Archives mensuelles : avril 2017

106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… BERTET Martial Henri Augustin

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Douzième nom de la liste: Bertet Martial Henri Augustin.

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Première face du Monument.

La biographie de Martial Bertet sera peut-être la plus courte et la moins fournie des 122 textes racontant la vie des Poilus inscrits ou oubliés sur le monument aux morts !

Martial Bertet est né le 1er octobre 1894 au village, fils du cultivateur Marius Martial Bertet né à Orange en 1866 et de l’ouvrière dans une fabrique de balais Marie Henriette Lazars ou Lazard (l’état-civil semblant continuellement hésiter entre le S et le D dans ses actes officiels), née au village en 1869. C’est le premier enfant du couple marié le 19 novembre 1892.

Martial Bertet apparaît donc pour la première fois dans le recensement de 1896.

On voit que le jeune couple vit chez les parents d’Henriette au quartier du Gros Boulegon, mais on peut constater que l’agent recenseur a pris quelques largesses avec l’état-civil ! En effet, Marius le père devient Martial (son second prénom), Marie la mère est Henriette (même remarque sur cette habitude courante à l’époque) mais le bébé Martial est enregistré sous un Marcel qui ne correspond à aucun de ses prénoms  officiels !

On retrouve la famille dans le recensement de 1911.

15 ans après 1896, les parents vivent seuls, toujours au Boulegon, les beaux-parents Lazard(s) n’étant plus de ce monde. Une petite Marcelle est venue s’ajouter au foyer de Marius et Henriette en 1901.

Le jour de la déclaration de guerre, le 03 août 1914, Martial n’a pas encore 20 ans. Il n’en sera pas moins appelé par anticipation et rejoindra le 09 septembre 1914, le 61ème Régiment d’Infanterie à la caserne de Privas en Ardèche. Le PLM jusqu’à Livron puis la traversée du Rhône à La Voulte pour rejoindre Privas, à une époque où existait un chemin de fer départemental reliant la préfecture de l’Ardèche à la vallée du Rhône.

Le 61ème de Ligne avait rejoint le front le 7 août 1914 et combattait en septembre 1914 en Argonne. A Privas ne restaient que les jeunes recrues recevant une instruction militaire sommaire avant de rejoindre le régiment pour combler les pertes des premiers mois de guerre.

Martial Bertet n’en aura pas le temps. Il ne connaîtra ni le front, ni le feu, ni la guerre ! En effet, il décédera à l’hôpital Saint-Pierre de Privas le 10 octobre 1914, 31 jours exactement après son arrivée dans l’unité. Sa fiche matricule de Mémoires des Hommes parle d’une « commotion cérébrale » qui pourrait être consécutive à un choc violent à la tête à l’entraînement. Par contre sur le registre matricule des Archives Départementales du Vaucluse, on lit « des suites d’une congestion cérébrale suraiguë » ce qui pourrait faire penser à un accident vasculaire cérébral inattendu.

Fiche Matricule de Mémoire des Hommes.

Martial Bertet disparaissait à 20 ans et 10 jours et laissait une famille désemparée.

Martial Henri Augustin Bertet, matricule 359 classe 1914, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Même si le patronyme Bertet n’apparaît plus à Caderousse et sous l’écriture Berthet dans la proche région, si un descendant indirect reconnaît cet ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, s’il possède ou non quelques photos, documents ou souvenirs de famille.

A suivre: Léopold Blachier.

Post scriptum.

La caserne Rampon de Privas occupée jadis par le 61ème R.I….

…de nos jours occupée par le Groupement de Gendarmerie de l’Ardèche.

Une vue générale de la caserne Rampon et la place d’armes envahie par les voitures.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 29 avril 1917

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(JOUR 1000 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Millième jour de guerre, ce 29 avril 1917. 2/3 de la guerre. Comme ont-ils pu tenir et comment vont-ils encore tenir 561 jours ????

A la une, un char, un « tank » pardon, arme que l’on imagine redoutable et qui permet à Carterpilllar de se faire de la publicité sur le dos de l’effort de guerre !

Un moment de nostalgie pour commencer (Le Miroir n’avait-il rien à proposer de plus récent cette semaine ?) avec des vues de l’occupation de Reims par les Allemands entre le 4 et le 12 septembre 1914.

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Les Portugais en France, c’est pour bientôt.

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Un plein bateau en route pour la France pour combattre sur le front du Nord et de l’Est… s’il arrive à bon port car 96 bateaux portugais seront coulés par les Allemands. 8 145 soldats portugais seront tués, 13 751 seront blessés et 12 318 seront faits prisonniers ou auront disparu. Une hécatombe pour un corps expéditionnaire de 58 000 hommes !

