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ll y a 100 ans jour pour jour (ou presque): J’AI VU du 15 août 1918

(JOUR 1474 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de J’ai vu de cette quinzaine, le Président de la République Raymond Poincaré visite Château-Thierry reconquis par les troupes françaises. Cela fait pas moins de trois unes (deux Miroir et ce J’ai vu) consacrées à cet événement.

La une intérieure, un super bombardier anglais qui attaque tous les jours les villes allemandes.

Pour en revenir à l’offensive allemande suivie de la contrattaque française, une carte pour présenter les lieux.

La double page centrale entièrement consacrée à cet événement:

Des destructions, des blessés, des prisonniers et des troupes qui pavoisent après cette guerre de mouvement.

Les diverses représentations de Clemenceau, le Tigre dans la presse allemande. Des caricatures bien respectueuses.

 

 

 

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 août 1918

(JOUR 1470 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la visite de Clemenceau à Château-Thierry, la semaine dernière, c’est le Président Poincaré qui vient se faire prendre en photo sur ce champ de bataille.

Une autre vue de la bataille du 18 juillet avec l’intervention des chars d’assaut en soutien des fantassins.

Cette attaque a fait de nombreux prisonniers allemands…

…pour qui la guerre est finie !

Des Italiens combattent sur la Marne en vertu des accords militaires entre les deux pays…

…tandis que Cuba s’apprête à envoyer un corps expéditionnaire en Europe.

Pour terminer, galerie de portraits de nouveaux dirigeants bolcheviks:

De gauche à droite et de haut en bas: Antonov, Tchitcherine, Volodarsky et Zinoviev.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 09 août.

Un dernier retour sur le Tour 1938. Les lauréats du podium, Cosson, Vervaecke et Bartali, de gauche à droite, discutent tranquillement sur la pelouse du Parc.

La performance de Félicien Vervaecke, battu par le phénomène Bartali mérite bien ce gros plan.

Mais la déconfiture des Français dans ce Tour comme dans d’autres compétitions d’autres sports fait s’interroger le Miroir des Sports sur les causes de ces absences de résultats:

Malheureusement un élément de réponse est dans cette photo…

…un meeting sportif présidé par le Chancelier Hitler en Silésie. De plus en plus, le Miroir comme d’autres médias sont séduits par le sport vue à travers le prisme déformant du Nazisme et du Fascisme.

Terminons par une note plus gaie, plus fraîche. On est en été que diable et il fait chaud. Quoi de mieux qu’un petit tour en canoë canadien en eaux vives ?

Certes ça remue…

…certes ça secoue…

…mais que c’est agréable ces sports en pleine nature. Malheureusement, ce n’est pas à la portée de toutes les bourses, malgré les Congés Payés !

Le Tour est fini, l’équipe de France termine son aventure sur la pelouse du Parc…

…une autre équipe de France commence son aventure…

…celle de water-polo sur les marches de la piscine de Londres où se déroulent les Championnats d’Europe de cette discipline.

 

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 4 août 1918

(JOUR 1463 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Clemenceau en visite sur le front de l’Aisne. La légende du « Père La Victoire » est en route !

Des vues de troupes près du front.

En haut, des franco-américains, en bas des Sénégalais. On voit bien qu’on est revenu à une guerre de mouvement, comme en août, septembre 1914, beaucoup plus meurtrière.

Toujours dans l’Aisne, des cadavres allemands en nombre dans un sous-bois….

…et un petit char d’assaut français amené sur le champ de bataille par gros porteur Berliet.

Une grosse page d’aviation qui nous fait prendre conscience des progrès enregistrés dans ce domaine.

Bombardiers.

De gauche à droite et de bas en haut: le Spad, le Voisin, le Bréguet, le Salmon, le Caudron, le Letord.

Vol d’une escadrille de bombardement américaine dans le ciel de France.

Dans cette église en ruine, on a creusé une tranchée pour se protéger des tirs.

En parlant encore d’église, des cloches ci-dessous.

Il s’agit d’une photo prise sur un prisonnier allemand qui montre comment finissent les cloches françaises… vers les fonderies allemandes.

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du mardi 02 août.

Le Tour touche à sa fin et est joué depuis la sortie des Alpes. Le  podium est celui d’Aix: Vervaecke, le Belge, second, Gino Bartali, l’Italien, premier et Victor Cosson, le Français, troisième. Belgique, Italie, France, trois nations majeures du cyclisme en 1938.

Le Miroir des Sports du 2 août nous raconte les deux dernières étapes.

20ème étape Reims-Lille partitionnée en trois secteurs.

Premier tronçon: Reims-Laon avec le sprint victorieux de Servadei, l’Italien au centre, devant Bini à droite et Neuville à gauche.

Second tronçon: Laon-Saint-Quentin en contre-la-montre individuel. Vervaecke l’emporte devant Vissers et Cosson. Bartali finit huitième à un peu moins de deux minutes.

Troisième tronçon: Saint-Quentin-Lille. Neuville l’emporte sur l’hippodrome de Lille à Croisé-Laroche.

Les classements:

Vervaecke n’a plus que 19′ et 27″ de retard sur Bartali !

Mais surtout, le Nord s’est déplacé en masse pour voir passer les forçats de la route.

