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BALAZUC, plus beau village de France.

Article publié dans la blog de l’Association Ancône Culture et Patrimoine.

 

Patrick et Christian nous amènent ce mois-ci marcher à partir de Balazuc, un des plus beaux villages de France… et un des plus anciens.

Abrité du vent du nord le long de la falaise de la rive gauche de l’Ardèche, on peut penser que les premiers hommes sédentarisés, ceux qui construisirent les dolmens comme celui de la Tombe du Géant,…

…comprirent rapidement les atouts du coin : l’eau d’un côté sans en subir les foudres, les bonnes terres agricoles de l’autre.

Avant les Romains, ce sont les Gaulois, la civilisation de la Tène, qui construisirent les premières maisons de Balazuc. Ils vouaient un culte au soleil comme en attestent les disques de métal trouvés en 1883 non loin de là, dans la vallée de l’Ibie, dans une grotte, le Trésor de Déroc visible au Musée de la Maison Carrée de Nîmes.

Certains pensent d’ailleurs que Balazuc est une altération de Belenos, le dieu celte du Soleil, ce qui semble judicieux vu l’exposition privilégiée du village. Belenos, Toutatis, à quoi cela fait-il penser ?

Ce fut aussi de tout temps un gué de l’Ardèche. On construisit certainement des ponts en bois que la rivière balayait régulièrement avant de bâtir le pont de pierre actuel.

La trouvaille la plus ancienne nous vient des premiers chrétiens avec un sarcophage de pierre datant de la fin du IVème siècle, début du Vème.

Une copie de ce sarcophage paléochrétien est visible sous la mairie du village.

Puis virent les Sarrazins trois siècles plus tard, qui laissèrent de nombreuses traces architecturales. Ne surnomme-t-on pas Balazuc, le « village maure » ? En flânant… sans lâcher les pas de Patrick et Christian tout de même, en flânant dans les ruelles, vous pourrez découvrir des fenêtres sarrasines…

…d’anciennes échoppes arabes typiques. Brillante civilisation maure loin des caricatures actuelles que chassèrent des seigneurs francs bien moins évolués et beaucoup plus sanguinaires !

Les seigneurs de Balazuc justement firent construire le château au XIème siècle, château militaire au début qui s’agrandit au fils du temps et qui devint plus résidentiel par la suite avec l’ouverture de fenêtres à meneaux.

Ces seigneurs restèrent fidèles au roi de France et à la religion catholique dans un pays largement converti au protestantisme. Plus tard, avant d’être de nos jours des chambres d’hôtes, le château abrita une magnanerie. Rencontrerez-vous beaucoup de vieux amouriés lors de votre balade dans le Gras, ces collines calcaires traversées de ruisseaux souvent à sec ?

Des collines où les hommes ont construits pierre par pierre des chambas, des terrasses pour retenir la bonne terre agricole. Une terre qui devait nourrir plus de 900 âmes à Balazuc au milieu du XIXème siècle contre un peu plus de 300 de nos jours. A l’époque, des villages comme Audon, Chauzon que vous allez traverser étaient grouillants de vie. Donnez un coup d’œil sur les monuments aux morts et vous verrez que ces paysans ardéchois représentaient une bonne réserve de chair à canon pour l’armée française ! Viel Audon a été restauré il y a quelques années dans un esprit coopératif.

Quelques autres bizarreries de la nature que vous croiserez peut-être…

…une pierre tourmentée, usée par la pluie et les vents, lou ron de los fado ou lo roncs de los fadas, dont des légendes disent qu’on y voit danser des fées… suivant ce qu’on a absorbé…

…ou ce bachas naturel, une aubaine pour les sangliers.

Le docteur J. Balazuc a répertorié dans son livre édité en 1956 « la spéléologie en Ardèche » pas moins de cinq cavités dans le secteur de la rive droite de l’Ardèche : l’aven-grotte du Pont juste en face du pont de Balazuc, la grotte de Viel Audon, celle de Beaussement 1 200 mètres avant Chauzon, celle de Pala près du hameau éponyme et celle des Estinettes plus proche du pont de Lanas.

Un dernier mot emprunté à Albin Mazon plus connu sous le nom du docteur Francus, qui écrivit de nombreux livres sur l’Ardèche, le Vivarais, les Cévennes, les Boutières au XIXème siècle. Quand il apprit qu’une légende voulait qu’une chèvre d’or ait été trouvé à Balazuc, il pronostiqua que de nombreux autres trésors restaient à découvrir. A vos détecteurs !

