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L’ÉQUIPE DU MOTO-CLUB DE CADEROUSSE…

Une découverte dans un Dauphiné Libéré ancien qui dormait dans une pile à trier… depuis des lustres. En bas d’une page, pour combler un trou plus que pour annoncer une nouvelle, une photo finalement très intéressante d’un groupe de neuf motocyclistes au matériel disparate sous le titre « L’équipe du Moto-Club de Caderousse. » Il y avait donc un moto-club à Caderousse ! Etait-ce cette association qui organisait des rencontres de moto-ball du côté de Campblancard, dont je me souviens ?

La légende est la suivante:

Voici l’équipe du jeune Moto-Club de Caderousse qui s’est « taillé la part du lion » dimanche dernier aux championnats départementaux de motocyclisme, avec:

  • Alain Guérillas, premier de la catégorie cyclos,
  • Gérard Seguin, premier de la catégorie scooters,
  • Pierre Soumille, premier de la catégorie motos 125cm3.

Un joli tir groupé s’il en est !

Alain Guérillas était donc un cyclo motorisé avant de devenir un bareulaire progressant moins vite à la force des jarrets ! Si cet article lui parvient sous les yeux, Jean-Paul, je pense, s’en occupera, il pourra mettre un nom sur les visages des neuf champions motocyclistes immortalisés sur le Dauphiné du 12 octobre 1955 !

De gauche à droite….

Et les casques dans tout cela ???

Etait-ce au célèbre photo-reporter local Michel, coiffeur dans le civil, que l’on doit ce cliché ?

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (7/7)

Dernier article sur cette censure contre la presse écrite. Laquelle censure ne sera supprimée que le 12 octobre 1919, onze mois après la fin du conflit.

Excelsior du dimanche 2 avril 1916.

C’est une brève qui va subir les foudres d’Anastasie.

Dans les bureaux du secrétariat d’état-major général de la Marine, ils sont quatre, occupés… si l’on peut dire occupés ! à…

Au moment où l’histoire devenait intéressante, on n’en saura pas plus. Que devaient faire ces quatre oisifs ? et qui étaient-ils ?

Un détail savoureux: c’est depuis le début de la guerre que ces quatre lieutenants vaisseau

C’est tout ! Frustrant !

A noter que dans l’article sur Verdun, le fort de Douaumont n’a toujours pas été pris !

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (6/7)

L’état d’urgence fut proclamé le 2 août 1914 entraînant de fait la mise entre parenthèses des libertés essentielles et l’instauration de la censure. Celle-ci fut confortée par la loi du 5 août 1914. Le pouvoir militaire avait pris le pas sur le pouvoir civil.

En 1916, on ajouta le cinéma à la liste des médias contrôlés.

Excelsoir du vendredi 31 mars 1916.

C’est encore un article sur Verdun qui a subi des coups de ciseaux. On y évoque les communications entre le front et l’arrière.

La première contre-vérité vient du chapô de cet article: Attaques allemandes repoussées au bois de Malancourt et au fort de Douaumont. Plus loin, on peut lire: Dans la journée d’hier, l’ennemi a abandonné la partie dans le secteur du fort de Vaux pour tourner toute sa rage contre celui de Douaumont, sans plus de succès: deux attaques très violentes ont été repoussées aux abords du fort par nos vaillants soldats

Voilà ce qui est dit le 31 mars sauf que le fort du Douaumont a été perdu par les Français sans combat le… 25 février 1916, un gros mois auparavant ! Ils vont être surpris les lecteurs d’Excelsior quand on leur dire fièrement fin octobre 1916 que Douaumont a été repris !

La censure proprement dite maintenant qui va sévir à trois reprises.

Le début du paragraphe évoque une des voies ferrées ravitaillant Verdun, celle de Verdun à Châlon et celle de Verdun à Lérouville qui part vers le sud pour retrouver la voie de Paris à Nancy. Là, le journaliste devient trop précis et la suite de l’article est passé au blanc. Les Allemands auraient pu tirer partie de quelques renseignements.

Plus loin, deux autres passages évoquant le même sujet sont enlevés.

L’auteur de l’article, Jean Villars s’était beaucoup trop précis pour raconter les chemins de fer approvisionnant Verdun qu’il l’avait été avec la vérité historique.

 

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (5/7)

Pour la presse, pire que la censure, c’est l’auto-censure ! Ne pas dire ce que l’on sait pour ne pas indisposer le Prince ou inventer carrément des histoires que les censeurs veulent entendre quand on ne sait pas. Ainsi, en septembre 1914, Le Matin annonçait que les Français approchaient de Berlin alors que c’étaient les Allemands qui étaient aux portes de Paris, sur la Marne. Pathétique !

Excelsior du lundi 27 mars 1916.

Anastasie a les ciseaux sensibles en ce mois de mars 1916. Il faut dire que l’attaque allemande sur Verdun pose problème à l’état-major.

