Archives mensuelles : septembre 2019

QUELQUES VUES de la PÉNICHE « ARAMIS » ACCIDENTÉE samedi 28 septembre 2019

C’est le Dauphiné Libéré de dimanche 29 septembre qui nous a parlé de cet accident sans gravité au point de vue humain.

 

Accident survenu sur le canal de dérivation du Rhône de Donzère-Mondragon. Une péniche vide remontant le fleuve a heurté le pont de la SNCF à Donzère,  au pont double. Vide, le tirant d’eau du bateau étant trop important, la cabine de navigation n’est pas passé sous le pont et a été détruite sous le choc.

Ingouvernable, la péniche a été amenée par un pousseur  à un débarcadère situé 500 mètres en aval du barrage de garde du canal de Donzère-Mondragon.

Les traces du choc sont dissimulées sous cette bâche orange.

On constate que tout s’est joué à quelques centimètres puisque le radar situé à droite de la cabine de pilotage est, lui, parvenu à passer sous le pont sans encombre !

 

Espérons que l’armateur fera les réparations, contrairement à celui de la péniche qui rouille depuis plusieurs années dans le port de Montélimar, à Gournier. Comme on peut le lire sur une photo précédente, cette péniche est enregistrée à Klaipeda, port de Lituanie, bien loin de Donzère et du Rhône !…

 

 

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A la Médiathèque de CHATEAUNEUF-DU-RHÔNE… on doit trouver BEAUCOUP de livres numériques !

LA PREUVE !

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Le GALLIA CLUB de CADEROUSSE dans MATCH L’INTRAN.

Le Gallia Club était donc l’ancêtre de l’USC actuelle. Je n’en avais jamais entendu parler mais Jean-Paul Masse me l’a confirmé dimanche dernier.

Ce qui est étonnant, c’est qu’une photo de l’équipe première de ce club apparaisse dans un titre de la presse nationale, le 31 janvier 1933, dans Match l’Intran, le concurrent du Miroir des Sports pendant l’entre-deux-guerres, l’époque des revues bistre.

J’ai découvert cette photo sur delcampe et le dos m’a permis de localiser sa source. La collection assez fournie de ce titre a fait le reste.

Né fin 1926, Match l’Intran va paraître dans ce grand format jusqu’en 1938 pour ensuite devenir généraliste sous le titre de Match. Disparu après la défaite de juin 1940, il ne sera pas poursuivi pour faits de collaboration contrairement au Miroir des Sports et pourra repartir après-guerre, en 1946, sous le titre de Paris-Match, hebdomadaire généraliste bien connu. Ce dernier conserve de son grand ancêtre le goût pour les grandes photos, pour une information transmise à partir de l’image plus que par le texte.

Dans le n°334, des images des concurrents du Rallye de Monte-Carlo ayant pris le départ à Tallinn.

L’hebdo avait l’originalité de proposer deux unes, en première et en quatrième de couverture, se donnant donc la possibilité d’annoncer deux sujets principaux. Quelquefois, lors des grands évènements, le Tour de France ou les Jeux Olympiques, la photographie principale se déployait sur les deux couvertures devenant un véritable poster avant l’heure.

Les deux unes du 31 janvier 1933.

L’Intran ? me dites-vous. Tout simplement, la réduction de l’Intransigeant, un quotidien parisien à diffusion nationale, lui aussi amateur de grandes photos dans tous les domaines de l’actualité, la Guerre d’Espagne par exemple; Match l’Intran étant en quelque sorte le supplément hebdomadaire sportif de ce titre.

Et le Gallia Club de Caderousse dans tout cela ?

Match l’Intran avait pris pour habitude de publier, en troisième de couverture, une page consacrée aux équipes sportives de divisions inférieures de toute la France et de l’Afrique du Nord, dans tous les sports, individuels comme collectifs, masculin comme féminin, civil ou militaire.

On peut penser que ces publications, une quinzaine de photos sur cette page, avait pour but d’élargir le lectorat de la revue, de la populariser au grand public, pour se faire une place côté à du grand Miroir des Sports.

Ainsi le Gallia Club de Caderousse partageait l’actualité avec les footeux de CS Narbonne, de l’US Bélaimontain, de l’US Fresnay-sur-Sarthe, du Patriote de Bonnétable (Sarthe), de l’AAJ Blois, du Collège Sportif de Privas (Ardèche), de l’Iskra Guesmain (Nord), des SO Pont-de-Chéruy, du Cercle Laïque de Brive-la-Gaillarde, des rugbymen de l’Ecole Normale de Lescar, des basketteurs de Clichy et Saint-Maurice de Salins-les-Bains et des cyclistes de La Rochelle et Miramas.

