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114 POILUS de CADEROUSSE, 114 DESTINS… Charles MONDAN.

114 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 114 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Soixante-neuvième nom de la liste: Charles Paul MANDON.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

 

Charles Paul Mondan est tout simplement le cousin germain du précédent, lui aussi inscrit sur le Monument aux Morts de Caderousse, André Paul Mondan. En effet, son père Jean Paul Mondan se trouve être le frère du père d’André Paul: André Mondan, comme lui originaire de Courthézon.

Un peu plus jeune qu’André, Jean Paul est né en 1867 et s’est marié à Caderousse avec Marie Mélanie Grély venue vivre au bord du Rhône avec les siens. Elle était originaire de Violès et les noces furent célébrées le 09 juillet 1892.

Rapidement, une petite Marie Jeanne vint au monde en 1894 dans ce couple de maçon et de baletière vivant dans le Boulegon. Puis arriva Charles Paul, le futur Poilu, le 1er juillet 1896, un plus âgé que son cousin André Paul. C’est d’ailleurs sa tante Sophie Bouchier qui vient le déclarer à la mairie de Caderousse le 2 juillet. Le père travaillait peut-être dans un chantier éloigné du village. Il était employé par le maître-maçon Simon.

Quatre ans plus tard arrive une petite Marie Rose le 19 janvier 1901. Puis plus rien ! Mais il semble que la famille a quitté Caderousse après 1901 puisqu’elle n’apparaît ni au recensement de 1906, ni à celui de 1911. Toutefois Charles Paul est resté au village et travaille comme domestique à la campagne.

La liste nominative de 1901 pose problème.

La famille Jean Mondan-Marie Grély en 1901.

On reconnaît bien Jean Mondan et Marie Grély, les parents, âgés respectivement de 34 et 31 ans, l’aînée Jeanne 7 ans et la petite dernière Marie 1 an mais qui sont cet Isidore âgé de 3 ans et ce Louis 2 ans ? Et surtout où est passé Charles qui avait alors  4 ou 5 ans suivant le mois du recensement ? Quelques mystères non éclaircis dans la généalogie de Charles Paul Mondan car ces deux petits frères, si petits frères il y a, n’apparaissent pas dans l’état-civil de la commune ! Bizarre, vous avez dit bizarre !

Tout serait plus facile si on savait dans quelle commune les parents s’en sont allés après 1911.

Toujours est-il que Charles Paul aurait dû être appelé par l’armée courant 1915. A cette date, il était déjà… mort ! En effet, il lui prit l’idée de devancer l’appel et il signa un engagement pour la durée de la guerre le 23 septembre 1914, en mairie d’Avignon, à un peu plus de 18 ans. On l’envoya au 4ème Régiment de Zouaves, où il croisa peut-être un autre Caderoussier, Paul Marius Broquin, de quatre ans son aîné qui allait être tué à Nieuport, tout près de la mer du Nord, le 9 juin 1915, on l’a déjà évoqué.

A cette date, Charles Paul Mondan était décédé depuis bien longtemps, disparu plus précisément, le  12 décembre 1914, moins de trois mois après avoir signé son engagement. En Belgique comme Paul Broquin, mais dans le secteur d’Ypres où les Zouaves assistaient les troupes britanniques. Pourtant ce jour-là, le rédacteur du Journal de Marche du 4ème Régiment ne note rien de particulier.

Il faut dire que le 11ème Bataillon Lagarde auquel Charles semblait appartenir a été détaché et combat ailleurs, comme en atteste cette note du 11 décembre.

Oui, c’est bien à Verblanden-Molen cité dans le texte que Charles Paul Mondan a disparu le 12 décembre 1914 mais… on n’en saura pas plus. On peut imaginer des tranchées, des bombardements, une attaque sans retour… ou une mine ! Il avait alors 18 ans et 5 mois. Le plus jeune Poilu de Caderousse, pour l’instant !

La carte de Verranne Molen où a disparu Charles Paul Mondan et les nombreuses traces des combats de la Grande Guerre notés en 2018.

La fiche matricule de Charles Paul Mondan de Mémoire des Hommes.