Le nouveau Museum de l’Ardèche à Balazuc est l’un d’eux avec plus de 800 fossiles présentés dans ses vitrines !

Photos empruntées sauvagement aux blogs :

rando-evasion.over-blog.com (toutes sauf…)

petit-patrimoine.com (…les fenêtres).

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UN OPPIDUM…DEUX OPPIDA.

Patrick et Christian vont vous emmener, marcheurs d’ACP, en Ardèche ce mois-ci dans sa capitale Lussas.

Capitale ? Oui, Lussas est la capitale du film documentaire, un volet du 7ème Art non négligeable depuis que les plus grands réalisateurs s’y sont essayés.

En effet, la dernière semaine d’août se tiennent à Lussas les Etats Généraux du Film Documentaire depuis 1989. Du 19 au 25 août prochain, ce sera donc la XXXème livrée de ce Festival non-compétitif, festival original avec des projections chez l’habitant, dans quelques cinémas de la région comme Regain au Teil et pourquoi pas un jour, quand la chapelle sera enfin terminée, à Ancône… ?

A partir de Lussas, direction le plateau des Gras, vaste zone relativement plate, aujourd’hui peu occupée et gagnée en son milieu, près de la route nationale, par une zone artisanale. Ce ne fut pas toujours le cas dans le passé. En effet, en se dirigeant vers l’ouest, on pourra visiter l’oppidum de Jastres et même, pour le même prix, deux oppida d’époques et de factures différentes.

Jastres-Nord est de loin le lieu le plus achevé. Il s’agit d’un oppidum protohistorique construit par les hommes avant l’arrivée des Romains dans la région en -121 av JC bien antérieurement au -51 avant JC qu’on apprend à l’école. C’est un oppidum à éperon barré. Pas fous les Gaulois ! On choisit un coin relativement plat entouré de barres rocheuses et on s’évite la construction de murs sur tous les côtés. Un seul rempart est nécessaire pour fermer l’éperon. En parcourant le site, on s’aperçoit que le mur d’enceinte changea de place en trois occasions mais le plus spectaculaire est celui le plus visible, celui haut de quelques mètres, large de six mètres et défendu par sept tours, en alternance carrées et circulaires.

Remarquable construction et très vaste panorama que celui qui domine le courbe de l’Ardèche au pied de la falaise avec au loin le Tanargue et le Mont-Lozère.

En regardant bien dans les recoins, vous trouverez peut-être quelques gros boulards en pierre, anciennes armes de jet destinées aux visiteurs indésirables à l’époque des Gaulois !

Plus au sud, surplombant toujours la falaise de l’Ardèche, Jastres-Sud alias le Camp de César est bien plus rudimentaire : trois murs de pierres en U, un rectangle de 300 mètres sur 500. Certains pensent qu’il s’agit d’un poste de surveillance du réseau romain protégeant Alba mais les Romains nous ont habitués à mieux. A moins qu’il s’agisse d’enclos pour les bergers.

Quant à César, peut-être passa-t-il un moment à Jastres avant la traversée des Cévennes pour attaquer les Arvernes. Mais on n’a pas retrouvé le Livre d’Or de l’oppidum !

Par contre, sur tout ce plateau calcaire, vous pourrez trouver, en regardant attentivement où vous posez les pieds, non pas ce Livre d’Or mais des fossiles ou leurs empreintes, des ammonites principalement, beaucoup plus vieilles que César.

Remarquablement bien exposé, à l’abri du vent du nord, avec l’eau de l’Ardèche et ses terres alluviales non loin, ce coin d’Ardèche fut accueillant pour les hommes. Lussas compte pas moins de 300 tombes très anciennes disséminées sur son territoire, des dolmens plus ou moins imposants. Le plus intéressant est celui des Quatre Pierres, au sud du hameau de Mias, non loin de Lavilledieu.

Certes ce n’est ni le plus grand ni le mieux conservé des dolmens ardéchois mais un petit coup d’œil s’impose. Au sommet d’une petite colline et sans son tumulus, il devait accueillir les restes d’un personnage important qui avait certainement souhaité de son vivant que son tombeau soit visible de tous et de loin ! Il avait oublié les pillards !

Article publié dans le blog d’Ancône Culture et Patrimoine.