Vimy et les Canadiens. Là où les Français et les Anglais auront échoué, les Canadiens enfonceront le front allemand et seront considérés comme des soldats d’élite.

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Explosion d’un obus sur le secteur de Vimy.

La bataille de Vimy s’est déroulée du 4 au 12 avril 1917 et en 8 jours, les Canadiens perdront 3 598 hommes tués.

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Après la prise de la côte 145.

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Cyclistes canadiens.

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Les Allemands refluent en emportant des prises de guerre pas forcément autorisées.

A Petrograd, les militaires (les marins) surveillent et protègent le Parlement russe, la Douma…

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tandis qu’en ville, on fait la chasse aux policiers, support du régime tsariste dictatorial.

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Près d’Arras des Anglais…

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et des destructions.

Pour terminer cette revue, des affiches sur les murs des villes que les Allemands ont abandonné pour mieux se regrouper.

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Affiches allemandes arrachées, lacérées et nouvelles instructions militaires à destination des civils.

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BD-LE JEU DES COLLECTIONNEURS et ROOM 25 pour une soirée sympa chez Daniel et Marie le mercredi 27 avril 2017

Avec Théo qui n’a pas oublié le rendez-vous mais autre chose encore une fois!
On arrive enfin à tester BANDES DESSINÉES-LE JEU DES COLLECTIONNEURS sur mes étagères depuis Noël 2015. Pourtant la règle s’avèrera facile et le jeu simple mais pas simpliste.

Il s’agit de construire 3 collections (cachées) dont chaque album rapportera 5€/pièce pour la première, 3€ pour la seconde et 1€ pour la troisième. Car le but du jeu est de monter la collection la plus riche.

Une collection qui valait 30€.

A son tour de jeu, le collectionneur peut enchérir sur un album proposé par la maison d’édition Delcourt/Soleil, enchérir sur un album proposé par un autre joueur, aller travailler chez l’éditeur pour gagner quelques sous et produire quelques albums sur le marché-éditeur ou revoir ses collections. Une seule action au choix bien entendu.

Le marché-éditeur où les albums coûtent de moins en moins chers à mesure que de nouveaux titres de la série apparaissent.

Bilan de la partie: Théo s’impose très logiquement malgré son handicap visuel (ou son problème récurant de mémoire vis à vis de ses lunettes ). Un tel collectionneur de BD ne pouvait que s’imposer… lui qui dilapide ses maigres revenus familiaux dans des séries sans fin !

La satisfaction assumée du vainqueur.

 Suite et fin de soirée à 3, Théo arguant une légère lassitude… ou voulant terminer sa soirée sur son incontestable triomphe.

A 3 donc, ROOM 25 pour une version coopérative.

Excellente manière de réviser les règles mais le jeu n’avait guède de chance de succès en nous laissant 8 tours pour arriver à nos fins: faire sortir les personnages (chacun en drive 2) de ce plateau de jeu de télé-réalité futuriste. A 6 tours, on aurait eu quelques sueurs, à 8 on avait un délai trop long.

On parvient à sortir du piège (image ci-dessus) avant le 8ème tour, sans casse.

Deux bonnes parties.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 27 avril 1937

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En couverture, la classique de printemps Paris-Tours qui en est à sa XXXème édition (la première en 1896). Dans le groupe de tête, le second sera le premier. Il s’agit de Gustave Danneels qui remporte là son second paris-Tours après celui de 1936.
De nos jours, Paris-Tours continue et en sera à sa CXIème édition,le 8 octobre prochain, car la classique printanière en 1937 est devenue une course de fin de saison, surnommée « la classique des feuilles mortes » remportée en 2001 par Richard Virenque et par Frédéric Guesdon en 2006.

Des finales:

En rugby, la finale du Challenge du Manoir s’est donnée à Biarritz vainqueur de Perpignan 3-0 à Toulouse.

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3-0, un seul essai, marqué par les Biarrots à l’issue d’une contre-attaque depuis leur ligne d’en-but et qui, après une succession de passes, permit à Darrehout de marquer les seuls points du match… à quelques secondes de la fin.

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Seconde finale, celle du Championnat de France de basket. Elle a lieu en plein air, bien entendu, à Paris, au stade Roland-Garros occupé en général par les tennismen et women.

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Comme vous pouvez le lire, le C.A.Mulhouse l’a emporté 19 à 17 sur l’U.S.Métro. Un score vraiment très faible comme c’était le cas à l’époque. Surtout que le score était de 15-15 à la fin du temps réglementaire, de 17-17 à la fin de la première prolongation et il fallut un panier à la dernière seconde de la seconde prolongation pour que Mulhouse l’emporte et retrouve le titre obtenu en 1935.

