Archives de Tag: VAUCLUSE

A CADEROUSSE, quand il pleut des chats et des chiens, les cailloux suivent !

Et quand une voiture a la mauvaise idée de se mettre dessous, ceci donne cela….

Caderousse, rue Vénasque, à côté du puits banal… après deux épisodes pluvieux très abondants, dimanche 25 novembre 2018.

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Classé dans CADEROUSSE, ORIGINAL !

La fantastique collection des « siège de Caderousse » de Jacques Rigaud

A l’occasion du vernissage du livre « Le Siège de Caderousse » écrit par Jean-Paul Masse, par la Levado, était présentée une collection de Jacques Rigaud bien particulière: celle des éditions précédentes de cet ouvrage.

Egalement grand collectionneur d’un autre Fabre, Jean-Henri, l’entomologiste de Sérignan, les nombreux livres de Jean-Baptiste Fabre exposés dans la salle Marquion  représentaient un bien beau trésor… du Félibre et du village.

L’éclairage de la salle n’est guère propice à la prise de clichés mais voici quelques vues des vitrines pouvant vous donner une petite idée de la richesse de la collection.

 

Jean Rigaud fait systématiquement relier ses « Siège de Cadarossa » qu’il arrive à obtenir, dans les règles de l’art correspondant à l’année de parution. Le fera-t-il également pour la dernière édition de Jean-Paul Masse ?

Une édition encore disponible à la Levado, chez Jean-Paul Masse.

Voir https://unmondedepapiers.com/2018/11/06/caderousse-comment-les-cigales-du-pape-sont-venues-racketter-les-fourmis-caderoussiennes/

Une visite qui valait bien d’affronter les gilets jaunes de Piolenc qui ne sont pas manifestement tous dans le besoin…

…vue la taille des tracteurs ! Les Jacques ont bien changé !

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PÊCHE AU CARRELET à la sortie de la SORGUE en AVIGNON

On vous avait présenté il y a quelques mois, au début de ce blog, une vue artistique de la pêche au carrelet en Avignon. Une vue proche de celle-ci, à quelques détails près.

Un contributeur à un blog sur Avignon avait localisé ce lieu, proche de la porte Saint-Dominique, au sud des Allées de l’Oulle. Une carte postale trouvée récemment corrobore complètement cette thèse. Sa légende:

Avignon- La Sorgue (près de la porte Saint-Dominique)

Elle a été envoyée d’Avignon pour Genève le 26 mars 1902. L’auteur de la carte postale appelle donc ce petit affluent du Rhône, la Sorgue.

Entre la carte postale et la photo, on reconnaît la maison (du pêcheur ?) avec ses fenêtres, ses barrières. On voit même un peu du pont duquel sort la Sorgue… du moins sur la carte postale originale. On retrouve la barque caractéristique de pêche au carrelet. Mais à gauche apparaissent des éléments incontestables quant à la localisation de ce coin: les platanes des allées de l’Oulle et le pont suspendu d’Avignon, l’ascendant de l’actuel pont Daladier.

Nous sommes peut-être un peu plus au sud de la porte Saint-Dominique, non loin du futur terminus du tram, à l’endroit où une digue a empêché que ce dernier aille plus loin.

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Le BARRY- SAINT-RESTITUT- Un plateau calcaire sous les pas des marcheurs d’Ancône Culture et Patrimoine.

Le Barry-Saint-Restitut… deux lieux patrimoniaux situés sur le plateau dominant la riche plaine alluviale du Rhône de Pierrelatte à Bourg-Saint-Andéol. Deux lieux placés sous le signe de la pierre, la pierre qui abrite et la pierre pour bâtir.

Au sud donc, en pays de Vaucluse, le Barry, le rempart en provençal. Un village troglodyte occupe la pente sud du plateau. Pas fous les anciens occupants de ce site qui ne fut abandonné qu’au début du XXème siècle: à l’abri du mistral et au chaud au moindre rayon du soleil.

En haut une motte médiévale domine le secteur, un fortin difficile d’accès et quasi imprenable comme la vue depuis le sommet, entourée de plusieurs fossés et remparts. Sans oublier cette voie antique datant des Romains où l’on voit encore les rails creusés dans la pierre pour et par les charriots à l’instar des rails des wagonnets d’une autre époque. Fous ces Romains… pas sûr ! En montant sur le plateau, ils  évitaient les marécages de la plaine.

