Archives de Tag: guerre d’Espagne

La RETIRADA en CARTES POSTALES: ENTRE LA PRESTE ET PRATS-DE-MOLLO 13/18

Treizième carte de l’album-souvenir de la Retirada: ENTRE LA PRESTE ET PRATS-DE-MOLLO- Halte sur la route (Entre La Preste y Prats-de-Mollo- Descanso en la carretera)

Retour en arrière sur un des chemins de la Retirada, cette route entre l’Espagne et la France qui monte jusqu’à 1 500 mètres d’altitude pour franchir la frontière avant de redescendre sur la plaine du Roussillon en passant par Prats-de-Mollo.

Quoique, si les réfugiés sont effectivement entre La Preste, la station thermale et le village de Prats-de-Mollo, ils ont emprunté des sentiers beaucoup plus longs et montant plus haut dans les Pyrénées.

Les Miliciens ont encore leurs armes puisqu’ils les ont montées en faisceaux. Cela signifie qu’ils n’ont pas encore rencontré des gendarmes français. Ils représentent la majorité des hommes prenant une pose au bord du chemin. Il s’agit certainement de militaires de l’armée régulière espagnole car ils portent aux pieds des souliers de qualité.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: LA VIANDE 12/18

Douzième carte de l’album-souvenir: Camp d’Argelès- Quartiers de viande qui vont servir à l’alimentation des Réfugiés (Campo de Argelès- Pédalos de carne que van a servir al aliments de los refugiados).

Le titre se suffit à lui-même. La viande était fournie en assez bonne condition mais le nombre de réfugiés était si important que ceux-ci vivaient de privation continue. Les bouchers venaient du camp et pouvaient être considérés comme des privilégiés parmi les détenus. Même des gars n’ayant jamais touché un couteau de boucher se portaient volontaires mais l’épreuve de la découpe laissait tomber le voile. Cela était vrai pour toutes les demandes d’emploi que lançait l’administration française.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: LE PAIN 11/18

Onzième carte de l’album: ARGELÈS- Les camions de pain destinés aux Réfugiés (les camiones de pan destinados a los Refugiados).

Dans l’avenue longeant la plage et menant à rentrée du camp d’Argelès, un nombre impressionnant de camions militaires attendent pour livrer leurs cargaisons de pains avec les bennes remplies. Cette seule vue permet de comprendre l’ampleur du mouvement migratoire que fut la Retirada. Le pain était souvent le seul aliment que recevaient les internés. Si bien qu’un véritable marché parallèle se mit en place pour permettre aux réfugiés d’améliorer leur ordinaire. Parfois toléré, parfois interdit en fonction de l’humeur du commandant et des autorités et des incidents qui fatalement se produisaient. Surtout que les billets qu’avaient en poche les réfugiés étaient ceux de la République Espagnole et qu’ils étaient considérablement dévalués après la défaite militaire.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: CAMP DU BARCARÈS 10/18

Dixième carte de l’album: Camp du Barcarès (campo de Barcarès).

On l’avait déjà vu avant l’installation des baraquements par l’administration française. Quelques semaines plus tard, des cabanes en bois ont été construites, bien souvent par les réfugiés eux-mêmes. Cela offre un confort sommaire aux internés même si souvent, il faut aller faire ses besoins dans le sable ou dans la mer.

Il semblerait que les hommes (on l’a déjà dit, la mixité avait été proscrite dans les camps, même pour les couples et les enfants restaient auprès de leurs mères) soient occupés dans des tâches domestiques comme préparer les repas en fonction de leurs qualifications antérieures. Les bouchers, les boulangers, les cuisiniers étaient sûrs de connaître un régime de faveur particulier plus que les enseignants ou les maçons. On le verra dans les articles suivants.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES: PORT-VENDRES 9/18

Neuvième carte de l’album-souvenir: Port-Vendres- L’ASNI et le MARÉCHAL LYAUTEY bateaux hôpitaux (L’ASNI y el MARÉCHAL LYAUTEY barcos hospitales)

Port-Vendres, un port commercial et un port de pêche de la côte Vermeille. Pendant la Retirada, elle devint un port sanitaire pour venir en aide aux blessés et aux malades de la fin de la guerre d’Espagne. Deux navires commerciaux, l’ASNI et le MARÉCHAL LOYAUTE, des paquebots vont être transformés un temps en hôpitaux de campagne flottants.