A Lille, en haut, à Vimy, tombeau des Canadiens, à Doullens connu pour sa côte dans Paris-Roubaix.

Reste à rentrer sans encombre de préférence à Paris.

Là aussi, le Parc des Princes est rempli pour voir arriver les Tours de France.

Antonin Magne et André Leducq s’échappent et terminent bras-dessus-bras-dessous pour être classés ex-aequo.

Trop beau pour être vrai ! Etait-ce un coup monté ? Ces deux champions pèsent quatre Tours à eux deux et pas moins de 32 victoires avant celle-ci ! C’est pour l’un comme pour l’autre leur dernier Tour. Une fin en apothéose !

Le classement général final:

Le grand Gino Bartali alors âgé de 24 ans.

La guerre va l’empêcher de se faire un palmarès exceptionnel !

Les tours d’honneur, les bouquets, les bisous, les larmes, les photos de famille… puis tout le monde rentre chez soi. Le Tour 1938 a vécu, vive le Tour 1939 !

 

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…L’AUTO du lundi 1er août.

L’Auto, c’est l’ancêtre de l’Equipe. C’est aussi le journal qui inventa le Tour de France sous la direction d’Henri Desgranges. L’Auto e sa couleur jaune, un peu passée ici, jaune comme le maillot du vainqueur du Tour…

Le bandeau dit tout: Gino Bartali, le divin vainqueur, étincelant vainqueur du Tour de France.

Un coureur et un être d’exception, Juste parmi les Hommes, qui malheureusement n’eut pas le palmarès qui aurait du être le sien à cause de la guerre.

Antonin Magne et André Leducq terminent leur carrière en apothéose…

…par une victoire bras dans les bras sur la piste du Parc des Princes. Le jury ne chercha pas à les départager et les classa premiers ex-aequo… peut-être avec la bénédiction du peloton.

Car pendant ce temps, comme il est de coutume, le peloton lézarde…

…les hommes du podium sont pris en photos comme…

…l’équipe nationale belge qui a tout gagné… sauf la victoire finale !

Le Tour s’est tout de même couru à plus de 31 km/h !

C’est remarquable si l’on tient compte du fait qu’il ait été particulièrement montagneux et couru sous la chaleur, que les routes et le matériels étaient médiocres et qu’après Besançon, les dernières étapes ne présentaient pas un grand intérêt.

Mais surtout ce Tour 1938 marque la prise du pouvoir d’une nouvelle génération de coureurs au premier rang de laquelle se trouve bien sûr Bartali, 24 ans !

C’est aussi le second Italien à remporter le Tour de France après Ottavia Bottecchia en 1924 et 1925, qui disparut mystérieusement en 1927.

Alors la Bartalimania bat son plein…

On le caricature…

On vend son tricot préféré « type Bartali » avec ce col rond au ras du cou…

La pub s’empare du phénomène…

Les pneus de Gino…

Les cigarettes de Gino…

(celles du ténébreux Archimbaud également)…

Même le Ministre des Sports du gouvernement fasciste italien va essayer de tirer la couverture à lui…

Avec la victoire de Bartali, le général Vaccaro y voit la supériorité des nouvelles méthodes sportives italiennes !

Pendant ce temps, les spectateurs du Parc des Princes acclament les 55 rescapés du Tour de France 1938 !

 

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Il y a 80 ans… le TOUR de FRANCE 1938…LE MIROIR DES SPORTS du samedi 30 juillet.

Le Tour se termine et il semble joué. Seul un incident technique pourrait empêcher Bartali de le remporter. Aussi, les coureurs italiens entourent leur leader comme ici dans le côte de Belrupt près de Verdun et les Belges en font autant avec le leur, Vervaecke. Le Tour continue…

Départ de Strasbourg pour la 18ème étape menant le peloton à Metz.

La place Kléber est noire de monde. Puis les coureurs s’élancent pour un rallye de 186 kilomètres.

Après les Pyrénées, les Alpes, le Jura, les bosses qui se présentent sous les roues de cyclistes semblent bien douces.

Les paysages sont bucoliques, les vaches paissent tranquillement.

Sur la fin, des échappés sont partis. On retrouve Le Guevel, Leducq, Clemens et Fontenay. Mais ils sont réglés au sprint par le Belge Kint déjà primé par ailleurs.

Les classements après cette 18ème étape du 32ème Tour de France.

Leducq n’est décidément plus le sprinter ailé d’il y a quelques années, mais le temps a fait son irrémédiable outrage. Bartali garde son épais matelas de 21’17 » d’avance sur Vervaecke.

19ème étape: Metz-Reims.

On commence par la côte de Gravelotte. Il fait bien meilleur s’y promener en 1938 qu’en 1870, quand il en tombait… comme à Gravelotte !

Le paysage est paisible et le peloton léthargique.

On pose entre vieux guerriers…

…comme ici Sylvère Maës et Antonin Magne qui se côtoient sur les route du Tour depuis 1930.

Les leaders posent côte à côte…

…de bas en haut, Vervaecke, Bartali et Cosson, bien content d’être en si belle compagnie.

Les classements à Reims.

Enfin une victoire française avec celle de Galateau, l’Avignonnais qui règle au sprint ses compagnons d’échappée, Le Guevel, Cavani et Egli.

 

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