Archives de Tag: Première Guerre Mondiale

116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Joseph ROBERT.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt douzième de la liste: Joseph Victor ROBERT.

La quatrième face du Monument aux Morts.

Claude Victor Robert cultivateur au quartier des Cabannes épousa le 23 septembre 1880 Thérèse Appy en Avignon. Il était âgé de 28 ans et elle, bientôt 25 ans. C’était un Caderoussien de souche tandis que Thérèse était la fille naturelle d’Angélique Appy, née à Ménerbes et domestique en Avignon quand elle se maria.

Le couple s’installa aux Cabanes bien entendu et un an après les noces vint au monde une fille, Joséphine Baptistine le 24 juin 1881. Elle vivra jusqu’en 1969.

Joseph Victor, le futur Poilu inscrit sur sur la quatrième face du Monument aux Morts de Caderousse naquit le 17 mars 1883, toujours à la ferme des Cabanes.

Le couple eut un troisième enfant, un garçon, Louis Théophile le 06 juin 1886 qui lui aussi vivra jusqu’à un âge avancé. Il décèdera à Orange en 1972. Par contre, il semble qu’aucun membre de cette fratrie ne se soit marié.

La famille du couple Robert-Appy au complet en 1896.

En 1904, Joseph Victor aurait dû faire son service militaire. Mais, voilà, il fut ajourné une première fois pour faiblesse  puis définitivement exempté l’année suivante. Louis Théophile, son petit frère, faillit suivre la même voie mais après une exemption en 1907, il fut convoqué en 1908 au 3ème Régiment d’Infanterie de Marseille où il resta deux ans.

Une originalité dans le recensement en 1911, Joseph Victor y apparaît en deux endroits. Dans sa famille tout d’abord…

…alors qu’on constate que Joséphine est allée louer ses services ailleurs puis plus loin,…

…comme domestique chez Marie Martin qui a perdu son mari.

Exempté en 1905, Joseph Victor devient brutalement « bon pour le service » en décembre 1914. C’est le conseil de révision d’Orange qui rend cette décision. Le voilà donc incorporé au 158ème Régiment d’Infanterie d’Avignon en février 1915 avant d’être muté au 1er Bataillon de Chasseurs à Pied le 21 juin 1915. Cette unité combat sur le front du Pas-de-Calais, au milieu de troupes britanniques. Le 158ème R.I. est lui aussi dans ce coin et c’est pour renforcer une unité décimée que certains hommes du 158ème dont Joseph sont passés de l’Infanterie aux Chasseurs.

Début juillet 1915, les Français subissent les assauts allemands dans le secteur de Ruitz, à l’ouest de Lens. Le registre matricule cite Angres mais le Journal de Marche du Bataillon de Chasseurs à pied est formel: ils sont plus à l’ouest. Le 8 juillet 1915, c’est une attaque allemande qui est décrite…

…menée par des fantassins qui attaquent les tranchées françaises à la grenade. Certains arrivent jusqu’à la tranchée et s’y installent mais une mitrailleuse française va les en déloger.

Bilan de la journée de violents combats chez les Chasseurs à Pied,…

…vingt-cinq hommes tués et cinquante blessés et parmi eux, Joseph Victor Robert.

Il est évacué vers l’arrière l’ambulance 7 d’Hersin Coupigny, toujours dans le Pas-de-Calais. Très grièvement blessé, il y décède le 10 juillet 1915.  Il était âgé de 32 ans et 4 mois.

Il recevra la Médaille Militaire à titre posthume, le 22 février 1920 pour son courage.

Quelques mots sur le parcours de son jeune frère. Il est rappelé le 03 août 1914, au 258ème Régiment d’Infanterie d’Avignon, oui au 258ème… celui des sept Caderoussiens morts autour de Saint-Mihiel entre le 20 septembre et le 04 octobre 1914. Lui aura un peu plus de chance en étant seulement capturé par les Allemands. Le voilà prisonnier de guerre à partir du 27 septembre 1914. Il sera détenu à Landshut puis à Puccheim et enfin à Grafenvohr où il retrouvera la liberté le 28 décembre 1918 après cinquante et un mois de détention.