C’est une brève sur l’action d’un sous-marin allemand qui est narrée par le journaliste.

Le comte de B…., officier de l’armée belge, qui se trouvait à bord du Sussex, fait à ce sujet, une déclaration accablante pour l’honneur allemand. On n’en saura pas plus !

On sait que le Sussex était un ferry britannique passé sous pavillon français en 1914. Lors de la traversée Folkestone- Dieppe, le 24 mars 1916, il est torpillé par un sous-main allemand sans coller et se réfugie à Boulogne-sur-Mer. Il y aura toutefois de 50 à 100 victimes suivant les sources.

Que devait être caché au lectorat d’Excelsior ? Surtout que les magazines comme Le Miroir ou Sur le Vif racontèrent cette attaque, on en a parlé à l’époque du centenaire. Que cet incident eut une certaine importance pour entraîner l’entrée en guerre des Etats-Unis !

Mystère !

 

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (4/7)

Anastasie… dessinée par André Gill au milieu du XIXème siècle.

Ce caricaturiste qui eut souvent affaire à elle, la connaissait bien et l’imaginait ainsi. Pendant la guerre, elle se drapa de noir, symbole de toutes ces veuves et mères de « morts pour la France ».

Au début du XXème siècle, de nombreux journaux existaient et il n’y avait pas moins de trois cents commissions de censure. Rien ne pouvait passer au travers des quelque cinq mille censeurs armés de leurs ciseaux !

Excelsior du samedi 25 mars 1916.

Alors que la une parle d’un gros canon français pour ne pas rester en reste de la Grosse Bertha, c’est encore l’article sur Verdun qui est caviardé….

…en deux endroits.

Cet article parle de l’objectif allemand qui était de prendre Verdun coûte que coûte, d’où ce déluge de feu qui dure depuis trente-quatre jours. Mais quel mal aura pu dire le rédacteur de ces lignes pour que la suite soit cachée au lectorat ?

Et qu’aura pensé le général Pédoya, de retour de Verdun, pour que son enthousiasme ne soit pas diffusible aux lecteurs ?

Bizarre cette Anastasie !

 

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (3/7)

Pendant la Grande Guerre, pour contourner les foudres de la censure, un journal choisit l’humour. Il s’agissait du Canard Enchaîné, né le 10 septembre 1915. Par ce biais, les censeurs avaient moins de possibilité d’attaquer le titre. Ce sont Maurice Maréchal, Jeanne Maréchal et Henri-Paul Delvaux-Gassier, le dessinateur, qui fondèrent le titre. En 1915, après une série de cinq numéros, le titre cessa de paraître avant de renaître le 05 juillet 1916 pour venir jusqu’à nos jours… après une interruption de quelques années sous l’Etat Français. Ce sont les propriétaires du titre qui décidèrent de cesser de paraître et non une interdiction de Vichy. Quelques collaborateurs des époux Maréchal décidèrent alors de collaborer avec un autre Maréchal !

Excelsior du vendredi 24 mars 1916.

Le titre fait sa une de la visite du prince de Serbie, le futur Alexandre 1er qui mourra sous les balles d’un nationaliste croate sur la Canebière à Marseille en 1934, un prince sans royaume puisque la Serbie est totalement occupée par les Austro-Hongrois.

Deux coups de ciseaux des censeurs.

En page 2, une brève est dépouillée de la moitié de son contenu.

On annonce une conférence du député de Gironde, Henri Labroue, à la Sorbonne sur « le service militaire des députés à la Législative », au moment de la Révolution. Peut-être la suite de l’article était peu favorable au corps législatif de 1916 qui n’était dispensé de présence sous les drapeaux !

Plus loin, en page 3, un article sur la bataille de Verdun.

Nous sommes en pleine offensive allemande et il faut tenir pour les empêcher de passer.

Jean Villars pense que l’attaque allemande n’est qu’une diversion qui cacherait une autre attaque de nos ennemis sur un autre secteur du front occidental. La suite n’a pas été du goût des censeurs qui ne redonne la parole à l’auteur de l’article qu’au moment où il parle de la résistance héroïque des Français.

A-t-il évoqué la perte de terrains, du fort de Douaumont et de quelques territoires ?

Ou évoquait-il une éventuelle attaque alliée ailleurs, sur la Somme par exemple ?

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (2/7)

Le plus grand exemple de censure de la guerre, censure présente dans tous les pays, est le nom de la fameuse grippe espagnole !

En effet, cette épidémie est originaire des Etats-Unis et elle a été diffusée mondialement par les troupes américaines. Mais elle est devenue espagnole par le fait que seule la presse d’Espagne en a parlé. La monarchie espagnole ne s’étant pas impliquée dans la guerre, la presse était libre et parlait donc de l’épidémie. Ailleurs, il ne fallait surtout pas que l’ennemi sache qu’une partie non négligeable des soldats était couchée avec 40° de fièvre. Il aurait pu attaquer… sauf que lui aussi avait le même pourcentage d’hommes sur le flanc !

