Archives mensuelles : juillet 2016

Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 31 juillet 1936

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L’Intransigeant Pour unique titre de ce vendredi 31 juillet 1936.

Le Tour de France remonte tranquillement sur Paris, tout étant joué depuis Pau. La Guerre civile espagnole marque un peu le pas ce jour comme le titre de la une l’indique. Après 13 jours terribles, les belligérants doivent reprendre leur souffle et trouver du ravitaillement autant pour les armes que pour les hommes.

Comme entre Alpes et Pyrénées, la mode du Tour à l’époque semble aller pour des demi-étapes avec une course en ligne et un contre-la-montre par équipes dans la même journée. Cela existera jusque dans les années 90 puis disparaîtra à cause du gigantisme de l’organisation actuelle.

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Pas de photo de la course sinon celle de la une avec le vainqueur de la première demi-étape recevant les félicitations des miss. A croire que les photo-reporters sont réellement partis en Espagne après Pau. Pour la petite histoire, Bordeaux-Saintes verra enfin la victoire de Meulenberg qui avait subi la domination de René Le Grévès dans les sprints 5 fois et la seconde demi-étape Saintes-La Rochelle se donnera encore une fois à l’équipe nationale belge irrésistible dans cet exercice.

Une carte de la première page nous montre où en est la situation en Espagne après 13 jours de combats. Les rebelles ou les insurgés tels qu’ils sont appelés par la presse, avaient bien préparé leur coup pour occuper des territoires aussi importants en si peu de temps.

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Mais il avait oublié de programmer la résistance de la République et des forces du Front Populaire. Surtout, leur incapacité de prendre les grandes villes de Madrid, Barcelone et Valence, malgré l’aide immédiate et considérable des Allemands et des Italiens.

 La bataille continue sur au nord de la capitale à Guadarrama comme l’observe le correspondant de L’Intransigeant Guy de Traversay à la une du journal.

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 Max Jacobson fait un point objectif et assez juste de la situation:

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Les rebelles occupent des territoires importants mais peu peuplés et semblent à bout de souffle (et de munitions), les gouvernementaux de vastes territoires mais manquent de chefs, pour beaucoup passés à la rébellion. L’accueil des insurgés est plutôt hostile par les populations dans le sud, dans des régions où les nombreux pauvres paysans voyaient de très bon oeil la réforme agraire menée par le Front Populaire alors que c’est l’inverse dans le nord. En conclusion, le journaliste devine très justement que la guerre est partie pour être longue.

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Sur cette brève, on apprend que la voiture de l’Ambassadeur de France qui fait la liaison quotidiennement  entre San Sebastian et Hendaye s’est fait mitrailler par les fascistes de même que celle du député Paul Vaillant-Couturier sur le retour d’une visite en Espagne, qui a subi le même sort avec blessure par balle du chauffeur.

Le problème de l’aide massive allemande et italienne et en particulier la livraison d’avions commence à poser problème du côté du gouvernement français, se sentant pris dans les tenailles des fascistes.

Sur la page L’IntranVoir, ce sont des photos de la bataille de l’Alcazar de Tolède qui sont montrées aux lecteurs, ce bâtiment dans lequel résistent les cadets et les militaires les encadrant.

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Une barricade dressée et défendue par les miliciens, devant l’Alcazar de Tolède, dans lequel les cadets subissent un siège de plusieurs jours

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Les rues de Tolède, barrées par des barricades, furent le théâtre d’une lutte acharnée entre les insurgés et les volontaires du Front Populaire. L’une d’elles (seconde image) est tenue par des communistes et anarchistes qui y ont planté le drapeau rouge.

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Les ruines de l’Hôtel de la Sangro, où les insurgés avaient établi leur quartier général, après le bombardement qui précéda la prise de la ville par les miliciens.

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Le quartier de la Madeleine dans lequel s’étaient retranchés les insurgés, a été bombardé et incendié par les troupes loyalistes.