 

Fiche matricule de Joseph Victor Robert de Mémoire des Hommes.

Joseph Victor Robert, matricule 160 de la classe 1903, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Robert est encore bien présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Albert Joseph son ascendant, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Paul Robert.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Hippolyte ROBERT.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 115 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt onzième de la liste: Hippolyte Victor ROBERT.

Pas de monument aux morts en photo pour Hippolyte Robert puisqu’il ne figure pas… sur celui de Caderousse mais certainement sur celui d’Orange. En effet, si la naissance de ce garçon a été enregistrée sur l’Etat-civil de Caderousse, il n’y a jamais réellement habité. Son oubli lors de l’érection du monument en 1937 semble ici compréhensible.

Les parents d’Hippolyte se sont mariés à Camaret le 10 novembre 1880. Marie Louise Clément était originaire de cette commune, née en 1865 et son époux, Paul Robert était orangeois, né en 1861. Le père de Marie Louise va rapidement disparaître et sa mère, Rose Rayne va se remarier avec un certain Auguste Robert d’Orange mais vivant sur la route de Caderousse à Orange. Quand Marie Louise se maria, elle avait donc son époux et son beau-père qui portaient le même nom et elle allait avoir des enfants en même temps que sa mère !

On peut penser que comme cela se faisait souvent à l’époque, Marie Louise alla accoucher de son premier enfant, Hippolyte chez sa mère qui vivait au quartier de la Masclarde, sur le territoire de Caderousse. Hippolyte Victor vint donc au monde la 21 juillet 1881 à Caderousse dans une famille de cultivateur. La ferme de Paul Robert était située à Orange, au quartier Martignan, c’est-à-dire à la limite septentrionale de Caderousse.

Quatre autres enfants suivirent l’aîné Hippolyte et on peut dire que ce ne fut pas une réussite que Marie Louise accoucha chez elle au lieu d’aller chez sa mère car trois des nouveaux venus décédèrent rapidement. Terrible mortalité infantile à l’époque avec des règles d’hygiène souvent inconnues des paysans.

Léonie Marie née le 24 février 1883 décéda exactement cinq mois plus tard. Alfred Marin né le 06 mai 1884 ne vécut guère plus, décédant huit mois après sa naissance. Marie Louise, elle, née le 17 août 1886 vivra et atteindra l’âge adulte. Enfin, un dernier garçon, Alphonse Joseph, venue au monde le 03 septembre 1890 partira neuf mois plus tard.

Voici donc la famille au grand complet lors du recensement de 1896, au quartier Martignan à Orange.

Cinq ans plus tard, le 19 novembre 1902, Hippolyte allait être appelé pour effectuer son service militaire en même temps qu’un long voyage. En effet, c’est chez les Zouaves, au 3ème Régiment, à Constantine qu’il allait passer trois ans, trois ans inscrits sur son carnet militaire comme étant une Campagne d’Algérie. Le 06 novembre 1904, il allait devenir tambour de l’unité avant d’être rendu à la vie civile le 19 novembre 1905.

Direction la Métropole et Orange pour Hippolyte, quartier Martignan !

Pas pour très longtemps puisque le 17 avril 1907 Hippolyte allait épouser une Drômoise, Marie Thérèse Valopin, à Grignan, une jeune fille de dix-huit ans. Le couple s’installa à Orange au quartier du Jonquier, non loin de Martignan. Un an après, Marie Thérèse mettait au monde un garçon prénommé Lucien Paul, le 11 avril 1908. Il ne vivra que seize mois !

Deux autres enfants suivront (Vivent au passage les Archives du Vaucluse qui viennent de mettre en ligne d’un seul coup vingt ans d’Etat-civil de la seconde ville du Vaucluse… ce qui entraînera une révision de certaines biographies !) : Paul Félix né le 27 février 1911 et Simone Pascaline Rose le 12 avril 1914. Tous deux deviendront Pupilles de la Nation le 30 juillet 1919. Un tampon rouge apparaît en mage de leurs actes de naissance.