Début février 1933, le kiosque de presse de Caderousse fut certainement dévalisé de ses Match l’Intran suite à la publication du numéro 334 !

 

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Où a donc eu lieu la BATAILLE de SAINT-MARCEL-LÈS-SAUZET ?

Rien à voir avec l’article précédent et la Bataille de Montélimar d’août 1944 ! Non, cet événement s’est passé presqu’un siècle plus tôt, en décembre 1851.

Bataille ou plutôt fusillade entre la troupe venue de Montélimar pour maintenir l’ordre et quelques centaines d’insurgés ayant pris les armes pour défendre la République.

Statue de l’Insurgé de Crest,

sur le monument à la sortie du pont, rive gauche.

D’un côté, une troupe régulière fortement armée, de l’autre des hommes munis de fourches, de pelles, de haches et de quelques vieux tromblons déterrés ou sortis de quelques cachettes puisque les gendarmes avaient eu pour mission, dans les semaines précédentes de confisquer les armes à feu.

Il est dit dans des textes et des recherches d’historiens que l’affrontement eut lieu à la sortie de Saint-Marcel-lès-Sauzet, sur le chemin de Montélimar, à quelques centaines de mètres du village.  Certains ont pu penser qu’il s’agissait de ce lieu.

Sauf qu’à l’époque, bien avant l’autoroute et les voitures automobiles, il s’agissait du chemin de Savasse ! Celui de Montélimar partait vers le sud et se dirigeait vers le Roubion pour rejoindre la ville vers l’actuel Centre Hospitalier, quartier Beausseret. On peut donc raisonnable situer le lieu de l’affrontement aux environs de l’actuelle aire de repos de l’autoroute A7, dans le sens Orange-Lyon.

On peut aussi se douter que le bruit de la fusillade ait été amplifié par la colline voisine et qu’il ait été peut-être entendu jusqu’à Ancône d’où…

…vous pourrez lire ce qui se passa alors aux pages 22-23 des Cahiers d’Ancône n°3….

…disponibles à partir du 21 septembre, 15 articles, 44 pages, 7 euros !

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De bien inquiétants MONGOLS à ANCÔNE…

Eté 1944… La retraite de l’armée allemande en vallée du Rhône, conséquence du débarquement de Provence du 15 août…. La Bataille de Montélimar. De violents combats opposent les Allemands qui fuient vers le nord et les Américains qui essaient de les coincer à l’endroit où la vallée est le plus étroite, c’est-à-dire entre Donzère et Loriol où les eaux du Rhône viennent lécher les collines des Préalpes.

Ancône est un peu à l’écart de la Nationale 7 encombrée de matériel abandonné, mitraillée par l’aviation alliée, contrairement à La Coucourde ou Derbières au coeur de la bataille, ou la plaine des Andorrans plus à l’est…

Voilà que dans ce décor, que dans cette situation de chaos, une troupe de Mongols vient faire une halte dans le village.

« Des Mongols ! » me dites-vous.

Photo d’un prisonnier « mongol » à Privas.

Pas tout à fait ou pas seulement. Il s’agit là d’un terme générique désignant des supplétifs de la Wehrmacht, originaires des Républiques Soviétiques, appelés ainsi pour leurs faciès asiatiques, enrôlés de force pour certains, engagés volontaires pour lutter contre le communisme pour d’autres. Suivant qu’il s’agisse des uns ou des autres, leur attitude  et leur engagement par rapport au Reich sont bien différents. Les uns ne veulent que rentrer chez eux au plus vite et souhaitent la défaite des Nazis. Certains rejoindront d’ailleurs le Maquis. Les autres sont fanatisés et sont prêts à commettre des exactions, sentant leurs destins leur échapper. Quoiqu’il en soit, les uns comme les autres connaîtront des fins tragiques, tués aux combats ou éliminés par les Soviétiques à leur retour, considérés comme traitres ou fascistes… même quand ils n’y étaient pour rien !