Un mot pour terminer à la fois de sport et de politique. Hier, les athlètes français étaient partis pour Berlin et les Jeux Olympiques qui vont bientôt commencer:

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Aujourd’hui, ils sont arrivés et Hitler les a fait accueillir au son de la Marseillaise et des « Vive la France ».

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Prévenant le dictateur, pour réussir ses Jeux et berner les plus naïfs des observateurs !

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 30 juillet 1936

Un 30 juillet bien chargé avec 2 vieux journaux:

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Le Miroir des Sports 

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L’Intransigeant.

C’est la grande étape pyrénéenne qui nous est raconté dans le Miroir des Sports. Luchon-Pau avec les 4 géants des Pyrénées: Peyresourde, Aspin, Tourmalet et Aubisque avant de rejoindre la capitale du Béarn et du bon Roi Henri pour une journée de repos bien méritée.
Pour corser la sauce, ce sera une journée pluvieuse comme bien souvent dans les Pyrénées en juillet. Une journée qui sacrera le vainqueur du Tour: Sylvére Maes.

Une étape dantesque commencée dans les brumes de Peyresourde:..

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qui verra rapidement se détacher un trio dans le col d’Aspin:

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les Belges Sylvère Maes et Vervaecke et le Français Yvan Marie qui ne s’attendait pas à être à pareille fête.

Le grand absent, Antonin Magne avait déjà connu la crevaison dès Peyresourde,…

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malgré l’aide que lui avait apporté Lecteur. En haut d’Aspin, la fatigue était là et comme disait le commentateur des photos,…

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Magne avait la lèvre inférieure pendante, ce qui est chez lui le signe de la contrariété et de la fatigue.

Tandis que Marie était passé en tête à ce col, quelques secondes avant son leader.

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Le trio de tête allait connaître une accalmie météorologique dans le Tourmalet…

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ce qui vaudra à cette image l’honneur d’occuper la double page centrale du Miroir des Sports.

Au sommet du géant des Pyrénées, Marie comptait rééditer son exploit d’Aspin…

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mais Maes qui n’oublie pas que son estaminet des Flandres porte l’enseigne « Au Tourmalet » se chargea de passer en tête…

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image que faillit voler au photo-reporter son collègue peu attentif.

Pendant ce temps, Magne ne s’avouait pas vaincu et passait devant l’auberge du Tourmalet à seulement 2′ 49″ du trio de tête.

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La course allait se jouer dans le dernier col de la journée: l’Aubisque précédé de son marche-pied, le Soulor.

Dans ce dernier, Yvan Marie allait payer sa belle journée à l’avant en laissant partir les 2 Belges…

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au point de compter 8 minutes de retard quelques kilomètres plus loin au sommet de l’Aubisque.

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A cette époque, sans dérailleur et avec un seul pignon à l’arrière, toute baisse de forme se payait cash !

Second drame un peu plus loin, Vervaecke brisait son cadre et voyait s’envoler tous ces espoirs de victoire finale à Paris.

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Pas de vélo de remplacement immédiat, un vélo d’emprunt pour le début de la descente avant de trouver un vélo réglementaire sur le plat mais un détour de 20 minutes sur le vainqueur à Pau !

Le vainqueur, Sylvère Maes, le dernier à rester debout, en tête à l’Aubisque sous la pluie battante…

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encore suffisamment frais pour voltiger lors du retournement de la roue…

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en tête à Pau sur la ligne d’arrivée…

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en triomphateur romain pour se faire acclamer par le public:

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alors que son second au classement général, Antonin Magne,  se trouvait alors à 26’13 » de lui:

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Le Tour était joué dans les Pyrénées !

 L’Intransigeant du jeudi 30 juillet est déjà à Bordeaux avec les coureurs du Tour de France.

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Encore une fois, victoire au sprint de Le Grévès, une cinquième  pour le Champion de France. Une étape de transition qui ne change pas grand chose à l’ordre établi.