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Des vainqueurs heureux.

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Autre scène de cette finale en quatrième de couverture.

 Avant le football, quelques images diverses.
Athlétisme et saut à la perche à L.A. où dans un stade complètement vide, l’étudiant Bill Sefton passe 4 mètres 44 soit 14 pieds et 7 pouces comm l’écrit la table de marque.

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Cela doit faire mal au dos de tomber de plus de 4 mètres sur du sable !

Aviron sur la Marne.

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La course « Tête de Rivière » a vu la victoire de la S.N.Basse Seine en outrigger et le C.N.Bourse en yole de mer.

Défilé sportif sur la place Rouge devant le Kremlin…

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pour une manifestation de propagande des Soviétiques à la gloire de la jeunesse et… de leur politique.

Le football pour terminer et la 27ème levée du Championnat de France, à 3 journées du but.

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Comme le redoutait le commentateur du Miroir des Sports lors du dernier match de l’O.M. face à Sète, les Marseillais ont lourdement chuté au stade des Hespérides de Cannes 0-3.

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Malgré un Mario Zatelli se démenant comme un bête aux avant-postes, force est restée aux locaux, sans trop de mal pour l’Olympique de Marseille qui garde 3 points d’avance ce qui devrait suffire pour gagner son premier titre de champion de France de football.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 26 avril 1917

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(JOUR 997 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sous le titre « La Suisse veille », on nous montre à nouveau des soldats helvétiques surveillant les frontières de leur pays neutre. Ici assommer d’une aiguille. Guère plausible !

Autre vue de ces troupes suisses sur une pente encore plus dangereuse !

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Le théâtre aux armées, le moment de repos du Poilu.

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Nombre d’artistes sont passés par ces tournées incontournables !

Dans les Balkans, on nous dit que les Macédoniens reculent…

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et les Serbes avancent… Loin de la réalité !

Mais on enterre des hommes, ici et là sous le rite orthodoxe, comme sur ces vues.

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Pour terminer, des tonneaux pour les tranchées. Le ravitaillement en pinard pour les Poilus ?

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Non, en morue, de Terre-Neuve !

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 7/25 SERRIÈRES-SABLONS.

Le bac à traille de Serrières-Sablons.

Le bac de Serrières existe dans des documents officiels depuis 1141, d’après la thèse d’Henri Cogoluènhe. Pendant les Guerres de Religions, il est installé un pont de barques. Une traille est attestée en 1793. Elle se situait légèrement au nord du pont actuel.

Sur la rive droite, le chemin de bord de Rhône s’appelle « quai de la traille » comme on peut le lire:

On voit encore le treuil de traille installé sur cette rive gauche.

En second plan, le pont bleu de Serrières, au premier plan ce treuil métallique. C’est l’ancêtre de ce pont bleu qui mit fin à l’épopée du bac à traille de Serrières. Une fois ce pont construit en 1828… 

le bac devenait inutile. Il reprit un peu de service pour 6 ans après la destruction du pont par les Allemands en déroute, le 1er septembre 1944. A ce moment, le bac accueillait tout de même 140 voitures et 2 000 piétons ou cyclistes par jour. La réouverture du pont en 1951 remisa définitivement la traille. Elle pourrait difficilement fonctionner de nos jours, le fleuve n’étant pas assez puissant, les eaux du fleuve se partageant entre l’ancien cours (ici) et le canal de dérivation.

Est-ce le départ de la traille de Serrières-Sablons entre 1944 et 1951, rive droite, vu de la rive gauche ?

A suivre: 8/25- le bac de Champagne.

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… BERNARD Marius

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Onzième nom de la liste: Bernard Marius Isidore.

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Première face du Monument.

C’est un véritable roman que la (moyennement) courte vie de Marius Bernard. On va essayer de la raconter !

C’est le fils aîné de Jean Baptiste Bernard né au village en 1848 et Virginie Mathilde Bonnaud originaire de Montfaucon, plus jeune de 11 ans que son mari. Marius va venir au monde le 08 décembre 1882 dans ce couple vivant du côté de la rue de l’Hôpital. Le père est employé dans la fabrique de balais Aubépart.

C’est le recensement de 1891 qui nous parle en premier de cette famille.

Marius a alors 8 ans, sa soeur Joséphine née en 1884, 6 ans et son jeune frère (Adrien) Théophile, né en 1887, 3 ans.

Cinq ans plus tard, à l’occasion du recensement 1896, on apprend qu’il n’y a plus que 2 enfants au foyer des Bernard au Boulegon. Marius, seulement âgé de 13 ans, vole déjà de ses propres ailes.

