Archives de Tag: Montélimar

Une CARTE de la VALLÉE DU RHÔNE des années 20 (ou avant) 4/5

Quatrième volet de notre descente virtuelle du Rhône en 1920 entre Rochemaure-Ancône et Pont-Saint-Esprit. Nous allons passer en dessous de six ponts, cinq ponts suspendus et le fameux pont de pierre gardois et son arche marinière.

Juste une remarque avant de montrer des vues anciennes. Le concepteur de la carte était un peu fâché avec les noms des affluents rive droite du Rhône. Le Lavezon se retrouve affublé du nom de Davezon, l’Escoutay devient Négnie (il fallait le trouver même si un de ses affluents s’appelle la Nègue) et la Conche réputée pour ses… nudistes se transforme en Canche. Quant à l’Ardèche, si elle est bien dessinée, elle n’est pas nommée. Sur l’autre rive, pas de problème avec le Roubion et la Berre. Par contre la Riaille qui détruisit un jour de grande colère la poste de Malataverne, elle devient la Reuille.

De même, si le dessinateur fit des efforts pour bien des villes et villages en représentant les édifices principaux, manifestement il n’avait jamais vu Ancone ni de près ni de loin. C’était tout de même mieux que Meysse presqu’absent des lieux.

Le pont de Rochemaure et sa pile centrale unique est bien représenté.

Assez semblable de nos jours à ce qu’il était jadis si l’on ne considère que les infrastructures en dur. La passerelle himalayenne a remplacé de nos jours le tablier en bois.

Le pont du Teil est tout à fait conforme à ce qu’il était entre 1843 et 1931…

…avec quatre piles au milieu du fleuve. Il fut remplacé en 1931 par un pont suspendu semblable à celui que l’on connaît de nos jours… pont qui connut quelques problèmes en 1944.

Bizarre ! Le dessinateur a jeté un pont de pierre entre Viviers et Chateauneuf-du-Rhône flanqué d’un château-fort bien plus conservé que ce qu’il l’était.  Pourtant, avant le pont suspendu actuel qui date de 1954…

…son prédécesseur était tout autant suspendu…

…avec quatre piles dans le fleuve.

Second pont de Viviers, bien plus connu, celui de Robinet entre la campagne vivaroise et Donzère.

Un pont suspendu construit en 1847 et qui, sauvé à plusieurs reprises de la destruction par la mobilisation des amateurs de belles pierres (il est inscrit au patrimoine maintenant),…

n’a guère changé 170 ans plus tard.

Bourg-Saint-Andéol et son pont reliant l’Ardèche à Pierrelatte (où le dessinateur n’a jamais entendu parler du Rocher).

Un pont datant de 1847 dont il ne reste que la culée, côté rive droite.

Enfin, pour terminer cette quatrième étape, Pont-Saint-Esprit et son pont de pierre multi-centenaire…

…dont on a parlé il y a peu à l’occasion de la présentation d’une flamme philatélique.

A noter que légèrement en amont de Pont, juste avant le confluent de l’Ardèche, le dessinateur n’a pas omis de représenter l’usine du Banc Rouge sur la commune de Saint-Marcel-d’Ardèche, poudrerie qui sauta un beau jour de 1962.

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La DRÔME dans l’ANNUAIRE de juillet 1928.

Suite de l’article sur le « gros » annuaire regroupant les abonnés du téléphone de 7 départements du Sud-Est avec une loupe sur celui de la Drôme.


En tout honneur, tout seigneur, Ancône qui a tout simplement été oublié de la liste des communes.

En effet, entre Ambonil et Andancette aurait dû figurer Ancône… On peut en déduire que le téléphone n’était pas arrivé jusqu’au bord du Rhône dans le village. De là à complètement occulter le village !

A Montélimar, environ deux cent cinquante abonnés étaient recensés. Parmi eux une personnalité connue en France et dans la Monde que l’on pouvait obtenir en demandant à l’opératrice le 2.23…

… l’ancien Président de la République Emile Loubet, demeurant rue Quatre-Alliances. Pas pour longtemps puisqu’il allait disparaître l’année suivante.

