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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE PETIT MARSEILLAIS du samedi 9 juillet.

Juste la première page du Petit Marseillais du 9 juillet 1938. Le Tour a bien avancé puisqu’il est déjà entre Nantes et Royan. Une étape coupée en trois tronçons avec des arrivées intermédiaires à La Roche-de-Yon et à La Rochelle.

Une étape et donc trois vainqueurs, plutôt deux Meulenberg vainqueurs sur les deux premiers tronçons et le Belge Vervaecke sur le troisième. Le Français Majérus est toujours maillot jaune, on en reparlera avec la lecture des Miroirs des Sports.

On a reconstruit la cathédrale de Reims, sérieusement abîmée par les bombardements allemands entre 1914 et 1918.

Les travaux sont finis. Dans quelques mois, les bombes seront de retour !

Au ministère de la Culture, Jean Zay veut que le théâtre se développe en province.

Le Front Populaire a vécu sauf dans quelques domaines, comme dans la culture.
La bande dessinée humoristique du Petit Marseillais. 

Une histoire de Mickey… publicité pour les « Aventures de Mickey » dans un cinéma, à Marseille.

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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Joseph GROMELLE.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quarante-neuvième nom de la liste: Louis Victor GROMELLE.

La seconde face du monument.

Voici donc avec Joseph Victor Gromelle le Poilu de Caderousse pour l’instant le plus âgé des 49 biographies que nous vous avons présentées depuis mars 2017. En effet Joseph Victor est né le 22 mars 1872 à Caderousse, c’est-à-dire qu’il avait 42 ans et 5 mois à la déclaration de guerre et presque 45 ans le jour de son décès.

Joseph était donc le troisième enfant et seul garçon du couple Antoine Patrice Gromelle né en 1828 à Caderousse et Françoise Marie Echevin d’Orange née le 10 février 1832. Ils s’étaient mariés à Orange 09 février 1856, quelques mois avant la Grande Crue du Rhône dont les hommes ont conservé la trace tout au long de la vallée. De cette union étaient donc nées deux filles, Marie Julie en 1857 et Rose en 1860. Douze années plus tard donc, Joseph était venu les rejoindre.

Extrait du recensement de 1872.

Voici donc la famille au grand complet avec Joseph âgé seulement d’un mois quand l’agent recenseur est passé à la grange de ses parents, quartier Saint-Martin. Les deux grands-mères des enfants sont à la charge du couple d’Antoine et Françoise après la disparition de leurs époux. A cette époque également, les hommes avaient une espérance de vie inférieure à celle des femmes.

On retrouvera une situation quasi identique presque 40 ans plus tard, en 1911.

Extrait du recensement de 1911.

Joseph s’est installée dans la même grange du Pont d’Adam avec Baptistine Rose Martin de 10 ans sa cadette, qu’il a épousé le 24 février 1906. Deux enfants sont nés de cette union, Lucienne en 1907 et Marius en 1908. Un second garçon prénommé Gaston viendra les rejoindre en 1911, après le recensement. Le couple Joseph-Baptistine accueille la mère et la soeur cadette de Joseph. Le travail ne doit manquer au foyer puisque on y trouve également un domestique, Auguste Ponsson  et ses trois jeunes enfants. On peut imaginer qu’une belle tablée se retrouvait tous les soirs autour de la table.

C’est dire les difficultés que rencontreront les femmes quand les hommes seront appelés à la guerre !

Joseph avait fait sa période de formation militaire au 24ème Bataillon de Chasseurs à Pied de Villefranche-sur-Mer du 14 janvier 1894 au 28 décembre 1896. Une incorporation à laquelle il avait failli ne pas pouvoir répondre, en janvier 1894 car il aurait pu être sous les verrous à cette date si le tribunal d’Orange lui avait infligé une peine plus longue que les deux mois de prison dont il avait écopé pour coups et blessures, outrage et rébellion, le 07 octobre 1893. Car ce devait être un impulsif, ce Joseph Victor ! Quelques années après, il récidivait et prenait 20 jours de prison et 300 francs d’amende pour coups et blessures volontaires, peine prononcée à Orange le 26 septembre 1903.

Après la déclaration de guerre, Joseph allait se retrouver dans des régiments de l’ouest de la France. Cohabitation certainement pas facile pour ce Provençal qui parlait difficilement français immergé dans un régiment de Bretons pour qui le Français était encore plus une langue étrangère ! Joseph servit donc au 46ème R.I.T. de Guingamp puis passa au 50ème Régiment d’Artillerie de Campagne de Rennes. Malade, il essaya par deux fois d’être réformé mais la commission de réforme de Saint-Brieuc ne l’entendit pas de cette oreille. Il souffrait de surdité, de bourdonnement… L’Armée n’équipait pas encore ses hommes de filtres acoustiques !

C’est une pleuro-pneumonie qui emporta Joseph Victor Gromelle le 15 janvier 1917, à l’hôpital complémentaire de Rennes. Les petits Marius et Gaston étaient un peu jeune alors pour reprendre la ferme familiale.

La fiche matricule de Joseph Victor Gromelle de Mémoire des Hommes.

Joseph Victor Gromelle, matricule 917 classe 1992, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Gromelle est toujours vivant à Caderousse et près d’Orange. Si une personne reconnaît en ce Poilu, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Jean Gueilen.

