius pour l’agent recenseur. C’est la seule fois où les Sibour apparaîtront dans les listes nominatives de la commune. Où sont -ils allés ? Pas à Camaret pays d’origine de la mère du Poilu.

On retrouve les Sibour dans la Drôme au moment du service militaire de Maurice, à Bourg-de-Péage, dans l’agglomération romanaise, sur la rive gauche de l’Isère. A partir de ce moment, la vie de Maurice va être bien remplie.

Employé de commerce à Bourg-de-Péage, il devance dans un premier temps l’appel  en signant un engagement de trois ans en mairie de Romans. Le voilà donc soldat quelques jours après son dix-huitième anniversaire ! Le 21 mai 1894, il rejoint le 15ème régiment d’infanterie de Castelnaudary. Il le quittera en 1897 avec le grade de sergent.

Rendu à la vie civile, Maurice est alors embauché aux tramways de Marseille, ville dans laquelle il réside, 10 rue Labry, dans le quartier de la Belle de Mai. Mais la vie militaire lui manque et quelques mois plus tard, il signe un nouvel engagement de trois ans, ce coup-ci dans les troupes d’infanterie de marine, les Marsouins, cantonnés à Toulon. Il rejoint le 4ème RIMa le 22 novembre 1898. Cette seconde période militaire va lui faire connaître du pays. En effet, du 03 février 1899 au 21 octobre 1901, il va partir au Tonkin, en Indochine colonisée, où une présence militaire française est indispensable.

Il quitte donc définitivement l’armée fin 1901, du moins le croyait-il et réside toujours à Marseille. Il va s’y marier le 11 novembre 1912. L’heureuse élue est Hortense Marie Cauvin. Il habite alors rue François Brion, non loin de la Bonne Mère. Il s’est même lancé dans des affaires commerciales sans succès puisque son entreprise a été déclarée en faillite par le Tribunal.

C’est alors qu’éclate la Grande Guerre et qu’il doit reprendre du service. C’est alors un « vieux » soldat qui va sur sa quarantaine ! Il est versé dans un régiment territorial, le 110 ème R.I T. avec le grade de caporal. C’est le régiment de Romans puisque c’est là qu’il avait été recensé, vingt ans auparavant. Deux mois à Briançon pour garder la frontière , l’Italie étant proche des Empires centraux en début de conflit puis le front du nord-est de la France pour creuser des tranchées. Était le lot des unités territoriales de soutenir les troupes plus jeunes dans des tâches secondaires.

Le 27 avril 1915, Maurice Sibour rejoint le 275ème Régiment d’Infanterie. Il est alors beaucoup plus exposé et est blessé le 03 septembre suivant. Après deux mois d’hôpital et quelques mois en caserne, il retrouve le front en septembre 1916.

Le 20 décembre 1917, il retrouve la Territoriale au 34ème Régiment d’Infanterie. Mal en point, Maurice devra être évacué  des premières lignes le 25 janvier 1918 et va être hospitalisé à Limoges, sa santé mentale étant atteinte. Le 16 août 1918, la Commission de Réforme Spéciale de Limoges lui rend sa liberté. C’est par pour autant qu’il retourne à Marseille. Le 1er octobre 1918, Maurice Sibour décède à l’asile d’aliénés de Limoges. Il avait 42 ans et 5 mois. Comme de nombreux Poilus, son esprit n’avait pas résisté aux horreurs qu’il avait pu voir et au stress qu’il avait connu sur le front. Il faisait partie des blessés psychiques de la guerre mais lui n’y a pas survécu.

Fiche matricule de Maurice Joseph Martin Sibour de Mémoire des Hommes.

Maurice Joseph Martin Sibour matricule 1132 de la classe 1896, bureau de recrutement de Romans-sur-Isère, Drôme, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Maurice a-t-il eu une descendance ? Actuellement, ce patronyme est toujours porté en Vaucluse.  Si une personne reconnaît en Maurice un lointain ascendant, qu’il n’hésite pas à rectifier cette biographie si elle lui parvient à sa connaissance.

A suivre… Albert Soumille.

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Quand la France était aussi couverte de CAMPS…

…et Loriol en Drôme rend hommage à l’un d’eux, le Camp de Travailleurs Etrangers de leur commune.