Avant février 1939, seuls les blessés étaient accueillis par la France. A partir du moment que tous les postes-frontières furent ouverts, le 6 février pour le dernier, tous les candidats à l’exil purent passer. Officiellement on dénombra 453 000  réfugies dont 270 000 militaires, 170 000 civils et 13 000 malades et blessés sans compter ceux qui passèrent entre les mailles du filet des autorités françaises, ce qui permet d’arriver au chiffre des 500 000 réfugiés que les historiens ont retenu.

La République mit en place un système de santé, officiellement pour préserver les autochtones des microbes venus de l’extérieur. Tous les hôpitaux de la région furent sollicités ainsi que ceux des régions voisines. Le 8 février le ministre de la Marine réquisitionna quatre paquebots pour en faire des hôpitaux de campagne, l’ASNI et le Maréchal-Lyautey de Port-Vendres et le Patria et la Providence de Marseille.

Ils eurent leur utilité dans l’organisation sanitaire français.

 

 

 

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La RETIRADA en CARTES POSTALES- PRATS-DE-MOLLO 8/18

Huitième vue de ce carnet souvenir de l’Exil Espagnol: Prats-de-Mollo- Ceux qui optent pour Franco (Los que optan a favor de Franco).

A la frontière à Prats-de-Mollo, dans les Pyrénées au dessus de la plaine côtière , les réfugiés arrivent en masse, contrôlés par les militaires français.

Nombre d’entre eux sont armés et ils ne vont pas tarder à devoir rendre leurs armes. Ils arrivent à la route par des sentiers muletiers utilisés généralement par les passeurs pour des trafics et dans quelques années pour exfiltrer les aviateurs américains et britanniques tombés sur le sol français.

Au premier plan, sur un tableau d’école, est écrit Franco. Manifestement peu de ces hommes vont se risquer à retourner en Espagne car ils ne devront pas s’attendre à la mansuétude des vainqueurs. Jusqu’au bout, malgré des vagues promesses d’amnistie, Franco et les franquistes continueront à se comporter sans aucune humanité pour ceux qui n’avaient pas choisi leur camp.

Cela arriva toutefois, Francisco Ferrer le raconte dans son témoignage sur sa Retirada mais la plupart de ceux qui s’y risquèrent furent emprisonnés et encoururent les foudres du nouveau régime.

 

 

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La RETIRADA en CARTES POSTALES- BOURG-MADAME 7/18

Septième carte de la collection de l’album-souvenir de l’Exode Espagnol: Bougr-Madame- Les Troupes Nationalistes viennent d’arriver à la Frontière (Las Tropas Nacionalistas caban de llegar a la frontera).

 

Dans ce carnet de cartes postales sur l’Exil espagnol, cette carte fait un peu penser au jeu « cherchez l’erreur » tant elle n’a rien à faire dans cette collection. Nous sommes là dans le camp des vainqueurs de la guerre civile, les Franquistes, qui manifestent leur joie après avoir atteint la frontière française. Leur victoire n’est pas tout à fait complète à l’heure où la photo a été prise puisque la guerre s’achèvera avec la chute de Valence. Les hommes font le salut fasciste avec le bras tendu.

On peut penser que cette scène se déroula vers le 11 février 1939 car c’est à cette date que les Franquistes demandèrent au gouvernement Saladier d’occuper l’enclave espagnole de Llivia, autorisation qui leur fut accordée.

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