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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Jean GROMELLE.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quarante-huitième nom de la liste: Jean Constantin GROMELLE.

La seconde face du monument.

Deux Ferragut inscrits sur le monument aux morts de Caderousse sans lien de parenté proche, deux Gromelle à la suite qui ne sont pas parents eux-aussi. Jean Constantin Gromelle est le premier de la liste et le plus jeune. Il est né le 21 mai 1884 à Caderousse où ses parents viennent de s’installer peu de temps auparavant après avoir vécu à Orange. Son père François est d’ailleurs originaire du chef-lieu du canton où son nom est orthographié Groumelle. C’est en arrivant à Caderousse qu’il perdra son U. Il a pris pour épouse une fille de Caderousse, Rose Anaïs Barre de quatre ans sa cadette. Ils se sont mariés à Orange le 27 novembre 1867 alors qu’ils étaient majeurs et âgés respectivement de 27 et 23 ans.

François et Anaïs, çar c’est ce prénom qui semble désigner la mère de Jean Constantin, sont un couple de paysans vivant quartier de Meyne à Orange. Quatre enfants vont naître, quatre filles… Rose Françoise en 1870, Léonine Rose en 1872, Marie Marthe en 1875 et Marie Antoinette en 1879, toutes des Orangeoises. C’est donc l’air de Caderousse et plus particulièrement celui du quartier du Brout qui offrira un héritier mâle au couple de François et Anaïs: Jean Constantin que la France leur prendra trente ans plus tard.

Jean Constantin va faire son service militaire au 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon du 10 octobre 1905 au 22 septembre 1907. Il vit toujours chez ses parents à cette époque comme en atteste le recensement de 1906.

Extrait du recensement de 1906.

Au retour de l’armée, il va se marier avec une fille de Caderousse, Marie Valentine Bouchet, une couturière née en 1890. Le jour des noces, le 22 janvier 1910, Valentine n’a pas encore 20 ans.

Extrait du recensement de 1911.

Le couple s’installe tout près des parents de Jean, quartier du Brout. Auront-ils des enfants ? Peut-être en 1913 ou début 1914 ? Car dès le 3 août 1914, l’armée va le rappeler. En juin 1915, il va compléter les effectifs du 55ème Régiment d’Infanterie décimé par les combats. La troupe va prendre position du côté de Berry-au-Bac, à Pontavert, près de Craonne qui deviendra célèbre deux ans plus tard. Nous sommes en septembre 1915. Le régiment doit renforcer le système défensif français dans le secteur du Bois de Beau Marais, mis à mal par les bombardements et les mines. Le travail ne peut se faire que de nuit pour échapper aux tireurs allemands et aux bombardements incessants des deux camps. Sur le Journal de Marche de l’unité…

on peut lire que la situation est relativement calme. Cela n’empêche pas les hommes de tomber quand la malchance leur tombe dessus. C’est le cas de Jean Constantin Gromelle, tué à l’ennemi le 23 septembre 1915 au Bois de Beau Marais à Pontavert.

Il avait 31 ans et 4 mois. Il repose depuis dans la Nécropole Nationale de Pontavert dans l’Aisne, tombe individuelle 3928.

 

Le rédacteur du Journal de Marche du 55ème R.I. a agrémenté son propos de photos qu’il devait prendre et developper sur place. En voici une prise dans ce secteur quelques jours avant le 23 septembre. Paysage dévasté.

La fiche matricule de Jean Constantin Gromelle de Mémoire des Hommes.

Jean Constantin Gromelle, matricule 184 classe 1904, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Gromelle est toujours vivant à Caderousse et près d’Orange. Si une personne reconnaît en ce Poilu, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Joseph Gromelle.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 05 janvier 1918

(JOUR 1251 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce premier magazine de 1918, cinquième année de guerre, le visage du Général Guillaumat nommé commandant en chef des troupes françaises sur le front d’orient en remplacement du général Sarrail.

Dans l’Aisne, un paysage bouleversé avec des arbres coupés et enchevêtrés suite à un bombardement français sur une tranchée allemande qui a été évacué. Avant qu’elle ne soit occupée par les Français…

…des nettoyeurs essaient de débusquer d’éventuels ennemis cachés dans les souterrain avec des gaz ou des fumées.

En Russie, la Révolution Bolchévique, Maximaliste dit-on à cette époque, continue à progresser.

Ici, des gardes rouges s’apprêtent à écouter un discours de Lénine. On verra plus loin dans ce mois de janvier que la Russie est dépouillée après ces mouvements insurrectionnels. Voici d’ailleurs les plénipotentiaires participant aux discussions à Brest-Litowsk en vue d’une paix sur le front oriental.

