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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 21 avril 1918

(JOUR 1358 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On nous présente quelques hommes et on nous dit que leur attitude héroïque face aux Allemands a permis de minimiser l’avancée allemande sur la Somme et sur l’Oise, les fameuses offensives de printemps allemandes.

Le Miroir va vanter dans de nombreuses pages la collaboration franco-britannique pour repousser les Allemands, ce qui fut vrai à partir du 30 mars et la mise en place d’un commandement unique.

Les mitrailleurs français et anglais combattent ensemble et les brancardiers coopèrent également.

Sur le front, les Britanniques ont enterré la cuisine si bien que le ravitaillement peut continuer malgré les combats en surface.

Excellent pour le moral de hommes.

De l’artillerie pour repousser les divisions allemandes:

Française avec le nouveau canon de 155;

Britannique avec ces canons très efficaces.

En bas des prisonniers allemands se reposent avant de prendre le chemin de la captivité.

Le retour de la guerre en mouvement et par la même occasion de la cavalerie:

Des troupes françaises.

Et toujours ces scènes d’exode de populations sur les routes de la Somme et de l’Oise fuyant l’avancée allemande et les violents combats.

Les troupes américaines sont aussi sollicitées pour venir en aide aux britanniques et aux Français.

Ici les Sammies sont confrontés à la guerre des gaz.

Une double page pour expliquer les atermoiements des Japonais face à la situation en Russie, du côté de la Sibérie.

Interviendront-ils ou non ? Les Chambres délibèrent et hésitent. La foule attend le verdict et les hommes politiques hésitent à prendre une décision.

Autre sujet de questionnement des Occidentaux, la situation en Ukraine.

Une délégation française est allée rendre visite à la nouvelle république. Mais les conditions climatiques n’ont guère aidé les visiteurs.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er avril 1918

(JOUR 1338 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une générale de J’ai vu de ce 1er avril 1918, la guerre sous-marin raconté depuis les mémoires d’un sous-marinier allemand opposé à la politique du Kaiser. Un dessin de Léon Fauret pour attirer les lecteurs à acheter cette revue.

Autre article avec un reportage sur le Transsibérien pour oublier un temps la guerre.

Mais le questionnement militaire revient rapidement. Les Japonais vont-ils emprunter cette voie ferrée pour attaquer les Soviets et les Allemands ? Il faut dire que cette liaison n’est achevée que depuis quelques mois (5 octobre 1916) et qu’elle fait rêver nombre d’occidentaux.

Seconde une intérieure avec les obsèques de deux infirmières tuées lors du bombardement des Gothas sur Paris.

Le « pas-de-chance » pour ces jeunes femmes présentes au mauvais endroit au mauvais moment !

Clémenceau, le Président du Conseil, c’est-à-dire le Premier Ministre en visites…

…aux troupes américaines…

…aux aviateurs français dont on compte sur eux pour venger l’attaque des Gothas.

Alaska ?

Non seulement les Vosges enneigées où les Alpins amènent le ravitaillement sur des traîneaux comme cela se passe dans le Grand Nord.

Une page d’humour noir où le dessinateur Marcel Capy se moque du chef de la sureté de la place de Paris, M. Priolet, grand pourfendeurs d’espions en tout genre…

Bizarre que la censure ait laissé passer cette BD !

Encore des vues de l’explosion du dépôt de grenades de la Courneuve, en banlieue parisienne, accident survenu le 15 mars.

On parle d’une explosion entendue à 280 km de l’épicentre et d’une trentaine de morts. Le chiffre retenu par l’histoire est de 15 décès.

Pour finir, une vue des chantiers navals américains tournant en plein rendement.

On parle de 500 000 personnes employées aux constructions de guerre pour permettre la création d’un véritable pont naval entre les Etats-Unis et l’Europe.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 24 février 1918

(JOUR 1302 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, on croirait voir Guynemer mais ce dernier est décédé en 1917. On nous présente son successeur, Madon, Georges Madon, qui vient de remporter sa vingt-troisième victoire. Il réussira à survivre à quatre années de guerre mais se scratchera le 11 novembre 1924 à Bizerte en Tunisie lors d’un meeting aérien en mémoire à Roland-Garros.

Un échange de prisonniers anglais et allemands par l’entremise de la Hollande.

En gare de Venloo, les blessés et malades arrivent. On y retrouve e commandant de l’Emden, navire de guerre allemand qui bombarda Madras en 1914;

On a déjà parlé en plusieurs occasions de la relance de la construction de bateaux aux Etats-Unis. Après l’ouverture de nouveaux chantiers navals, voici les coupes de bois dans le but de construire des navires marchands.