En 1911, Hippolyte, Marie Thérèse et Paul Félix vivent au Jonquier chez Paul et Marie Louise. Regroupement familial!

Bien entendu, Hippolyte sera rappelé sous les drapeaux le 02 août 1914. Pas chez les Zouaves mais au 58ème R.I. d’Avignon. C’est dans l’enfer de Verdun qu’il connaîtra un sort funeste sous un déluge d’acier allemand. Sa fiche matricule indique un décès à l’arrière, des suites de ses blessures à Souhesmes, au sud-ouest de la ville, le 1er juillet 1916.

Localisation de Souhesmes où était installé un hôpital de campagne.

Le Journal de Marche du 58ème indique que ses hommes vont venir en renfort d’unités décimées au front, sous le bombardement incessant de l’artillerie lourde allemande et dans des conditions dantesques dans les tranchées.

Malgré que ce  soit le début de l’été, la région est soumise à des pluies continuelles qui inondent les tranchées et les hommes creusent des niches dans les parapets pour ne pas vivre les pieds dans l’eau. Les Allemands bombardent sans arrêt et aux obus conventionnels se mêlent des armes chimiques, des gaz asphyxiants.

Bilan d’une semaine d’un tel régime…

…7 officiers et 82 hommes blessés, 19 tués entre le 21 et le 30 juin 1916. Parmi les blessés, Hippolyte Victor Robert, l’Orangeois de Caderousse qui mourra donc le 1er juillet 1916. Il était âgé de 34 ans et 11 mois.

Fiche matricule d’Hippolyte Victor Robert de Mémoire des Hommes.

Hippolyte Victor Robert, matricule 247 de la classe 1901, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Robert est encore bien présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Hippolyte Victor son ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Joseph Victor Robert.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 16 juin 1918

(JOUR 1414 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après les Alpins français, c’est au tour des infirmières de la Croix-Rouge de défiler à New York. Toujours pour l’emprunt de guerre ?

Ces infirmières qui défilent seront peut-être amenées à officier sur ce train sanitaire américain qui circule sur les voies françaises pour évacuer les blessés.


Des Américains qui emploient nombre de travailleuses françaises, des couturières pour…

…raccommoder les vêtements des Sammies déchirés lors des actions. Des cordonniers français oeuvrent également à la réparation des chaussures des soldats.

Dans les airs, les gothas allemands attaquent sur le front comme les villes. Mais certains tombent sous les coups de la DCA britannique ou française.

Ci-dessus, après l’attaque de Londres le 19 mai; ci-dessous, après des combats sur la Marne.

La bataille de la Marne et de l’Oise, le retour de la guerre de mouvement après l’attaque allemande du 28 mai. Pour permettre aux lecteurs de se repérer, Le Miroir a inséré deux cartes des lieux.

Mais contrairement à ce qui est dit, la ligne de front a été gommée si bien que ces cartes n’ont pas un grand intérêt si l’on ne lit pas la presse quotidienne.

Les destructions.


Pourtant bien empaquetée par des sacs de sable, la cathédrale de Reims a connu quelques destructions. Problèmes posés ici par la protection: des sacs de sable en chutant ont décapité la statue de Saint-Pierre !

Autres destructions à Amiens…

…à la gare et à la cathédrale.

Autres destructions..

Dans la Marne, Verneuil. Le village comme le château devront être reconstruits après la prise du village par les Allemands le 31 mai.

Pour les populations soumises aux bombardements, la fuite est la seule solution.

C’est la seconde fois que cela se produit depuis le début de la guerre.

Image de la guerre de mouvement qu’on avait oublié depuis presque quatre ans…

…des troupes à cheval ou à bicyclette en route pour le front.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 juin 1918

(JOUR 1413 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce numéro de J’ai vu, la bataille de Paris ou la seconde bataille de la Marne. Les Allemands ont attaqué de partout et réalisé des avancées importantes. Foch et le Kronprinz face à face dans l’attaque sur Paris.

