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Quand le Tour franchit le Rhône…. 3/10 l’autre pont d’Avignon, le plus connu.

Le pont Saint-Bénézet, bien entendu ! C’est par dessous que le Tour le franchit laissant les spectateurs occuper les pavés du haut.

Nous sommes le 15 juillet 1949, jour de la quatorzième étape du Tour de France, entre Nîmes et Marseille. Le passage en Avignon a donc lieu en début de course.

Peloton groupé mais rythme assez rapide car les hommes sont en file indienne. A moins que le mistral ne souffle, ici, quai de la Ligne, de face. Les photographes se sont invités au premier étage des maisons appuyées contre le Rocher des Doms. Ce sont les dernières bâtisses qui n’ont pas disparu de nos jours, dans le programme de restauration des remparts. Elles appartiennent à des sociétés nautiques.

Ce jour-là, c’est le Lxembourgeois Jean Goldschmidt qui allait lever les bras au stade-vélodrome tandis que Fiorenzo Magni restait maillot jaune. Lui aussi s’apprêtait à rendre son paletot à son leader, Gino Bartali dans un premier temps puis Fausto Coppi pour sa première victoire sur le Tour.

 

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Quand le Tour franchit le Rhône…. 2/10 le pont d’Avignon.

Il s’agit là du pont suspendu d’Avignon aujourd’hui remplacé par ce pont Daladier.

Il a toujours fait l’objet de nombreuses cartes postales avec en arrière plan, le Palais des Papes.

Bombardé en 1944 par les Alliés, il a été gravement endommagé….

…mais il était de nouveau utilisable en 1950 pour le quatrième Tour de l’après-guerre.

On y voit deux échappés y pénétrer à la sortie de l’île de la Barthelasse.

Le photographe a choisi la vue combinée du pont, du Tour, du Rhône et du Palais. Cette année-là, le Tour venait de Nîmes et rejoignait Toulon, terme de la 14ème étape, le 28 juillet. On était loin du terme de l’étape et les échappés allaient être repris. C’est le franco-portugais Custodio Dos Reis qui allait l’emporter sur la rade, tandis que Ferdi Kubler, le grand champion suisse conservait son maillot jaune pris à Perpignan pour ne plus le perdre jusqu’à Paris.

Cinq ans plus tard, en 1955, la course était de retour dans le Vaucluse. Le Tour tournait dans l’autre sens et le départ était donné d’Avignon.

C’est donc sans pression que le photographe put prendre cette vue, répondant aux mêmes critères que la précédente. On constate que le pont garde les stigmates du bombardement de 1944 avec quelques pierres manquant en haut de la pile touchée par les bombes.

Cette vue a été prise le 19 juillet 1955. Les coureurs partant d’Avignon se rendent à Millau, terme de cette douzième étape. C’est l’Italien Alessandro Fantini qui l’emportera et Antonin Rolland gardera le maillot jaune qu’il garde au chaud sur ses épaules en attendant le moment opportun de le passer à son leader Louison Bobet pour sa troisième victoire dans le Tour de France.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du samedi 30 juillet.

Le Tour se termine et il semble joué. Seul un incident technique pourrait empêcher Bartali de le remporter. Aussi, les coureurs italiens entourent leur leader comme ici dans le côte de Belrupt près de Verdun et les Belges en font autant avec le leur, Vervaecke. Le Tour continue…

Départ de Strasbourg pour la 18ème étape menant le peloton à Metz.

La place Kléber est noire de monde. Puis les coureurs s’élancent pour un rallye de 186 kilomètres.

Après les Pyrénées, les Alpes, le Jura, les bosses qui se présentent sous les roues de cyclistes semblent bien douces.

Les paysages sont bucoliques, les vaches paissent tranquillement.

Sur la fin, des échappés sont partis. On retrouve Le Guevel, Leducq, Clemens et Fontenay. Mais ils sont réglés au sprint par le Belge Kint déjà primé par ailleurs.

Les classements après cette 18ème étape du 32ème Tour de France.

Leducq n’est décidément plus le sprinter ailé d’il y a quelques années, mais le temps a fait son irrémédiable outrage. Bartali garde son épais matelas de 21’17 » d’avance sur Vervaecke.

19ème étape: Metz-Reims.

On commence par la côte de Gravelotte. Il fait bien meilleur s’y promener en 1938 qu’en 1870, quand il en tombait… comme à Gravelotte !

Le paysage est paisible et le peloton léthargique.

On pose entre vieux guerriers…

…comme ici Sylvère Maës et Antonin Magne qui se côtoient sur les route du Tour depuis 1930.

Les leaders posent côte à côte…

…de bas en haut, Vervaecke, Bartali et Cosson, bien content d’être en si belle compagnie.

Les classements à Reims.

