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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 avril 1918

(JOUR 1352 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur la une intérieure de J’ai vu, un dessin pour nous expliquer la déconfiture allemande dans son offensive de la Somme: un train dont les wagons à betteraves sont remplis de cadavres allemands. Un peu exagéré mais un dessin peut se le permettre même s’il est exact que les attaques du printemps des Allemands, les attaques de leur dernière chance furent très meurtrières.

La preuve de la certitude en la victoire de l’Etat-Major français, certitude renforcée par l’arrivée en masse des troupes américaines, on nous montre pour la première fois… une avancée allemande sur cette carte !

L’avance allemande a été limitée à quelques dizaines de kilomètres et les objectifs de l’Etat-Major allemand n’ont pas été atteint. A rapprocher de la carte du Miroir d’il y a quelques semaines:

Un recul de tout de même 50 kilomètres entre Saint-Quentin et Montdidier  par exemple ! La censure est-elle débordée ou prend-on enfin les lecteurs pour des adultes ?

Une page pour illustrer l’héroïsme des défenseurs anglais, du côté d’Arras où les Allemands ne passèrent pas.

Des troupes françaises intervinrent aussi sur le front de la Somme même si cela ne fut pas immédiat et si Foch renâcla à envoyer ses divisions de réserve.

En fait, c’est surtout avec de nouvelles troupes envoyées en hâte de leur île que les Britanniques purent contenir l’avancée allemande, puis en unifiant l’Etat-Major allié pour coordonner les ripostes.

On revient scientifiquement sur les bombardements récents sur Paris par des avions Gothas.

La trajectoire de la chute des bombes à partir du vol des avions à environ 4 000 mètres. Tout cela pour expliquer que la chute des bombes n’est pas linéaire mais sous forme d’ellipse.

Une vue et un schéma de ces torpilles aériennes qui font 2 mètre 70 de long. On est loin des bombardements avec des stylets en acier du début de la guerre, même si les avions ne doivent pas pouvoir transporter énormément de torpilles de cette taille.

On revient aussi sur les attaques sur Paris du canon géant dans la forêt de Saint-Gobain, à 120 kilomètres de la capitale.

Les scientifiques militaires émettent même l’hypothèse qu’il s’agit d’obus double, un obus de 230 avec comme tête un obus de 210. Mais cette proposition a été démentie par les faits.

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Une CARTE de CHEMINOT ANCIEN COMBATTANT de la GRANDE GUERRE

Il s’agit d’une carte des Cheminots Anciens Combattants de la Grande Guerre. l’adhérent, Lucien M… était facteur en écriture sur le réseau PLM mais, bien qu’il adhère à la section d’Avignon,  il exerçait son travail à Tarascon.

Un grand nombre d’hommes participèrent au premier conflit mondial (on parle de 8 millions de Français plus ou moins jeunes). Les grands mouvements de défense sociale et morale de ces anciens combattants virent le jour dès la fin du conflit, un peu dans tous les domaines de la société. ces associations devinrent très puissantes et influèrent sur le cours de l’histoire jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale. L’exemple le plus parlant est celui de Pétain qui s’appuya sur la Légion, émanation des associations d’A.C.

Pour Lucien M…, il ne semble pas avoir longtemps adhéré à ce groupe puisqu’au dos de la carte, un seul timbre est collé, celui du troisième trimestre 1921.

Déception, lassitude ou désaccord politique ?

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 4/5

Quatrième volet de notre descente virtuelle du Rhône en 1920 entre Rochemaure-Ancône et Pont-Saint-Esprit. Nous allons passer en dessous de six ponts, cinq ponts suspendus et le fameux pont de pierre gardois et son arche marinière.