Charles Paul Mondan, matricule 1077 de la classe 1916, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Mondan est encore vivant à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Charles Paul un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre: Marius Jean Léon Monnet.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 24 mars 1918

(JOUR 1330 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La une évoque le cas d’un des aviateurs allemands venus sur des Gothas bombarder Paris. Au retour, celui-ci a été abattu du côté de Thury-en-Valois dans l’Oise.

Voici à l’intérieur du Miroir, une vue de ces Gothas descendus…

…sur la page de gauche près de Compiègne et sur celle de droite, à Château-Thierry.

Quant à ce dirigeable en perdition,…

…il a été pris en charge par un sous-marin pour être ramené à bon port, scène se passant probablement une Méditerranée.

Sur cette page nous est présenté les deux extrémités du front occidental français:

En haut, une vue prise non loin de la frontière suisse et en bas, des tranchées creusées à proximité de la mer du Nord, peut-être en Belgique.

Dans les Vosges enneigées…

…ces alpins inaugurent une tenue camouflée les faisant disparaître de la vue de leurs opposants sur des étendues enneigées.

Quant à cet arbre…

…une bombe qui a explosé près de lui l’a transformé en palmier, toujours dans les Vosges, avec des alpins comme témoins.

La Russie vient de se doter d’une nouvelle constitution bolchévique.

On nous présente ces vues comme des clichés exceptionnels pris au moment où l’Assemblée Constituante prenait cette décision.

Les Poilus néo-zélandais passent à la vérification des dents.

On combat donc les Allemands et les caries chez les All Blacks.

Quelques vues de l’effort de guerre des Etats-Unis.

En haut, une employée des chemins de fer dirige un poste d’aiguillage électrique ultra-moderne.
En bas des trains transportent des millions de paquets de cigarettes aux hommes sur le front français.

En Mésopotamie, les Britannique continuant de chasser les Turcs.

En bas, des troupes hindous traversent Bagdad dans un sens tandis que des Chrétiens fuient les zones de combat en allant se réfugier au bord de la mer.

Enfin pour en revenir à la guerre sous-marine à outrance des Allemands, les Norvégiens ont mis au point ce sous-marin de poche pour sauver des équipages de cargos touchés par une attaque allemande.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 10 mars 1918

(JOUR 1316 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une découverte bizarre faite par des Britanniques dans un village abandonné par les Allemands. Il s’agit d’une planche à supplice appelée la cangue. A quoi devait-elle avoir bien servir ? si tant est qu’elle ait servi pendant cette guerre…

On continue de parler de la fameuse offensive allemande d’Hindenburg qui devrait sceller le sort de la guerre.

Devant son imminence, les Britanniques accumulent armes et munitions, artillerie et obus.

La guerre sous-marine continue. Plusieurs pages pour raconter aux lecteurs les mésaventures des transports atteints par les U-boats, sans trop regarder la position où ils sont.
Ainsi,…

…à gauche, c’est le transport britannique Aragon qui a été coulé dans les eaux territoriales espagnoles et, à droite, c’est el Duc-de-Gênes qui faisait la liaison Buenos Aires-Gênes qui a été touché non loin de Valence, à Segundo.

Plus loin de là, à Port-Saïd, c’est un transport allemand qui se consume…

Rempli de benzine, le « Thibor » a été touché par une bombe incendiaire et rien n’a pu être tenté pour le sauver.

En Champagne, des combats sur le vif, du côté de la butte de Mesnil.

Combats à la grenade entre Poilus et soldats infiltrés allemands.

Près du front britannique, on répare cet avion de reconnaissance.

En Italie, les ouvres de Canova ont failli être atteintes et détruites par un bombardement autrichien sur le temple qui les contient à Possagno.

Autre vue du front belge, peut-être au même endroit que sur la vue du Miroir de la semaine dernière.

Zone de marécages suite à la destruction des digues et les innombrables trous d’obus sont remplis d’eau, rendant ce décor totalement fantastique et désert.

Pour terminer, deux vues de troupes américaines à l’entraînement… à Cuba.

