Archives de Tag: Drôme

RHÔNE: quand le Dauphiné s’emmêle un peu les pinceaux en parlant de ViaRhôna et de halage…

Mi-juillet, le Dauphiné Libéré a présenté une double page sur la ViaRhôna, cette voie douce qui, à terme, permettra aux cyclistes, aux marcheurs, aux cavaliers de joindre le Léman à la Méditerranée sans être à un moment ennuyé par la circulation motorisé.

Mais quelle mouche, moustique ou tavan a piqué le journaliste au moment de la rédaction de la légende de cette photo, tout en bas de l’article ?

On peut en effet lire: A terme, la ViaRhôna comptera 306 kilomètres de voies vertes aménagées, comme ici, sur d’anciens chemins de halage.

Oups ! Ça pique ! Ce comme ici est vraiment malheureux. Oui, quelquefois, le chemin de halage antique a repris du service pour supporter cette voie moderne. Mais pas ici ! La photo a été prise sur le pont qui enjambe le canal de dérivation du Rhône de l’aménagement de Montélimar près du quartier de Pracomtal. Prise vers le nord, on voit en effet la ViaRhôna à gauche, le canal au milieu avec au fond le pont de la Traverse d’Ancône et en arrière-plan la centrale nucléaire de Cruas-Meysse.

Mais le canal de dérivation date de 1956 ! Avant cette date, c’étaient des champs qui occupaient ce territoire. Pas de chemin de halage en ce lieu puisque cette méthode de transport fluvial a disparu au début du XIXème siècle au moment où la vapeur a fait son apparition pour propulser les bateaux.

Le « vrai » chemin de halage passait le long du Rhône, à quelques kilomètres à gauche pour la photo. C’est par là que Richelieu en fin de vie passa en remontant le Rhône vers Lyon, entre deux étapes du chemin: Viviers et Ancône. Car pour les bêtes, les étapes ne dépassaient guère douze kilomètres. On avait le temps de voir le paysage et pour le marquis de Cinq-Mars, le compagnon de voyage du Cardinal et son prisonnier pour l’occasion, à réfléchir au triste sort qui l’attendait à Lyon où il allait être exécuté… quelques mois avant la mort naturelle du religieux !

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On a retrouvé l’ÉPÉE de MANDRIN… à l’ESCAPE GAME « THE CASE » de Valence (vendredi 21 juin).

The Case, l’Escape Game de Valence offre deux salles au public. L’une sur le thème de Mandrin, le contrebandier bien connu dont la romance jadis me permit de réussir un concours à l’Ecole Normale, exécuté sur la place des Clercs à Valence, scénario que nous avons choisi et l’autre sur celui de la Résistance dans le Vercors qu’on testera bien un jour prochain.

Pas trop de lumière, une salle agréable et un début assez rapide. Nous calons un peu sur la lecture délicate d’un papier coloré pour des yeux presbytes mais nous parvenons à avancer relativement bien, grâce quelquefois à l’aide de la Voix. Et ce chrono qui avance inexorablement !

Le lieu s’agrandit, une pyramide nous donne du fil à retordre et enfin le cadenas cède pour nous permettre de toucher le Grall, 58 minutes et 51 secondes après avoir été enfermé dans la salle. Il ne restait donc que soixante-neuf secondes… !

Mais cela ne nous empêcha pas de fêter joyeusement ce succès !

Essayer The Case à Valence comme Team Quest à Montélimar, c’est l’adopter !

 

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Quand l’ABBÉ MAGNAT d’ANCONE inventait la méthode PLAIN-CHANT…

Décidément un géo-trouve-tout, cet abbé Antonin Magnat qui officia à Ancone au XIXème siècle ! Non seulement inventeur d’une mixture médicinale miraculeuse, il avait commencé par créer une méthode pour faciliter l’apprentissage du chant par les enfants !!! Le solfège sans le solfège… avec presque du solfège !!!

Le hasard nous a permis de nous procurer cet ouvrage révolutionnaire…

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MÉTHODE ET EXERCICES NOUVEAUX À L’USAGE DES ENFANTS POUR LEUR RENDRE FACILE L’ÉTUDE DU

PLAIN-CHANT

PETIT ESSAI OFFERT AU CLERGÉ PAROISSIAL AINSI QU’AUX INSTITUTEURS PRIMAIRES POUR LEUR EN FACILITER L’ENSEIGNEMENT.

Le livre est bien signé par l’Abbé ANTONIN MAGNAT, Prêtre et publié chez Bajat fils , imprimeur à Lyon. Il est daté de 1857.