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Annonay (Ardèche)- Des vieux journaux très intéressants 2-la première « visite » des Allemands en 1940 (2/2)

La Gazette d’Annonay et du Haut-Vivarais du samedi 6 juillet 1940 revient sur les événements de la fin juin et les combats s’étant déroulés dans la vallée du Rhône où le 6ème Régiment de Spahis Algériens résista deux jours à l’avancée allemande dans le secteur de Sarras, où la plaine entre les collines du Vivarais et le Rhône est réduite à sa partie la plus congrue.

La bataille de Sarras car on peut employer ce terme de bataille tant il y eut d’échanges de bombes et de mitraille dura deux jours. Le pont sur la Cance détruit était une barricade efficace contre la Wehrmacht ainsi que celui sur le Rhône à Saint-Vallier auquel il manquait une arche suite à la chute d’un obus des Spahis. Car ce sont les Spahis Algériens du 6ème régiment qui tinrent ce front pendant deux jours, jusqu’au retrait des troupes allemandes, rappelées vers le nord par les conditions d’Armistice.

Les Allemands connurent de lourdes pertes, les Spahis perdent huit hommes qui furent enterrés sur place après une cérémonie religieuse menée par le curé… alors qu’ils étaient tous musulmans.

Cela  permet à la Gazette de lister les ponts en état et ceux détruits sur le Rhône entre Lyon et Viviers.

La liste des ponts ayant survécu aux destructions du Génie français semble exacte et ils correspondent à des ouvrages d’art fragiles qui ne pouvaient supporter les chars et le gros matériel de la Wehrmacht.

A Annonay, les Allemands se sont retirés conformément aux conditions de l’Armistice.

Par contre (et cela semble chagriner le rédacteur de l’article sur la Gazette) les Réfugiés venus du nord sont toujours là !

Certains sont partis et les autres devront attendre que les conditions du retour soient optimales pour retourner chez eux. Pour l’heure, ils doivent rester là, discrets de préférence !

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Annonay (Ardèche)- Des vieux journaux très intéressants 1-la première « visite » des Allemands en 1940 (1/2)

C’est la Gazette d’Annonay et du Haut-Vivrais en date du samedi 29 juin 1940 (cette gazette est un hebdomadaire) qui nous raconte l’histoire comme dans un livre d’Histoire. L’Allemagne a attaqué la France le 10 mai 1940 après 9 mois d’atermoiements appelés « la drôle de guerre ». Pétain vient de signer l’Armistice le 22 juin 1940 avec l’Allemagne nazie et le 24 juin avec l’Italie fasciste qui, elle, est entrée en guerre le 10 juin, quand la France était à genoux et sans réussir à enfoncer l’Armée des Alpes. C’est à Rethondes et à Rome qu’ont été signés ces traités.
La Gazette en fait sa une avec, à droite, les conditions de ces armistices, on y lit que même les postes de radio sont interdits à être possédés, et à gauche, l’analyse de cette défaite due, pour lui, au déclin intellectuel et moral de la France et à aucun moment à la hiérarchie militaire qui en était resté aux tranchées de 14-18 et qui ne croyait, à de rares exceptions près, ni aux chars, ni aux avions.

Ceci, on l’a lu dans n’importe quel livre d’histoire, même les plus révisionnistes. Par contre, ce que l’on sait moins et ce dont la Gazette nous parle, c’est ce qui s’est passé juste après l’Armistice, dans le nord de l’Ardèche et la vallée du Rhône: les combats d’Annonay et ceux d’Andance dans la vallée du Rhône pour empêcher les Allemands à continuer à avancer.

Ce sont les hommes du 4ème Spahis Marocains qui défendirent la région d’Annonay, n’empêchant pas les Allemands d’occuper la ville le 25 juin au matin et ceux du 6ème Spahis Algériens qui en firent de même au bord du Rhône. Cette même histoire est raconté plus localement dans un éphéméride tragique.

On y lit toute la détresse du rédacteur face à ces événements, l’arrivée des Allemands, l’attitude de quelques locaux très favorables au reich que ça en est choquant (que fera le journaliste dans quelques mois ?), le maire en ancien combattant qui y va de son bouquet de fleurs au monument aux morts, les traces des combats vers Roiffieux avec des chevaux morts et des maisons éventrées, le commerce en demi-teinte sauf pour les Allemands qui achètent en payant en marks…

On parle aussi des combats vers Andance et des funérailles des Spahis tués au combat.