En marge de la guerre, à Paris, la coupe de Noël a bien eu lieu sur la Seine comme les autres années.

C’est Gérard Meister qui l’a emporté en 2 minutes et 33 secondes pour joindre une berge à l’autre dans une eau à… 1°C !

Chronique nécrologie: le décès du champion cycliste Lucien Petit-Breton, double vainqueur des Tours de France 1907 et 1908.

Mobilisé, il a été victime d’un accident d’automobile près du front au niveau de Troyes. Il servait dans un Escadron du Train.

En quatrième de couverture, on voit un vieil homme, un vieux paysan déracinant des piquets soutenant les fils de fer barbelés dans le but de cultiver à nouveau sa terre reconquise aux Allemands.

Quand on sait qu’un siècle plus tard de nombreux terrains sur lesquels s’est déroulée la guerre ne sont toujours pas cultivables pour longtemps encore, on comprend qu’il s’agit d’une image de propagande, pleine de symboles mais surtout de mensonges.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 16 décembre 1917

(JOUR 1231 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’aviation est à l’honneur de ce numéro avec une remise de médaille pour deux as de l’escadrille des Cigognes que dirigea Charles Guynemer. Il s’agit d’Alfred Henri Joseph Heurtaux (ici écrit Heurteaux) et de René Paul Fonck. Les deux connurent des parcours parallèles.
Heurtaux remporta 21 victoires avérées et 13 probables tandis que Fonck gagna 75 victoires mais plus certainement 142.

Tous deux survécurent à la guerre, connurent une carrière politique qui commença avec une élection à la Chambre Bleu horizon. Ils furent tous deux proches du régime de Vichy à son début mais Heurtaux prit des distances et termina au camp de Buchenwald, au contraire de Fonck qui connut quelques mois de prison à l’épuration.

Encore le front italien avec deux pages sur la retraite des Italiens dans la plaine de Vénétie.

La traversée des troupes italiennes en retraite du pont sur le Tagliamento qui, une fois franchi par tous sera détruit.

Entre le Tagliamento et la Piave devenu la ligne de défense ultime italienne, les automitrailleuses servent d’arrière-garde.

Pendant ce temps…

…les Français arrivés près du front en profitent pour organiser une prise d’armes.

Pour terminer ce chapitre, la visite du roi Victor-Emmanuel à Venise.

Sur la double page centrale, le Miroir a publié une carte sur laquelle sont indiqués…

…les camps de prisonniers de guerre français en Allemagne. Chaque point correspondant à un camp, le nombre est plus que conséquent.

L’entraînement des troupes américaines.

Le maniement des canons et l’installation de ceux-ci mais sur du matériel… en bois !

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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Léon COMBE.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Trente-cinquième nom de la liste: Combe Léon Vincent pour en revenir à la seconde face du monument.

La seconde face du monument.

Le 14 août 1925, Prosper Léon Combe reçoit une somme de 150 francs d’aide de l’Etat comme indemnisation pour la mort de son fils Léon Vincent dix ans auparavant dans une tranchée du Pas-de-Calais. C’est le prix d’un Poilu quand il n’a pas eu le temps de créer une famille. Une somme dérisoire !

Pas de grosse difficulté pour tracer le parcours de Léon depuis sa naissance à la guerre. Le couple de ses parents Prosper Léon Combe et Marie Marthe Roche se sont mariés le 09 février 1887 à Caderousse. Le père est originaire du village, la mère est venue s’y installer dans son enfance après une naissance à Piolenc. Ils s’installent dans la grange famille du quartier Fazende, au nord-ouest du village, aux côtés des parents de Prosper, François Prosper Combe et Elisabeth Rosalie Roche.

Le quartier Fazende est situé au nord-ouest de Caderousse, quartier d’habitat dispersé, de fermes. Suivant Jean-Paul Masse, ce nom viendrait de là, de ces haciendas caderoussiennes, le nom espagnol étant cousin de Fazende. On aurait pu appeler ce quartier, le quartier des Roche tant cette famille est nombreuse dans ce secteur. Pas seulement dans ce quartier d’ailleurs, les Roche disparus pendant la Grande Guerre sont au nombre de onze, inscrits sur le monument. D’ailleurs, on peut penser que Léon Vincent doit être cousin de quelques-uns de ceux-ci, on y reviendra ultérieurement.

Le petit Léon Vincent vient au monde dans cette ferme le 07 novembre 1889.

Quelques années plus tard, suivra une petite Marie, arrivée en 1893. Cette dernière se mariera en 1919 et vivra jusqu’en 1979.

Léon sera appelé à l’armée le 04 octobre 1910. Il fera ses classes à Marseille au 3ème Régiment d’Infanterie. Il regagnera ses foyers deux années plus tard, le 25 septembre 1912 pour retrouver sa famille au quartier de Fazende.