Montélimar, c’est le Nougat, cette friandise à base de miel et d’amandes que l’on collectait en abondance dans le secteur. On retrouve trois nougatiers à la lettre N…

…Arnaud Soubeyran, le Sphinx et la marque Vieille France et Canard Sauvage. Ce ne sont pas les seuls puisque d’autres confiseurs sont inscrits à la lettre de leur patronyme. Vous pouvez chercher dans la liste des (environ) deux cent cinquante lignes ci-dessous. Revenons une seconde sur le document ci-dessus avec le numéro de l’Office National Météorologique situé tout près d’Ancône et de l’aérodrome qui avait été créé il y a peu. On devait composer le 1.88 pour connaître le temps qu’il allait faire. La station météo existe toujours au même endroit mais le ministère de tutelle souhaiterait bien s’en débarrasser.

La liste des numéros de Montélimar.

De A à BRO

Un tissage de soieries (Avond), une filature (Bérenger au Serre du Parc près de l’Homme d’Armes), un cinéma le Palace tenu par un certain Allette…

De BRO à COT

Pas moins de huit cafés dont certains existent encore mais plus le Miland sur le boulevard Marre-Desmarais devenu une succursale de banque après malgré pétitions, le Nougat Chabert et Guyot, la filature Brousse avenue de Rochemaure et rue Quatre-Alliances l’avocat Chancel qui se lancera plus tard dans la politique, la Chapellerie Montilienne quia laissé son nom à un quartier, route de l’hôpital (moderne), le Collège de Garçons dans la grand-rue, là où se trouve la poste et la sécu actuellement.

De COU à HÔP.

Le 52ème R.I. est toujours montilien, Delavant est pâtissier et pas encore nougatier, par contre le confiseur Duclot fait-il aussi des nougats ?, on trouve un soyeux chemin des Charmettes, Gineste-Lachaze, comme pour une filature, l’Homme d’Armes est regroupé avec Montélimar comme on peut lire avec la Société de Chaux et Ciments.

De HOS à MAR

Le photographe Joguet qui nous laissé nombre de clichés, pas moins de sept hôtels dont l’Hôtel de la Poste, place d’Aygu pas encore devenu le Relais de l’Empereur, la rédaction du Journal de Montélimar dans la rue Sainte-Croix, les nougats Lombard boulevard Marre-Desmarais.

De MAR à REB

Un autre café-restaurant, veuve Mazade rue Saint-Gaucher, les nougats Miche fils cadet, les célèbres cartonnages Milou du boulevard du Pêcher qui disparurent dans les années 70-80, le garage et cycles Moulin place d’Aygu délocalisé certes mais toujours existant comme concessionnaire Peugeot, Proton, docteur en médecine à Saint-Géry (plutôt sous-Géry) où vécut mon beau-frère Roland.

De REB à WOL.

Encore un nougat, Henry Reboul, un autre café glacier Royère au Fust, Tavan filature de le rue Roserie et soyeux boulevard Saint-Gaucher, un autre soyeux dans la Grande-Rue, Thorent, le transporteur Teste déjà présent rue Adhéra (Gineys descendra de la Haute-Ardèche plus tard), Villard un autre transporteur à Sarda,

A lire attentivement et à commenter !

Alors que l’annuaire de Montéliamr couvre une page et demie, Romans fait trois pages et demie et Valence cinq pages.
A Valence justement, on peut noter qu’elle avait toujours vocation d’être ville de garnison avec pas moins de trois unités…

… le 184ème Régiment d’Artillerie, le 66ème Régiment de Tirailleurs et le 504ème Régiment de Chars de Combat. D’où l’utilité du Polygone d’artillerie dans la cité.

 

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: Addenda 4 Une nouvelle vue du BAC à TRAILLE d’AVIGNON et le TOUEUR devant le pont du TEIL.

Une nouvelle vue prise depuis l’île de la Barthelasse du bac à traille du Rocher des Doms en Avignon.

A u premier plan le bac à traille attendant les passagers, au second plan le vire-vire à l’arrêt attendant son propriétaire et les aloses et en arrière-plan, le célèbre pont d’Avignon attendant les touristes qui le parcourent par milliers de nos jours 365 jours par an.

Seconde  carte récemment arrivée dans la collection: celle du toueur amarré au ponton du port de Montélimar:

Le toueur ou bateau à 2 culs étaient un bateau à vapeur qui remorquait les barques remplies de marchandises sur une quinzaine de kilomètres. Le Rhône était très puissant entre Glun et Pont-Saint-Esprit et les remorqueurs de l’époque n’étaient pas assez puissants. Alors on inventa les toueurs dont le fonctionnement consistait à enrouler un cable amarré en amont à la remonte puis à le dérouler à la décize.
Au second plan, le vieux pont du Teil si fragile que les voyageurs des voitures devaient le franchir à pied pour alléger le chargement !