Ainsi, à l’ouest de Reims…

…ils sont à proximité de Château-Thierry ce qui les amène à 65 kilomètres de la capitale.

L’artillerie joue un rôle important pour freiner l’avance allemande.

Le ravitaillement en obus est indispensable. Les munitions arrivent en quantité.

Ce sont les Américains, les Sammies qui viennent se frotter aux troupes de Ludendorff.

Les Allemands ont aussi des chars de combat, des tanks.

En retard technologique, ceux-ci ont été capturés par les Français.

A Paris, les réfugiés affluent des territoires repris par les Allemands. Nouvelle exode de population, nouveaux drames.

Métros, gares, églises accueillent ces réfugiés.

 

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115 POILUS de CADEROUSSE, 115 DESTINS… Albert ROBERT.

115 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 115 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt dixième de la liste: Albert Joseph ROBERT.

La quatrième face du Monument aux Morts.

Trois Robert inscrit sur le Monument aux Morts de Caderousse plus un quatrième oublié, cela fait beaucoup mais ils ne semblent pas faire partie de la même famille, ni de la même fratrie, ni par cousinage même s’il semble évident qu’en remontant dans le temps, on trouverait des ancêtres communs.

Commençons par Albert Robert.
Il est né à Caderousse de parents Caderoussiens. Claude Robert, son père, né en 1949 prend pour épouse Célestine Rose Rieu née en 1860. Onze ans d’écart d’âge entre les époux, cela était courant à l’époque. Ils se marient le 04 septembre 1881 à Caderousse. A cette époque, Claude est cultivateur mais il va dériver professionnellement parlant en devenant fabriquant de balais, peut-être à son propre compte puis en étant négociant ou courtier pour un patron, Charrier & Lacour. Il s’installe rue Pied Gaillard avec un intermède de quelques mois passé rue Juiverie.

La jeune Célestine va donner six enfants à son époux. Baptistine l’aînée, née en 1882, décèdera dix-neuf mois plus tard, le jour de la Toussaint 1883. A cette date, une autre fillette est venue rejoindre le foyer des Robert de la rue Pied Gaillard, prénommée Claudine et née le 15 juillet 1883. Dix-neuf ans après, elle prendra pour époux un certain Félix Chastan, cafetier, le 15 novembre 1902 et le couple s’installera non loin des parents, rue Pied Gaillard. Claudine vivra jusqu’en 1968.

C’est ensuite au Poilu Albert Joseph de paraître, le 18 avril 1885. C’est à cette époque que la famille a brièvement déménagé rue Juiverie.

Retour en 1887 rue Pied Gaillard avec la naissance d’un autre garçon, Adrien Marius, né le 18 janvier. Bizarrement, alors qu’il vit toujours chez ses parents en 1906, on ne le retrouve pas sur les registres matricules d’Avignon de la classe 1907. Vraiment très étonnant !

Une autre fille, Henriette Apollonie va par la suite naître, le 14 décembre 1893. Elle se mariera à Caderousse après-guerre avec un dénommé Bonifay Clarius. Henriette vivra jusqu’en 1970.

La famille de Claude Robert-Célestine Rieu au recensement de 1896.

Une dernière fille complètera la fratrie, Eulalie Apollonie Albertine, le 10 février 1897.

La famille au complet au recensement de 1901, six enfants dont cinq ayant atteint l’âge adulte, deux garçons pour trois filles, pour résumer la composition de la fratrie.

Ayant appris le métier de boulanger, Albert est incorporé le 06 octobre 1906 à la 15ème Section des Ouvriers et Commis Militaires à Marseille. On a besoin de gens du métier pour préparer le pain de tous les hommes sous les drapeaux. Il va y passer deux années et quand il est libéré le 25 septembre 1908, il rentre à Caderousse avec le grade de sergent.

A Caderousse… mais pas pour très longtemps. Changement de parcours professionnel pour Albert, à l’instar de son père. On le retrouve Gardien de la Paix à Paris IXème en 1910 puis en banlieue, à Courbevoie puis La Garenne-Colombe. Il se rapproche des siens en obtenant un poste dans la Drôme, à Romans-sur-Isère en avril 1912, comme manutentionnaire militaire. Un parcours pour le moins atypique !

