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LA VIE AU GRAND AIR du 15 mai 1898 spécial Bordeaux-Paris

Le n°4 de La Vie au Grand Air, du 15 mai 1898. Le cyclisme a déjà inventé les classiques de longue distance, disparues de nos jours, où la télévision impose plus des courses courtes donc nerveuses à des marathons longs mais inintéressants. Il n’est qu’à voir les étapes du Tour de France qui se sont raccourcies de nos jours.

En 1891 est créé la plus longue des classiques Paris-Brest-Paris courue tous les 10 ans et qui disparaîtra dans les années 50, faute de coureurs professionnels prêts à sacrifier des mois de préparation pour une course de plus de 1 200 km courue d’une seul traite.

Cette même année 1891 voit la création de Bordeaux-Paris dont La Vie au Grand Air va raconter dans son n°4 l’histoire des 7 premières éditions avant celle de 1898 qui se profile à l’horizon.

A la une, le départ du premier Bordeaux-Paris en 1891.

Suivent dans une double page, la galerie des portraits des 7 premiers lauréats:

De gauche à droite: Mills (1891), Stephane (1892) et Gouttereau (1893) puis…

…Lesna (1894), Meyer (1895), A. Linton (1896) et Rivierre (1897).

Les personnages incontournables de Bordeaux-Paris.

Le créateur.

Jiel-Laval le créateur de la course nous dit-on. En fait, un ancien coureur qui s’occupa de l’organisation, fort de sa connaissance et qui participa à cette première édition de 1891.

Le plus ancien participant.

Le père Rousset, le vétéran de la course.

Puis des images de la dernière édition remportée par Rivierre.

Le départ de Bordeaux.

L’arrivée au vélodrome de la Cipale du vainqueur, Rivierre qui récidivera en 1898, auteur du seul doublé avec 2 victoires consécutives de la course, épreuve qui a disparu en 1988 pour renaître en 2014.

Autre événement important pour ce numéro de La Vie au Grand Air.

Lors d’une course automobile Périlleux-Mussidan a eu lieu un accident dramatique. Deux voitures sont allées au fossé.

Celle du comte de Montaignac…

et celle du M. de Montariol.

cet accident fit des victimes mais pas le marquis de Montaignac qui sauta sur la route quand la voiture chuta dans le fossé. Peut-être le décès de son mécanicien, M. Hézard. En tout cas, cet accident semble avoir ouvert une polémique sur les courses de voitures automobiles ! Incessantes polémiques bien françaises !

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Des PHOTOS du TOUR de FRANCE 1949 au col de CARPIAGNE.

Il s’agit de quatre photos prises avec un appareil photographique à l’occasion du « passage du Tour de France 1949 au col de Carpiagne ». On voit les spectateurs et peut-être quelques officiels qui ont pris place sur le plateau d’une camionnette pour applaudir les concurrents.

Carpiagne, c’est le nom du camp militaire au-dessus de Marseille, sur la route de Marseille à Cassis, emprunté par les concurrents de la course pédestre le dernier dimanche d’octobre tous les ans.
Le sommet est maintenant appelé col de la Gineste.

En 1949, les concurrents du Tour de France l’empruntèrent 2 fois, le soir de l’étape Nîmes-Marseille du 15 juillet dans un sens et le lendemain matin, le 16 juillet, juste après le départ de l’étape Marseille-Cannes dans l’autre sens.

La course était donc partie ce 15 juillet 1949 des arènes romaines de Nîmes.

Mais pour rejoindre Marseille, la course avait pris le chemin des écoliers.

Elle avait franchi le Rhône sur un des seuls ponts réparés après la guerre, celui de Beaucaire-Tarascon.

De là, la course avait tourné à gauche, vers le nord pour passer sous un autre pont, celui d’Avignon.

Le journaliste peu au courant des faits annonçait dans la légende de cette photo que le pont Saint-Bénézet n’avait pas pu être emprunté par la course car il n’était pas encore réparé après que les Allemands l’aient détruit ! A sa décharge, que raconterait un historien s’il rédigeait un article sportif ?

Suite des histoires de pont intacts ou démolis, la Durance fut franchie à Cavaillon sur un pont métallique de substitution.

C’est au 140ème km (sur les 199 du parcours) que les choses commencèrent à bouger. Et deux coureurs s’échappèrent peu avant la dernière bosse, celle de Carpiagne: Blanc et Goldschmidt, le futur vainqueur de l’étape.

Les voici donc vus par les photo-reporters sportifs…

avant la plongée sur Marseille et le Stade-Vélodrome pas encore Orange, pendant laquelle Goldschmidt oublia Blanc.