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JEUX: DUEL puis 3 scénarios de MÉMOIRE 44 avec PRESTON à la maison (samedi 2 septembre)

Début de soirée tranquille avec une double confrontation sur DUEL, la (très réussie) version à deux de 7 WONDERS.

Première partie largement remportée par Preston 48-35, je prends ma revanche sur la seconde manche 58-53. Décidément, Preston est le grand spécialiste des cartes bleues (18-0 puis 29-8) et je reste le plus belliqueux avec deux victoires militaires 10-0.

Cela faisait plusieurs années que l’on n’avait ouvert MEMOIRE 44 bien qu’ayant testé chez Fred et Sylvain des jeux de guerres de cette famille. Il fallut donc relire les règles du jeu pour se remettre dans l’ambiance.

Premier scénario: la Bataille de Montélimar dont Preston découvre l’existence.

Les positions de base des unités et du relief où l’on reconnaît la ville de Montélimar, Bonlieu, la colline de Savasse, celles infranchissables de Condillac et bien entendu, le Rhône. Six médailles à gagner ce que Preston réussira en premier en faisan une sorte que ses blindés atteignent les rives du Rhône pur obtenir la 6ème médaille.

La situation des unités en fin de manche avec les Allemands bien plus décimés que dans la vraie histoire et des Américains bien plus fringants qu’ils ne le furent fin août 44.

Second scénario avec un épisode du D-Day et la prise de Pégasus Bridge par les paras britanniques. Un scénario très compliqué pour les Allemands inférieurs en nombre face aux Britanniques.

Sans surprise, seconde victoire incontestable de Preston qui jouait les Alliés (on n’a pas changé de camp pour les 3 parties).

Troisième scénario avec un autre épisode du D-Day: le débarquement des Britanniques à Sword Beach.

Là, il s’agit d’une partie où l’Allemand devrait être malmené puisque ce fut le cas dans l’histoire réelle. Les troupes alliées sont en nombre mais elles resteront coincées sur la plage normande, incapable d’infliger la moindre perte aux trois bunkers posés sur la côte. Bien à l’abri dans ces ouvrages du Mur de l’Atlantique ou dans les villes de l’arrière, l’Allemand ne connaîtra aucune perte pour un 6-0 cinglant.

Bonne soirée. A refaire !

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: Addenda 3 De nouvelles vues de BAC à TRAILLE dont on a déjà parlé.

Une autre vue, plus moderne du bac de Saint-Pierre-de-Boeuf entre Isère et Loire, un bac qui connut des problèmes d’ensablement avant d’être déplacé plus au sud (ce bac visible ci-dessus).  On voit le bac s’approcher de la rive droite. Le courant semble important à l’approche de la confluence avec le Batalon. La barque peut accueillir des voyageurs mais aussi une ou deux remorques.

Autre vue du bac de Baix entre Ardèche et Drôme, depuis l’amont de la traille. On y voit le village de Baix en second plan, presqu’en entier. L’eau est abondante dans le Rhône non dérivé.

La seconde guerre a détruit par deux fois le pont du Teil: une première fois par le Génie français en 1940, une seconde fois en 1944 par l’aviation américaine. Le bac remis en service connut un drame en juillet 1940. Ce dernier, plus modeste semble dater d’après 1944. La carte a été colorisée. on voit à droite le ponton du port de Montélimar et au fond, le pont du Teil sans son tablier qui git au fond du fleuve. Le bac accueille de nombreux passagers mais ne semble pas destiné à prendre des voitures. C’est pour cela que les pouvoirs publics se hâteront de reconstruire cet important ouvrage d’art entre Drôme et Ardèche.

Une vue originale du bac d’Avignon, prise depuis le Rocher des Doms. On y voit parfaitement la traille mais pas la pile côté Barthelasse. Au fond Villeneuve-lès-Avignon et sa Chartreuse. A l’arrivée du bac, on voit le calvaire qui existe toujours même s’il semble avoir été légèrement déplacé et une publicité d’un apéritif « OXYGÉNÉE CUSENIER ». La loi Evin n’était pas encore passée par là ! On aperçoit également la guérite du passeur où devaient se payer les frais de la traversée.