Il habite chez ses patrons, le couple de cafetiers Redon Jean- Ruat Rose installé sur le Cours de l’est, maintenant Cours Aristide-Briand. Il y apprend son futur métier de garçon de café, celui qui est indiqué sur le registre matricule 585 de la classe 1902 du bureau de recrutement d’Avignon. A cette date, il a quitté Caderousse pour un autre patron de bar du Vaucluse qu’il serait un peu difficile de trouver !

C’est donc l’Armée qui va nous indiquer la suite du parcours, pour le moins original, de Marius Bernard. Ses classes, il va les faire au 6ème Régiment d’artillerie de la Manouba ! Il s’agit d’un groupe d’artillerie de campagne d’Afrique à La Manouba, en Tunisie. Il a donc quitté la Métropole pour l’Afrique du Nord et il va y rester. A l’armée, il passera onze mois, du 14 novembre 1903 au 19 octobre 1904.

Une fois libéré, on sait qu’il vécut à Alger, 11 rue Jules Ferry en 1906. Puis ce fut la Tunisie, en 1907 et la Brasserie Moderne du 68 avenue Jules Ferry, devenue Brasserie Mascéville en 1908. Il semble même qu’il soit devenu patron de cet établissement, malheureusement reconnu en faillite par le Tribunal de Commerce de Tunis en 1910. Alors, on le retrouve à Bizerte l’année suivante, à la Brasserie de la Meuse située place de la Gare. Quelle bougeotte !

La déclaration de guerre du 03 août 1914 va curieusement rendre quasiment muet son registre matricule. C’est à nous d’essayer de raconter la suite de cette histoire. Marius est 2ème canonnier au 5ème Groupe d’Artillerie de Campagne d’Afrique. Peu de document sur cette unité qui combattit derrière les tranchées de Belgique puis d’Argonne en 1915, certainement à Verdun en 1916.

C’est alors que le gouvernement d’Aristide Briand décida en janvier 1917 qu‘en raison de l’avance britannique au Sinaï, il fallait envoyer des troupes françaises participer à l’occupation des territoires conquis en Palestine et en Syrie.

Il fallut constituer un détachement français pour la Palestine et la Syrie et les 14ème et 15ème batteries du 5ème Groupe d’Artillerie de Campagne d’Afrique en faisaient partie. Marius Bernard était donc du voyage et il partit en avril 1917 pour ce fort méconnu front d’Orient, pas celui de Salonique mais celui de Palestine. C’est là que les pas du cafetier Caderoussier se mêlèrent  donc à ceux d’un certain Thomas Edward Lawrence plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie !

Les Anglais luttent au Moyen Orient avec les Australiens, les Néo-Zélandais (les ANZAC) et les Hindous contre l’ occupant turc et Lawrence, agent spécial britannique, y organise la révolte des tribus arabes pour mener une guérilla fort couteuse pour l’occupant ottoman en péninsule arabique.

Les Français sont un peu perçus là-bas par les alliés comme un poil à gratter, soucieux que sont les Britanniques à préserver  leur hégémonie sur cette région stratégique et déjà projetés vers l’après-guerre. Les troupes françaises du colonel de Piepape participent aux combats sous les ordres d’Allendy, commandant du Corps Expéditionnaire (Britannique) d’Egypte.

C’est certainement au cours d’un engagement face aux Ottomans que le canonnier Marius Bernard fut grièvement brûlé au premier degré sur tout le corps et qu’il décéda à l’Hôpital d’évacuation de campagne n°2 de Ludd, en Palestine, Lod de nos jours, en Israël, le 27 août 1918.

C’était un petit mois avant la grande bataille de Megiddo, en Galilée, également appelée bataille de la plaine de Naplouse, modèle de pertinence stratégique et longtemps disséquée dans les écoles militaires. Après cette défaite du 21 septembre 1918 en Palestine, l’Empire Ottoman était à genou et allait demander l’Armistice pour éviter son démembrement total.

L’acte de décès de Marius Bernard fut transcrit à l’état-civil de Bizerte le 22 septembre 1920, preuve qu’il y avait élu domicile et peut-être fondé une famille.

Marius Isidore Bernard (ce dernier étant le patronyme), matricule 385 classe 1907, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Bernard étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant indirect reconnaît un membre se sa famille, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède quelques photos ou documents.

La tombe de famille de Jean Bernard (le père) sur laquelle il ne figure pas. Par contre on retrouve le nom de son épouse Virginie née Bonnaud (1860-1936-alors qu’elle est née pour l’état-civil en 1859), celui de son fils, le petit frère de Marius ,  Théophile Adrien (1887-1970) et de la femme de ce dernier Joséphine née Gilles (1888-1967). Pas d’inscription rappelant la mémoire de Marius Isidore Bernard.

A suivre:Marius Bertet. 

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