Au nord, en pays drômois, les carrières de Saint-Restitut, les traces d’un passé industriels commencé… par les Romains pour construire les villes voisines. Pas fous ces Romains qui avaient vu que ce calcaire blanc se taillait facilement et était un matériau remarquable.

A partir de là, des générations de carriers sortirent ces blocs de pierre. Plus près de nous, à l’ère industrielle, des wagonnets dont on remarque encore les traces des traverses des voies, emmenaient ces blocs au plan incliné où une machine à vapeur les descendaient à la gare de Saint-Paul-Trois-Châteaux. De là, le train disséminaient ces pierres vers les grandes villes du sud-est, de Marseille à Lyon et jusqu’à Genève pour que soient construits immeubles et ponts… La Grande Guerre mit fin à cette industrie, l’armée récupérant ces carriers pour creuser d’autres trous.

Voici donc les deux éléments essentiels de cette randonnée mais les accompagnateurs Patrick et Christian ont d’autres surprises à faire découvrir aux futurs marcheurs.

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128 POILUS de CADEROUSSE, 128 DESTINS… Paul Louis Lucien TAURIAC

128 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 128 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent vingt-huitième et denier poilu: Paul Louis Lucien Tauriac.

A l’instar de Marcel Henri Eugène Bérard, Paul Taurier ne va guère connaître Caderousse. Il y naît certes le 18 novembre 1890 mais, comme le père de Marcel, le notaire Bérard, le père de Paul, le receveur buraliste Tauriac ne va pas faire long feu dans ce village de Caderousse assez pauvre alors… et sa famille avec. Les Tauriac sont d’ailleurs les voisins des Bérard, rue Château Vieux.

Alors que les Bérard venaient de l’Hérault et de Montélimar, les parents de Paul arrivent des Basses-Alpes, de Manosque. Agé de vingt-sept ans, Lucien, originaire de Gap a épousé Marie Louis Arnoux le 17 février 1887 dans la cité basse-alpine. Elle a alors tout juste vingt ans.

Immédiatement, le couple aménage à Caderousse où Lucien devient receveur buraliste. Il tient un bureau de tabac, emploi qui après 1918 sera réservé par l’Etat aux invalides de guerre mais fait également fonction de percepteur des Contributions Indirectes comme les taxes sur le vin en vrac, les alcools au moment où les alambics tournent à fond, après les vendanges…

Une fille, Anne Baptistine, vient au monde à la fin de cette année 1887, le 20 décembre exactement. Cette dernière suivra une scolarité exemplaire et deviendra institutrice publique. Trois ans après, un garçon complètera la fratrie du couple formé par Lucien et Marie Louise, Paul, le futur Poilu comme on peut le constater sur le recensement de 1891, à Caderousse.

Le père de Lucien, Antoine Jean Tauriac, originaire de Montauban comme son patronyme le laisse à penser, vit de ses rentes chez son fils et sa bru.

Avant 1896, le couple quitte le village pour aller vivre en banlieue d’Avignon, à Morières. C’est grâce à l’indication de ce  village comme lieu où a été transcrit le décès de Paul en 1916 sur la fiche de Mémoire des Hommes que nous avons pu suivre le déplacement des Tauriac. En effet, sans aucune raison logique, la page de Paul est absente dans le livre matricule de la classe 1910 du bureau de recrutement d’Avignon aux Archives Numérisées du Vaucluse. Mais l’Etat-Civil et les recensements de Morières-lès-Avignon nous tirent une bonne épine du pied.

Lucien, Marie-Louise et les siens s’installent donc rue Crillon à Morières où on les retrouve en 1896.

Anne Baptistine est bizarrement devenue Marguerite mais il s’agit-là d’une erreur de l’agent recenseur. Le grand-père paternel Antoine est encore là, pour peu de temps puisqu’il décèdera le 21 mars 1898 à l’âge de quatre-vingt-un ans.

En 1901, c’est Anne qui n’est plus là,…

…certainement interne au Collège d’Avignon.

En 1906, les deux enfants suivent leurs études en ville mais…

…Lucien et Marie Louise gardent maintenant les parents âgés de Marie Louise, Fortuné Arnoux et Annette Magnan, qui ont quitté les rives de la Durance pour la vallée du Rhône.

