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Un journal de Tranchées: LA ROULANTE du 369 (1/10)

Dans les jours qui viennent, présentation d’une petite collection d’un journal des tranchées, La Roulante, organe du 3.6.9 soit en langage clair du 369ème Régiment d’Infanterie de Besançon. Cette feuille parut de juillet 1916 à mars 1917.

La Roulante, c’est bien sûr la cuisine qui amenait au front la nourriture des Poilus. Avec le courrier, c’était l’autre bon moment qui rompait l’ennui au front.
Ces journaux d’unité se développèrent à partir et grâce à la stabilisation du front et à la guerre de position de janvier 1915 jusqu’à septembre 1918 au moment de la reprise de la guerre de mouvement.

Nombre d’unités eurent leur feuille de chou et des dessinateurs de talent y prêtèrent leur génie. L’humour était dans toutes les pages et la censure était contournée sans réellement y avoir prise. Quelques feuilles subversives circulèrent également surtout à partir du moment où la guerre commença à durer.

Voici donc quelques numéros de La Roulante, pas tous en très bon état. Dans cette revue, le peintre et caricaturiste Claude Bils oeuvra. On le voit en oeuvre en train de dessiner des prisonniers allemands dans Le Miroir du 09 janvier 1916

https://unmondedepapiers.com/2016/01/09/il-y-a-100-ans-jour-pour-jour-le-miroir-du-dimanche-28-novembre-1915-2/

Dans le dessin ci-dessus signé Conis Schen, on voit un civil venir chercher son journal en pataugeant dans la boue de la tranchée alors qu’il aurait pu s’abonner pour le recevoir chez lui. Il maugréait ces paroles de ce prospectus publicitaire incitant le lectorat à s’abonner.

 

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Des PHOTOS du TOUR de FRANCE 1949 au col de CARPIAGNE.

Il s’agit de quatre photos prises avec un appareil photographique à l’occasion du « passage du Tour de France 1949 au col de Carpiagne ». On voit les spectateurs et peut-être quelques officiels qui ont pris place sur le plateau d’une camionnette pour applaudir les concurrents.

Carpiagne, c’est le nom du camp militaire au-dessus de Marseille, sur la route de Marseille à Cassis, emprunté par les concurrents de la course pédestre le dernier dimanche d’octobre tous les ans.
Le sommet est maintenant appelé col de la Gineste.

En 1949, les concurrents du Tour de France l’empruntèrent 2 fois, le soir de l’étape Nîmes-Marseille du 15 juillet dans un sens et le lendemain matin, le 16 juillet, juste après le départ de l’étape Marseille-Cannes dans l’autre sens.

La course était donc partie ce 15 juillet 1949 des arènes romaines de Nîmes.

Mais pour rejoindre Marseille, la course avait pris le chemin des écoliers.

Elle avait franchi le Rhône sur un des seuls ponts réparés après la guerre, celui de Beaucaire-Tarascon.

De là, la course avait tourné à gauche, vers le nord pour passer sous un autre pont, celui d’Avignon.

Le journaliste peu au courant des faits annonçait dans la légende de cette photo que le pont Saint-Bénézet n’avait pas pu être emprunté par la course car il n’était pas encore réparé après que les Allemands l’aient détruit ! A sa décharge, que raconterait un historien s’il rédigeait un article sportif ?

Suite des histoires de pont intacts ou démolis, la Durance fut franchie à Cavaillon sur un pont métallique de substitution.

C’est au 140ème km (sur les 199 du parcours) que les choses commencèrent à bouger. Et deux coureurs s’échappèrent peu avant la dernière bosse, celle de Carpiagne: Blanc et Goldschmidt, le futur vainqueur de l’étape.

Les voici donc vus par les photo-reporters sportifs…

avant la plongée sur Marseille et le Stade-Vélodrome pas encore Orange, pendant laquelle Goldschmidt oublia Blanc.

La une du Dauphiné de l’époque:

Les autres photographies prises par cet amateur cycliste en 1949, à la Gineste…

 

Qui sont ces routiers ? Les 2 échappés en haut et les premiers coureurs du peloton très certainement, peloton qui arriva groupé au Vélodrome, réglé au sprint par Jean Robic.

Et comme à l’époque, tout terminait par la page humoristique de Pellos, voici donc comment il dessina cette arrivée d’étape à Marseille:

La sardine avait aspiré le vainqueur !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 31 août 1937.

A la une du Miroir des Sports du 31 août 1937, le cycliste breton Jean-Marie Goasmat, un routier populaire après ses performances sur le Tour de France a remporté le Circuit de l’Ouest, en enfant du pays.

Une série de photos  de cette course avec quelques paysages bretons:

De gauche à droite et de haut en bas:

  • le passage devant le château de Guérande
  • le peloton à Pont-Aven
  • puis à Concarneau
  • le nouveau pont routier de Plougastel-Daoulas.

Résultats de la seconde journée de Championnat de France de football.

Match nul de l’O.M. contre Cannes 2-2. On constate à la vue de la photo de cette rencontre…

…que l’O.M. joue dorénavant au Stade-Vélodrome inauguré au printemps et qu’il a délaissé son vieux stade historique Fernand Buisson alias stade de l’Huveaune aujourd’hui disparu pour faire place à une opération immobilière près du parc Borély.

