Archives mensuelles : septembre 2017

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 septembre 1917

(JOUR 1155 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le vieux politique Clémenceau en déplacement dans les tranchées de Verdun, dans le secteur de Mort-Homme. Il lui est difficile de se déplacer dans ce paysage bouleversé, surtout quand il s’agit de franchir un ruisseau sur une étroite planche !

De nouveaux équipements.

Ce casque trouvé sur un prisonnier allemand. Il doit éviter les gueules cassées mais doit être terrible pour les cervicales !

La cloche des gaz dans un abri britannique.

Reste à savoir ce que va devenir cette invention si le Tommy est distrait ou le premier touché par les gaz.

Des torpilles américaines gigantesques.

Au départ et au retour, remorquée par un petit vaisseau. En expérimentation !

Une guerre presque idyllique.

Dans cette région marécageuse au nord-ouest de Monastir, en Macédoine, la presse nous présente des lieux charmants, de villégiature, plus que de mort !

Destructions d’une cité de Ginchy dans la Somme après les diverses batailles qui s’y sont déroulées.

Les vues aériennes nous montrent que tout a disparu, tout a été rasé ! La bataille s’est déroulée à partir du 6 septembre 1916, il y a un an.

Pour terminer, la photo d’un avion allemand. Vue banale mais légende originale:

Oeuvre de la censure ou coquille du magazine ?

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 29 septembre 1917

(JOUR 1154 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Premier Ministre anglais Lloyd George se délasse des soucis du pouvoir en se promenant dans les Highlands. Les Poilus anglais n’ont pas cette possibilité quand ils sont las de la guerre. Anecdotique mais choquant !

Deux histoires dans un même événement, tel est la légende de ces deux documents.

Un mouilleur de mines fut torpillé par un sous-marin allemand en Méditerranée. Les marins se jetèrent à l’eau et furent récupérés par un torpilleur. Lequel torpiller abattit un avion allemand repérant les lieux. Ce dernier fut récupéré en mer par le torpilleur et ramené dans un port italien de l’Adriatique.

Les chaussures des combattants sur cette page :

Au centre une usine produisant ces chaussures très solides.

Des troupeaux de bovins.

Ce sont les rations quotidiennes des Poilus qui arrivent sur quatre pattes. Chaque soldat avait théoriquement droit à 400 grammes de viande par jour !

Les oeuvres de bienfaisance américaines à destination des enfants de Belgique.

La petite Belgique a été prise en pitié par la grande Amérique. Aussi, des oeuvres de bienfaisance belges ont vu le jour accueillant les petits réfugiés de ce pays. Les Quakers en quelque sorte. Ici ce sont avant tout des enfants de Poperinghe accueillis dans une institution de Groslay.

Pour terminer, une page d’ombres chinoises.

Des silhouettes de soldats écossais prises au petit matin dans le secteur d’Ypres.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 28 septembre 1937.

En couverture de ce numéro de Miroir des Sports du 28 septembre 1937, une vue un peu fantastique de l’immense champion de boxe Marcel Thil, véritable monstre physique. Il vient toutefois de subir une défaite plutôt par accident que par infériorité quelconque comme l’écrit le rédacteur de la légende.

Défaite contre Apostoli dont on entrevoit une vue de ce combat sur cette image brouillée…

…parasitée lors de la transmission de la téléphotographie par radio, la méthode de transport d’images à la pointe de la modernité en 1937 !

Pendant ce temps, Alfonso Brown continue à mettre des raclées à ses adversaires en France.

Ce coup-ci, c’est Huguenin qui alla au tapis, au 3ème round.

Des épreuves de second ordre dans plusieurs sports:

  • en tennis, le Miroir des Sports est désolé de voir en finale des internationaux de Paris un Yougoslave Pencec contre un Chinois Kho Sin Kie.

Un véritable affront pour le sport français malgré la victoire de Mme Mathieu chez les Dames et de Borotra-Pétra en double messieurs !

  • Dernière course amateur de la saison à Paris avec la victoire d’inconnus qui damèrent le pion aux cracks de la discipline.