En 1911, c’est au tour d’Annette Magnan d’avoir disparu tandis que les enfants, l’institutrice Anne et l’employé Paul sont de retour à la maison, une fois leurs études terminées. C’est d’ailleurs cette année-là que Paul est appelé sous les drapeaux et qu’il va y connaître une ascension militaire foudroyante puisqu’on apprend grâce au Journal de Marche du 53ème Régiment d’Infanterie de Perpignan, qu’il rejoint cette unité le 19 juin 1915 en tant qu’officier.

Le sous-lieutenant Tauriac va commander la 3ème Compagnie du 53ème R.I., engagé sur le front en Champagne.

C’est à ce moment que va se déclencher la seconde bataille de Champagne du 25 septembre au 06 octobre 1915.

Après trois jours de bombardements et de contre-bombardements, l’assaut est donné par l’infanterie le 25 septembre au matin dans le secteur de Moronvillers.

Les hommes sortent des tranchées pour courir vers celles des Allemands derrière leurs officiers subalternes. Le Commandant Lambert, chef du bataillon est tué dans le no-man’s-land entre les deux camps.

La 3ème compagnie du Sous-lieutenant Tauriac qui devait suivre le première vague pour « nettoyer  » les tranchées conquises est à son tour décimée. La journée, malgré le courage des hommes est un fiasco. Pas moins de sept officiers sont mis hors de combat dont quatre sont tués Parmi eux, le sous-lieutenant Tauriac comme l’indique ce passage du Journal de Marche du 53ème d’Infanterie.

Ce 25 septembre 1915, à Moronvillers, Paul Tauriac était âgé de 24 ans et 10 mois.

Paul Louis Lucien Tauriac , matricule 351 de la classe 1910, bureau de recrutement d’Avignon mais dont la page manque sur le premier volume du registre matricule ou n’a pas été numérisée. Certes, le patronyme Tauriac n’est guère répandu dans le sud-est mais si quelqu’un reconnaît en Paul Louis Lucien, un ascendant, qu’i n’hésite pas à se manifester. 

Ainsi se terminent les biographies des 128 MPLF de Caderousse, reconnus sur les lieux de mémoire ou retrouvés grâce à Mémoire des Hommes. Cela nous a permis de rendre hommage à ces garçons plus ou moins jeunes que la guerre a détruit, à ces proches aujourd’hui disparus qui ont gardé les cicatrices de ces drames toute leur existence. Que cent ans après, les hommes se souviennent où ont mené des nationalistes exacerbés, théories politiques qui semblent être à nouveau à la mode dans notre vieille Europe un peu déboussolée par la modernité et la mondialisation !

 

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127 POILUS de CADEROUSSE, 127 DESTINS… Isidore et Octave GUÉRICOLAS (leur guerre)

127 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 127 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent vingt-sixième et cent vingt-septième poilus: Isidore et Octave GUÉRICOLAS.

Malgré leurs parcours de vie jusqu’à la guerre pour le moins opposés, Isidore et Octave vont connaître le même sort lors du conflit et les trois enfants Guéricolas deviendront Pupilles de la Nation.

Isidore est donc rappelé le 04 août 1914 au 258ème Régiment d’Infanterie, réserve du 58ème R.I. d’Avignon. On a déjà parlé à onze reprises de cette unité, dans des biographies de Poilus caderoussiens puisque ce régiment est engagé en septembre 1914 dans l’enfer de Saint-Mihiel.

Contrairement au onze autres Caderoussiens, Isidore n’est pas tué mais gravement blessé et fait prisonnier par les Allemands sur le champ de bataille le 27 septembre 1914. Il est rapatrié le 05 septembre 1917 comme grand blessé. La Commission de Réforme de Nîmes réunie le 19 novembre 1917 puis celle d’Avignon le 20 décembre suivant, le réforment et le renvoient dans son foyer, du côté de Courthézon. La raison : des problèmes et paralysies oculaires. On peut penser qu’Isidore devait être une « gueule cassée », un blessé du visage.

Gravement malade également, il est hospitalisé en Avignon en juillet 1918 et décède le 04 août d’une maladie contractée pendant son séjour dans le camp de prisonniers en Allemagne. Il est reconnu « Mort pour la France » et inhumé à l’ossuaire militaire du cimetière de Saint-Véran d’Avignon. Le 10 septembre1918, il était âgé de 33 ans et 9 mois.

Son frère Octave est mort bien avant Isidore, au moment du début de la captivité de ce dernier.