Pas pour très longtemps ! La guerre éclate de 3 août 1914 et Léon rejoint le 3ème R.I. à Digne avant de passer au 11ème R.I. de Montauban le 26 février 1915.

Le front, Léon va le connaître très vite jusqu’à ce funeste 09 mai 1915 où il sera tué du côté de Roclincourt, dans le Pas-de-Calais, entre Arras et Lens, dans le secteur britannique, Roclincourt est quelques kilomètres de Vimy où se trouve la grande nécropole canadienne. Une route nationale qui mène à Lille fait la séparation entre Roclincourt à l’est et Ecurie à l’ouest. Le 11ème R.I. est réparti sur les deux communes, la 11ème compagnie de Léon Combe collée dans une tranchée à l’est de la route.

A la lecture du Journal de Marche du régiment, on comprend que c’est l’impréparation d’une attaque qui va décimer ce régiment, ce 9 mai.

Tout d’abord, une mine française de 1 400 kilogrammes destinée à nettoyer le terrain en face des compagnies à l’est de la route va exploser quasiment… sous les lignes françaises ! Les 2ème, 3ème et une partie de la 11ème compagnies vont être ensevelies sous les gravats. On peut penser que Léon est décédé à ce moment-là, à 9 heures 47.

Puis c’est l’attaque qui part sur des tranchées que l’artillerie française a raté dans son tir préparatoire. Pas moins de 25 mitrailleuses allemandes intactes déciment les premières lignes qui sortent des tranchées.

Bilan de la journée pour le 11ème R.I.: 38 morts, 170 blessés et 168 disparus. On comprend que le corps de Léon ne fut pas retrouvé tout de suite et qu’il fut, un temps, considéré comme disparu.

Inhumé un moment au cimetière militaire d’Ecurie, ses restes furent par la suite transporté dans l’immense Nécropole Nationale de Notre-Dame-de-Lorette d’Albain-Saint-Nazaire (62), tombe individuelle 19 132.

Le 09 mai 1915, il avait exactement 25 ans et demi.

 

La fiche de Léon Vincent Combe de Mémoire des Hommes

Léon Vincent Combe, matricule 446 classe 1909, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Les patronymes Combe et Augier sont bien présents encore dans les environs de Caderousse, dans le proche Gard  principalement. Si l’un d’eux reconnait cet ancêtre comme étant de sa famille, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

Sur la tombe de la famille Vincent Roche, l’hommage à Léon Combe et des noms devenus familiers pour celui qui a écrit ces lignes.

A suivre: Lucien Constance.

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°14 du 28 février 1917 (10/10)

Retour de cet avant-dernier numéro de La Roulante à un format plus important. A la une, Bils fait parler deux Poilus se félicitant d’avoir fait prisonnier les soldats allemands qui défilent devant eux.

Des prisonniers allemands, on en retrouve sur la double page centrale, toujours sous les traits au crayon de Bils, sous le titre « un coup de filet » daté du 30 janvier 1917.

D’excellents portraits d’un artiste confirmé.

Page « En roulant… à travers les Crises » sur les restrictions à l’arrière, signée Rip.

On y parle de la crise du sucre et de celle du charbon qui va être bientôt rationné. L’auteur se propose de devenir inspecteur gastronomique à la Préfecture de Police pour s’occuper de ces restrictions et envisage de créer des salles chauffées communes pour le public à qui on passera des films cinématographiques pour ne pas qu’il s’ennuie.

La crise du charbon et son possible rayonnement semble vraiment être une préoccupation avec cet autre dessin humoristique de Coois Schem…

… et le jeu de mot coke-coq.

La page du philosophe Athanase Parigot est une suite de brèves entendues ici et là. « un embusqué trouve toujours un plus embusqué qui le dégoûte »; « Le meilleur moment de la permission, c’est la veille du jour où l’on doit y partir ».

Enfin, sur deux pages, un drame en trois actes: « Lorsque tout est fini. » par Jan d’Urdy.

 

Il s’agit d’un jeune homme se confiant à un vieil ami dévoué. Il veut se suicider car désespéré car celle qu’il désire ne l’aime pas. Comme mort, il envisage la Seine… elle est gelée, l’armée… ne pas y aller car il est réformé, reste le charbon mais il est trop cher.
Au second acte, le vieil ami dévoué reçoit une lettre dans laquelle il apprend que le jeune homme s’est suicidé au charbon, ayant réussi à économiser 23 francs 50 pour acheter un boisseau.