Une image aérienne de la course tout de même:

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C’est la guerre d’Espagne qui en est à son 12ème jour qui focalise toute l’attention dans ce numéro.

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Franco reçoit ses premiers avions allemands (belle réactivité des Nazis… ou tout était déjà programmé ?), un sous-marin gouvernemental coulé au large de Gibraltar et des succès pour ces mêmes gouvernementaux dans le Pays Basque.

3 vues en première page:

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Des sous-marins républicains se ravitaillant au Protectorat, à Taner. Ils causent bien des soucis aux franquistes car ils menacent la noria des bateaux transportant les troupes rebelles en Andalousie.

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Des volontaires franquistes en patrouille en montagne.

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Des recrues franquistes dans la caserne de Burgos.

En page intérieure, les envoyés spéciaux de L’Intransigeant s’intéressent au bataillon communiste féminin en formation à Madrid…

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et plus sérieusement à la livraison d’avions de transport allemand à Franco par Hitler pour permettre le transport des troupes sur le continent, montrant par là, que tout avait été programmé en amont par les fascistes.

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 Dans la page L’IntranVoir, 

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Une colonne de miliciens républicains sur la route de Guadalajara pour bloquer la défense de Madrid.

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Le chargement d’un canon sur un camion à destination du front nord de la capitale.

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A Tanger, le salut point levé des hommes d’un sous-marin gouvernemental au ravitaillement.

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Des réfugiés espagnols fuyant la guerre à Gibraltar.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 juillet 1916

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(JOUR 729 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la bataille de la Somme, un télégraphiste pose dessus le canon qu’il contribua à la destruction en le repérant et en guidant les tirs.

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Herbecourt et Frise reprises dans la Somme. A quel prix !

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Signaux donnés à l’artillerie pour que le tir s’allonge au moment de l’attaque des troupes au sol.

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Avant et après l’attaque… et l’arrivée de prisonniers.

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Toujours des milliers de prisonniers allemands après l’attaque de la Somme.

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La comparaison des avancées allemandes à Verdun en 5 mois et celles des Alliés sur la Somme en 3 semaines.

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Dernières images d’un 14 Juillet très international à Paris en 1916….

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et un clin d’oeil canadien ce même jour, avec cette guitoune décorée.

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Les Russes combattant en France. Après avoir vu leur périple, le débarquement à Marseille, le regroupement au camp de Mailly et leur arrivée dans les tranchées…. la suite logique: les premiers morts et les obsèques d’un officier.

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A gauche, défilé de militaires américains qui ont adopté le casque Adrian et à droite, Gabriele D’Annunzio se repose à Venise auprès de sa fille après sa blessure à l’oeil.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 29 juillet 1936

Un seul titre:

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L’Intransigeant

mais un actualité très chargée. Le Tour de France disparaît même de la une, pour cause toutefois d’une journée de repos à Pau. On retrouvera tout de même une demi-page barrée de part en part par un titre

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pour raconter…. qu’il n’y a rien à dire (ou presque).

Il faut l’avouer, après les Pyrénées, la course est jouée et sans accident, Sylvère Maes gagnera son premier Tour de France à Paris dimanche prochain. A l’époque, les transferts n’existaient pas et on ne passait pas encore en 24 heures du sommet du Mont-Ventoux ou de Morzine comme cette année aux Champs-Elysées !

C’est bien entendu la guerre d’Espagne qui occupe toutes les pages importantes de L’Intransigeant. Il semblerait même que le journal ait envoyé tous ses reporters et photo-reporters en Espagne, en plusieurs endroits car les articles sont signés d’eux et non d’agences de presse et le journal a même pensé à se couvrir d’un copyright sur nombre d’articles.

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On se bat au Pays Basque, on se bat bien sûr à Tolède avec le fameux épisode des cadets de l’Alcazar qui entrèrent rapidement dans la légende de la martyrologie (ou héroïsme) fasciste.