Le curé a écrit une triple introduction à son ouvrage à destination du lectorat.
Première introduction générale commencée  par cette question: Pourquoi cette méthode de plain-chant ? suivi de cette réponse pleine de bon sens: Je répondrai tout simplement: Parce qu’il n’y en a pas !

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Certes ! Il fallait l’oser !

Magnat se plaint que le chant profane bénéfice de méthodes facilitant son apprentissage alors que le chant religieux qui pourtant est indispensable à une bonne prière (Oui, le prêtre prie mieux, le fidèle aussi prie mieux dans une église où l’on chante bien.) n’a aucune aide d’où son invention… originale.
Seconde introduction destinée aux enfants…

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terminée par cette prière plutôt amusante…

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Charité bien ordonnée commence… par soi-même !

Puis troisième introduction destinée aux personnels qui se serviront du guide…

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les Ecclésiastiques et les Instituteurs chargés des leçons de chant… religieux.

Après cela, la méthode peut commencer en parlant d’abord de tons et de demi-tons…

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L’originalité, ce ne sont pas tellement les textes explicatifs mais les dessins les accompagnant qui méritent qu’on y regarde de plus près. On y découvre…

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…des escaliers ou des échelles…

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…des portées sur lesquelles les notes sont des carrés avec une lettre au centre … et quelquefois…

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…les deux.

Peut-être révolutionnaire mais finalement guère moins simple que de véritables partitions !

De plus, l’Abbé propose toute une série de chants accompagnés de textes inspirés des… fables de Jean de la Fontaine.

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Là, il fallait l’oser. Des plagiats de fables mises en musiques… pour être chantées par des enfants.

Réellement original cet Abbé Antonin Magnat ! Mais pédagogue… ???!!!

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RENDEZ-VOUS samedi 17 septembre 2022…

…pour les premières vendanges des Coteaux de l’Ovalie.

Rappelez-vous c’était le samedi 3 mars 2018, à la fin d’une brève mais violente vague de froid que Claude, le président d’Ancône Culture et Patrimoine de l’époque qui a pris du galon depuis, avait donné rendez-vous à quelques courageux membres pour planter vingt-cinq pieds de vigne sur le rond-point d’entrée du village. Le correspondant du Dauphiné d’alors avait immortalisé le groupe de vignerons conseillé techniquement par Clément et mené d’une main de maître par Lionel.

Les pieds poussèrent sans problème ces quatre dernières années sauf deux qui durent être changés en novembre de la même année. Depuis, le reg qu’était ce lieu avant la plantation est devenu un îlot de verdure bien agréable à côtoyer lors des canicules des derniers étés. Puis vinrent les premières grappes. Clément l’avait prédit, la nature l’a fait !

Voici donc le temps des premières vendanges ! L’an dernier, ACP vous avait convié lors des Journées Européennes du Patrimoine 2021 à l’inauguration de sa nouvelle salle d’exposition que ses membres avaient restauré dans un délai record de trois ans. Cette année, la population est donc conviée, aux premières vendanges de la vigne du rond-point d’entrée du village. Citoyens, citoyennes… à vos sécateurs !

Et notez tout de suite dans votre agenda, la date de l’étape suivante, celle de la dégustation du vin nouveau des Coteaux de l’Ovalie, le jeudi 17 novembre prochain… Le Beaujolais n’a qu’à bien se tenir !

Article extrait du blog d’Ancône Culture et Patrimoine.

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Tout savoir sur la FORMATION DE LA TERRE, une conférence d’Alain CHAPON proposée par ACP.

Ceci est la copie d’un article paru dans le blog d’Ancône Culture et Patrimoine.

Il parle beaucoup Alain Chapon. Il parle beaucoup de sa passion pour les planètes, les étoiles, les galaxies. La tête au-dessus des nuages et le coeur auprès de ses auditeurs.

Astronome amateur, conférencier averti, il intervient auprès d’un large public, dans notre région de Montélimar, aux clubs d’astronomie d’Alba-la-Romaine et du Teil. Plus loin de chez nous, c’est un membre éminent de Jalle Astronomie, structure associative de Martigans-en-Jalle, dans le grand Bordeaux.

Il sera présent à Ancône, le vendredi 2 mars, en soirée à l’initiative d’Ancône Culture et Patrimoine. Il abordera le thème de la formation de la Terre. Vaste et passionnant sujet qui permettra à tout un chacun de comprendre pourquoi il est là et comment cela aurait pu ne pas se produire.

A l’aide d’un diaporama, il en a réalisé des dizaines sur nombre de sujets traitant de l’Univers, Alain Chapon nous fera découvrir les belles vues de la planète bleue, de notre système solaire et au delà. Poussières d’étoiles !