Juste une remarque avant de montrer des vues anciennes. Le concepteur de la carte était un peu fâché avec les noms des affluents rive droite du Rhône. Le Lavezon se retrouve affublé du nom de Davezon, l’Escoutay devient Négnie (il fallait le trouver même si un de ses affluents s’appelle la Nègue) et la Conche réputée pour ses… nudistes se transforme en Canche. Quant à l’Ardèche, si elle est bien dessinée, elle n’est pas nommée. Sur l’autre rive, pas de problème avec le Roubion et la Berre. Par contre la Riaille qui détruisit un jour de grande colère la poste de Malataverne, elle devient la Reuille.

De même, si le dessinateur fit des efforts pour bien des villes et villages en représentant les édifices principaux, manifestement il n’avait jamais vu Ancone ni de près ni de loin. C’était tout de même mieux que Meysse presqu’absent des lieux.

Le pont de Rochemaure et sa pile centrale unique est bien représenté.

Assez semblable de nos jours à ce qu’il était jadis si l’on ne considère que les infrastructures en dur. La passerelle himalayenne a remplacé de nos jours le tablier en bois.

Le pont du Teil est tout à fait conforme à ce qu’il était entre 1843 et 1931…

…avec quatre piles au milieu du fleuve. Il fut remplacé en 1931 par un pont suspendu semblable à celui que l’on connaît de nos jours… pont qui connut quelques problèmes en 1944.

Bizarre ! Le dessinateur a jeté un pont de pierre entre Viviers et Chateauneuf-du-Rhône flanqué d’un château-fort bien plus conservé que ce qu’il l’était.  Pourtant, avant le pont suspendu actuel qui date de 1954…

…son prédécesseur était tout autant suspendu…

…avec quatre piles dans le fleuve.

Second pont de Viviers, bien plus connu, celui de Robinet entre la campagne vivaroise et Donzère.

Un pont suspendu construit en 1847 et qui, sauvé à plusieurs reprises de la destruction par la mobilisation des amateurs de belles pierres (il est inscrit au patrimoine maintenant),…

n’a guère changé 170 ans plus tard.

Bourg-Saint-Andéol et son pont reliant l’Ardèche à Pierrelatte (où le dessinateur n’a jamais entendu parler du Rocher).

Un pont datant de 1847 dont il ne reste que la culée, côté rive droite.

Enfin, pour terminer cette quatrième étape, Pont-Saint-Esprit et son pont de pierre multi-centenaire…

…dont on a parlé il y a peu à l’occasion de la présentation d’une flamme philatélique.

A noter que légèrement en amont de Pont, juste avant le confluent de l’Ardèche, le dessinateur n’a pas omis de représenter l’usine du Banc Rouge sur la commune de Saint-Marcel-d’Ardèche, poudrerie qui sauta un beau jour de 1962.

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 3/5

 

Troisième tronçon de notre descente du Rhône, de Glun au nord de Valence à La Coucourde au nord de Montélimar.

Glun, Chateaubourg pour arriver à Valence et, sur la carte, le pont de pierre. Ce détail nous fait indique que la carte est postérieure à 1910, date à laquelle le pont suspendu construit en 1830…

…qui avait un temps cohabité avec le nouveau pont de pierre…

…fut détruit. Le tramway des Granges (du nom de la ville ardéchoise Granges-les-Valence) put alors passer comme les diligences, les chevaux et les piétons.

Plus d’ouvrage d’art jusqu’à La Voulte…

…et un pont double par passer d’Ardèche à Drôme pour cause de présence de la grande île voultaine de Printegarde, au milieu du fleuve.

Un pont construit entre 1889 et 1891 dont le tablier fut détruit en 1940 puis 1944…

…avant d’être remis en service et apparaître à l’identique de ce qu’il était à la fin du XIXème siècle.

Le second pont, sur le petit Rhône (aujourd’hui une lône qui ne se remplit que quand le Rhône se fâche), est plus modeste mais conserve son cachet ancien.

On constate l’existence d’un second passage au sud de l’île de Printegarde, toujours sur la commune de La Voulte, un double passage bien entendu. Il s’agit de la liaison entre les deux lignes PLM de la vallée du Rhône.