Ce ne doit pas être pour la proximité entre le climat de l’île avec celui du nord ou de l’est de la France que ces entraînements ont ainsi lieu à Cuba !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 3 mars 1918

(JOUR 1309 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une fois n’est pas coutume, on nous présente une réalisation allemande dans un sens positif. Ici, une importante installation de TSF (radio) à Nauen, ville située à 30 km à l’ouest de Berlin. Cette immense antenne mesure 260 mètres de haut et peut recevoir des messages envoyés depuis 10 000 km.

En Grande-Bretagne, le roi George V reçoit des héroïnes de la guerre…

…qui sortent ici de Buckingham-Palace.

Mais qui sont ces héroïnes ? L’article reste très vague sur ce sujet.

Des vues d’Alsace.

Le Président du Conseil visite un village alsacien libéré (toujours le même ? Thann ?).
Sur les sommets des Vosges, c’est l’hiver et les Alpins se déplacent à ski.

Passons en Italie où les Français aident les troupes italiennes.

A Padoue, la chapelle des Carmes a eu à souffrir des bombardements de l’aviation autrichienne.

Le Piave est toujours considéré par l’Etat-Major comme la ligne de défense ultime.

Sur les vues, on voit toutes les défenses lacustres, les pieux plantées dans les eaux et les canonnières italiennes sur les flots.

Tandis que les chasseurs français défilent pour se rendre aux fronts…

…les femmes employées à creuser les tranchées italiennes s’interrompent dans leurs taches.

Les Américains sont là depuis plusieurs mois et déjà les premiers grands blessés américains sortent des hôpitaux où ils se sont liés d’amitié avec les homologues français.

Le front belge entre Dixmude et Ypres depuis le ciel.

Chaque trou correspond à l’explosion d’une bombe et chaque cratère est rempli d’eau dans ces zones marécageuses.

Le camouflage est important dans cette période d’atermoiements.

Ici routes et voies ferrées sont dissimulées des regards adverses par des filets de camouflage. Ce qui va permettre aux renforts de progresser en toute discrétion.

Pour terminer, un bien beau feu d’artifice…

Les explosions de grenades incendiaires.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 38: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 1er février 1938.

 

A la une, à l’occasion de France-Belgique au Parc des Princes, la poignée de mains entre les capitaines des deux équipes, Smellinck à gauche et Mattler à droite sous le regard de l’arbitre anglais, M. Jewell.

Ce match verra la victoire de la France par 5-3. D’autres vues de ce match.

Un panoramique du Parc sur lequel on voit une offensive des Belges (en noir) bien muselés par les Français.

Le gardien belge Badjou, en plus d’encaisser 5 buts, eu beaucoup de travail comme l’attestent les vues de ses arrêts…

…au ras du sol…

ou au prix d’une belle détente.

Il ne peut rien sur ce tir de Veinante qui file dans le but pour la quatrième fois.

A l’autre bout du terrain, le gardien français Llense ne peut rien sur cette reprise de Van den Eyende sur le troisième but.

Voici donc l’équipe de France victorieuse:

Debout, de gauche à droite:

Cazeneuve, Marchal, Bourbotte, Mattler, Llense, Jordan.

Au premier rang, accroupis:

Courtois, Ignace, Nicolas, Heisserer, Veinante.
Les buts ont été marqués par Courtois (le 1er), Veinante (les 2ème et 4ème), Heisserer (le 3ème) et Ignace (le 5ème).

Autre grand titre de ce Miroir des Sports du 1er février 1938: le cyclo-cross de Clamart organisé par l’Auto.

Dans les sous-bois…

… le franchissent d’un fossé…

…et le vainqueur, Bertellin qui prépare au mieux le Critérium International.

Pendant c temps, les cracks des classiques et de l’été s’entraînent au bord de la Méditerranée où le climat est plus favorable.

On les voit ici sur la plage de Loano « aider » un pêcheur pour le photographe.

Un peu de rugby avec la coupe nationale des Provinces et une vue du match Côte Basque/Guyenne contre Gascogne à Bordeaux (3-3).