Ils sont au nombre de sept et tous d’origine marocaine. La population leur rend un vibrant hommage comme la municipalité.

On y lit le futile côtoyant le tragique.

Les pâtisseries et les confiseries ne seront plus fabriquées par manque de sucre sur lequel la population doit s’être précipitée, un réflexe qui continua d’exister jusqu’aux années 70 à l’occasion de toutes les crises et les Spahis blessés et transportés par la Croix-Rouge vers les hôpitaux de la région.

A suivre la lecture de la Gazette du samedi suivant pour d’autres précisions sur les combats au bord du Rhône.

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 4/5

Quatrième volet de notre descente virtuelle du Rhône en 1920 entre Rochemaure-Ancône et Pont-Saint-Esprit. Nous allons passer en dessous de six ponts, cinq ponts suspendus et le fameux pont de pierre gardois et son arche marinière.

Juste une remarque avant de montrer des vues anciennes. Le concepteur de la carte était un peu fâché avec les noms des affluents rive droite du Rhône. Le Lavezon se retrouve affublé du nom de Davezon, l’Escoutay devient Négnie (il fallait le trouver même si un de ses affluents s’appelle la Nègue) et la Conche réputée pour ses… nudistes se transforme en Canche. Quant à l’Ardèche, si elle est bien dessinée, elle n’est pas nommée. Sur l’autre rive, pas de problème avec le Roubion et la Berre. Par contre la Riaille qui détruisit un jour de grande colère la poste de Malataverne, elle devient la Reuille.

De même, si le dessinateur fit des efforts pour bien des villes et villages en représentant les édifices principaux, manifestement il n’avait jamais vu Ancone ni de près ni de loin. C’était tout de même mieux que Meysse presqu’absent des lieux.

Le pont de Rochemaure et sa pile centrale unique est bien représenté.

Assez semblable de nos jours à ce qu’il était jadis si l’on ne considère que les infrastructures en dur. La passerelle himalayenne a remplacé de nos jours le tablier en bois.

Le pont du Teil est tout à fait conforme à ce qu’il était entre 1843 et 1931…

…avec quatre piles au milieu du fleuve. Il fut remplacé en 1931 par un pont suspendu semblable à celui que l’on connaît de nos jours… pont qui connut quelques problèmes en 1944.

Bizarre ! Le dessinateur a jeté un pont de pierre entre Viviers et Chateauneuf-du-Rhône flanqué d’un château-fort bien plus conservé que ce qu’il l’était.  Pourtant, avant le pont suspendu actuel qui date de 1954…

…son prédécesseur était tout autant suspendu…

…avec quatre piles dans le fleuve.

Second pont de Viviers, bien plus connu, celui de Robinet entre la campagne vivaroise et Donzère.

Un pont suspendu construit en 1847 et qui, sauvé à plusieurs reprises de la destruction par la mobilisation des amateurs de belles pierres (il est inscrit au patrimoine maintenant),…

n’a guère changé 170 ans plus tard.

Bourg-Saint-Andéol et son pont reliant l’Ardèche à Pierrelatte (où le dessinateur n’a jamais entendu parler du Rocher).

Un pont datant de 1847 dont il ne reste que la culée, côté rive droite.

Enfin, pour terminer cette quatrième étape, Pont-Saint-Esprit et son pont de pierre multi-centenaire…

…dont on a parlé il y a peu à l’occasion de la présentation d’une flamme philatélique.

A noter que légèrement en amont de Pont, juste avant le confluent de l’Ardèche, le dessinateur n’a pas omis de représenter l’usine du Banc Rouge sur la commune de Saint-Marcel-d’Ardèche, poudrerie qui sauta un beau jour de 1962.

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 3/5

 

Troisième tronçon de notre descente du Rhône, de Glun au nord de Valence à La Coucourde au nord de Montélimar.

Glun, Chateaubourg pour arriver à Valence et, sur la carte, le pont de pierre. Ce détail nous fait indique que la carte est postérieure à 1910, date à laquelle le pont suspendu construit en 1830…

…qui avait un temps cohabité avec le nouveau pont de pierre…

…fut détruit. Le tramway des Granges (du nom de la ville ardéchoise Granges-les-Valence) put alors passer comme les diligences, les chevaux et les piétons.

