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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 05 janvier 1918

(JOUR 1251 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce premier magazine de 1918, cinquième année de guerre, le visage du Général Guillaumat nommé commandant en chef des troupes françaises sur le front d’orient en remplacement du général Sarrail.

Dans l’Aisne, un paysage bouleversé avec des arbres coupés et enchevêtrés suite à un bombardement français sur une tranchée allemande qui a été évacué. Avant qu’elle ne soit occupée par les Français…

…des nettoyeurs essaient de débusquer d’éventuels ennemis cachés dans les souterrain avec des gaz ou des fumées.

En Russie, la Révolution Bolchévique, Maximaliste dit-on à cette époque, continue à progresser.

Ici, des gardes rouges s’apprêtent à écouter un discours de Lénine. On verra plus loin dans ce mois de janvier que la Russie est dépouillée après ces mouvements insurrectionnels. Voici d’ailleurs les plénipotentiaires participant aux discussions à Brest-Litowsk en vue d’une paix sur le front oriental.

En marge de la guerre, à Paris, la coupe de Noël a bien eu lieu sur la Seine comme les autres années.

C’est Gérard Meister qui l’a emporté en 2 minutes et 33 secondes pour joindre une berge à l’autre dans une eau à… 1°C !

Chronique nécrologie: le décès du champion cycliste Lucien Petit-Breton, double vainqueur des Tours de France 1907 et 1908.

Mobilisé, il a été victime d’un accident d’automobile près du front au niveau de Troyes. Il servait dans un Escadron du Train.

En quatrième de couverture, on voit un vieil homme, un vieux paysan déracinant des piquets soutenant les fils de fer barbelés dans le but de cultiver à nouveau sa terre reconquise aux Allemands.

Quand on sait qu’un siècle plus tard de nombreux terrains sur lesquels s’est déroulée la guerre ne sont toujours pas cultivables pour longtemps encore, on comprend qu’il s’agit d’une image de propagande, pleine de symboles mais surtout de mensonges.

 

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Des PHOTOS du TOUR de FRANCE 1949 au col de CARPIAGNE.

Il s’agit de quatre photos prises avec un appareil photographique à l’occasion du « passage du Tour de France 1949 au col de Carpiagne ». On voit les spectateurs et peut-être quelques officiels qui ont pris place sur le plateau d’une camionnette pour applaudir les concurrents.

Carpiagne, c’est le nom du camp militaire au-dessus de Marseille, sur la route de Marseille à Cassis, emprunté par les concurrents de la course pédestre le dernier dimanche d’octobre tous les ans.
Le sommet est maintenant appelé col de la Gineste.

En 1949, les concurrents du Tour de France l’empruntèrent 2 fois, le soir de l’étape Nîmes-Marseille du 15 juillet dans un sens et le lendemain matin, le 16 juillet, juste après le départ de l’étape Marseille-Cannes dans l’autre sens.

La course était donc partie ce 15 juillet 1949 des arènes romaines de Nîmes.

Mais pour rejoindre Marseille, la course avait pris le chemin des écoliers.

Elle avait franchi le Rhône sur un des seuls ponts réparés après la guerre, celui de Beaucaire-Tarascon.

De là, la course avait tourné à gauche, vers le nord pour passer sous un autre pont, celui d’Avignon.

Le journaliste peu au courant des faits annonçait dans la légende de cette photo que le pont Saint-Bénézet n’avait pas pu être emprunté par la course car il n’était pas encore réparé après que les Allemands l’aient détruit ! A sa décharge, que raconterait un historien s’il rédigeait un article sportif ?

Suite des histoires de pont intacts ou démolis, la Durance fut franchie à Cavaillon sur un pont métallique de substitution.

C’est au 140ème km (sur les 199 du parcours) que les choses commencèrent à bouger. Et deux coureurs s’échappèrent peu avant la dernière bosse, celle de Carpiagne: Blanc et Goldschmidt, le futur vainqueur de l’étape.

Les voici donc vus par les photo-reporters sportifs…

avant la plongée sur Marseille et le Stade-Vélodrome pas encore Orange, pendant laquelle Goldschmidt oublia Blanc.

La une du Dauphiné de l’époque:

Les autres photographies prises par cet amateur cycliste en 1949, à la Gineste…

 

Qui sont ces routiers ? Les 2 échappés en haut et les premiers coureurs du peloton très certainement, peloton qui arriva groupé au Vélodrome, réglé au sprint par Jean Robic.

Et comme à l’époque, tout terminait par la page humoristique de Pellos, voici donc comment il dessina cette arrivée d’étape à Marseille:

La sardine avait aspiré le vainqueur !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 17 août 1937.

Bien que cela ne soit pas évident au premier abord, il s’agit de boxe pour cette première de couverture du Miroir des Sports du 17 août 1937. Le grand champion français Marcel Thil part aux Etats-Unis pour combattre le redoutable Fred Apostoli nous dit la légende de la photo et prouver aux Américains qu’il est bien le meilleur poids moyens du monde. Ce que les Américains ne contestent pas. Le combat aura lieu le le 17 septembre et on voit Marcel quitter Paris en train pour Le Havre, ville de départ des Transatlantiques.