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Cette une est accompagnée de 3 photos, l’une sur cet épisode:

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2 autres sur les combats au nord de Madrid à Guadarrama:

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auxquels prennent part des femmes, ce qui est une véritable révolution en Espagne comme pour la presse.

Cette proximité de la capitale fait dire à u général franquiste que…

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Phrase qui ne veut en soi ne rien dire car il faudra effectivement presque 3 ans pour voir la chute de la capitale alors que Mola semblait vouloir annoncer que c’est pour bientôt !

Comme ce dernier n’a pas de communiquant pour arrondir ses propos (comme de nos jours), ses paroles sont franches: la chute de Madrid signifiera la fin définitive du Front Populaire espagnol. Pas de croisade de la liberté, pas de défense de l’occident chrétien, le combat des fascistes  est bien un combat politique.

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avec à la page L’IntranVoir cette autre vue très connue des combats de rues de Tolède:

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De l’autre côté de la frontière basque, en face d’Hendaye, un journaliste écrit que…

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mais c’est aussi le cas à Melilla…

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tout comme à Oviedo.

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En quelques jours (11 depuis le 17 juillet sachant que le journal parle de ce qui s’est passé le 28), toute l’Espagne s’est enflammée et s’est retrouvée en pleine guerre civile. La démocratie est finalement un bien très fragile. on le voit bien, à un degrés moindre, chez nous, de nos jours, avec ces appels de cette même droite à la transgression autoritaire face aux agissements de quelques abrutis.

D’autres images non signées mais que L’Intransigeant diffuse en grand format.

Les combats à Guadarrama ville…

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Au col de Leon…

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Une photo qui nous parle maintenant. Sa légende dit: une colonne composée de soldats et de miliciens a été envoyée en camions de Barcelone pour reprendre Saragosse aux rebelles.

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Il s’agit de la colonne Durutti, incontestablement.

Enfin, une photo d’un avion calciné:

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Celui que prit le général Sanjurjo de Lisbonne pour rejoindre le Maroc espagnol et qui s’écrasa en chemin, victime d’une erreur de pilotage. Sans cet accident, Franco n’aurait jamais été Caudillo ! Ne faisons pas d’uchronie.

Et pendant ce temps, en France…

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Léo Lagrange se félicite de l’opération visant à offrir des vacances à tous… Important mais n’y avait-il pas plus important ?

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Il y a 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 29 juillet 1916

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(JOUR 728 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, un aviateur allemand sort de l’état-major après son interrogatoire. Il venait d’âtre abattu derrière les lignes françaises.

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Une annonce qui va avoir de l’importance, vous allez le voir dans les semaines à venir, le prix d’achat du magazine passe de 15 centimes à 20 centimes pour cause de crise du papier.

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Après l’offensive de Picardie, les prisonniers allemands se comptent par milliers.

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Pendant cette guerre, les hommes se transformèrent en taupes. Ici un Tommy qui ne craint pas les éboulements de terrain.

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Autre vue de la guerre des mines.

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Plus chanceux ces soldats en convalescence au bord de la mer, à Deauville pour ne rien gâcher.

Deux pages pour parler des troupes venant des 4 coins de l’Empire français.

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Les troupes noires composées de Sénégalais et Soudanais, la terreur des Allemands gorgés de préjugés.

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Les troupes annamites avec leurs chapeaux coniques guère efficaces pour arrêter les balles.

A Verdun, la côte 321 où eurent lieu des combats.

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On y parle de la ferme de T… dont il ne reste qu’un tas de pierres.

Déjà certains s’emparent de la mort de Driant pour créer un culte à sa mémoire…

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et récupérer quelques sympathies politiques avec cet hommage. La guerre n’était pas finie mais les Ligues commençaient à apparaître.

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L’ancien sultan du Maroc, Moulaï-Hafid, qui démissionna (ou fut poussé à la démission) en 1912, au moment où les Français imposèrent le Protectorat au Royaume Chérifien. En 1916, il réside à Barcelone depuis 1 an.