La une du Dauphiné de l’époque:

Les autres photographies prises par cet amateur cycliste en 1949, à la Gineste…

 

Qui sont ces routiers ? Les 2 échappés en haut et les premiers coureurs du peloton très certainement, peloton qui arriva groupé au Vélodrome, réglé au sprint par Jean Robic.

Et comme à l’époque, tout terminait par la page humoristique de Pellos, voici donc comment il dessina cette arrivée d’étape à Marseille:

La sardine avait aspiré le vainqueur !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 31 août 1937.

A la une du Miroir des Sports du 31 août 1937, le cycliste breton Jean-Marie Goasmat, un routier populaire après ses performances sur le Tour de France a remporté le Circuit de l’Ouest, en enfant du pays.

Une série de photos  de cette course avec quelques paysages bretons:

De gauche à droite et de haut en bas:

  • le passage devant le château de Guérande
  • le peloton à Pont-Aven
  • puis à Concarneau
  • le nouveau pont routier de Plougastel-Daoulas.

Résultats de la seconde journée de Championnat de France de football.

Match nul de l’O.M. contre Cannes 2-2. On constate à la vue de la photo de cette rencontre…

…que l’O.M. joue dorénavant au Stade-Vélodrome inauguré au printemps et qu’il a délaissé son vieux stade historique Fernand Buisson alias stade de l’Huveaune aujourd’hui disparu pour faire place à une opération immobilière près du parc Borély.

Enfin, le dessin humoristique de Red raconte le mal-être du sport français en cet été 1937.

Les Français multiplient les défaites et les journalistes du Miroir des Sports vont peu à peu lorgner sur ces régimes politiques qui font gagner leurs sportifs: l’Italie fascistes et l’Allemagne nazie. En 1940, ils pourront allègrement franchir le pas de la collaboration !

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 avril 1898, n°2 de la collection.

Un peu tous les sports dans ce n°2 de La Vie au Grand Air du 15 avril 1898.

Après la couverture généraliste, semblable à celle du premier numéro, avec la farandole de sports, la une de la quinzaine illustrée par les portraits du grand-duc et de la duchesse Michel de Russie, réfugiés à Cannes car exilés par Alexandre III pour un mariage hors des normes fixées par les Romanov et devenu président du Golf-Club de Cannes. cet exil définitif en France et en Angleterre sauva la vie de cette branche des Romanov qui ne fut pas inquiétée par les Bolcheviks.

Du cyclisme avec Champion,…

premier vainqueur d’une course de 25km au Parc des Princes dans sa première version. Le Parc fut inauguré le 18 juillet 1897.

Un cycliste un peu particulier, Bichebois cycliste émérite mais aussi candidat à la députation pour les Camelots du Roi. Un groupe d’extrême-droite.

D’autres cycles, mais à 3 roues… donc des tricycles.

Bardin, le recordman de la catégorie sur le trajet Paris-Berlin.

Fournier, le champion-chauffeur qui va s’attaquer au record de la catégorie sur le trajet Paris-Marseille, 800km actuellement parcourus en 24 heures.

Du cross country pour continuer dans un article sur le Racong Club de France avec la course de steeple-chase.

La passage de la rivière.

Le vainqueur, Langlais devant De Ro.

Pour terminer, la mondialement célèbre course d’aviron Oxford-Cambridge. Créée le 10 juin 1829, c’est déjà un monument du sport à la parution de la revue.

Le 8 avec barreur d’Oxford.

Le 8 de Cambridge s’embarque.

L’article est une présentation de cette course mais pas la narration de l’édition de 1898.

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 août 1898.

Le n°10 de La Vie au Grand Air du 15 août 1898. Le fameux mois d’août français avec l’absence d’activité quasi complète. Heureusement, il y a une course sur piste à Paris, le grand prix de Paris qui nous vaut cette Une intérieure sportive composée de 9 vues.

Deux pages pour relater les courses au vélodrome de Paris du bois de Vincennes, la Cipale devenu vélodrome Jacques Anquetil. La piste longue de 500 mètres permettait des course de longue distance, comme le 50km dont on voit le départ. Le public prenait place dans les tribunes mais se retrouvait aussi sur la pelouse entre les courses.

A part cette actualité fraîche, pas grand chose à se mettre sous la plume.

Un page pédagogique sur le Base-ball.

Une grosse page pour raconter le sauvetage des hommes par des chiens.

De la chasse, de la pêche aussi comme cette vue de la pêche à l’épervier.

