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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 05 janvier 1918

(JOUR 1251 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce premier magazine de 1918, cinquième année de guerre, le visage du Général Guillaumat nommé commandant en chef des troupes françaises sur le front d’orient en remplacement du général Sarrail.

Dans l’Aisne, un paysage bouleversé avec des arbres coupés et enchevêtrés suite à un bombardement français sur une tranchée allemande qui a été évacué. Avant qu’elle ne soit occupée par les Français…

…des nettoyeurs essaient de débusquer d’éventuels ennemis cachés dans les souterrain avec des gaz ou des fumées.

En Russie, la Révolution Bolchévique, Maximaliste dit-on à cette époque, continue à progresser.

Ici, des gardes rouges s’apprêtent à écouter un discours de Lénine. On verra plus loin dans ce mois de janvier que la Russie est dépouillée après ces mouvements insurrectionnels. Voici d’ailleurs les plénipotentiaires participant aux discussions à Brest-Litowsk en vue d’une paix sur le front oriental.

En marge de la guerre, à Paris, la coupe de Noël a bien eu lieu sur la Seine comme les autres années.

C’est Gérard Meister qui l’a emporté en 2 minutes et 33 secondes pour joindre une berge à l’autre dans une eau à… 1°C !

Chronique nécrologie: le décès du champion cycliste Lucien Petit-Breton, double vainqueur des Tours de France 1907 et 1908.

Mobilisé, il a été victime d’un accident d’automobile près du front au niveau de Troyes. Il servait dans un Escadron du Train.

En quatrième de couverture, on voit un vieil homme, un vieux paysan déracinant des piquets soutenant les fils de fer barbelés dans le but de cultiver à nouveau sa terre reconquise aux Allemands.

Quand on sait qu’un siècle plus tard de nombreux terrains sur lesquels s’est déroulée la guerre ne sont toujours pas cultivables pour longtemps encore, on comprend qu’il s’agit d’une image de propagande, pleine de symboles mais surtout de mensonges.

 

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 28 décembre 1937.

C’est Noël ou du moins c’était Noël, samedi 25 décembre 1937. Chez les internationaux sochaliens Di Lorto et son invité Mattler, on a décoré le sapin. On reconnait sur la couverture Di Lorto, le héros du récent France-Italie au centre et Mattler à gauche.

Autre image de festivités familiales:

chez Roger Lapébie, vainqueur du Tour de France 1937, les enfants ont été gâtés.

Noël, c’est aussi synonyme de vacances pour les riches amateurs de sport d’hiver de la capitale que l’on voit prendre le train pour les stations des Alpes sur cette double page:

…que l’on voit randonner en forêt dans un décor magnifique…

…que l’on voit aussi joyeusement s’amuser dans la cabine d’un téléphérique.

Mais, comme de nos jours, seule une élite pouvait partir en vacances d’hiver.

Pour les autres, le football ne faisait pas trêve pour Noël, un Boxing Day à la française avant l’heure. On pouvait donc suivre les résultats des équipes dans la presse ou suivre les matchs à la radio… pour ceux qui en avait une.

L’O.M. l’a remporté à Roubaix 3-1 grâce à la puissance de ses joueurs et les buts de Zatelli et Kohut (2). Un O.M. composé ainsi pour l’occasion:

Vasconcellos est certainement rentré au Brésil pour les fêtes. Le match se jouant près de Paris, on peut lire le compte-rend du match mais sans illustration.

Par contre, le Miroir nous présente une belle image de cette célébration du Strasbourgeois Rohr auteur d’un but contre le Red Star à Saint-Ouen lors du nul 2-2 entre les deux équipes.

Noël, c’est aussi l’occasion de compétition traditionnelle un peu particulière comme la Coupe de Noël de natation avec traversée de la Seine. Une compétition courte mais demandent un certain courage pour les concurrents au nombre de 12 en 1937.