En après-midi, toujours à l’initiative d’ACP, se tiendront des séance scolaires sur le système solaire avec diaporama et maquettes à l’appui, aux échelles. Si l’on est suffisamment sages, le soir, peut-être pourrons-nous les voir ?

Ci-dessus, le télescope géant du club de Jalle Astronomie, le 4CS640 qui, comme son nom l’indique, possède un miroir de 640 mm de diamètre, en faisant un des plus grands d’Aquitaine. De plus, il peut être déplacé malgré son poids dépassant les 250 kg sur une remorque pour s’installer loin des nuisances lumineuses. Alain Chapon a participé à son élaboration.

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Connaissez-vous le PRIEURÉ d’ALEYRAC ?

Texte écrit dans le blog d’Ancône Culture et Patrimoine et paru le 8 février dernier. Voici un re-blog personnalisé.

Prochaine sortie pédestre patrimoniale d’Ancône Culture et Patrimoine à la découverte du Prieuré d’Aleyrac, à la limite entre la plaine de la Valdaine et du pays de Grignan, non loin d’un petit col qu’empruntèrent jadis, en 1987 entre autre,  les Géants du Tour de France après un détour chronométré sur le Géant de Provence.

L’affichette de la sortie signée Paule.

Jeudi 22 février 2018, à partir de Salles-sous-Bois jusqu’au Prieuré puis retour en descente vers la vallée. 15 kilomètres, 400 mètres de dénivelé. Départ à 8h.30 d’Ancône, devant l’Agence postale de Denise.

Mais qu’est-ce qu’un Prieuré ? C’est un monastère dépendant d’une Abbaye plus importante. Le Prieuré est placé sous l’autorité d’un prieur, lui-même dépendant d’un abbé… de l’Abbaye. Elémentaire mon cher Watson !

Sauf qu’à Aleyrac, ce n’était pas un prieur qui dirigeait le Prieuré mais une religieuse-prieur (une prieuse ?). Car Aleyrac était un monastère bénédictin qu’occupaient treize nonnes. Nous sommes là au XIIème siècle, c’est-à-dire vers 1100. Ce Prieuré dépend de la prospère abbaye de l’Ile-Barbe à Lyon, cette île jetée au milieu de la Saône au nord de la Croix Rousse.

Ainsi vivait cette communauté de femmes murée dans le silence pour suivre les règles fixées par Saint-Benoît. Mais en 1358, des pillards vinrent ruiner ce petit paradis et les religieuses migrèrent vers Valréas où elles reçurent l’autorisation de s’installer.

A partir de ce moment le Prieuré était voué à disparaître. Les bâtiments furent détruits sans que l’on sache vraiment à quelle époque cela se passa et seule subsiste de nos jours la carcasse de l’église prieurale dont nombre de pierres servirent aux autochtones pour construire la chapelle paroissiale. Pratique courante ! Après tout, les grands monuments romains ne furent-ils pas des carrières pour leurs voisins jusqu’à ce que Prosper Mérimée, ministre de la Culture de Napoléon III, ne comprenne qu’il fallait défendre ces patrimoines.

Vue aérienne que l’on doit à Google Maps.

Les voisins du Prieuré avaient aussi compris que ces sources qui coulaient en abondance dans l’église, certains parlent de deux, d’autres de sept comme les sept piliers de l’église, ces sources pouvaient les soigner de maux divers. On dit qu’elles guérissaient la tête, qu’elles soignaient les problèmes des yeux de ceux de la peau. Alors, longtemps des Pèlerinages se déroulèrent et ils attiraient beaucoup de pèlerins. Mais pas seulement que des croyants ! Des bandits de grand chemin, eux, préféraient les espèces sonnantes et trébuchantes des bourses des visiteurs à la pureté supposée des eaux miraculeuses. Si bien que peu à peu, sans voisins vigilants, cette insécurité fit fuir les pèlerins et les Pèlerinage disparut. Si un miracle survient chez un marcheur d’ACP qui aura goûté l’eau qui continue de couler dans les ruines de l’église, si ça marche pour les oreilles par exemple, notre Président ne manquera pas de proposer la relance de cette manifestation festive… qui pourrait alors aider au  financement de la rénovation de la « Chapelle du cimetière » ! Hé ! Hé!

Quant aux brigands, ils prirent une autre forme, raconte Roland Brolles….