Enfin une victoire française avec celle de Galateau, l’Avignonnais qui règle au sprint ses compagnons d’échappée, Le Guevel, Cavani et Egli.

 

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115 POILUS de CADEROUSSE, 115 DESTINS… Gabriel RIEU.

115 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 115 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt huitième de la liste: Gabriel Joseph Marius RIEU.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

Après deux biographies peu évidentes, voici donc une recherche plus facile pour Gabriel Rieu autant du point de vue généalogique que de celui du parcours militaire déjà évoqué à plusieurs reprises !

Gabriel Rieu est né à Caderousse le 07 novembre 1884. Son père, également prénommé Gabriel est cultivateur, né au quartier du Gabin, propriétaire suivant l’Etat-civil. Gabriel Rieu père épouse Rose Thérèse Marie Menu le 27 avril 1881 à Caderousse. Gabriel comme Rose ne sont pas à proprement parler de jeunes époux puisque respectivement âgés de 38 et 36 ans le jour de leur union. Certainement  trop de travail pour Gabriel qui mène seul les terres de son père Jean, décédé en 1870. Les époux vont s’installer au Gabin.

Des enfants vont venir enrichir la famille de Gabriel et Rose. Gabriel fils est donc le premier enfant du couple, né trois ans après les noces, suivi en 1886 d’une fille prénommée… Gabrielle (Thérèse Jeanne) pour ne pas être trop original. Voici ce que raconte le recensement de 1886, quartier de Rabaisse, une autre appellation du Gabin certainement. Près du petit Rhône, il devait baigner souvent.

La mère de Gabriel père est toujours là. Les deux enfants Marius Gabriel et Thérèse Gabrielle -l’agent recenseur n’ayant pas osé écrire trois fois Gabriel- sont bien inscrits et deux jeunes hommes, Roche Louis et Gabriel aident le père dans le travail quotidien aux champs.

Quelques années plus tard, un petit Julien Louis Parfait vient compléter la fratrie, né en 1891. Petit dernier mais petit tout simplement, par la taille puisque l’Armée en 1901 le toisera à 1,55 mètre. Deux centimètres de moins que son « grand » frère Gabriel.

En 1896, l’agent recenseur se prend un peu les pieds dans le tapis en inventant une fille aînée Marie en lieu et place de Gabrielle et en inversant les âges. Un seul domestique aide le père dans son entreprise, un certain Paul Guissan qui gagne ainsi quelques sous en attendant d’être appelé sous les drapeaux.

Le 10 octobre 1905, Gabriel rejoint le 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon. Il y restera deux ans, libéré le 28 octobre 1907. Il est devenu Première Classe et a obtenu un Certificat de Bonne Conduite.

Il retourne à la grange, chemin d’Orange pour aider ses parents. On retrouve toute la famille en 1911, dernier recensement avant la guerre.

Une seule petite erreur dans l’année de naissance de Julien, 1892 au lieu de 1891 ! Pour le reste, tout va bien. Plus besoin de domestiques à la ferme puisque les enfants sont en âge de travailler. Par contre, la grand-mère Marie-Rose Bouschier a quitté ce monde. Ainsi va la vie…

Le 04 août 1914, Gabriel est rappelé sous les drapeaux. Il rejoint le régiment réserve du 58ème, le 258ème R.I. dont on a déjà tristement parlé. Oui, Gabriel va être le septième Caderoussien à perdre la vie dans la seconde quinzaine de septembre 1914 dans le secteur de Saint-Mihiel !

Après Louis Pécoul mort le 16 septembre, Paul Julien tué le 20, Justin Miaille le 26, Eugène Cambe disparu entre le 20 et le 27, c’est au tour de Gabriel Rieu de ne donner plus aucun signe de vie à partir du 27 septembre. Maurice Millet et Henri Lazard connaîtront le même sort, respectivement les 28 septembre et 04 octobre 1914 pour clore cette énumération funeste.

Le 27 septembre 1914, Gabriel Rieu était âgé de 29 ans et 11 mois. Son corps fut retrouvé par la suite et il repose désormais à la Nécropole Nationale « Vaux-Racine » de Saint-Mihiel.

Quant à son frère, un temps éloigné du front de part sa petite taille, il fut versé au 6ème Régiment d’Artillerie Lourde d’Orange pour y faire toutes les campagnes, de Verdun au Chemin des Dames et à Craonne, à la dernière offensive de Champagne en 1918. Mais lui eut la chance de retourner vivre auprès des siens, en 1919.

 

La fiche matricule de Gabriel Joseph Marius Rieu de Mémoire des Hommes.

Gabriel Joseph Marius Rieu, matricule 156 de la classe 1904, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Rieu est encore assez présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Gabriel Joseph Marius son ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Antoine Ripert.

