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La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 2/15 lettre du 11 mars 1848

11 mars 1848. La Révolution de février 1848 a un peu plus de deux semaines d’existence . Alexandre Dumon cherche à être utile au nouveau Gouvernement Provisoire de la Seconde République et on pourrait avoir besoin de ses services dans son département d’origine, le Tarn-et-Garonne. Aussi le Ministre de l’Intérieur prend sa plus belle plume et écrit cette lettre de recommandation à destination du super-Préfet de la région Sud-Ouest nommé par le Gouvernement Provisoire.

Le Ministre de l’Intérieur recommande vivement à l’intérêt du citoyen-commissaire pour les départements de la Haute-Garonne, du Lot-et-Garonne, du Gers, du Tarn et du Tarn-et-Garonne le citoyen Alexandre Dumon qui s’est fort bravement conduit pendant notre Révolution de Février. C’est un homme de courage que le citoyen-commissaire pourra très utilement employer soit près de lui, soit près du département du Tarn-et-Garonne dont il est originaire. 

C’est Monsieur le Ministre de l’Intérieur en personne qui paraphe cette lettre… Ledru-Rollin, Alexandre Ledru-Rollin. Un tampon du Gouvernement Provisoire accompagne ce paraphe.


Ledru-Rollin, né en 1807 à Paris est un avocat devenu homme politique. Il représente l’aile gauche de la Révolution de février 1848 et sera évincé quand la bourgeoisie reprendra le pouvoir en 1849. Il est à l’origine de la campagne des Banquets qui précéda la Révolution de 1848. Il s’exilera en Angleterre en juin 1849 pour échapper aux foudres de la réaction bourgeoise et ne reviendra qu’en 1871, après la proclamation de la Troisième République. Il retrouvera un poste électif mais ne sera guère influant. Il décède peu après en 1874 à Fontenay-aux-Roses.

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La prestigieuse correspondance du citoyen Alexandre Dumont- 1/15 lettre du 24 février 1848

Quelques vieux papiers attendant le chaland, au sol, sur un vide-grenier glauque, un samedi non loin d’Avignon… des entêtes accrocheuses et, un petit marchandage plus tard, à la lecture des documents, un petit trésor historique que l’on va pouvoir conter.
Cette correspondance appartient à un certain Alexandre Dumon ou Dumont, originaire du Sud-Ouest, du département du Tarn-et-Garonne, ayant des liens avec la commune de Montaigu-du-Quercy, semble-t-il. Il s’agit de lettres qu’il a reçu de correspondants parfois prestigieux et qui bornent son parcours personnel.

Ainsi donc,  Alexandre reçoit le 24 février 1848 un genre de sauf-conduit signé par Ferdinand Flocon.

Le 24 février 1848, c’est tout simplement le jour de l’abdication de Louis-Philippe 1er, la chute de la Monarchie. Après ce 24 février, la France ne connaîtra plus jamais un Roi à sa tête. Par corrélation, ce 24 février 1848, un Gouvernement Provisoire va s’installer et sa première décision sera de proclamer la République, la Seconde République.

Ferdinand Flocon est l’un des membres de ce Gouvernement Provisoire, pas le plus connu certes, aux côtés d’Alphonse de Lamartine, Alexandre Ledru-Rollin, du savant François Arago ou de Louis Blanc.

Ce sauf-conduit semble demander qu’un cheval soit fourni au citoyen Dumont, sous-secrétaire des Délibérations du Gouvernement Provisoire.

Aux côtés de la signature de Ferdinand Flocon, deux sceaux de la Mairie de Paris et du Gouvernement Provisoire aux noms de la République Française.  Le nouveau Gouvernement Provisoire siège à la Mairie de Paris.

Né en 1800, Ferdinand Flocon était un journaliste et un homme politique. Il participa à la Révolution de Juillet 1830 mais devint vite un opposant à Louis-Philippe en écrivant dans la Tribune puis en étant le rédacteur en chef de la Réforme. Proche des idées de Marx, après sa participation au Gouvernement Provisoire, dans la minorité toutefois, il s’exila après l’avènement de Napoléon III et décéda sans avoir revu la France, à Lausanne, en 1866.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 09 août.

Un dernier retour sur le Tour 1938. Les lauréats du podium, Cosson, Vervaecke et Bartali, de gauche à droite, discutent tranquillement sur la pelouse du Parc.