Octave rejoint donc le 58ème R.I. le 04 août 1914 et dès le 20 septembre, il est versé au 1er Régiment Mixte d’Infanterie Coloniale faisant partie de la Division Marocaine… sans jamais avoir posé le pied sur le Protectorat.

Les 9 000 hommes de cette 1ère DM combattent dans le secteur de Reims en octobre 1914, à l’est de la ville, à quelques kilomètres du fort de La Pompelle.

Le front à la date du 15 octobre 1914 suivant http://www.carto1418.fr/target/19141015.html.

Le régiment d’Octave tient le secteur de Prunay, les Marquises. Sur le Journal de Marche de la Division, on peut y voir quelques vues prises fin septembre par son rédacteur.

Le château des Marquises est déjà en ruines…

…le Pavillon également…

…tandis que la ferme ne semble pas avoir souffert des bombardements.

Le 15 octobre, on peut lire que la journée a été calme.

Il y a eu bien quelques tentatives allemandes pour reprendre les tranchées perdues les jours précédents. Il y a eu quelques bombardements mais rien de bien grave suivant l’Etat-Major. Il y a surtout eu quelques soldats tués et blessés ce jour-là. Parmi eux, Octave Marius Paul Guéricolas, tué à Pruny, au bois des Marquises !

Le 15 octobre 1914, il était âgé de 31 ans et 8 mois.

Octave Marius Paul Guéricolas, matricule 1479 de la classe 1903, bureau de recrutement d’Avignon et Isidore Philibert Guéricolas, matricule 213 de la classe 1904, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter les fiches matricules numériques des deux frères. Le patronyme Guéricolas est bien présent dans le Vaucluse, à Caderousse également. Si quelqu’un reconnaît en un de ses deux hommes, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour corriger, compléter ou adoucir ces quelques lignes.

A suivre… Paul Louis Lucien Tauriac.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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127 POILUS de CADEROUSSE, 127 DESTINS… Isidore et Octave GUÉRICOLAS (généalogie)

127 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 127 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent vingt-sixième et cent vingt-septième poilus: Isidore et Octave GUÉRICOLAS.

Il s’agit-là de la neuvième fratrie du village de Caderousse que la guerre va décimer, Isidore et Octave Guéricolas, fils de Paul Guéricolas et de Marie Félicité Litot. Ces hommes ont été oubliés sur le monument aux morts du cimetière. Les deux frères sont nés à quelques mois d’écart au village, Octave le 01er février 1883 et Isidore le 24 décembre 1884. Leurs parents se sont mariés quelques mois auparavant, le 07 août 1882. Paul avait alors 24 ans et Marie tout juste 20. Paul venait de passer cinq années sous les drapeaux, engagé volontaire de 1876 à 1881.

Plus tard, un troisième garçon est venu compléter la fratrie, Louis Victor, né le 05 octobre 1887 qui décèdera au Pontet à l’âge de quatorze ans, en 1901.

La vie du couple Paul-Marie Félicité sera chaotique.

La seule fois où la famille apparaît au complet, avant la naissance de Louis certes, est en 1886. Ils vivent chez la mère de Marie Félicité, Marie Reynier, veuve depuis un an de Philibert Litot. Deux grands enfants Litot sont aussi présents au foyer, frère et sœur de Marie Félicité. Tout ce beau monde travaille aux balais. Octave et Isidore sont alors de très jeunes enfants.

En 1891, Octave et Isidore sont toujours élevés par leur grand-mère maternelle, rue Monsieur, avec leurs oncle et tante.

Par contre, leurs parents ne sont plus là. Paul, le père, seulement âgé de 33 ans, est pensionnaire à l’Hôpital du village, aux côtés de vieillards séniles. Il a été victime d’un accident cérébral et est devenu hémiplégique du côté gauche. Par contre son épouse a quitté le village avec son plus jeune fils Louis Victor. Une séparation économique ou une séparation du couple sans divorce ? On ne peut rien affirmer. Pour aller où ?

Cinq ans plus tard, premier semestre 1896, la situation familiale a évolué. Isidore s’occupe de son père rue Saint-Michel.

Paul, un père sans profession pour l’agent recenseur, alors que d’autres documents parlent de baletier, classique à Caderousse mais aussi, plus original de crieur public.

Paul ressemblait-il à cette image offerte par wikipédia ? Pas sûr mais on sent toutefois qu’il s’agit là d’un emploi social offert par la Mairie à ce Caderoussier fortement handicapé.