Sous le titre:

CAMP D’INTERNEMENT DE LORIOL

(septembre 1939-mars 1941)

Voici le texte:

Ici, dans une ancienne usine de produits chimiques a été installé un camp d’internement où ont été emprisonnés quelques 500 étrangers, des « indésirables » antifascistes, juifs et 26 Drômois, syndicalistes, communistes, anarchistes. Certains ont été déportés, quelques-uns ont péri dans les camps d’extermination nazis. Nombre d’entre eux ont participé à la Résistance française.

Tout est dit dans le texte. Des camps semblables étaient implantés à Montélimar, à Crest. L’usine a été rasée il y a une quinzaine d’année, il en restait un hangar situé de l’autre côté de la déviation de Loriol qui est venu s’installer là, bien après le camp de Travailleurs Etrangers. Les étrangers, toujours la faute des étrangers quand on a des problèmes…

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Connaissez-vous la FULIGINOCHRONOLOGIE ?

Manifestement le correcteur orthographique du Mac, non !

Personnellement, il a fallu que j’assiste à une conférence des Journées Préhistoriques de Malataverne (quelques kilomètres au sud de Montélimar) pour savoir ce que c’était que cette science initiée par une doctorante à la Sorbonne, Ségolène Vandevelde, membre de l’équipe de fouilles de la grotte Mandrin.

La grotte Mandrin est située sur le flanc de Roucoule, un des trois sommets de Malataverne…

…qui domine l’entrée de l’autoroute A7 de Montélimar-sud.

 La Fuliginochronologie est donc l’étude des suies, les résidus laissés par la combustion. En effet, à l’instar des millions de véhicules venus de toute l’Europe circulant sur l’autoroute de la vallée du Rhône, les hommes de la préhistoire produisaient des fumées, certes, en quantité minime, eux, quand ils s’arrêtaient sous le porche de la grotte Mandrin… pour se chauffer, le climat de l’époque étant polaire (Ah les heureux temps… après les suées qu’on a prises il y a peu !)… pour faire cuire les viandes de leurs repas… pour incinérer leurs morts… on ne sait pas trop pour l’instant.

Ces suies se déposaient sur le plafond de la grotte puis étaient recouvertes de calcite, puis à nouveau de suies au passage suivant des visiteurs sapiens et ainsi de suite, c’est le cas de le dire.

Par la suite, ces morceaux de calcaire recouverts de suie et de calcaire chutaient sur la couche archéologique et ont été conservés jusqu’à nos jours où les chercheurs travaillant sur le site autour de Ludovic Slimak du CNRS. Conservé en parfait état au point où le nez de la doctorante arrive à sentir les odeurs de bois, celles de graisses.

Ségolène ramasse donc ces petits morceaux de plafond et arrive à les faire parler.

Les résultats sont extraordinaires puisqu’elle arrive à trouver des séquences d’occupation de la grotte Mandrin par l’homme préhistorique d’une remarquable précision. Alors que la Carbone 14 date les objets de 500 à 2000 ans près pour des périodes si reculées, elle est parvenue à mettre en exergue 18 passages de sapiens sur quelques années vers 42 000 ans ! ! En arrivant aussi à savoir en quelle saison la grotte a servi d’Ibis Budget pour ces visiteurs de passage.

Un bon en avant phénoménal pour la préhistoire. A suivre… après la campagne de fouilles 2019 à la grotte Mandrin.

Le logo de l’association ArchéoMala s’occupant de cette grotte, oeuvre de l’artiste Benoît Loche.

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Vous me ferez 100 LIGNES…

C’est la rentrée… Déjà des punis !

Travail acrobatique qui plus est !

Le monument aux morts fait peau neuve pour  les cérémonies du Centenaire de l’Armistice, dans 70 jours…

On est à Montélimar pour ceux qui n’auraient pas reconnu.

 

 

 

 

 

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Le second numéro des CAHIERS d’ANCÔNE arrive….

une cahier 2

Vous avez été nombreux à acheter et à aimer le premier numéro des Cahiers d’Ancône, à l’automne 2017…

…voici que s’annonce le n°2 des Cahiers qui est attendu pour la rentrée 2018.