Pour terminer ce dernier dimanche peu fourni en activité sportive: l’accident du coureur automobile allemand Rosemeyer qui s’est tué à Francfort en s’attaquant sur son Audi aux records de vitesse du kilomètre lancé et du mille lancé.

Avant-après l’accident. Le bolide s’est écrasé sur un pont (que faisait-il donc au bord d’une route dédiée à la course automobile ?) à plus de 400 km/h !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 20 janvier 1918

(JOUR 1266 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La rencontre entre le roi des Belges, Albert 1er et le général Pershing, commandant en chef du Corps Expéditionnaire US en Europe pendant la Première Guerre Mondiale. Les Américains contribueront à la libération du territoire belge en 1918.

Puisqu’on parle de nos alliés d’outre-Atlantique, une vue d’une ambulance montée dans un train sanitaire.

Ultra-moderne avec même des ventilateurs individuels pour les blessés.

Une démonstration de la puissance destructive des nouveaux chars de combat.

Ici la limousine n’a pas pesé lourd face à ce mastodonte d’acier.

En France, après l’échec de la première utilisation des chars d’assaut, en particulier au Chemin des Dames, les engins ont été améliorés et subissent un  entraînement poussé pendant des manoeuvres, comme on le voit ci-dessous.

Des vues du traité de Brest-Litvosk mettent fin à la guerre entre la Russie et l’Allemagne.

La maison où eurent lieu les négociations.

La table des négociations et les plénipotentiaires.

En Italie, la prise du Mont-Tomba a entraîné l’arrestation de nombreux soldats autrichiens…

…comme ici à Asolo. Ailleurs, des Poilus français en permission en 1918 vont visiter l’ossuaire de Solférino dans lequel reposent les restes d’autres Poilus, ceux de 1859, tués le 24 juin pendant cet épisode glorieux de la campagne napoléonienne.

Solférino, Magenta, des batailles d’une autre guerre, dans la nord de l’Italie, toujours contre les Autrichiens.

Une vue originale en double page centrale.

 

Les ravages commis par un bombardement français ! Mais pas n’importe lequel ! Celui qui permit de détruire la Grosse Bertha, canon de marine qui bombarda Dunkerque en avril et mai 1915. On voit ce qu’il reste du canon au centre de la page de gauche et les voies de chemin de fer qui le ravitaillait. Cette pièce était positionnée à l’arrière des tranchées allemandes à près de 28 km de la ville.

Sur mer, les sous-marins et pirates allemands sévissent toujours.

On voit ici la fin du « Chateaurenault » un croiseur torpillé par des pirates qui furent à leur tour coulés par d’autres navires français et récupérés comme prisonniers de guerre.

Dans les airs enfin, l’installation d’une bombe sous un Farman.

Il faut quatre hommes pour placer l’engin sous l’aéroplane. On n’est pas au niveau des chargements des B-52 qui opéraient sur le Vietnam mais aussi loin des chargements de 1914 quand les aviateurs jetés des points effilées sur les troupes au sol pour transpercer les hommes et les bêtes.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 19 janvier 1918

(JOUR 1265 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Wilson et Lloyd George, les principaux alliés des Français à la une de ce J’ai vu. Des alliés fidèles qui rappellent que la France a été lésé par l’Allemagne en 1871. D’où l’appellation de cette guerre: la guerre du Droit contre la barbarie.

En page intérieure un plan et une carte.
Le plan, celui de Dixmude en Belgique, défendue par les fusiliers marins pour illustrer un texte sur ce sujet.

La carte de la Russie des Bolcheviks en pleine anarchie et avec la sécession de nombreux territoires.

Le pouvoir des Bolcheviks se réduit au coeur de la Russie mais la guerre civile qui va suivre permettra au pouvoir central de retrouver l’intégrité de son territoire.

Enfin, comme dit précédemment, une page de photos revient sur la catastrophe d’Halifax au Canada.

Le nombre de victimes avancé est bien plus important que celui que l’Histoire a retenu: 4 000. On informe les lecteurs que la ville a été rasée sur un diamètre de 3 kilomètres autour du point de l’explosion du Mont-Blanc après sa collision avec l’Imo.

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