Enfin, le dessin humoristique de Red raconte le mal-être du sport français en cet été 1937.

Les Français multiplient les défaites et les journalistes du Miroir des Sports vont peu à peu lorgner sur ces régimes politiques qui font gagner leurs sportifs: l’Italie fascistes et l’Allemagne nazie. En 1940, ils pourront allègrement franchir le pas de la collaboration !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 27 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Les festivités au Parc des Princes après l’arrivée de l’étape à la une de ce Match du 27 juillet 1937: un gâteau offert par les Italiens à Vicini est partagé joyeusement par les rescapés de ce Tour de France.

Pas de vue du Parc bondé mais une belle photo en double page centrale du peloton traversant Poissy à vive allure, emmené  par les Français Lapébie et Cloarec. Contrairement à nos jours, la dernière étape est une vraie course et les coureurs ne musardent pas en chemin !

Les derniers coups de crayon de Pellos pour ce Tour 1937.

Henri desgrages, le directeur du Tour ramène à Paris les rescapés… mais le chainon manquant des Belges est resté à Bordeaux !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 27 juillet 1937: Le TOUR 1937.

L eTour s’est terminé dimanche 25 juillet au Parc des Princes sur la victoire surprise de Roger Lapébie qui trône avec son maillot jaune à la une du Miroir des Sports du mardi 27 juillet 1937. Une belle victoire même si beaucoup de suiveurs n’ont toujours pas compris la raison du retrait de l’équipe nationale belge à Bordeaux, alors que Sylvère Maes était toujours leader et plus que jamais parti pour confirmer en 1937 sa victoire de 1936 !

La fin du Tour en images…et en classements.

Comment cela se passe-t-il quand se courent des demi ou tiers d’étapes, pour les coursiers ? Un élément de réponse…

La douche collective improvisée dans les écuries d’un hôtel comme ici à Viré. Une autre époque !

Car des demi-étapes, il va y en avoir:

Etape La Rochelle-Rennes en 2 secteurs:

  • La Rochelle-La-Roche-sur-Yon soit 81 km en contre-la-montre par équipes, la France vainqueur donc Lapébie premier.
  • La-Roche-sur-Yon-Rennes soit 172 km en ligne, Paul Chocque encore une fois lauréat.

Etape Rennes-Caen en 2 secteurs:

  • Rennes-Viré soit 114km en ligne, vainqueur Passat.
  • Viré-Caen soit 59 km contre-la-montre individuels, vainqueur Amberg.

Et pour terminer ce Tour… Caen-Paris, un rallye de 234 km tout de même, remporté par Vissers devant Puppo.

Le classement final du Tour 1937:

Un Tour terminé par seulement 46 coureurs.
Le podium: 1- Lapébie 2-Vicini 3-Amberg… 4-Camusso 5-Marcaillou 6-Vissers.

En image…

De gauche à droite 6-5-4-1-2-3.

L’image d’Epinal du jour:

Le vélodrome du Parc des Princes comble avec cette foule dense dans le virage.

Une dernière vue de la course:

La dernière côte du Tour, celle de Coeur-Volant entre Saint-Germain et Versailles dans le riche ouest parisien dans laquelle Lapébie se fait un petit plaisir devant Vicini.

Et le dernier coup de crayon de Red, le dessinateur humoristique du Miroir des Sports, confrère et non concurrent de Pellos !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 23 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Match du 23 juillet 1937 se délecte avec à sa une la photographie des échappés (l’Espagnol Berrendero futur vainqueur à Pau et les 3 Belges Maes, Wissers et Vervaecke dans le cadre imposant du Tourmalet, lors de la grande étape pyrénéenne qui n’a pas permis de décanter la situation.

A l’issue de cette journée, Roger Lapébie se retrouve à 3′ du maillot jaune mais les difficultés du Tour sont finies. Ce sera dur pour lui de revenir à la première place.

En double page centrale, un vue de l’Aubisque où lapébie creva mais put revenir au bénéfice d’une accalmie décidée par les Belges quelque peu émoussés.

On voit tout au fond Labépie chassant pour reprendre les quelques centaines de mètres perdus lors de cette crevaison. A l’époque, les champions devaient réparer seul leurs problèmes mécaniques.

Pelles s’en donne à coeur joie pour commenter à sa façon les événements survenus dans la course.

Il faut dire que les rebondissements vont être nombreux… on en parlera lors du prochain article !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 16 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Match du 16 juillet 1937 avec Sylvère Maes et Roger Lapébie sur la route de Montpellier. Les deux rivaux s’entendent bien pour l’instant et se prêtent aux objectifs de photo-reporters.

Cette étape Marseille-Montpellier sera coupée en 2 demi-étapes pour muscler la course.
La photo de la double page centrale classique avec les coureurs passant devant les arènes romaines de Nîmes.

Pour terminer avant d’y revenir avec le Miroir des Sports suivant, la page BD de Pellos.

Sur le thème de la chaleur et du Midi !

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