Au troisième acte, ce même vieil ami dévoué apprend cette nouvelle à la dame élégante…

 

… qui pour toute compassion trouve l’attitude du garçon « nigaud » car avec 23 francs 50, elle aurait pu l’aimer pour 20 francs et il lui aurait resté 3 francs 50 !

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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 n°13 du 15 février 1917 (9/10)

Un dessin de Bils sur une patrouille dans un bois où le second militaire préfère envoyer son copain vers l’avant, lui préférant aller chercher les secours pour quand il se fera toucher.

Retour à un format normal pour ce quatre pages, le papier ayant été offert par les Papeteries Darblay à Essonnes.

On y retrouve les écrits classiques.

En roulant… les deux plats. Prosper Montagné évoque ici les restrictions dans les restaurants parisiens avec la mode des deux plats et bientôt du plat unique qui contiendra un peu de tout. Tout cela pour copier les rations des Poilus, pour faire mode en quelque sorte. Le texte est agrémenté d’un dessin quelque peu grivois.

On peut y lire la suite du reportage d’un Monégasque à Berlin.

On parle des rationnements en Allemagne avec pas moins de 31 cartes dans un restaurant de Berlin et du Komprinz qui à chaque combat qu’il mène à la tête des troupes allemandes perd du galon de général d’infanterie avant la bataille des Marais de Saint Gond en 1914 à soldat de Première classe après la perte du fort du Douaumont.

Suite également des Documents historiques …

Il s’agit d’une lettre d’une marraine de guerre teutonne à son filleul au front, victime des privations. Cette marraine est tout de même la présidente de la Société des Marraines Teutonnes de la guerre. Elle y raconte le repas de son mari s’envoyant une énorme saucisse en poussant de retentissant Klop de plaisir tout en pensant au filleul qui fait diète à la guerre. Elle lui adresse finalement une boîte de poudre insectivore pour accompagner sa missive.

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 18 novembre 1917

(JOUR 1203 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une photo souvenir pour montrer le premier obus tiré par les artilleurs américains sur les lignes allemandes. Cette douille sera envoyée au président Wilson. Il s’agit d’un obus des fameux 75.

Deux photos nous montrant un nouveau type de lance-flammes mis au point par les Allemands.

Beaucoup plus autonome puisque porté par des hommes sans ce cordon ombilical le liant jusque là à la réserve de liquide inflammable dans la tranchée. Mais ces hommes dévoués à porter la réserve de liquide sont autant de cibles potentielles lors d’une attaque.

L’attaque du Chemin de Dames du 23 au 26 octobre 1917. Plusieurs photos illustrent de moment de la guerre pendant laquelle les Français reprirent quelques kilomètres de terrain du côté de la Malmaison. Maigre consolation après la saignée d’avril 1917.

Le généralissime américain Pershing a assisté à cette attaque en compagnie du général Francher d’Esperet.

Les mêmes visitant des avions allemands tombés lors de cette même bataille.

Les chars ont été utilisés lors de cette attaque et les casemates de La Malmaison ont souffert des tirs français.

Un bombardement qui a creusé un trou dans la voûte d’un abri dans lequel stationnaient des troupes de réserve. On parle d’un tir de 400.

Dans le même secteur du Chemin des Dames, l’attaque française du Mont des Singes.

La double page centrale est consacrée aux événements de Pétrograd et de la Révolution d’Octobre.

On y voit les militants maximalistes devant le siège du gouvernement de Kerensky qui va être pris assaut, ce qui entraînera la chute du pouvoir modéré et la victoire des Soviets. On y dit que Lénine harangue la foule monté sur un cheval, à droite…

…ce qui n’est guère évident même en se rapprochant du cliché.

Les Canadiens ataquen du côté de Passchendaele. il s’agit là de la seconde batailles des Flandres, du côté d’Ypres où les Allemands vont utiliser pour la première fois le gaz moutarde appelé aussi ypérite.

Cette bataille de Passchendaele sera une succession d’attaques, le 31 juillet, le 16 août, le 20 septembre, les 6 et 10 novembre. Au côté des Britanniques en nombre (c’est leur secteur) et des Français venus en renfort, les ANZAC ont combattu ainsi que les Canadiens. Cette bataille fit plus de 500 000 tués, blessés et disparus pour quelques kilomètres gagnés… mais pas l’objectif principal qui était d’atteindre Bruges, base arrière des sous-marins allemands.

Les Sammies dans leurs tranchées regardent vers le haut le passage d’un avion allemand.

 

Après les entraînements, les soldats américains découvrent la vraie guerre dans de vraies tranchées.

Un avion allemand venu bombarder Calais dans la nuit du 3 au 4 novembre 1917 s’est écrasé en mer, près des falaises de la côte de la mer du Nord.

A marée basse, l’épave est visité par les services de renseignement français et anglais.

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