Rappelé sous les drapeaux en 1914, toujours à la 15ème Section des Ouvriers et Commis Militaires, il ne connaîtra que l’arrière du front, ce qui n’était pas forcément sans risque avant que sa section soit mise à disponibilité du Corps Expéditionnaire d’Orient.

Une guerre méconnue que celle d’Orient, une catastrophique expédition aux Dardanelles contre les Turcs en 1915, de mars à décembre, Gallipoli et l’acharnée résistance des Ottomans aboutissant au retrait des franco-britanniques de la presqu’île puis dans la foulée l’expédition de Salonique face aux Bulgares, alliés des Allemands et des Autrichiens, pour forcer la main des Grecs à se joindre à l’Entente.

Albert ne connaîtra pas cette seconde phase de la guerre en Orient, décédant dans la paradisiaque île de Limnos, à Moudros. Outre les combats, les maladies tueront un pourcentage important d’hommes, bien plus élevé que sur le front occidental. A Limnos, une île de la mer Egée à 50 kilomètres des Dardanelles est installé la base-arrière du front dont les services de santé où sont soignés les blessés et les malades. Typhus, dysenterie, paludisme ravagent les troupes autant que les obus ottomans.
Le 30 juin 1915, Albert Joseph Robert décède d’une « maladie contractée en service ». Il était âgé de 30 ans et 2 mois. Son corps fut rapatrié dans le Vaucluse.

Fiche matricule d’Albert Joseph Robert de Mémoire des Hommes.

Albert Joseph Robert, matricule 432 de la classe 1905, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Robert est encore bien présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Albert Joseph son ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Hippolyte Robert.

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115 POILUS de CADEROUSSE, 115 DESTINS… Antoine RIPERT.

115 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 115 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt neuvième de la liste: Antoine Joseph Emile RIPERT.

La quatrième face du Monument aux Morts, celle des Roche.

Marie Joséphine Charlotte Millet est née le 02 mars 1890 à Caderousse. A l’âge de 22 ans, elle va prendre pour époux Antoine  Ripert qu’on prénommait plutôt Joseph, un jeune Caderoussien venu au monde la veille de Noël 1887. Les noces sont célébrées le 15 juin 1912 au village. Moins de quatre ans plus tard, elle va connaître un terrible début de printemps 1916. Coup sur coup, elle perd son mari Antoine le 22 mars, porté disparu près de Verdun et un peu plus d’un mois plus tard, son frère Paul Millet, le 25 avril 1916 tué à l’ennemi près de Badonviller. Comment se remettre d’une telle succession de drames ?

Mais revenons au début.

Antoine est le fils aîné du couple Joseph Ripert- Marie Rosalie Louise Rieu, né deux ans après le mariage de ses parents. Ce 07 janvier 1886 à Caderousse, Joseph et Marie sont deux jeunes gens âgés respectivement de 21 et 17 ans. Il faut préciser que Marie Rosalie était venue au monde huit mois après le décès de son père et ce mariage précoce allait soulager financièrement sa mère Appolonie qui menait seule depuis le décès de son époux, la ferme des Cabannes. De son côté, Joseph père était ouvrier baletier travaillant dans la fabrique Perrin & Chabrol. C’est ce métier qu’embrassera plus tard son fils, après son service militaire.

Après Antoine, sont arrivées trois filles dans le foyer de Joseph et Marie, trois enfants qui vivront longtemps. Gabrielle Joséphine née en 1892 se mariera en 1914 avec un dénommé Louis Joseph Poet.

La famille en 1896, Gabrielle s’appelle Gabriel (une erreur de transcription)

et la grand-mère Appolonie vit au foyer de sa fille et son gendre. 