 

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Mars 1899: EMILE LOUBET devient PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (2/2)

On sait que le premier voyage officiel d’Emile Loubet sera pour Montélimar, la ville qu’il avait administré en tant que Maire pendant tant d’années. La Vie Illustrée du jeudi 13 avril 1899 raconte ce voyage en images…

que voilà. A la une de ce numéro, la réception d’Emile Loubet devant la gare de Valence où le train présidentiel s’était arrêté quelques instants.

Une gravure de Duplessis à partir d’une photo de La Vie Illustrée montrant le Président devant sa maison de la rue Quatre-Alliances, aux côtés du Maire qui lui a succédé, M. Gauthier et de Charles Dupuy, président du Conseil des Ministres (= Premier Ministre de nos jours).

La première journée de visite en photos, avec les commentaires du magazine.

M. Loubet passant la cravate de commandeur au cou du général Marchand (photo Joguet)

L’arrivée du Président à Montélimar.

La calèche officielle dans la cour de la gare.

Mme Loubet mère et mme Auguste Loubet à la port de la sous-préfecture, regardant le Président sortir de l’Hôtel-de-Ville.

Le Président embrassant sa mère.

« Demandez: Gloire à Loubé !… paroles et musique.

M. Loubet médaillant un vieux camarade.

Mme Loubet attendent le passage de son fils, sur la terrasse de la sous-Préfecture.

Et la seconde journée toujours en photos.

M. Dupuy, le préfet de la Drôme et le sous-préfet de Montélimar se rendant au déjeuner intime de la rue Quatre-Alliances. 

M. Loubet arrivant au vélodrome (il s’agit de l’inauguration officielle de cet espace sportif, situé à Bel Air ?)


M. Loubet et M. Dupuy dans la tribune du vélodrome.

Le vainqueur de la première course.

Une voiture fleurie.

Le Président quittant Montélimar.

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Mars 1899: EMILE LOUBET devient PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE (1/2)

Félix Faure est décédé le 16 février 1899 dans les bras de sa maîtresse ce qui fit le bonheur des chansonniers et des humoristes. Ce fut Emile Loubet, maire de Montélimar et sénateur de la Drôme qui fut élu président de la République deux jours après, le 18 février 1899. Pas de longue campagne à l’époque puisque le Président était élu par les députés et les sénateurs (le Congrès).

Dans la Vie Illustrée du jeudi 2 mars 1899…

on y voit Emile Loubet sortant du premier Conseil des Ministres qu’il a présidé. On y parle des obsèques de Félix Faure et des manifestations des Nationalistes de la Ligue des Patriotes emmenés par Paul Déroulède ayant tenté de prendre le pouvoir à l’occasion de cette période troublée.
Mais on y lit surtout un article de 2 pages…

présentant le nouveau président de la République, une biographie d’Emile Loubet illustrée de quelques photos que voilà.

Dernière photographie d’Emile Loubet.

Madame Emile Loubet (née Picard, fille de commerçant montilien)

Le Café des Officiers où M. Loubet prend son café quand il est à Montélimar. Difficile à localiser ce lieu à partir de cette photo. Peut-être sur les Allées ou la place de la Mairie ?

Mme de Saint-Prix fille de M. Loubet.

M. Paul Loubet, fils aînée du Président à l’âge de 15 ans. Ce dernier a aussi fait de la politique et laissé son nom à une place à Montélimar.

M. Emile Loubet, le plus jeune fils du Président (7 ans)

M. J. Loubet, médecin (à la retraite) à Grignan, frère du Président et Mme J. Loubet.

Maison d’Emile Loubet rue Quatre-Alliances, à Montélimar (la seconde à gauche, deux mètres de façade)

Qu’apprend-on dans l’article qu’on ne sache déjà ? Que le Président n’est ni riche ni pauvre et possède en plus de sa maison de la rue Quatre-Alliances, une petite bicoque sur la route de Montélimar au Teil, qu’il compte venir passer ses vacances « présidentielles » rue Quatre-Alliances, qu’il aime les courses pédestres, c’est-à-dire la marche à pied et  qu’il parcourt souvent Montélimar-Marsanne à pied…

 

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