Il semble qu’un tombeau ait gardé le souvenir de Joseph Victor Gromelle dans le premier cimetière communal.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 31 août 1937.

A la une du Miroir des Sports du 31 août 1937, le cycliste breton Jean-Marie Goasmat, un routier populaire après ses performances sur le Tour de France a remporté le Circuit de l’Ouest, en enfant du pays.

Une série de photos  de cette course avec quelques paysages bretons:

De gauche à droite et de haut en bas:

  • le passage devant le château de Guérande
  • le peloton à Pont-Aven
  • puis à Concarneau
  • le nouveau pont routier de Plougastel-Daoulas.

Résultats de la seconde journée de Championnat de France de football.

Match nul de l’O.M. contre Cannes 2-2. On constate à la vue de la photo de cette rencontre…

…que l’O.M. joue dorénavant au Stade-Vélodrome inauguré au printemps et qu’il a délaissé son vieux stade historique Fernand Buisson alias stade de l’Huveaune aujourd’hui disparu pour faire place à une opération immobilière près du parc Borély.

Enfin, le dessin humoristique de Red raconte le mal-être du sport français en cet été 1937.

Les Français multiplient les défaites et les journalistes du Miroir des Sports vont peu à peu lorgner sur ces régimes politiques qui font gagner leurs sportifs: l’Italie fascistes et l’Allemagne nazie. En 1940, ils pourront allègrement franchir le pas de la collaboration !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 13 avril 1937

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Actualité cycliste riche en ce milieu de mois d’avril 1937. La couverture du Miroir des Sports est consacrée aux fameux « Six Jours de Paris »au Vel d’Hiv. La grande épreuve de la piste parisienne.

Contrairement à ce qui se passa quand les 6 Jours furent relancés à Grenoble par exemple après les Jeux Olympiques de 1968, les coureurs couraient bien pendant 6 journées et se reposaient lors des relais. Pendant une semaine, ils ne quittaient pas le Vélodrome couvert et y vivaient comme dans un hôtel, sans luxe !

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La double page ci-dessus nous présente quelques scènes « d’intérieur ».

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Le coureur Letourneur accueille son enfant lors d’un moment de repos.

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Cet autre pistard Pecqueux, lui, s’entretient avec son épouse.

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Les coursiers mangent en bord de piste. Ici, l’ancien vainqueur du Tour de France 1933 Georges Speicher mange avec Wals, le futur vainqueur et Mithouard à pris place à leur table. Pendant ce temps, les coureurs en piste passent juste à côté.

Un sport cycliste très populaire comme en atteste la foule amassée our une course de côte sur les pentes du Mont-Faron qui domine Toulon.

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Des spectateurs qui paient de leur personne en montant puis redescendant les lacets à pied, bien entendu.

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En Bretagne, même engouement populaire lors du Circuit du Morbihan.

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Ici les coureurs passent entre deux haies de spectateurs à Audierne avant de rallier Douarnenez.

Pour terminer, une page d’aviation avec le raid réalisé par les Japonais.

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Sur l’appareil « Vent-de-Dieu », ils ont relié Tokyo à Paris via Hanoi en 3 jours, 22 heures et 18 minutes. Ce que les Français n’ont pu faire récemment, les Japonais Ihinouma et Tsukakoshi l’ont réalisé. Et on pense même que sans étape, l’avion pourrait battre ce record en joignant Tokyo à Paris en moins de 3 jours ! L’aviation en 1937 reste une activité sportive… pour peu de temps encore.

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 06 novembre 1915

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(JOUR 460 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le théâtre aux armées… un moment de loisirs pour tromper l’ennui quotidien des tranchées. Ici, il semblerait que ce soient des Poilus qui se donnent en spectacle pour leurs copains. Il existait des tournées organisées par l’Armée ou des associations de soutien aux soldats avec des artistes importants de l’époque.

Dans la même domaine de l’ennui et des distractions au front, sur un album de famille d’Ancone, trois vues d’un Carnaval, le plus moche des Carnavals a précisé l’auteur.

6-1- LE PLUS MOCHE DES CARNAVAL 1 6-2- LE PLUS MOCHE DES CARNAVAL 2 6-3- LE PLUS MOCHE DES CARNAVAL 3

Propriété de Mme Veysseyre, reproduction commerciale non autorisée.

Quelques innovations techniques:

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Les hommes en train de tresser des chevaux de frise avec du fil de fer barbelé.

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Une auto-mitrailleuse moderne certainement guère utile, sinon pour observer, dans la guerre des tranchées.

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Deux manières différentes de tirer contre des avions.

Des prisonniers allemands, valides et blessés, arrivent à Belle-I(s)le-en-Mer, en Bretagne.

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Où ont-ils été accueillis ? Au fort Vauban ? Dans le bagne pour enfants ? Un lieu de détention pas si chaleureux que cela à bien y réfléchir.

Quatre pages sur la guerre aux Dardanelles. Les photos sont surtout prises dans l’île grecque de Moudros qui est la véritable base arrière du Corps Expéditionnaire Français que ce soit pour le front de  Gallipoli que celui de Salonique.

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Pour terminer, les difficultés des Allemands en Pologne…

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pour cause de pluies automnales qui rendent difficiles les déplacements des hommes et des véhicules.

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