 

Angeline Paula naîtra en 1898 et se prendra pour époux Rémi Alphonse Bouche. Toutes deux semblent avoir alors quitté Caderousse après leurs unions et sont décédées à Eyragues, au sud d’Avignon,  dans la seconde moitié du XXème siècle. La petite dernière, Jeanne Andréa née en 1904 épousera Henri Evariste Faure en 1922.

En 1911, la famille est au complet et l’agent recenseur en accord avec l’Etat-civil !

Le 08 octobre 1908, Antoine Joseph rejoint Marseille et le 141ème Régiment d’Infanterie. Il y restera deux ans, libéré le 25 septembre 1910, muni d’un Certificat de Bonne Conduite.

On peut penser qu’un enfant pourrait être né dans le foyer d’Antoine Joseph fils et Marie Louise entre leur union et la fin tragique du père. Si cela est le cas, il n’aura pas eu le temps de connaître son père et réciproquement.

En effet, le 03 août 1914, Antoine Joseph va retrouver le 141ème de Ligne et rapidement le front du nord-est de la France. En mars 1916, le régiment marseillais est dans la tourmente de Verdun, sous le déluge de feu et de fer de l’artillerie allemande. Nous sommes dans le secteur de Mort-Homme, au nord-ouest de la place forte, sur le territoire de la commune de Malencourt, dans la Meuse.

On est au tout début de la grande bataille commencée le 21 février 1916 et qui s’achèvera à la fin de cette année-là. C’est ce que nous raconte le Journal de Marche du 141ème pour les journées des 21 et 22 mars 1916. Et quand le feu des canons cessent, ce sont les fantassins allemands qui passent à l’attaque.

Les fantassins français résistent tant bien que mal et sont durement éprouvés après la préparation d’artillerie. Les combats se terminent à la grenade dans les boyaux défoncés et les Allemands ont là  aussi l’avantage que leur ont procuré la précision des tirs des artilleurs.

Le 22 mars 1916, Antoine Joseph Emile sera submergé par la vague allemande et disparaîtra corps et âme dans la mêlée. Son décès sera officialisé par le Tribunal d’Orange le 25 août 1921.

Dans la longue liste des victimes dressée après le 22 mars, le nom d’Antoine Ripert apparaît avec une barre dans la colonne des disparus.

Le 22 mars 1916, il était âgé de 28 ans et 3 mois.

Quand à l’état-major français, il ne pouvait envoyer aux régiments durement touchés que des messages du genre… »Tenez bon! ».

Dans cet affrontement titanesque, même le comandant du Régiment avait été tué par une explosion près de son poste d’observation.

fiche matricule d’Antoine Joseph Emile Ripert de Mémoire des Hommes.

Antoine Joseph Emile Ripert, matricule 360 de la classe 1907, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Ripert est encore bien présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Antoine Joseph Emile son ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Albert Robert.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 9 juin 1918

(JOUR 1407 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une nouvelle couverture consacrée à l’aviation. Après René Fonck, c’est un autre As, le lieutenant Crombez qui a cet honneur.  ll est Belge et il a souvent le privilège d’emmener son roi voler au-dessus des lignes ennemies.

Le Roi des Belges… le Roi-Soldat.

La rumeur prétend que les Allemands sont sur le point de lancer dans la bataille de gros avions capables de porter deux tonnes de bombes.

Réponse à cette rumeur, la présentation photographique d’un avion géant britannique que la RAF pourrait bientôt envoyer bombarder les villes allemandes.

Reims est toujours la cible des obus allemands. Aussi a-t-on décidé de protéger la statue de Jeanne d’Arc en la déplaçant dans un abri. Voici en quatre vues ce déménagement.

Maurice Barrès vient voir une dernière fois l’objet puis celui-ci est préparé pour être transporté.

Soldats américains montant en ligne sous les vivats d’écolières française. Cela n’est -il pas (trop) beau ?

Cette guerre est vraiment mondiale.

Ici, ce sont des travailleurs chinois qui ont été envoyés en Europe par leur pays pour aider à la construction des lignes de chemin de fer. En dessous, les Chinois dans une ville du sud de la France (ls débarquent à Marseille à l’issue de leur long périple).

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