Toujours est-il que leur réputation est faite et que, malgré des moyens d’informations réduits durant l’Occupation, les populations locales savent qu’on doit tout redouter du passage de ses hommes, livrés à eux-mêmes bien souvent. Madame Devin qui nous a parlé de ces visiteurs inopportuns se souvient des heures angoissantes que connut le village et elle-même également, lors de leur halte, cette après-midi-là, entre le 15 et le 27 août 1944.

Equipé de véhicules hippomobiles, les Mongols se mirent à l’ombre dans les rues du village.

Que faisaient-ils donc là ?

En lisant Louis-Frédéric Ducros dans le tome 3 des « Montagnes ardéchoises dans la guerre », on apprend que, parmi les unités en retraite remontant du Sud-Ouest et devant traverser l’Ardèche, se trouvaient des troupes composées principalement de turkmènes encadrés par des Allemands. Une photo montre un groupe de Résistants posant devant un café d’Aubenas avec un drapeau pris à une légion SS d’Azerbaïdjan.

Ces hommes, harcelés par la Résistance, se rendirent en masse au point d’envahir les lieux de détention, à Privas principalement, la caserne Rompon, le camp de Chabanet, l’asile Sainte-Marie… On dénombra plusieurs milliers de prisonniers dont près de deux mille se rendirent sur le Coiron, du côté de Darbres et Freyssenet.

En regardant la carte proposée Ducros,

on voit que certaines unités choisirent de descendre jusqu’au Rhône pour remonter par la Nationale 86 (route de Saint-Remèze à Bourg-Saint-Andéol, route de la vallée de l’Ibie pour arriver à Viviers ou au Teil, route d’Aubenas au Teil). Etait-ce un groupe de l’une d’elles qui traversa tant bien que mal le fleuve pour se retrouver à Ancône ?

La présence de Mongols sur la rive gauche du Rhône n’avait été confirmée dans le passé, par mon père, qui se souvenait de quelques déserteurs asiatiques de la Wehrmacht ayant rejoint la Résistance locale du côté de Caderousse au moment de la Libération.

Peut-être y avait-il des unités de Mongols dans le Sud-Est, bien que je pense qu’il s’agissait plutôt de groupes venus du Sud-Ouest, ayant traversé  le Rhône, malgré tous les ponts détruits, en barque puis ayant volé quelques voitures hippomobiles, quelques chevaux et quelques vélos pour fuir vers le nord ?

Donc à Ancône, cette après-midi chaude d’août 1944…

Vous trouverez cette anecdote et bien d’autres sur Ancône pendant la Seconde Guerre Mondiale sur les Cahiers d’Ancône n° 3, pages 14 à 21… ainsi que les biographies des quatre MPF, Aimé James, Adrien Montchaud, Louis Delpech et Camille Revelin, pages 8 à 13.

Les Cahiers d’Ancône n°3, parution le 21 septembre, 44 pages, 134 illustrations, 7 euros.

Illustrations de cet article (2 photos et 2 cartes) extraites de « Montagnes ardéchoises dans la guerre » (tome III) de Louis-Frédéric Ducros, 3ème trimestre 1981.

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La GÉNÉALOGIE au programme des Journées Européennes du Patrimoine à CADEROUSSE

Voici un programme bien fourni pour les JEP 2019 à Caderousse, du 21 au 26 septembre 2019.

Six jours, une exposition, trois conférences, un atelier… Il y en aura pour tous les goûts !

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Un Anconais sur l’Equipe magazine du samedi !

Cela se passait au début de l’été 1986. Bernard Hinault, au crépuscule de son immense carrière faisait la une du n°291 du supplément hebdomadaire de l’Equipe, paraissant le samedi  5 juillet 1986 en l’occurrence.

Mais en double page, c’est cette photo qui doit faire gonfler d’un chauvinisme orgueilleux, la tête de tout Anconais sportif.

Celle du duo composé du side-cariste  anconais Alain Michel et de son singe Jean-Marc Fresc – rien de péjoratif dans le mot « singe », c’est ainsi qu’est appelé le passager du side – récents vainqueurs à Assen lors du Grand Prix des Pays-Bas ! Grâce à cette victoire, ils reviennent à la hauteur du duo néerlandais Streuer-Schnieders à la tête du classement du Championnat du Monde 1986.

Vont-ils être sacrés champions du monde cette année-là ?

Réponse sous la plume de Cathy dans le Cahier d’Ancône n°3, pages 37 à 40.

Les Cahiers d’Ancône n°3, parution le 21 septembre, 7 euros, 44 pages.

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