Cette compétition date de 1906 et a été institué en copiant des défis sportifs à Londres.

Pour terminer, deux vues du départ de l’aviatrice Maryse Hilsz, à Istres lors du rais Paris-Saïgon au cours duquel elle abaissera le record féminin de 11 350 km en 92 heures 31 minutes et 30 secondes.

 

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LA VIE AU GRAND AIR du 20 mai 1900

De la voile en couverture cette semaine du 20 mai 1900 (n°88) de La Vie au Grand Air. Il s’agit d’une rencontre entre deux navires suite au défi lancé par le Royal Temple Yatch-Club au Cercle de la Voile de Paris. Les deux bateaux se sont affrontés en cinq épreuves réparties entre les 11 et 19 mai derniers. On ne connaît pas le résultat des courses, vue que la coupe s’est achevée après la mise en presse du magazine.

Ce numéro est presqu’exclusivement consacré à la présentation d’une usine d’automobiles: les établissements Decauville.

La seconde une intérieure de cette longue rubrique de 8 pages: la nouvelle 8 chevaux de la marque avec refroidissement par circulation d’eau.

La salle où sont testés les moteurs.

L’atelier de montage et l’usine en bord de Seine.

La piste d’essai des véhicules sortis des ateliers.

Quelques modèles flambant neuf: la voiturelle à deux vitesses (haut), la voiturelle à trois vitesses (bas).

La voiturelle à suspension à l’arrière (haut), la voiturelle à circulation d’eau (bas).

Les champions de Decauville: en haut, M. Théry vainqueur de Paris-Ostende, la course de côte de la Turbie et d’Arles-Salon; en bas: M. L. Ravenez vainqueur de Paris-Draguignan et classé à la course des voiturettes et à la Turbie.

L’atelier où sont construites les voitures électriques. Car on construisait des automobiles électriques à l’époque. Seul la facilité de taxer les véhicules à essence par l’état empêcha le développement de cette technologie. On le paie chèrement de nos jours !

Pour terminer sur du sport automobile également, une course de 1 000 milles (1 600 kilomètres) organisée par l’Automobile-Club de Grande-Bretagne  du 23 avril au 11 mai.

Quand les riches s’amusent…

 

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 19 octobre 1937.

Le Rugby à l’honneur de ce numéro de Miroir des Sports avec la victoire de la France sans grande surprise lors du tournoi de l’Exposition 1937. Les Anglo-Saxons boudant les Français pour cause de soupçon de professionnalisme dans leurs rangs, l’issue de cette compétition ne faisait guère de doute.

La surprise vint de la la présence en finale de l’Italie alors que les Allemands leur semblaient supérieurs. La France remporta tout de même la finale 43-5 dans un Parc des Princes bine garni.

Le Quinze de France. Debout de G à D: Lombard, Raynal, Daulouède, Goyard, Cognet, Fabre, Ainciart. Assis: Celhay, Bonnus, Deygas, Desclaux, Bergèze, Milliand, Thiers. Toto Desclaux deviendra sélectionneur après-guerre.

La suite des évènements de la semaine passée:

Une vue quelque peu floue du tandem français recordman de l’heure au Vigorelli de Milan.

Deux des héros de la victoire de l’Equipe de France de football sur la Suisse 2-1:

Emile Veinante (Racing)

Etienne Mattler (Sochaux)

Cette semaine, le football hexagonal a repris ses droits avec la 8ème journée du Championnat de France professionnel. Voici les résultats:

On y voit le match nul obtenu par l’OM à saint-Ouen contre le Racing Club de Paris 3-3. Un match de l’OM à Paris, cela vaut une page pour raconter cette rencontre, de plus très spectaculaire.

Le compte-rendu du match est long et détaillé:

Les trois buts marseillais furent l’oeuvre d’Oleg, Aznar en première mi-temps (l’OM menait 2-0 à la pose) et de Kohut sur pénalty à la 86ème minute (pénalty contesté par le journaliste du Miroir des Sports) qui redonnait l’avantage 3-2 aux Méridionaux, le Racing égalisant dans les dernières secondes du match.