La performance de Félicien Vervaecke, battu par le phénomène Bartali mérite bien ce gros plan.

Mais la déconfiture des Français dans ce Tour comme dans d’autres compétitions d’autres sports fait s’interroger le Miroir des Sports sur les causes de ces absences de résultats:

Malheureusement un élément de réponse est dans cette photo…

…un meeting sportif présidé par le Chancelier Hitler en Silésie. De plus en plus, le Miroir comme d’autres médias sont séduits par le sport vue à travers le prisme déformant du Nazisme et du Fascisme.

Terminons par une note plus gaie, plus fraîche. On est en été que diable et il fait chaud. Quoi de mieux qu’un petit tour en canoë canadien en eaux vives ?

Certes ça remue…

…certes ça secoue…

…mais que c’est agréable ces sports en pleine nature. Malheureusement, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, malgré les Congés Payés !

Le Tour est fini, l’équipe de France termine son aventure sur la pelouse du Parc…

…une autre équipe de France commence son aventure…

…celle de water-polo sur les marches de la piscine de Londres où se déroulent les Championnats d’Europe de cette discipline.

 

 

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JEU (et visite): on s’est essayé à #insideOpera (21 juillet)

L’Opéra de Paris, c’est…

…ce lustre entouré de dessins de Chagall… C’est aussi ceci…

ou cela !

Pour visiter le Palais Garnier, on s’est essayé à l’enquête #insideOpera sur le mode des Escape Game. Le seul (petit) problème, c’est qu’on était à peu près 300 à s’y essayer ! Certes, l’Opéra de Paris est un peu plus majestueux que le théâtre de Montélimar ! Mais ça se bousculait tout de même pas mal !

Entrée des lieux. Un masque à chacun (que peu utiliseront) et une enveloppe à ouvrir après la présentation initiale sous forme de saynète.

A l’intérieur, un plan des lieux et une partition type.

Au dépliage suivant, l’explication de ce que l’on attend de nous… retrouver les notes de la partition perdue. Et enfin, la page des énigmes. Mais vous n’en verrez pas plus !
A l’intérieur du Palais, des acteurs nous viennent en aide en jouant d’autres saynètes dans des lieux stratégiques…

Bilan de cette visite sympathique… en une heure, nous ne sommes pas arrivés au bout mais nous n’en étions pas loin. Quant à la découverte d’un lieu de cette façon, c’est ludique et agréable même si on se consacre plus de temps et d’énergie à la recherche qu’à regarder les décors !

 

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ll y a 100 ans jour pour jour (ou presque): J’AI VU du 1er août 1918

(JOUR 1460 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, on célèbre les chefs des vainqueurs de la seconde bataille de la Marne. Les vrais vainqueurs sont bien entendu les Poilus. On le comprendra bien plus tard mais ce sera après la seconde guerre mondiale.

La une intérieure est plus horrible:

Heureusement, on n’y voit pas grand chose !

Dans l’Aisne, de petits chars français accompagnent les fantassins.

Ce fut un succès, ce 18 juillet, le début de l’offensive finale contre le Reich.

Ici des chars (ou tanks) plus imposant accompagnent les troupes américaines, les Sammies.

Au sujet de la crise du tabac (on produisait beaucoup de tabac sur les terres où se déroulent les combats), une belle collection de bague de cigares…

Les Poilus n’avaient guère le loisir d’en recevoir !

Les Allemands souffrent des privations. Les Français des villes aussi d’ailleurs ! Mais à la campagne, la ravitaillement fit moins défaut que pendant la Seconde Guerre Mondiale. On nous explique, dessin à l’appui,…

…que les Allemands mangent des potages chimiques ! A base d’algues, de chaux et d’acide sulfurique ! Plus c’est gros…

Foule à la Concorde pour voir défiler les troupes alliées le 14 juillet.

Foule, sans problème ! Les troupes alliées sont moins visibles !

Lyon a donné le nom du président américain Wilson à l’un de ses ponts.

Un vieux pont chancelant a été détruit en 1912 et a été reconstruit en six ans. Le pont Wilson a été inauguré le 14 juillet 1918. Il existe toujours.

Une BD pour terminer:

On se sentait l’obligation de dire ce qui se passait à chaque case pour l’expliquer aux lecteurs. Alors que cela ne semblait pas nécessaire. Par contre, pas de bulles !

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 02 août.