Les pins coupés et l’assemblage des radeaux pour descendre les pièces.

Des vues aériennes de bombardement par l’aviation française sur des positions autrichiennes.

Des images étonnamment modernes comme celle du bombardement des installations portuaires de Trieste.

Les Sammies partant au combat en Europe sont baptisés militairement sur la place publique en présence d’un général.

Deux vues du camp de prisonniers de Holzminden.

Ci-dessus, lors de la promenade quotidienne, les fameuses infirmières religieuses belges qui faillirent être condamnées à mort et sont internées pour le reste du conflit.

Une visite de médecin suisse de la Croix-Rouge venant vérifier si les installations sont conformes aux traités internationaux.

Hippisme civil à Bagdad.

Les Britanniques tiennent à leurs traditions et les courses de chevaux dans Bagdad libérée des Turcs attirent de nombreux militaires.

Ces autres Britanniques rejoignent les premières lignes en péniches…

…dans un secteur indéterminé. Mais on peut penser que c’est dans la région encore libre de Belgique.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 30 décembre 1917

(JOUR 1245 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

C’est vraiment un événement important pour la presse occidentale que la fin de la guerre sur le front de l’est et le retrait des Russes, devenus des traitres. En couverture, deux gardes rouges montent la garde devant la porte de Lenine qualifié de traître, à Petrograd.

A l’intérieur de la revue, de nombreuses photos sur la situation en Russie:

La queue devant une boutique pour se ravitailler à la soupe populaire. Le Miroir y voit un subterfuge des Bolcheviks pour s’attirer les faveurs du peuple.

Des meetings en plein air, au coeur de Petrograd où les leaders s’adressent au peuple.

Les gardes rouges en armes dans les rues et…

…une ambiance de guerre civile. L’instauration d’un régie socialiste en Russie est un événement considérable qui importera la vie politique de tous les pays du monde pour le reste du XXème siècle.

Une autre vue aérienne tout autant spectaculaire:

le bombardement de Reims avec la cathédrale vue des airs.

Le front d’Italie avec la ligne de défense fixée par l’état-major sur le Piave…

…où dans un secteur, de grosses pièces de marine ont été installées.

Sur un autre fleuve de Vénitie, l’Astico, des troupes françaises qui ont connu leurs premières victimes, montent au front.

En Palestine, les Anglais ont repoussé les Turcs.

De nombreux canons ont été repris à l’ennemi, des prisonniers ont été faits et des Anglais ont été blessés. La guerre en un mot !

Aux Etats-Unis, la machine de guerre tourne à plein régime.

On fabrique des casques par milliers…

…et des paires de bottes dans les mêmes quantités pour les Sammies.

Enfin fin de ce tour du monde, au Portugal,…

…le militaires ont renversé le pouvoir civil de Costa et exilé le président Machado. Dans la mouvance de la Révolution russe, les militaires portugais sont plutôt hostiles à la guerre et, sans se désengager totalement, n’enverront plus de renforts aux troupes déjà en France.

Ci-dessus le nouveau chef de l’état, le commandant Sidonio Paès, à cheval.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 09 décembre 1917

 (JOUR 1224 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La une du Miroir du 9 décembre reprend le même thème que celle du J’ai vu d’hier. On y avait montré un mariage d’un mutilé alors. Aujourd’hui, c’est un autre poilu qui a perdu un membre qui revient le 23 novembre, exactement un mois après sa blessure, le 23 octobre, porter le drapeau de son unité tout autant mutilé que lui !

L’Italie tient une place importante dans ce numéro.

En page centrale, le Piave, fleuve de Vénétie, défendu par les Italiens.

On y voit des cadavres allemands et autrichiens morts au milieu du fleuve après une tentative de traversée avortée. Après la défaite italienne de Caporetto, ce fleuve sera le Verdun des Italiens qui empêcheront les troupes allemandes et autrichiennes de le traverser, ce qui aurait entraîné la chute du pays.

Les Français arrivent en Italie, suite.
Après avoir vu la frontière de Vintimille, voici donc le passage des troupes au col de Mont-Genèvre.

En haut, les véhicules sont regroupés à Briançon  avant de monter en colonne vers le col (en bas).

En haut les troupes françaises défilent musique en tête à Vérone, puis viennent les cavaliers (en bas).

En Palestine, les troupes françaises avancent dans les sables du désert du Sinaï.

Un central téléphonique est installé pour communiquer.

Les troupes américaines s’entraînent au maniement des lance-flammes.