  • En athlétisme autre surprise au meeting de Jean-Bouin pendant lequel un coureur de banlieue de La Boissière-Montreuil Désiré Leriche a battu tous les étrangers au marathon en 2 heures 41 minutes et 52 secondes.

Du football pour continuer avec les résultats de la 6ème journée du Championnat de France de première division.

L’O.M. a battu Antibes dans un des derbys de la Côte 1-0. L’O.M. pointe maintint en 3ème position avec 8 points, ex-aequo avec Rouen et 1 point de Excelsior Roubaix et Strasbourg.

Une vue de cette rencontre entre Marseille et Antibes avec un bel envol de Mario Zatelli, l’avant-centre emblématique du club pour l’histoire. Le Vélodrome était loin ‘être bien garni dans le virage sud.

Pour terminer, des histoires d’envol…

Celui du plus jeune gardien de but professionnel, Barella.

Celui du bolide de John Cobb, vainqueur des 500 Miles de Brooklands, sur cette photo qui montre toute la vitesse et la puissance de l’automobile. Image que l’on ne risque pas voir dans cette course un peu particulière…

…la course de côte au ralenti de Montmartre remportée par ce engin à la vitesse de… 288,93 mètres à l’heure. Une autre performance… pour les nerfs du conducteur pilote !

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 juin 1898 (n°6)

La première de couverture intérieure de La Vie au Grand Air montre un cavalier montant un pur-sang mais nullement pour des concours d’équitation. Il s’agit de cirque avec M. Molier, le gentleman-manager du cirque Molier. Le cirque un sport c’est certain mais sans l’esprit de compétition du sport.

En intérieur un article sur ce cirque qui va organiser un gala de bienfaisance à Paris et qui, tous les mercredis, ouvre ses portes au public pour ses entraînements. Ce cirque fondé par Ernest Molier (1850-1933) était installé rue de Bénouvelle à Passy, près du bois de Boulogne. On dit de lui que, lors des deux représentations annuelles, artistes et aristocrates se mélangeaient sur la piste, pour des numéros où les chevaux avaient la part belle, les chameaux montés aussi. On voit même un dessin d’escrime à cheval.

Deux sujets principaux dans ce numéro de La Vie au Grand Air. 

Le ballon libre l’Oernen, de M. Salomon August Andrée, nationaliste suédois, est partie de l’île des Danois dans le Spitzberg dans le but de survoler le Pôle nord.

la question que se pose le magazine est de savoir si l’aérostat reviendra.

Une vue de l’organisation dans cette île nordique…

mais tout de même des problèmes puisqu’on voit ci-dessous…

d’immenses rustines pur colmater quelques fuites d’hydrogène par le haut.

Pour communiquer, Andrée envoie des rouleaux semblables à celui-ci…

qui doivent permettre aux ours blancs d’avoir de ses nouvelles…car qui pourrait bien recevoir ces messages sur le désert blanc du Pôle nord, beaucoup plus vaste et résistant à la chaleur de l’été que de nos jours !

Exemple d’un message d’Andrée peu lisible !

L’expédition Andrée, partie en 1897, n’avait été assez sérieusement préparée, malgré les remarques des observateurs éclairés qui s’inquiétaient des faiblesses techniques: fuites d’hydrogène, méthode contestable des guideropes pour laisser le ballon voler près du sol, un équipement de survie totalement inadapté et créé en dépit du bon sens, sans essayer de s’inspirer du matériel utilisé par les peuplades vivant près de ces milieux extrêmes.
En 1898, quand cet article  de La Vie au Grand Air est écrit par Wilfrid de Fonvielle, on espère encore voir réapparaître Andrée et ses deux jeunes compagnons sur la banquise l’été revenu. Mais rien ne vint en 1898, ni en 1899, ni les années suivantes et le sort des aventuriers devint la source de tous les fantasmes et élucubrations des médias. C’est en 1930 que l’on comprit ce qui s’était passé quand les restes de l’expédition furent retrouvés par une autre expédition. La lecture du journal d’Andrée et les nombreux clichés pris par l’un des membres permirent de comprendre ce qui s’était passé.