Quelques vues de cette rencontre:

Une charge d’Aznar au dessus du défenseur Catelain.

Une belle envolée du jaguar: Vasconcellos.

L’équipe de l’O.M. version 1937-38:

Debout de G à D: Henry Conchy, Ben Bouali, Bastien, Vasconcellos, Bruhin, Gonzales; accroupis: Zermani, Olej, Gallice, Aznar, Kohut. A noter l’absence de Mario Zatelli pour ce déplacement parisien.

La page de gymnastique pour tous de la rentrée:

Un engin aérodynamique sur la piste de l’autodrome de Bergamo-Brescia pour des records de vitesse:

Une manière originale de sortir du stade d’Arsenal bondé pour ce jeune anglais pressé…

…porté par la foule à la manière d’un paquito des fêtes de Bayonne !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 12 octobre 1937.

Du football international à la une de ce numéro du Miroir des Sports du mardi 12 octobre 1937. La France a enfin mis à sa spirale négative de défaites en battant au Parc des Princes la sélection nationale Suisse par 2-1. Une bonne entame de saison footballistique.

Voici donc ce onze français composé de: en haut de G à D: Hasseisser et Jaseront (remplaçants qui ne pouvaient rentrer à l’époque quand le match était commencé), Cazenave, Mattler, Desrousseaux, Bourbotte, Gonzalès, Di Lorto (remplaçant) et le soigneur Panosetti. En bas: Curt Keller, Beck, Courtois, Veinante, Languiller et Delfour. Pas moins de 5 Sochaliens et aucun joueur du Sud.

La double page centrale raconte ce match ainsi que celui de la France B vainqueur de la Suisse B à Lausanne 3-1.

Du rugby international également à l’occasion du Tournoi de l’Exposition à Paris mais sans les Anglo-Saxons ce qui va laisser un boulevard à la France qui aura pour adversaires…

l’Allemagne, l’Italie, la Roumanie, la Hollande… Pas de quoi trembler pour les Bleus !

Du cyclisme sur piste avec des records tentés sur l’anneau du Vigorelli de Milan.

Bizarrerie de la rédaction, on y voit Maurice Archimbaud qui échouera dans sa tentative et pas d’image des Français Richard-Pecqueux qui eut battront le record de l’heure en tandem.

Il faudra attendre la semaine prochaine ! Ci-dessus leur tableau de marche de ce record de l’heure en tandem. Cela vaut bien une page d’humour de Red le dessinateur du Miroir des Sports.

La fin de l’été- début de l’automne, c’est aussi l’occasion de parler des nouveautés automobiles présentées au Salon de l’Automobile de Paris.

Une vue de cette manifestation sous la coupole du Grand Palais.

Une page de boxe avec le retour en France de Marcel Thil après sa victoire aux Etats-Unis.

Sur le pont du Normandie, il pose malgré le sparadrap qui protège une blessure à une arcade sourcilière.

Le Miroir des Sports fait aussi dans la pédagogie en proposant une page d’exercices gymniques pour bien commencer cette nouvelle année sportive.

Il en sera de même dans les numéros suivants.

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LA VIE AU GRAND AIR du 18 février 1900

De la chasse pour changer un peu à la une du n°75 de La Vie au Grand Air du 18 février 1900. Chasse hivernale, chasse impériale puisqu’il s’agit du Kaiser, l’empereur Guillaume II, grand chasseur devant l’éternel. En haut, il vient de tuer un sanglier, chassé à l’épieu. En bas, c’est au fusil qu’il tire depuis un abri. On nous apprend que, depuis 27 ans qu’il s’adonne à ce plaisir, il a tué pas moins de 40 957 bestioles ! Il fera beaucoup mieux dans 14 ans avec les êtres humains !