…dans son livre « Dans l’ombre des soutanes » paru en mars 2003. Peu avant la Révolution, arriva au village un curé nommé Jean Joseph Reymond, originaire du Comtat Venaissin. Il visitait les paroissiens, les confessait, leur tirait les vers du nez avant de leur soutirer leurs magots de famille et autres économies à l’aide de quelques comparses. Un curé ripoux en somme ! Irréprochable vis à vis de l’Etat, il avait même prêté serment à la Constitution civile du Clergé. Le meilleur moyen d’être tranquille de ce côté-là ! Par contre, un différent avec un ancien acolyte, un certain Joseph Pancrace Jardin, se termina par un coup de kalachnikov pistolet qui mit fin à l’équipée de Reymond en même temps qu’à sa vie. Longtemps on raconta dans les veillées à La Bégude ou à Taulignan, les méfaits du curé d’Aleyrac puis on oublia, une nouvelle horreur chassant l’autre.

Il ne manquait plus qu’à quelques agents voyers du département (les ingénieurs de la DDE) de prélever de nouvelles pierres de l’église prieurale au début du XXème siècle pour arranger et restaurer les routes entre Salles et le pays de Mazenc. Le holà fut vite mis par l’Etat qui classa les restes du Prieuré d’Aleyrac monument historique, le 06 mai 1905. Mais sans sou de l’Etat, il fut figé… en l’état.

Reste à venir découvrir ou re-découvrir ces ruines (presque) millénaires le 22 février prochain, avec les marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

Première de couverture du livre de Roland Brolles « Dans l’ombre des soutanes » paru en 2003  chez Albanox-Archives et Terroir. Vous y découvrirez 36 autres  histoires aussi invraisemblables mais réelles que celle du curé d’Aleyrac…

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 4/5

Quatrième volet de notre descente virtuelle du Rhône en 1920 entre Rochemaure-Ancône et Pont-Saint-Esprit. Nous allons passer en dessous de six ponts, cinq ponts suspendus et le fameux pont de pierre gardois et son arche marinière.

Juste une remarque avant de montrer des vues anciennes. Le concepteur de la carte était un peu fâché avec les noms des affluents rive droite du Rhône. Le Lavezon se retrouve affublé du nom de Davezon, l’Escoutay devient Négnie (il fallait le trouver même si un de ses affluents s’appelle la Nègue) et la Conche réputée pour ses… nudistes se transforme en Canche. Quant à l’Ardèche, si elle est bien dessinée, elle n’est pas nommée. Sur l’autre rive, pas de problème avec le Roubion et la Berre. Par contre la Riaille qui détruisit un jour de grande colère la poste de Malataverne, elle devient la Reuille.

De même, si le dessinateur fit des efforts pour bien des villes et villages en représentant les édifices principaux, manifestement il n’avait jamais vu Ancone ni de près ni de loin. C’était tout de même mieux que Meysse presqu’absent des lieux.

Le pont de Rochemaure et sa pile centrale unique est bien représenté.

Assez semblable de nos jours à ce qu’il était jadis si l’on ne considère que les infrastructures en dur. La passerelle himalayenne a remplacé de nos jours le tablier en bois.

Le pont du Teil est tout à fait conforme à ce qu’il était entre 1843 et 1931…

…avec quatre piles au milieu du fleuve. Il fut remplacé en 1931 par un pont suspendu semblable à celui que l’on connaît de nos jours… pont qui connut quelques problèmes en 1944.

Bizarre ! Le dessinateur a jeté un pont de pierre entre Viviers et Chateauneuf-du-Rhône flanqué d’un château-fort bien plus conservé que ce qu’il l’était.  Pourtant, avant le pont suspendu actuel qui date de 1954…

…son prédécesseur était tout autant suspendu…

…avec quatre piles dans le fleuve.

Second pont de Viviers, bien plus connu, celui de Robinet entre la campagne vivaroise et Donzère.

Un pont suspendu construit en 1847 et qui, sauvé à plusieurs reprises de la destruction par la mobilisation des amateurs de belles pierres (il est inscrit au patrimoine maintenant),…

n’a guère changé 170 ans plus tard.

Bourg-Saint-Andéol et son pont reliant l’Ardèche à Pierrelatte (où le dessinateur n’a jamais entendu parler du Rocher).

Un pont datant de 1847 dont il ne reste que la culée, côté rive droite.

Enfin, pour terminer cette quatrième étape, Pont-Saint-Esprit et son pont de pierre multi-centenaire…

…dont on a parlé il y a peu à l’occasion de la présentation d’une flamme philatélique.

A noter que légèrement en amont de Pont, juste avant le confluent de l’Ardèche, le dessinateur n’a pas omis de représenter l’usine du Banc Rouge sur la commune de Saint-Marcel-d’Ardèche, poudrerie qui sauta un beau jour de 1962.

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Classé dans CARTES GÉOGRAPHIQUES