Quand on se souvient de ce que disait il y a quelque temps la presse sur cette arme barbare… comme les gaz, elle a été bien vite adoptée par le camp allié.

Un motocycliste britannique transporte des pigeons voyageurs pour qu’ils ramènent des messages au camion transportant le colombier.

Enfin, le ravitaillement.

Le Maroc fournit à la métropole des céréales qui en manque avec une partie de son territoire occupée et des troupes étrangères à nourrir.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 18 novembre 1917

(JOUR 1203 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une photo souvenir pour montrer le premier obus tiré par les artilleurs américains sur les lignes allemandes. Cette douille sera envoyée au président Wilson. Il s’agit d’un obus des fameux 75.

Deux photos nous montrant un nouveau type de lance-flammes mis au point par les Allemands.

Beaucoup plus autonome puisque porté par des hommes sans ce cordon ombilical le liant jusque là à la réserve de liquide inflammable dans la tranchée. Mais ces hommes dévoués à porter la réserve de liquide sont autant de cibles potentielles lors d’une attaque.

L’attaque du Chemin de Dames du 23 au 26 octobre 1917. Plusieurs photos illustrent de moment de la guerre pendant laquelle les Français reprirent quelques kilomètres de terrain du côté de la Malmaison. Maigre consolation après la saignée d’avril 1917.

Le généralissime américain Pershing a assisté à cette attaque en compagnie du général Francher d’Esperet.

Les mêmes visitant des avions allemands tombés lors de cette même bataille.

Les chars ont été utilisés lors de cette attaque et les casemates de La Malmaison ont souffert des tirs français.

Un bombardement qui a creusé un trou dans la voûte d’un abri dans lequel stationnaient des troupes de réserve. On parle d’un tir de 400.

Dans le même secteur du Chemin des Dames, l’attaque française du Mont des Singes.

La double page centrale est consacrée aux événements de Pétrograd et de la Révolution d’Octobre.

On y voit les militants maximalistes devant le siège du gouvernement de Kerensky qui va être pris assaut, ce qui entraînera la chute du pouvoir modéré et la victoire des Soviets. On y dit que Lénine harangue la foule monté sur un cheval, à droite…

…ce qui n’est guère évident même en se rapprochant du cliché.

Les Canadiens ataquen du côté de Passchendaele. il s’agit là de la seconde batailles des Flandres, du côté d’Ypres où les Allemands vont utiliser pour la première fois le gaz moutarde appelé aussi ypérite.

Cette bataille de Passchendaele sera une succession d’attaques, le 31 juillet, le 16 août, le 20 septembre, les 6 et 10 novembre. Au côté des Britanniques en nombre (c’est leur secteur) et des Français venus en renfort, les ANZAC ont combattu ainsi que les Canadiens. Cette bataille fit plus de 500 000 tués, blessés et disparus pour quelques kilomètres gagnés… mais pas l’objectif principal qui était d’atteindre Bruges, base arrière des sous-marins allemands.

Les Sammies dans leurs tranchées regardent vers le haut le passage d’un avion allemand.

 

Après les entraînements, les soldats américains découvrent la vraie guerre dans de vraies tranchées.

Un avion allemand venu bombarder Calais dans la nuit du 3 au 4 novembre 1917 s’est écrasé en mer, près des falaises de la côte de la mer du Nord.

A marée basse, l’épave est visité par les services de renseignement français et anglais.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 10 novembre 1917

 (JOUR 1196 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le front italien. A la une les généraux qui vont reprendre l’offensive… alors que leur armée est en déroute.
La presse le sait mais dit l’inverse.

Elle présente une carte sans noter la ligne de front, bien entendu et en profite pour exhiber des prisonniers autrichiens:

Quant au secteur de Gorizia, tout est calme… tour va bien.

Autre désinformation, cette offensive du Chemin des Dames…

…victorieuse bien entendu !

Un As, un pilote ayant obtenu de nombreuses victoires, a aussi un joli coup de dessin. Excellent caricaturiste, le sous-lieutenant Viallet a croqué les réaction de ses concitoyens quand ils le croisent, lors de ses permissions, à l’arrière.

Du talent, c’est certain !

Un autre dessin pour illustrer une manière rapide de rejoindre le plancher des vaches pour les aérostiers des ballons d’observation.

Les Soviets que la presse appelait jusque là les Maximalistes sont au pouvoir en Russie.

Des Chinois travaillant pour le front russe sont expulsés en renvoyés chez eux.

Quant à ces soldats US, tout va pour le mieux dans ce secteur calme.

Des Sammies bien tranquilles !

 

 

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