Excelsior du lundi 17 janvier 1916.

A la page 3, une phrase de l’article « le Roi de Monténégro va-t-il traiter ? » n’a pas plus aux censeurs…

…et a été blanchie.

On peut lire « La situation de Nicolas Ier est évidemment délicate puisque les Alliés ne sont pas intervenus pour le sauver de l’invasion; « . On n’en saura pas plus. Peut-être était-ce une critique de l’attitude des Alliés, c’est-à-dire de la France en premier lieu ?

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EXCELSIOR versus ANASTASIE… la CENSURE pendant la Première Guerre Mondiale (1/7)

Pas de caviardiage dans Excelsior mais des trous blancs sur la page, ici et là, qui nous dit que la censure a enlevé un bout de phrase ou un paragraphe entier.

La censure militaire a sévi pendant la Première Guerre Mondiale. La presse ne pouvait pas tout dire pour éviter que le moral de l’arrière soit affecté par ce qui était lu. Comme, en parallèle, aucun journaliste ou photo-reporter ne pouvait exercer sa profession sur le front, les nouvelles n’étant distillées que par l’Armée, le lectorat n’était au courant que ce que les pouvoirs publics avaient envie de divulguer.

Ainsi la guerre put durer plus de quatre ans !

Excelsior du samedi 29 janvier 1916…

La famille royale monténégrine vient de se réfugier en France et réside dans un grand hôtel lyonnais. Ses troupes ont été vaincues par les Autro-Hongrois qui occupent le petit royaume.

Anastasie a frappé en page 5.

Qu’a donc pu raconter ce journaliste pour que la censure ne laisse que le titre de son article « L »impossible neutralité » ? Quel pays neutre était concerné par cet article ? Difficile d’en savoir plus !

En page 7, nouveau petit article sans texte.

Même questionnement… Qui était ce « singulier fournisseur des armées » ?

A suivre

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 10 novembre 1918

(JOUR 1560 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une une macabre pour ce dernier Miroir de guerre avec un mitrailleur allemand tué par l’explosion d’un obus et recroquevillé au fond d’un trou. Terrible sort pour ce soldat faisant partie des unités sacrifiées pour défendre le repli des autres. Des mitrailleurs courageux qui firent de nombreuses victimes aux troupes avançant vers eux…

…les américains sur la Meuse…

…où ils ont construit un pont de fortune. Sur la photo du haut, des prisonniers allemands en nombre.

…des Français de Gouraud qui doivent faire face à une résistance plus soutenue des Allemands, voire à des contrattaques.

En haut, d’autres prisonniers allemands.

De partout, dans les région libérés, les populations reçoivent les visites des hommes politiques. On commence à y préparer l’après-guerre avec cette chambre à la couleur « bleu-horizon ».

Clemenceau à Douai avec les chefs britanniques.

Poincaré à Roubaix.

Le roi des Belges, Albert 1er, sur ses terres, à Bruges.

Une photo de famille en double page centrale…

…la grande famille des hommes de la 4§ème Division Britannique qui ont libéré les villes du Nord.

Pour terminer cette guerre, un petit tour en Orient, en Macédoine où les Français entrent à Sérès après la fuite des Bulgares…

…et les Britanniques à Alep, en Syrie.

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 03 novembre 1918

(JOUR 1553 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un épervier dans la main d’un soldat américain… un symbole pour le Miroir qui y voit un rapace cousin de l’aigle allemand prisonnier des Alliés. Un peu tarabiscoté comme symbole !

A Lens, les Allemands (et les combats) ont détruit la fosse n°14.

 

La salle des machines comme le chevalement ne sont que ruines.

Lille a été libérée après quatre ans sous la botte allemande. On comprend les scènes de joie.

On a même célébré cette libération à Paris par un grand défilé militaire…

…place de la Concorde et devant l’Hôtel-de-Ville.

Non loin de là, Douai a connu de grandes destructions.

Dans ce secteur, les chars d’assaut britanniques ont participé à la bataille.

De l’autre côté de la frontière, en Belgique, les destructions sont les mêmes qu’en France.

Par contre, comme on le voiture ces deux vues prises avant et après la libération, le port d’Ostende n’a pas connu trop de problèmes.

Dans les Flandres, après le combats, le paysage est lunaire…

…à cause des bombardements en haut, de l’explosion d’une mine en bas.

Convois de ravitaillement sur la Meuse pour les troupes américaines.

Une contrattaque allemande a été brisée en Champagne.

Elle a laissé beaucoup de matériel détruit.

Pour terminer, à Paris, un visiteur inattendu près du pont de la Concorde.

Un sous-marin ! Il a été amené en cet endroit insolite pour participer à une animation à l’occasion d’une nouvelle souscription d’un emprunt de guerre. Original pour sûr !

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