Du cyclisme encore et toujours avec une course aujourd’hui disparue: Marseille-Lyon dont on a déjà parlé. le vainqueur de  cette édition 1937 est Francis Bonduel. Deux vues de la course:

Les coursiers dans la côte d’Auberive, en Isère, à environ 50 bornes de l’arrivée. Speicher emmène le peloton.

Le sprint final sur le Vélodrome de la Tête d’Or à Lyon, anneau qui existe toujours à notre époque, sprint remporté par Bonduel devant Speicher.

Toujours la peine reine et la victoire de Roger Lapébie au Tour de France lui a valu son entrée au Musée Grévin de Paris.

Il y côtoie ainsi le professeur Piccard et son ballon stratosphérique. Un exploit d’une autre dimension que celui du champion cycliste puisque le 27 mai 1931, le professeur atteignit l’altitude de 15 781 mètres avec son ballon stratosphérique, à Augsbourg. Hergé s’est inspiré d’Auguste Piccard pour dessiner le professeur Tournesol.

Une page double complète est consacrée au Grand Prix automobile de Monaco qui s’est couru le 15 août dernier. Pas moins de 6 belles images de cette course dans un cadre toujours magnifique.

La grille de départ.

Caracola devant la tribune d’honneur.

Dans la côte de Monte-Carlo.

La chicane du port.

Foule considérable dans les falaises de Monte-Carlo… à une époque où le Grand prix était encore un événement populaire.

Un passage du vainqueur, l’Allemand  Von Brauchitsch.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 3 août 1937: Le TOUR 1937.

Dernière image de ce Tour de France 1937 à la une de ce numéro du 3 août de Match.

Deux des héros du Tour dont le nom restera dans l’Histoire du cyclisme sur la pelouse du Parc des Princes: au premier plan Gino Bartali héros du début du Tour jusqu’à sa chute d’Embrun et qui prend rendez-vous avec sa Légende et au second plan à gauche , le Français Roger Lapébie, vainqueur miraculeux de l’édition 1937 !

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 3 août 1937.

Le Tour de France est fini depuis une semaine mais on va tout de même en reparler. Toutefois la une est faite d’un meeting de natation où deux nageurs danoises se congratulent après une course. Dans l’eau, Hveger (17 ans) est félicitée par Sörensen (13 ans).

Le Tour de France et son vainqueur, Roger Lapébie, sous toutes les coutures:

avec Sylvère Maes,

pédalant en jaune et

avec son conseiller technique Jean Leulliot.

Mais le magazine insiste sur la performance d’un jeune premier…

…dont on reparlera…

Gino Bartali.

Le cyclisme a repris avec des courses mineures en attendant les futurs championnats du monde en fin de mois.

Le Tour des Villes d’Eaux d’Auvergne a vu la victoire de l’Italien Guiponne. Un tour en 2 étapes:

Classements du Tour des Villes d’Eaux.

Autres sports:

La Coupe Davis de tennis est partie aux Etats-Unis… pour longtemps pronostique le rédacteur de l’article.

Un stade rempli en URSS, celui du Lokomotiv Moscou. Cela permet au Miroir des Sports pour regretter qu’en France, on ne construise pas de stade de plus de 50 000 places comme c’est le cas pour la Coupe du Monde de football 1938. Un regret qui perdurera dans les années 1970, 1980 jusqu’à l’inauguration du Stade de France pour le Mondial 1998.

Une belle attitude du joueur de pelote basque Jean Urruty, champion complet de ce sport qui s’est éteint le 16 août 2002 à l’âge de 90 ans.

Une vue traditionnelle de saison: du plongeon à Los Angeles.

 

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Il y a 100 ans (presque) jour pour jour: J’AI VU du 28 juillet 1917

(JOUR 1091 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Nos amis les Russes révolutionnaires… pour l’instant. A la une de J’ai vu du 28 juillet 1917, le général russe Korniloff qui avance (suivant le journal) vers Lemberg, alors que …

… le Révolutionnaire Kerensky exhorte les soldats à la lutte. On en reparlera dans quelques mois.

Galerie de portraits:

 

L’aviateur Octave Lapize a été tué le 15 juillet 1917. Octave Lapize avait gagné le Tour de France 1910.

Quentin Roosevelt, un des fils du président Roosevelt, vient de s’engager dans l’armée américaine.

Tout comme un des descendants du général Grant, célèbre depuis la guerre de Sécession.

Une dernière image réjouissante:

Des néo-zélandais de l’ANZAC se baignent en mer du Nord, du côté de Nieuport, en Belgique.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: MATCH du 27 juillet 1937: Le TOUR 1937.

Les festivités au Parc des Princes après l’arrivée de l’étape à la une de ce Match du 27 juillet 1937: un gâteau offert par les Italiens à Vicini est partagé joyeusement par les rescapés de ce Tour de France.

Pas de vue du Parc bondé mais une belle photo en double page centrale du peloton traversant Poissy à vive allure, emmené  par les Français Lapébie et Cloarec. Contrairement à nos jours, la dernière étape est une vraie course et les coureurs ne musardent pas en chemin !

Les derniers coups de crayon de Pellos pour ce Tour 1937.

Henri desgrages, le directeur du Tour ramène à Paris les rescapés… mais le chainon manquant des Belges est resté à Bordeaux !

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