Le Tour touche à sa fin et est joué depuis la sortie des Alpes. Le  podium est celui d’Aix: Vervaecke, le Belge, second, Gino Bartali, l’Italien, premier et Victor Cosson, le Français, troisième. Belgique, Italie, France, trois nations majeures du cyclisme en 1938.

Le Miroir des Sports du 2 août nous raconte les deux dernières étapes.

20ème étape Reims-Lille partitionnée en trois secteurs.

Premier tronçon: Reims-Laon avec le sprint victorieux de Servadei, l’Italien au centre, devant Bini à droite et Neuville à gauche.

Second tronçon: Laon-Saint-Quentin en contre-la-montre individuel. Vervaecke l’emporte devant Vissers et Cosson. Bartali finit huitième à un peu moins de deux minutes.

Troisième tronçon: Saint-Quentin-Lille. Neuville l’emporte sur l’hippodrome de Lille à Croisé-Laroche.

Les classements:

Vervaecke n’a plus que 19′ et 27″ de retard sur Bartali !

Mais surtout, le Nord s’est déplacé en masse pour voir passer les forçats de la route.

A Lille, en haut, à Vimy, tombeau des Canadiens, à Doullens connu pour sa côte dans Paris-Roubaix.

Reste à rentrer sans encombre de préférence à Paris.

Là aussi, le Parc des Princes est rempli pour voir arriver les Tours de France.

Antonin Magne et André Leducq s’échappent et terminent bras-dessus-bras-dessous pour être classés ex-aequo.

Trop beau pour être vrai ! Etait-ce un coup monté ? Ces deux champions pèsent quatre Tours à eux deux et pas moins de 32 victoires avant celle-ci ! C’est pour l’un comme pour l’autre leur dernier Tour. Une fin en apothéose !

Le classement général final:

Le grand Gino Bartali alors âgé de 24 ans.

La guerre va l’empêcher de se faire un palmarès exceptionnel !

Les tours d’honneur, les bouquets, les bisous, les larmes, les photos de famille… puis tout le monde rentre chez soi. Le Tour 1938 a vécu, vive le Tour 1939 !

 

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…L’AUTO du lundi 1er août.

L’Auto, c’est l’ancêtre de l’Equipe. C’est aussi le journal qui inventa le Tour de France sous la direction d’Henri Desgranges. L’Auto e sa couleur jaune, un peu passée ici, jaune comme le maillot du vainqueur du Tour…

Le bandeau dit tout: Gino Bartali, le divin vainqueur, étincelant vainqueur du Tour de France.

Un coureur et un être d’exception, Juste parmi les Hommes, qui malheureusement n’eut pas le palmarès qui aurait du être le sien à cause de la guerre.

Antonin Magne et André Leducq terminent leur carrière en apothéose…

…par une victoire bras dans les bras sur la piste du Parc des Princes. Le jury ne chercha pas à les départager et les classa premiers ex-aequo… peut-être avec la bénédiction du peloton.

Car pendant ce temps, comme il est de coutume, le peloton lézarde…

…les hommes du podium sont pris en photos comme…

…l’équipe nationale belge qui a tout gagné… sauf la victoire finale !

Le Tour s’est tout de même couru à plus de 31 km/h !

C’est remarquable si l’on tient compte du fait qu’il ait été particulièrement montagneux et couru sous la chaleur, que les routes et le matériels étaient médiocres et qu’après Besançon, les dernières étapes ne présentaient pas un grand intérêt.

Mais surtout ce Tour 1938 marque la prise du pouvoir d’une nouvelle génération de coureurs au premier rang de laquelle se trouve bien sûr Bartali, 24 ans !

C’est aussi le second Italien à remporter le Tour de France après Ottavia Bottecchia en 1924 et 1925, qui disparut mystérieusement en 1927.

Alors la Bartalimania bat son plein…

On le caricature…

On vend son tricot préféré « type Bartali » avec ce col rond au ras du cou…

La pub s’empare du phénomène…

Les pneus de Gino…

Les cigarettes de Gino…

(celles du ténébreux Archimbaud également)…

Même le Ministre des Sports du gouvernement fasciste italien va essayer de tirer la couverture à lui…

Avec la victoire de Bartali, le général Vaccaro y voit la supériorité des nouvelles méthodes sportives italiennes !

Pendant ce temps, les spectateurs du Parc des Princes acclament les 55 rescapés du Tour de France 1938 !

 

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