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BOMBARDEMENT du PONT d’AVIGNON du 25 ou 27 juin 1944

Une carte postale montrant les destructions subies par le pont d’Avignon après le bombardement américain du 25 ou 27 juin 1944, les sites mémoriels divergent quant à cette date.

On voit qu’une bombe a atteint la pile centrale et a détruit la première travée côté Avignon. Après la guerre, le pont sera restauré et remis en service. Pendant le temps des travaux, un pont de barques sera jeté sur le bras du Rhône par le 7ème Génie, un régiment local.

Ce pont sera rapidement obsolète et en 1960, il sera détruit pour être remplacé par le pont de pierre actuel, le Pont Edouard-Daladier.

Le pont suspendu avait été construit entre le 06 juin 1841, jour où Jules Seguin obtint le marché pour la construction de l’ouvrage et le 21 octobre 1843, date de son ouverture à la circulation. Ce pont sera restauré plusieurs fois à la fin du XIXème siècle.

Du 27 mai au 15 août 1944, Avignon connut pas moins de 37 bombardements plus ou moins importants qui visaient les ponts, on l’a vu, les infrastructures ferroviaires et les postes de commandement allemands. Ce fut la population qui fut la principale victime de ces actions américaines. Près de 600 morts dont 525 pour la seule journée du 27 mai, 800 blessés, des centaines de maisons détruites, tel est le bilan global de ces bombardements. Des quartiers amputés de bon nombre de bâtiments qu’on reconnaît facilement avec des îlots modernes au milieu d’un habitat plus ancien: Champfleury, les Rotondes, boulevard Raspail où fut détruit l’hôtel Dominion, siège de l’Etat-Major allemand et où les occupants déplorèrent quelques tués et blessés.

 

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La piscine dans le Rhône en AVIGNON, au pied du pont suspendu… mais pas du même côté !

Il y a quelques années, j’avais présenté cette vue de la piscine construite le Rhône et dont le bassin était alimenté par les eaux du fleuve.

https://unmondedepapiers.com/2014/12/07/photographie-la-piscine-de-la-barthelasse-avignon-vers-1900/

On y voyait des baigneurs exclusivement masculins s’adonner aux plaisirs de l’eau tandis qu’au loin, la patache passait sur le pont suspendu. Sauf que j’avais imaginé que cette piscine était située à quelques dizaines de mètres de l’actuel bassin, à l’intérieur d’un camping de l’île de la Barthelasse. Erreur !

Une carte postale ancienne trouvée récemment nous montre la dite-piscine et le pont suspendu.

 

Entre les deux piles du pont suspendu, derrière les hommes ramassant des galets du Rhône, on voit très bien la structure provisoire de la piscine en bois et… elle se trouve côté rive gauche, côté remparts, près des actuelles allées de  l’Oulle et non côté Barthelasse.

En se rapprochant on distingue bien le toit de la cabane devant laquelle posaient les baigneurs. Cela ne change pas grand chose mais on aurait pu s’en douter. Il était plus logique de la placer près de la ville que dans l’île ! Quand à la patache, elle ne partait vers Villeneuve mais elle arrivait à Avignon !

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Un off en Avignon: la visite des Archives du Vaucluse au Palais des Papes, hors des sentiers battus.

Un grand merci à Ben alias Benoît Loche et à Bruno Poinas pour cette visite hors du temps, aux Archives Départementales du Vaucluse, des Archives à l’ancienne, au palais des Papes.

La petite cour et la tour de la Campane. Les Archives 84 occupent la tour de la Campane, la tour de Trouillas et le bâtiment reliant les deux tours.

Rayonnages.

Au sol, la porte du cachot.

Descente au cachot.

Graffitis de prisonniers.

Dans le cachot.

Dans la tour de la Campane, des rangements datant du XIXème siècle.

D’autres plus conventionnels.

Cinq étages d’archives dans la tour de la Campane.

Avant-dernier étage avant la terrasse sommitale.

Tout près de la Vierge de Notre-Dame des Doms.

Prière de ne pas s’approcher du bord.

D’autres graffitis.

 

Entre les deux tours, une ancienne église avec 3 km de rayonnages (en tout les Archives 84 en comptent 25).

 

Mon nouveau fond d’écran.

Extrait du terrier du frère d’un Pape français d’Avignon.

Des vieux papiers qui attendent un conditionnement plus moderne.

Dans la tour de Trouillas (propriété de la ville et restaurée par des mètres-cubes de béton) des rangements plus rationnels que dans celle de la Campane (propriété du département), moins rationnels mais tellement plus authentiques !

Des minutes de notaires…

…celles-ci datant de 1340.

Exemple de signature du notaire.

L’ancienne prison Sainte-Anne depuis la terrasse de la tour de Trouillas.

La petite cour du début depuis cette même terrasse.

Merci à Ben et Bruno pour cette visite.

 

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