Le pont actuel en béton précontraint, le premier au monde construit par cette technique,…

…ne supporte pas la comparaison avec son prédécesseur, au point de vue esthétique.

Quant au viaduc sur le petit Rhône, datant lui aussi de 1861, il a un cachet particulier, au milieu de toute cette végétation…

…avec ses quinze arches pour enjamber un cours d’eau… inexistant !

Au sud du confluent du Rhône et de la Drôme, Le Pouzin et son joli pont suspendu ouvert en 1849.

Le dessinateur de la carte n’a pas mis toutes les arches mais avouons qu’il était plus beau que le pont actuel…

…mécano ouvert en 1961, au moment de l’aménagement de la chute du Logis-Neuf.

Plus de pont jusqu’à Montélimar… Alors les hommes mirent en place les trailles de Baix et de Cruas dont on a déjà parlé dans le passé, sur ce blog.

 

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 2/5

Suite de notre descente du Rhône grâce à cette carte datant des années 1920. Nous nous étions arrêtés au sud des Roches-Condrieu. Nous reprenons la promenade au niveau du pont de Chavanay.

Le pont de Chavanay fort bien desssiné avec ces longues piles fines…

…comme on peut le constater sur cette carte postale ancienne…

…ou de visu puisqu’au moment de l’aménagement de Saint-Pierre-de-Boeuf, les piles de la rive droite ont été conservées. On peut se demander si ce n’est la présence d’une plaque mémorielle posée à la Libération qui a sauvé cette trace du passé. Le nouveau pont a été jeté bien plus au sud.

Saint-Pierre-de Boeuf et l’île qui était accessible par une traille… puis Serrières et le pont entre cette ville et Sablons.

Le pont bleu actuel date de l’entre-deux-guerres mais a été restauré après les destructions allemandes de 1944.

Le pont représenté sur la carte est celui-ci,…

…construit par les frères Seguin en 1828. La fumée du vapeur nous cache une pile mais il ressemblait à son jumeau d’Andance-Andancette, le plus ancien pont sur le Rhône qui n’ait pas été remplacé depuis sa construction.

Restauré et rehaussé pour satisfaire aux besoins de la navigation moderne mais toujours là !

On le voit très bien sur cette vue avec le tablier posé bien au-dessus de la pile, contrairement à la vue précédente.

Entre les deux jumeaux de Serrières et d’Andance, une autre relique, dessinée celle-là sur la carte, contrairement au pont-rail de Givors, le viaduc ferroviaire de Saint-Rambert sur la commune de Peyraud.

Aujourd’hui et…

…hier. Oublié par les Allemands en déroute en 1944, il n’a pas changé depuis 1868 !

A Saint-Vallier, rien n’a été conservé du pont suspendu lors des travaux d’aménagement de la chute de Serves, si ce n’est le reste de la culée rive gauche.

Le pont suspendu ancien avait bien plus de cachet que le pont actuel, indiscutablement.

Nous terminons cette étape de la descente du Rhône à Tournon, avec comme on le constate les deux ponts suspendus de Tain-Tournon séparés d’une centaine de mètres.

Le premier (à gauche sur la vue ancienne) est celui construit par Marc Seguin en 1825, le premier pont suspendu au monde, malheureusement rasé en 1961 pour favoriser la circulation fluviale.

Le second (à droite sur la vue ci-dessus) existe toujours.

Il date de 1849 et est réservé de nos jours aux piétons et cyclistes. Il a été conservé dans son jus et la vue de 1900 ne diffère de celle de 2017 que par les tenues des promeneurs.

A suivre

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Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 1/5

Un cahier format écolier avec à l’intérieur une carte dépliable du Rhône de la Confluence à Avignon. La carte de la Vallée du Rhône, décorée mais où tous les ponts existants sont mentionnés ainsi que les lignes de chemin de fer du PLM, de la rive droite comme de la rive gauche, avec les embranchements départementaux qu’on citera à mesure du déroulé de cette joli carte.
Le puissant Rhône est bien sûr représenté par un Hercule ayant terrassé un lion bien tranquille.