Pour terminer, un trait d’humour…

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La lutte contre les totos (les poux) et une pancarte humoristique.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 28 juillet 1936

A nouveau le seul Miroir des Sports pour ce kiosque du mardi 28 juillet.

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A la une, Antonin Magne qui se désaltère avant de plonger dans la descente du col du Portet d’Aspet. Vous l’aurez compris, après les étapes de transition entre Nice et Perpignan, les coureurs sont à nouveau entrés dans le dur avec la traversée des Pyrénées.

La première étape pyrénéenne mènera les coureurs de Perpignan à Luchon via…

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Villefranche-de-Conflant où la route passe par la porte de la citadelle construite par Vauban…

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Fontpédrouse à quelques kilomètres de Mont-Louis…

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Porta au pied du Puymorens…

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le col de Port plongé par le brouillard comme bien souvent le Tour en juillet dans les Pyrénées…

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pour voir à l’arrivée à Luchon la victoire de Ducazeaux au terme d’un rallye de tout de même 325 kilomètres !

Soir 11 heures et 57 minutes de selle pour le vainqueur ! Et encore Le Miroir se félicite qu’il n’y ait pas eu cette année nul drame, et (malheureusement) à peine de l’action dans les premiers cols pyrénéens ! Comment s’activer avec des étapes aussi longues ?

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Comment s’activer quand la route est aussi encombrée d’automobiles de spectateurs et suiveurs à l’approche des cols ? Quand on parle du gigantisme des Tours de France actuels, les Tours de l’entre-deux-guerres n’avaient rien à leur envier !

Mais la foule était peut-être plus sage en 1936 et laissait aux coureurs le minimum vital.

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Ainsi, au Portet d’Aspet, le solide maillot jaune Sylvère Maes avait-il tout le loisir de mettre pied à terre pour tourner sa roue et mettre un développement plus grand qui le rendrait plus efficace en descente. Certes les dérailleurs existaient mais ils n’étaient pas autorisés dans la Grande Boucle.

Les chutes et les crevaisons, elles, étaient comme de tout temps programmées par la glorieuse et injuste incertitude du sport cycliste…

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comme ici Jean-Marie Goasmat tombé dans la descente du Puymorpns ou…

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les scènes d’entraide entre coéquipiers belges à gauche et espagnols à droite.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 27 juillet 1916

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(JOUR 726 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, quelques vues du 14 juillet à Lyon, ville d’édition du magazine. C’est devant 20 000 personnes rassemblées place Bellecour que le gouverneur militaire de Lyon, le général Ebener, remet les diplômes aux familles d’hommes tombés au front, morts pour la France. Dans les rangs des familles, des pères, des épouses…. qu’un bout de papier ne doivent guère consoler.

En page intérieure, d’autres vues de 14 juillet lyonnais :

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Remises de Médailles Militaires et quelques Légions d’Honneur à des soldats méritants.

Double page centrale sur les impressionnantes pièces d’artillerie utilisées par les Britanniques lors de la bataille de la Somme.

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Des canons guère plus efficaces que ceux des Allemands à Verdun pour un même résultat décevant, malgré les commentaires dans lesquels on essaie de nous faire croire le contraire, comme sur cette carte du front de Picardie…

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où les gains de terrain n’excèdent pas 5 kilomètres !

Une autre pièce d’artillerie conséquente…

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belge et emmenée vers le front par un tracteur.

Le pendant de ces engins de mort, les destructions sur les villes et les villages.

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8 vues de Saint-Dié dans les Vosges: maisons incendiées, quartiers détruits…

Par contre, pas une seule trace de destructions dans les villages libérés par l’avancée du front vers l’est après la bataille de la Somme.

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Les frappes britanniques seraient-elles autant chirurgicales que celles qui sont tirées de nos jours, comme la propagande essaie de nous le faire croire ?

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