Plus d’ouvrage d’art jusqu’à La Voulte…

…et un pont double par passer d’Ardèche à Drôme pour cause de présence de la grande île voultaine de Printegarde, au milieu du fleuve.

Un pont construit entre 1889 et 1891 dont le tablier fut détruit en 1940 puis 1944…

…avant d’être remis en service et apparaître à l’identique de ce qu’il était à la fin du XIXème siècle.

Le second pont, sur le petit Rhône (aujourd’hui une lône qui ne se remplit que quand le Rhône se fâche), est plus modeste mais conserve son cachet ancien.

On constate l’existence d’un second passage au sud de l’île de Printegarde, toujours sur la commune de La Voulte, un double passage bien entendu. Il s’agit de la liaison entre les deux lignes PLM de la vallée du Rhône.

Le pont actuel en béton précontraint, le premier au monde construit par cette technique,…

…ne supporte pas la comparaison avec son prédécesseur, au point de vue esthétique.

Quant au viaduc sur le petit Rhône, datant lui aussi de 1861, il a un cachet particulier, au milieu de toute cette végétation…

…avec ses quinze arches pour enjamber un cours d’eau… inexistant !

Au sud du confluent du Rhône et de la Drôme, Le Pouzin et son joli pont suspendu ouvert en 1849.

Le dessinateur de la carte n’a pas mis toutes les arches mais avouons qu’il était plus beau que le pont actuel…

…mécano ouvert en 1961, au moment de l’aménagement de la chute du Logis-Neuf.

Plus de pont jusqu’à Montélimar… Alors les hommes mirent en place les trailles de Baix et de Cruas dont on a déjà parlé dans le passé, sur ce blog.

 

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 2/5

Suite de notre descente du Rhône grâce à cette carte datant des années 1920. Nous nous étions arrêtés au sud des Roches-Condrieu. Nous reprenons la promenade au niveau du pont de Chavanay.

Le pont de Chavanay fort bien desssiné avec ces longues piles fines…

…comme on peut le constater sur cette carte postale ancienne…

…ou de visu puisqu’au moment de l’aménagement de Saint-Pierre-de-Boeuf, les piles de la rive droite ont été conservées. On peut se demander si ce n’est la présence d’une plaque mémorielle posée à la Libération qui a sauvé cette trace du passé. Le nouveau pont a été jeté bien plus au sud.

Saint-Pierre-de Boeuf et l’île qui était accessible par une traille… puis Serrières et le pont entre cette ville et Sablons.

Le pont bleu actuel date de l’entre-deux-guerres mais a été restauré après les destructions allemandes de 1944.

Le pont représenté sur la carte est celui-ci,…

…construit par les frères Seguin en 1828. La fumée du vapeur nous cache une pile mais il ressemblait à son jumeau d’Andance-Andancette, le plus ancien pont sur le Rhône qui n’ait pas été remplacé depuis sa construction.

Restauré et rehaussé pour satisfaire aux besoins de la navigation moderne mais toujours là !

On le voit très bien sur cette vue avec le tablier posé bien au-dessus de la pile, contrairement à la vue précédente.

Entre les deux jumeaux de Serrières et d’Andance, une autre relique, dessinée celle-là sur la carte, contrairement au pont-rail de Givors, le viaduc ferroviaire de Saint-Rambert sur la commune de Peyraud.

Aujourd’hui et…

…hier. Oublié par les Allemands en déroute en 1944, il n’a pas changé depuis 1868 !

A Saint-Vallier, rien n’a été conservé du pont suspendu lors des travaux d’aménagement de la chute de Serves, si ce n’est le reste de la culée rive gauche.

Le pont suspendu ancien avait bien plus de cachet que le pont actuel, indiscutablement.

Nous terminons cette étape de la descente du Rhône à Tournon, avec comme on le constate les deux ponts suspendus de Tain-Tournon séparés d’une centaine de mètres.

Le premier (à gauche sur la vue ancienne) est celui construit par Marc Seguin en 1825, le premier pont suspendu au monde, malheureusement rasé en 1961 pour favoriser la circulation fluviale.

Le second (à droite sur la vue ci-dessus) existe toujours.

Il date de 1849 et est réservé de nos jours aux piétons et cyclistes. Il a été conservé dans son jus et la vue de 1900 ne diffère de celle de 2017 que par les tenues des promeneurs.

A suivre

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