La ballon s’était écrasé sur la banquise et les aventuriers avaient marché vers la mort qui était survenue sur l’île de Kvitova. A bout de force les hommes s’étaient éteints au début de l’automne 1897.

Autre sujet de ce numéro de La Vie au Grand Air, le tir au pistolet… de duel !

Bien sûr les coups sont tirés sur des silhouettes et non des adversaires.

La vainqueur de ce concours est un certain Léon Lecuyer, ici en pleine action.

Les tirs se déroulent par groupes.

A l’époque, les duels étaient choses courantes pour régler des questions d’honneur.

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Le VAUCLUSE dans l’ANNUAIRE de juillet 1928

L’annuaire 1928 du Vaucluse ne compte pas plus de 22 pages soit moins que la Drôme.

A Caderousse, on ne compte que quatre lignes reliées au réseau.

La Mairie, Chabrol un marchand de grains, Roche qui tient un hôtel et café du Cheval-Blanc et Le châtelain de l’île de la Piboulette, un certain Joseph de Lafarge (de la famille des cimentiers ?).

Aucune fabrique de balais (et Dieu sait s’il y en avait à Caderousse !) n’est connectée au réseau téléphonique comme on pourrait dire de nos jours. C’est peut-être la raison pour laquelle on trouve autant de lettres émanant de celles-ci sur le marché du vieux papier et des factures.

Un petit tour à Orange et Avignon pour voir les unités militaires présentes après les restructurations de l’après-Grande Guerre.

A Orange, ville de garnison s’il en est, on trouve le 7ème Régiment de Spahis, le 15ème Régiment du Train des équipages et le 39ème Régiment d’artillerie de Campagne. L’artillerie était présente en 1914 mais pas les autres unités.

A Avignon, on retrouve le 7ème Régiment du Génie de la caserne Hautpoul par contre à la caserne Chabran, ce n’était plus  le 58ème Régiment d’Infanterie mais le 141ème R.I.

Un petit tour dans l’annuaire m’a fait m’arrêter du côté d’Oppède, au pied du Luberon.

Trois seuls abonnés mais l’un d’eux laissa son nom à la postérité: le docteur Roumagoux. Pas dans le monde de la médecine mais dans celui du football amateur vauclusien. En effet, une coupe réservée aux clubs des séries inférieures du district Rhône-Durance porte son nom et la finale se joue traditionnellement à Oppède. Roumagoux était, il me semble, un généreux donateur pour le football départemental.

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LA VIE AU GRAND AIR du 28 avril 1901.

La Vie au Grand Air a fait son chemin. On est au numéro 137 du 28 avril 1901. Et on parle football à la une.
Football ou plutôt football-association, suivant la terminologie de l’époque. Deux vues d’un match parisien entre le Standart Athletic Club qui a disparu et le HAC qui lui existe toujours, le Havre Athletic Club, le club doyen du football français. Normal, c’est dans ce port qu’arrivaient les Britanniques et ils y amenèrent immédiatement leur sport favori qu’ils venaient d’inventer.

Où a lieu ce match ? L’histoire et la Vie au Grand Air ne le dit pas mais certainement à Paris puisqu’au fond de la photo du haut, on aperçoit au loin, la Tour Eiffel.

L’équipe du Standart:

et celle du HAC.

Un phase du match sur laquelle on voit un journal du Standart pousser le ballon devant lui, dribbler dirait-on de nos jours.

Le commentateur parle plutôt de: un coup de pied du Standart.

Autre sport même si on parle plutôt de music-hall dans l’article: le cirque.

Une pyramide humaine pour les Jeux Icariens à cheval… aériens ou voltige ! Les Frediani sur l’image.

 

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La DRÔME dans l’ANNUAIRE de juillet 1928.

Suite de l’article sur le « gros » annuaire regroupant les abonnés du téléphone de 7 départements du Sud-Est avec une loupe sur celui de la Drôme.


En tout honneur, tout seigneur, Ancône qui a tout simplement été oublié de la liste des communes.

En effet, entre Ambonil et Andancette aurait dû figurer Ancône… On peut en déduire que le téléphone n’était pas arrivé jusqu’au bord du Rhône dans le village. De là à complètement occulter le village !