Des sports réputés à l’époque et les portraits traditionnels.
Tout d’abord de la lutte avec le championnat de Belgique, ouvert aux étrangers.

Au centre, le Hollandais Van Den Berg. En haut de gauche à droite: l’Allemand Hitzler, le Turc Sélim, le Belge Demeulder. En bas, l’Allemand Ossendorf, le Hollandais Van Thol et le Belge Colpaert.

La boxe française et sa figure de proue Joseph Charlemont, un très grand entraîneur.

Au centre, deux prometteurs élèves de Charlemont en pleine action: Lucas Championnière et P. Mazoir.

En haut de gauche à droite: Antoine, prévôt et élève de Casterès; le capitaine Taine instructeur à Joinville; Mainguet, premier prévôt de Charlemont. (prévôt: assistant du maître d’armes).

En bas: Desquelles prévôt de Charlemont; Allard professeur à Marseille qui a été opposé à Charlemont; Albert maître de boxe à Paris et qui a rencontré le célèbre américain Jeffries.

Enfin comme dans un numéro précédent, des équipes de rugby (appelé football) remarquables:

L’équipe de London team qui a battu le racing Club de France 16-11.

 Le Stade Français champion de Paris 1899.

Le Sport Athlétique Bordelais (rugby).

Le Cosmopolitan Club.

L’équipe de Watford Bridge qui a battu le Cosmopolitan-Club 4-0.

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LA VIE AU GRAND AIR du 15 mai 1898 spécial Bordeaux-Paris

Le n°4 de La Vie au Grand Air, du 15 mai 1898. Le cyclisme a déjà inventé les classiques de longue distance, disparues de nos jours, où la télévision impose plus des courses courtes donc nerveuses à des marathons longs mais inintéressants. Il n’est qu’à voir les étapes du Tour de France qui se sont raccourcies de nos jours.

En 1891 est créé la plus longue des classiques Paris-Brest-Paris courue tous les 10 ans et qui disparaîtra dans les années 50, faute de coureurs professionnels prêts à sacrifier des mois de préparation pour une course de plus de 1 200 km courue d’une seul traite.

Cette même année 1891 voit la création de Bordeaux-Paris dont La Vie au Grand Air va raconter dans son n°4 l’histoire des 7 premières éditions avant celle de 1898 qui se profile à l’horizon.

A la une, le départ du premier Bordeaux-Paris en 1891.

Suivent dans une double page, la galerie des portraits des 7 premiers lauréats:

De gauche à droite: Mills (1891), Stephane (1892) et Gouttereau (1893) puis…

…Lesna (1894), Meyer (1895), A. Linton (1896) et Rivierre (1897).

Les personnages incontournables de Bordeaux-Paris.

Le créateur.

Jiel-Laval le créateur de la course nous dit-on. En fait, un ancien coureur qui s’occupa de l’organisation, fort de sa connaissance et qui participa à cette première édition de 1891.

Le plus ancien participant.

Le père Rousset, le vétéran de la course.

Puis des images de la dernière édition remportée par Rivierre.

Le départ de Bordeaux.

L’arrivée au vélodrome de la Cipale du vainqueur, Rivierre qui récidivera en 1898, auteur du seul doublé avec 2 victoires consécutives de la course, épreuve qui a disparu en 1988 pour renaître en 2014.

Autre événement important pour ce numéro de La Vie au Grand Air.

Lors d’une course automobile Périlleux-Mussidan a eu lieu un accident dramatique. Deux voitures sont allées au fossé.

Celle du comte de Montaignac…

et celle du M. de Montariol.

cet accident fit des victimes mais pas le marquis de Montaignac qui sauta sur la route quand la voiture chuta dans le fossé. Peut-être le décès de son mécanicien, M. Hézard. En tout cas, cet accident semble avoir ouvert une polémique sur les courses de voitures automobiles ! Incessantes polémiques bien françaises !

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