Après la soie pour le premier numéro, notre grand dossier sera la Grande Guerre à Ancône, présentation articulée autour des travaux des élèves de l’école élémentaire ayant écrit les biographies de Poilus du village Morts pour la France. On vous parlera aussi du Livre d’Or du Buffet de l’Aérodrome, ce restaurant qui offrit le couvert et quelquefois le gîte aux pilotes et aux rampants dans l’Entre-deux-guerres. Autre grand thème: l’ancienne base nautique de Rhodia-Plage, sur la Lône, ce bras-mort du fleuve qui voyait le Tout-Montélimar venir se rafraîchir et montrer ses muscles ou ses formes de mai à septembre. La Neige de 70, les plus jeunes n’en ont bien souvent jamais entendu parler… une lacune sera comblée grâce aux témoignages des acteurs de cet épisode climatique exceptionnel qui transforma la plaine d’Ancône en petite Sibérie ! Bien d’autres sujets encore vous attendent dans les 44 pages de ce second tome du Livre d’Ancône !

Dès maintenant, retenez ce numéro 2 des Cahiers… en imprimant ce coupon ou en le recopiant sur papier libre et en le revoyant à

  • Claude Froment 5 rue Delpech 26200 ANCôNE
  • ou Georges Ruiz 8 rue Georges Brassens 26200 ANCôNE.

Les Cahiers d’Ancône sont au prix de 6 euros jusqu’au 14 septembre. Après ce sera 7 euros !

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RHÔNE: quand le Dauphiné s’emmêle un peu les pinceaux en parlant de ViaRhôna et de halage…

Mi-juillet, le Dauphiné Libéré a présenté une double page sur la ViaRhôna, cette voie douce qui, à terme, permettra aux cyclistes, aux marcheurs, aux cavaliers de joindre le Léman à la Méditerranée sans être à un moment ennuyé par la circulation motorisé.

Mais quelle mouche, moustique ou tavan a piqué le journaliste au moment de la rédaction de la légende de cette photo, tout en bas de l’article ?

On peut en effet lire: A terme, la ViaRhôna comptera 306 kilomètres de voies vertes aménagées, comme ici, sur d’anciens chemins de halage.

Oups ! Ça pique ! Ce comme ici est vraiment malheureux. Oui, quelquefois, le chemin de halage antique a repris du service pour supporter cette voie moderne. Mais pas ici ! La photo a été prise sur le pont qui enjambe le canal de dérivation du Rhône de l’aménagement de Montélimar près du quartier de Pracomtal. Prise vers le nord, on voit en effet la ViaRhôna à gauche, le canal au milieu avec au fond le pont de la Traverse d’Ancône et en arrière-plan la centrale nucléaire de Cruas-Meysse.

Mais le canal de dérivation date de 1956 ! Avant cette date, c’étaient des champs qui occupaient ce territoire. Pas de chemin de halage en ce lieu puisque cette méthode de transport fluvial a disparu au début du XIXème siècle au moment où la vapeur a fait son apparition pour propulser les bateaux.

Le « vrai » chemin de halage passait le long du Rhône, à quelques kilomètres à gauche pour la photo. C’est par là que Richelieu en fin de vie passa en remontant le Rhône vers Lyon, entre deux étapes du chemin: Viviers et Ancône. Car pour les bêtes, les étapes ne dépassaient guère douze kilomètres. On avait le temps de voir le paysage et pour le marquis de Cinq-Mars, le compagnon de voyage du Cardinal et son prisonnier pour l’occasion, à réfléchir au triste sort qui l’attendait à Lyon où il allait être exécuté… quelques mois avant la mort naturelle du religieux !

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On a retrouvé l’ÉPÉE de MANDRIN… à l’ESCAPE GAME « THE CASE » de Valence (vendredi 21 juin).

The Case, l’Escape Game de Valence offre deux salles au public. L’une sur le thème de Mandrin, le contrebandier bien connu dont la romance jadis me permit de réussir un concours à l’Ecole Normale, exécuté sur la place des Clercs à Valence, scénario que nous avons choisi et l’autre sur celui de la Résistance dans le Vercors qu’on testera bien un jour prochain.

Pas trop de lumière, une salle agréable et un début assez rapide. Nous calons un peu sur la lecture délicate d’un papier coloré pour des yeux presbytes mais nous parvenons à avancer relativement bien, grâce quelquefois à l’aide de la Voix. Et ce chrono qui avance inexorablement !

Le lieu s’agrandit, une pyramide nous donne du fil à retordre et enfin le cadenas cède pour nous permettre de toucher le Grall, 58 minutes et 51 secondes après avoir été enfermé dans la salle. Il ne restait donc que soixante-neuf secondes… !

Mais cela ne nous empêcha pas de fêter joyeusement ce succès !

Essayer The Case à Valence comme Team Quest à Montélimar, c’est l’adopter !

 

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