A Montélimar, environ deux cent cinquante abonnés étaient recensés. Parmi eux une personnalité connue en France et dans la Monde que l’on pouvait obtenir en demandant à l’opératrice le 2.23…

… l’ancien Président de la République Emile Loubet, demeurant rue Quatre-Alliances. Pas pour longtemps puisqu’il allait disparaître l’année suivante.

Montélimar, c’est le Nougat, cette friandise à base de miel et d’amandes que l’on collectait en abondance dans le secteur. On retrouve trois nougatiers à la lettre N…

…Arnaud Soubeyran, le Sphinx et la marque Vieille France et Canard Sauvage. Ce ne sont pas les seuls puisque d’autres confiseurs sont inscrits à la lettre de leur patronyme. Vous pouvez chercher dans la liste des (environ) deux cent cinquante lignes ci-dessous. Revenons une seconde sur le document ci-dessus avec le numéro de l’Office National Météorologique situé tout près d’Ancône et de l’aérodrome qui avait été créé il y a peu. On devait composer le 1.88 pour connaître le temps qu’il allait faire. La station météo existe toujours au même endroit mais le ministère de tutelle souhaiterait bien s’en débarrasser.

La liste des numéros de Montélimar.

De A à BRO

Un tissage de soieries (Avond), une filature (Bérenger au Serre du Parc près de l’Homme d’Armes), un cinéma le Palace tenu par un certain Allette…

De BRO à COT

Pas moins de huit cafés dont certains existent encore mais plus le Miland sur le boulevard Marre-Desmarais devenu une succursale de banque après malgré pétitions, le Nougat Chabert et Guyot, la filature Brousse avenue de Rochemaure et rue Quatre-Alliances l’avocat Chancel qui se lancera plus tard dans la politique, la Chapellerie Montilienne quia laissé son nom à un quartier, route de l’hôpital (moderne), le Collège de Garçons dans la grand-rue, là où se trouve la poste et la sécu actuellement.

De COU à HÔP.

Le 52ème R.I. est toujours montilien, Delavant est pâtissier et pas encore nougatier, par contre le confiseur Duclot fait-il aussi des nougats ?, on trouve un soyeux chemin des Charmettes, Gineste-Lachaze, comme pour une filature, l’Homme d’Armes est regroupé avec Montélimar comme on peut lire avec la Société de Chaux et Ciments.

De HOS à MAR

Le photographe Joguet qui nous laissé nombre de clichés, pas moins de sept hôtels dont l’Hôtel de la Poste, place d’Aygu pas encore devenu le Relais de l’Empereur, la rédaction du Journal de Montélimar dans la rue Sainte-Croix, les nougats Lombard boulevard Marre-Desmarais.

De MAR à REB

Un autre café-restaurant, veuve Mazade rue Saint-Gaucher, les nougats Miche fils cadet, les célèbres cartonnages Milou du boulevard du Pêcher qui disparurent dans les années 70-80, le garage et cycles Moulin place d’Aygu délocalisé certes mais toujours existant comme concessionnaire Peugeot, Proton, docteur en médecine à Saint-Géry (plutôt sous-Géry) où vécut mon beau-frère Roland.

De REB à WOL.

Encore un nougat, Henry Reboul, un autre café glacier Royère au Fust, Tavan filature de le rue Roserie et soyeux boulevard Saint-Gaucher, un autre soyeux dans la Grande-Rue, Thorent, le transporteur Teste déjà présent rue Adhéra (Gineys descendra de la Haute-Ardèche plus tard), Villard un autre transporteur à Sarda,

A lire attentivement et à commenter !

Alors que l’annuaire de Montéliamr couvre une page et demie, Romans fait trois pages et demie et Valence cinq pages.
A Valence justement, on peut noter qu’elle avait toujours vocation d’être ville de garnison avec pas moins de trois unités…

… le 184ème Régiment d’Artillerie, le 66ème Régiment de Tirailleurs et le 504ème Régiment de Chars de Combat. D’où l’utilité du Polygone d’artillerie dans la cité.

 

 

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