Archives de Tag: 1925

Quand le Tour franchit le Rhône…. 5/10 le pont de Fourques.

Voilà un pont qui n’a pas changé depuis sa construction. Il est resté dans son jus sans toutefois présenter un danger quelconque pour ses utilisateurs. Seules les voitures ont un peu de mal à se croiser… mais n’est-ce pas la meilleure méthode pour limiter la vitesse ?

Il a du cachet, le pont entre Fourques et le quartier de Trinquetaille ! Il franchit le Petit-Rhône qui n’a de petit que son nom car beaucoup d’eau passe sous ses arches.

Il apparaît sur la couverture du Miroir des Sports du 11 juillet 1925. Mes parents étaient alors en route et le Tour avait l’âge de la majorité. Le peloton franchit le Rhône en direction de Trinquetaille, quartier insulaire d’Arles et plus loin de Toulon, en provenance de Nîmes. On est donc au tout début de cette onzième étape que remportera Lucien Buysse, le futur lauréat du Tour… 1926.

Pour cette année 1925, c’est Ottavio Bottechia qui l’emportera à Paris. Il était d’ailleurs déjà en jaune depuis la traversée des Pyrénées et ne devait plus quitter la tête de la course.

Nombre de ponts sur le Rhône ayant été détruits pendant la Seconde Guerre Mondiale, le Tour passa par l’un des rares qui subsistait, celui de Fourques !

 

Le peloton le traversa encore groupé sur la route de cette treizième étape Marseille-Montpellier, le 10 juillet. On peut d’ailleurs se poser la question sur la manière dont fut franchi le Grand-Rhône quelques kilomètres en amont. Une passerelle provisoire devait avoir été jetée sur le fleuve, le pont de Trinquetaille dont on parlera dans un autre article de cette série ayant été envoyé par le fond. D’ailleurs, le journal insiste sur les dégâts que connut la ville avec une vue des destructions non encore réparées dans le vieux Arles.

Plus loin lors de ce Tour 1947 que Jacques Goddet eut tant de mal à organiser, le franchissement de la Dordogne connut des problèmes importants lors de l’étape Bordeaux-Les Sables d’Olonne. Le départ réel de la course n’eut lieu qu’une fois le fleuve franchi au bac de Saint-André-de-Cubzac par toute la caravane, coureurs compris… ce qui prit un certain temps !

Miroir-Sprint met aussi en avant le passage du Petit-Rhône à Fourques en en faisant sa une. On constate que quelques spectateurs ou photo-reporters prennent pas mal de risque pour faire les plus beaux clichés !

Je suis persuadé que cela serait toujours le cas de nos jours si le Tour venait à passer par là mais…

…comment voulez-vous que les gros véhicules de la caravane publicitaire puissent passer par cette chatière ?

Poster un commentaire

Classé dans Revues

CADEROUSSE: le BANQUET des 40 ANS de la CLASSE 1945.

Connaissez-vous la particularité de la classe 1945 ? Vous avez 30 secondes !

Bip… Bip… Bip…Bip… Bip… Bip…Bip… Bip… Bip…

Personne n’a deviné ? La classe 45, composée de jeunes gens nés en 1925, a été dispensée de service militaire pour faits de Libération, de Capitulation et de réorganisation des services de l’Etat. En quelque sorte, l’embryon d’Armée Française en reconstitution, en pleine campagne d’Allemagne, avait d’autres chats à fouetter que de former de jeunes français à défendre la Patrie… que plus personne ne menaçait d’ailleurs, l’Allemagne étant vaincue.

Les veinards (planqués dirons certaines mauvaises langues) de la classe 45 n’eurent pas à quitter leur famille et en l’occurence pour ceux qui nous intéressent leur cher Caderousse pour aller passer une année ou plus dans une caserne du nord ou de l’est de la France ou (pire encore) d’Allemagne occupée ! Quoique ce départ forcé aurait pu faire le plus grand bien à certains… dont un que je connais particulièrement !

Cela n’empêcha pas les « conscrits » de 1945 de se rassembler pour fêter leurs 40 ans du côté du Café de France, un dimanche midi de la fin d’année 1965, en novembre me semble-t-il. Une photo fut faite de ses agapes. La voici !

DSCN1878

Mon père a pu mettre un nom sur quelques uns des visages. Donc, en partant de la gauche vers la droite:

René COULON (qui est pensionnaire à la Maison de Retraite de Chateauneuf après la disparition de son épouse Thérèse)- Robert MARCELLIN (qui se désaltère)- ??? caché par la main de Robert Marcellin- Adrien GUÉRIN donc-Robert BERTHET- Paul RUAT pour les convives de gauche.

Au fond, qui préside la tablée Marcel DUPEYRE.

Gabriel ROCHE- Jacques CHAUME- une personne cachée- André FLORENÇON puis une personne dont mon père a oublié le nom mais qu’il sait qu’il était vendeur de bois aux Cabannes.

Pour votre prochain tiercé, essayez le 5-9-14 qui était sorti le dimanche précédent !

Poster un commentaire

Classé dans CADEROUSSE, Photographie