Suivons donc le Rhône de Lyon à Avignon:

La sortie de Lyon avec la Confluence Rhône-Saône, le pont métallique de la voie Saint-Etienne-Perrache sur la Saône à la Mulatière.

Vous constatez que la carte se lit du bas vers le haut si l’on veut suivre le cours des eaux. A 2 millimètres au dessus du pont de la Mulatière se trouve le barrage éponyme, barrage détruit dans les années 60 après la mise ne service de la chute de Pierre-Bénite qui le rendait inutile avec sa retenue d’eau. On voit encore les rails d’entretien du barrage tôt au bout de la confluence.

Un premier pont permet de franchir le Rhône à Vernaison.

Puis vient le pont-rail représenté par un simple trait noir, le viaduc de Grigny…

…avant d’arriver à Givors et son pont suspendu dont la circulation est réglée de nos jours par des feux tricolores.

Hier

Aujourd’hui, identique !

Après Givors, des îles au milieu du fleuve, du côté de Loire-sur-Rhône; avant d’arriver à Vienne.

Le pont suspendu est représenté.

De nos jours, il est devenu passerelle piétonne, le nouveau pont de Lattre de Tassigny ayant été construit en amont, près du Musée de Saint-Romain-en-Gal.

La passerelle piétonne.

Sur la carte, ont été également représentées la cathédrale Saint-Maurice  que l’on voit en retrait de la carte postale ancienne et la Tour Philippe le Bel, ancienne tour de défense d’un pont de pierre et de bois détruit régulièrement par les crues du Rhône et abandonné dans un passé lointain.

En continuant notre descente, voici le pont de Condrieu entre cette ville et Les Roches de Condrieu sur la rive gauche.

Le pont ancien et, ci-dessous le moderne…

…qui aurait besoin d’une petite restauration !

A suivre

 

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 22/25 VALLABRÈGUES

Peu de renseignements sur ce bac de Vallébrègues avant de lire la contribution de Georges Sudres sur le site de la commune de Comps, la ville qui compte le plus de repère de crue de toute la vallée du Rhône: 49 !

Ce professeur y raconte la séparation des communes de Comps et Vallabrègues, toutes deux gardoises et qui avant 1808 n’en faisait qu’une. Voyons un peu.

Au début du XVIIIème siècle, le bras principal du Rhône passait entre la Montagnette et la commune de Vallabrègues, en suivant globalement la limite actuelle des départements du Gard et des Bouches-du-Rhône. On peut s’en rendre compte sur cette carte que l’on doit à Google Maps.

Puis la commune de Vallabrègues voulant se soustraire aux crues incessantes du Rhône demanda en 1751 à l’ingénieur des Ponts et Chaussées Henri Pitot originaire d’Aramon de détourner les eaux du Rhône vers le bras secondaire du fleuve ce qui eut pour conséquence de séparer Vallabrègues de son hameau de Comps. On doit à Henri Pitot les plans du pont routier longeant le Pont-du-Gard ou l’aqueduc des Arceaux à Montpellier aboutissant au Peyrou.

Ce détournement du fleuve entraîna l’éloignement humain des 2 communes qui n’étaient plus reliées que par un bac à traille avec une corde de chanvre, bac connu régionalement pour être particulièrement dangereux.

Voici donc une carte postale ancienne de ce bac datant du début du siècle.

La création par la CNR de l’aménagement de Vallabrègues rapprocha alors dans les années 1970 les 2 communes. Le bac disparut après la seconde guerre mondiale.

Pour lire l’étude complète et précise de Georges Sudres sur le site de Comps:

http://www.mairie-comps.fr/histoire-la-separation-de-comps-et-vallabregues/

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