La mère et le petit frère sont toujours absents du village. Quant à Octave, lui aussi doit avoir pris son envol.

Peu de temps après, le 11 janvier 1898, Paul Guéricolas décède rue Saint-Michel à l’âge de quarante ans. Ce décès sonne la fin de la présence de cette branche des Guéricolas dans la commune. La veuve de Paul, Marie Félicité épousera la veille de Noël 1901, Louis Pontier au Pontet où elle réside avec son fils Octave, ouvrier dans une usine.

Octave qui fait son bonhomme de chemin ! Il épouse le 10 janvier 1903 une avignonnaise du Pontet Emilie Louise Marquion. Notons qu’à cette époque, Le Pontet n’était qu’un lieu-dit d’Avignon, son autonomie administrative étant obtenue dans les années 20. C’est une jeune fille de dix-neuf ans née à Viviers en Ardèche et dont le père est charretier. Rapidement, une petite Yvonne Octavie Joséphine vient au monde, neuf mois exactement après les noces, juste avant qu’Octave ne parte sous les drapeaux, au 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon. Il n’y fera qu’une année, du 16 novembre 1904 au 18 octobre 1905. Il est à la fois soutien de famille, orphelin et a un frère sous les drapeaux.

Recensement d’Octave Guéricolas au Pontet, au Clos de Fargues, en 1906.

Par la suite, Octave change d’orientation professionnelle et devient Gardien de la Paix en Avignon où la famille réside en 1911, 8-rue Four de la Terre.

Un petit Marcel Alfred est venu agrandir la famille, né le 15 décembre 1909 en Avignon.

De son côté, Isidore va vivre une jeunesse bien plus chaotique, c’est le moins que l’on puisse dire ! En effet, pour faire simple, les deux frères auraient pu jouer dans la vraie vie, aux gendarmes et aux voleurs !

On avait laissé Isidore en 1896, vivant avec son père hémiplégique, rue Saint-Michel à Caderousse. On le retrouve en 1904, à Tarascon, à la Maison d’Arrêt où il purge sa quatrième peine de prison. Sa vie délinquante a commencé le 12 octobre 1901 avec quarante jours de prison avec sursis pour vol. Ensuite, plus de sursis : vingt jours de prison le 04 janvier 1902 pour complicité de vol. Puis l’engrenage de la délinquance : six mois de prison pour vol en 21 avril 1903 prononcé par le tribunal de Tarascon et à nouveau, huit autres mois pour la même raison et par la même juridiction le 20 décembre 1904.

A cette sortie de prison, une seule solution pour rompre cette spirale de l’échec : un engagement dans l’Armée, contracté le 03 septembre 1905. Destination, l’Afrique comme nombre d’hommes ayant eu des problèmes avec la justice. Mais la situation d’Isidore ne s’améliore guère puisqu’il va connaître la section disciplinaire qu’il fréquentera onze mois. Il est finalement libéré le 04 octobre 1908, sans certificat de bonne conduite mais avec tout de même, une campagne d’Afrique inscrite sur son registre matricule.

Pour ne pas rompre avec son passé, il s’installe au quartier de la Balance en Avignon ! Pour deux mois seulement ! En effet, le 04 décembre 1908, il épouse une gamine de dix-sept ans, Zénobie Laurence Victorine Guichard originaire des Basses-Alpes, Entrages où elle est née et Oraison où elle a grandi.

Le couple s’installe à Pernes où résident maintenant les Guichard et une petite Paulia Marie Blanche vient au monde le 02 février 1910. Isidore travaille la terre, certainement sans avoir complètement tourné le dos à son passé trouble. En effet, fait rarissime pour l’époque, le couple divorce en 1913. Dans les minutes du délibéré rendu par le Tribunal de Carpentras, on peut dire que ce divorce est prononcé aux torts et griefs de… l’époux ! On s’en serait douté !

Nous sommes à quelques mois du début de la Grande Guerre.

Octave Marius Paul Guéricolas, matricule 1479 de la classe 1903, bureau de recrutement d’Avignon et Isidore Philibert Guéricolas, matricule 213 de la classe 1904, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter les fiches matricules numériques des deux frères. Le patronyme Guéricolas est bien présent dans le Vaucluse, à Caderousse également. Si quelqu’un reconnaît en un de ses deux hommes, un ascendant direct ou indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour corriger, compléter ou adoucir ces quelques lignes.

A suivre… les frères Guéricolas, Octave et Isidore, partie militaire.

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