C’est pour remédier à ce trou dans l’actualité sportive en été que sera créé par un journal 5 ans plus tard, le Tour de France cycliste qui passionnera les foules en juillet et… fera vendre des journaux et magazines sportifs en période creuse.

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LA VIE AU GRAND AIR, le premier grand magazine sportif.

Petit voyage à travers les premiers numéros de La Vie au Grand Air. Cette revue a commencé de paraître à la fin du XIXème siècle. Voici donc la première de couverture du premier numéro publié le 1er avril… sans préciser de quelle année ! En ayant les numéros suivants de la revue était bimensuelle, la direction parisienne dirigée par Pierre Lafitte, on sait que c’est le 1er avril 1898 que parut cet exemplaire.

Une Une générique qui paraîtra sur les premiers numéros. A l’intérieur, la vrai couverture avec pour ce 1er avril 1898, la course automobile et motocycliste Marseille-Hyères-Nice.

Trois concurrents s’apprêtent à partir de Paris sous la pluie pour rejoindre Marseille.

Quelques véhicules… et la découverte des classements originaux.

F. Charron vainqueur de la 1ère série de la course, les voitures de plus de 400kg.

M. le Vicomte de Soulier sur une voiturette Bollée vainqueur de la 1ère catégorie des motocycles au-dessus de 100kG.

Ormont sur son tricycle de Dion-Bouton vainqueur de la 2ème catégorie des motocycles au-dessous de 100kG.

Georges Richard sur la voiturette de sa marque vainqueur de la 2ème catégorie des voitures (de moins de 400kg)

Les concurrents de la course repartent de Nice sur la Promenade des Anglais pour le concours de Monte-Carlo.

D’autres sports en photo ou en dessins comme pour le hockey sur gazon.

Un article pédagogique présentant les principales règles de ce jeu plus qu’un sport présentant des résultats sportifs.

Une page sur la boxe avec ces sportsmen plus vrai que nature.

De gauche à droite, le Français Castérès, champion de boxe française, le champion du monde Britannique Fritzimmons vainqueur de Corbett et Charlemont champion de boxe française. A noter que le champion britannique n’est autre que l’arrière-arrière-grand-père de Wayne Rooney.

Des cyclistes un peu particuliers…

Les conscrits de la classe 98 de Marmande se sont rassemblés en vélocipèdes le jour du tirage au sort… de ceux qui feront les 3 ans de service militaire.

Enfin, la mort d’un toréador espagnol Frascuedo qui a laissé une immense fortune à ses successeurs.

 

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 17 août 1937.

Bien que cela ne soit pas évident au premier abord, il s’agit de boxe pour cette première de couverture du Miroir des Sports du 17 août 1937. Le grand champion français Marcel Thil part aux Etats-Unis pour combattre le redoutable Fred Apostoli nous dit la légende de la photo et prouver aux Américains qu’il est bien le meilleur poids moyens du monde. Ce que les Américains ne contestent pas. Le combat aura lieu le le 17 septembre et on voit Marcel quitter Paris en train pour Le Havre, ville de départ des Transatlantiques.

Du cyclisme encore et toujours avec une course aujourd’hui disparue: Marseille-Lyon dont on a déjà parlé. le vainqueur de  cette édition 1937 est Francis Bonduel. Deux vues de la course:

Les coursiers dans la côte d’Auberive, en Isère, à environ 50 bornes de l’arrivée. Speicher emmène le peloton.

Le sprint final sur le Vélodrome de la Tête d’Or à Lyon, anneau qui existe toujours à notre époque, sprint remporté par Bonduel devant Speicher.

Toujours la peine reine et la victoire de Roger Lapébie au Tour de France lui a valu son entrée au Musée Grévin de Paris.

Il y côtoie ainsi le professeur Piccard et son ballon stratosphérique. Un exploit d’une autre dimension que celui du champion cycliste puisque le 27 mai 1931, le professeur atteignit l’altitude de 15 781 mètres avec son ballon stratosphérique, à Augsbourg. Hergé s’est inspiré d’Auguste Piccard pour dessiner le professeur Tournesol.

Une page double complète est consacrée au Grand Prix automobile de Monaco qui s’est couru le 15 août dernier. Pas moins de 6 belles images de cette course dans un cadre toujours magnifique.

La grille de départ.

Caracola devant la tribune d’honneur.

Dans la côte de Monte-Carlo.

La chicane du port.

Foule considérable dans les falaises de Monte-Carlo… à une époque où le Grand prix était encore un événement populaire.

Un passage du vainqueur, l’Allemand  Von Brauchitsch.

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