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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Adrien GUÉRIN.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cinquante-unième nom de la liste: Adrien GUÉRIN.

La seconde face du monument.

Voici la biographie qui ne m’a pas demandé le plus de temps pour boucler la recherche. Juste quelques bricoles pour  affiner quelques points biographiques. Pour le reste, j’en avais écrit l’essentiel au tout début du blog, vers le début des célébrations du Centenaire de la Grande Guerre.

En effet, Adrien Gabriel Guérin est mon arrière-grand-père paternel, mon père lui doit son premier prénom et moi, mon second. Il était né le 05 mars 1872, exactement 17 jours avant Joseph Victor Gromelle qui était jusque là, pour notre petite étude, le Caderoussier le plus ancien mort pour la France. Ce dernier reste toutefois pour l’instant le plus vieux Caderoussier mort pendant la Grande Guerre puisque mon bi-aïeul est décédé deux ans avant lui.

Adrien était le fils d’Auguste Casimir Guérin et Philomène Marguerite Raymond qui s’étaient mariés à Caderousse en juillet 1869. Ils s’étaient installés dans une maison de la rue Pied Gaillard non loin de la Maison de Retraite, dont le portail d’entrée présente un renfoncement en biais, sur le côté droit de la vue ci-dessous.

C’était un couple de cultivateurs comme on disait à l’époque dans les documents officiels, tous deux originaires du village. Relativement âgés au moment de leur union, ils n’avaient eu que deux enfants, Auguste Joseph l’aîné né en août 1870 qui ne vécut que 25 jours et donc Adrien Gabriel, deux ans plus tard, quasiment un enfant unique par la force des choses.

Le petit Adrien apprit donc le métier de la terre auprès de son père et de quelques propriétaires pour lesquels il travailla de temps à autre. A l’école, il apprit sommairement le français comme bien d’autres enfants du pays pour lequel c’était presque une langue étrangère. Il fut appelé par l’armée le 16 novembre 1893 au 163ème Régiment d’Infanterie à Nice. 23 ans plus tard, quand son fils aîné Séraphin fut appelé sous les drapeaux, il prit le même chemin même s’il ne s’agissait pas de la même unité. Il fut libéré trois ans plus tard le 22 septembre 1896 muni d’un certificat de bonne conduite et avec l’honneur d’être soldat de première classe.

De retour de l’armée, Adrien se maria avec Léonie Marguerite Antoinette Radellet née en 1875 à Caderousse. L’union fut célébrée le 24 février 1897 et, ne perdant pas de temps, un petit Séraphin naissait en 1897. Puis vinrent mon grand-père Gabriel en  1901 et le petit dernier Léonce en 1906, trois garçons ce qui n’allait pas être de trop pour travailler les terres quand le père ne reviendra pas de la guerre.

Extrait du recensement de 1911.

Voici donc la fratrie rassemblée au recensement de 1911. Séraphin s’apprête à quitter le toit familial pour faire des études supérieures au Petit Séminaire de la rue d’Annanelle en Avignon. Mais la guerre va venir bouleverser tout cela avec le rappel d’Adrien sous les drapeaux le 25 septembre 1914, au 118ème R.I.T., T. comme Territoriale, une unité de vieux soldats qui pensaient ne pas se retrouver en première ligne.

 

Pas vraiment inquiets les gars du 118ème RIT en août 14, non loin de Dijon. A noter que tous, sans exception, portent la moustache, de belles bacchantes. Adrien est le 3ème à partir de la gauche.

Mais les pertes considérables des deux premiers mois de guerre allaient changer la donne. Le régiment avait vite se retourner en première ligne du côté de Reims, près du fort de la Pompelle.

Les Territoriaux étaient aussi employés à des tâches d’entretien, de manutention… pour remuer de la terre entr’autre. Et il fallut le faire du côté de ce fort de la Pompelle, après l’explosion d’une mine géante allemande le 30 décembre 1914. Alors, les hommes du 118ème RIT durent creuser des puits destinés à protéger l’enceinte militaire de la guerre des mines, des puits d’une profondeur de 18 à 20 mètres. Voilà les hommes et Adrien bien entendu devenus des taupes aux côtés des soldats du Génie.

Une vue de la tranchée d’Avignon, appelée ainsi car creusée par le 118ème RIT

…c’est écrit sur le panneau… pour les touristes après guerre.

On connaît assez bien ce qui se passa pour les hommes du 118ème RIT à la Pompelle grâce à la correspondance d’un certain Emile Sauvage, Poilu de Caderousse dont on reparlera quand la lettre S arrivera, qui connut le même sort qu’Adrien le même jour à la même heure et dont la correspondance envoyée à son épouse Clairette a été éditée sous le titre Lettres du Front en mars 2008 chez l’Editeur d’Orange Elan Sud.

Le 19 puis le 20 octobre 1915, les tranchées tenues par les Français furent attaquées lors d’un violent bombardement d’artillerie. Parmi les explosifs envoyés, des obus chimiques avec des gaz chlorés. Pour se protéger de ces terribles armes qui furent employées il y a peu de temps encore en Syrie, les hommes portaient des tampons d’ouate sur lequel le chef de secteur déversait quelques gouttes d’un produit sensé protéger des gaz. Une fois l’opération faite, les tampons devaient être maintenus devant les voies respiratoires tout le temps de l’alerte. Les masques à gaz n’apparurent que bien plus tard.

Photo de groupe du 118ème RIT prise à la Pompelle de 30 décembre 1914.

Le temps de l’insouciance, des photos entre copains d’infortune était fini. La vraie guerre était là ! Tous les hommes de la 5ème compagnie  furent intoxiqués à des degrés divers mais pour Adrien, le mal était irréversible. Evacué vers l’arrière, il décédait le lendemain, le 21 octobre 1915 au village de Damery. Il était âgé alors de 43 ans et 8 mois et laissait une veuve éplorée et trois garçons en jeune âge. Enterré un premier temps sur place, ses restes furent ensuite rapatriés à Caderousse.

Epitaphe sur le caveau de famille au cimetière de Caderousse.

Le Petit Provençal annonçait le décès d’Adrien et précisait qu’il était alors le Vauclusien le plus âgé mort à la guerre.

La fiche matricule de Adrien Gabriel Guérin de Mémoire des Hommes.

Adrien Gabriel Guérin, matricule 953 classe 1892, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse.

A suivre: Marius Hersen.

Pour reconnaître peut être un descendant sur la photo de groupe à La Pompelle:

Numérotation des Poilus et

…liste nominative.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 18 novembre 1917

(JOUR 1203 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une photo souvenir pour montrer le premier obus tiré par les artilleurs américains sur les lignes allemandes. Cette douille sera envoyée au président Wilson. Il s’agit d’un obus des fameux 75.

Deux photos nous montrant un nouveau type de lance-flammes mis au point par les Allemands.

Beaucoup plus autonome puisque porté par des hommes sans ce cordon ombilical le liant jusque là à la réserve de liquide inflammable dans la tranchée. Mais ces hommes dévoués à porter la réserve de liquide sont autant de cibles potentielles lors d’une attaque.

L’attaque du Chemin de Dames du 23 au 26 octobre 1917. Plusieurs photos illustrent de moment de la guerre pendant laquelle les Français reprirent quelques kilomètres de terrain du côté de la Malmaison. Maigre consolation après la saignée d’avril 1917.

Le généralissime américain Pershing a assisté à cette attaque en compagnie du général Francher d’Esperet.

Les mêmes visitant des avions allemands tombés lors de cette même bataille.

Les chars ont été utilisés lors de cette attaque et les casemates de La Malmaison ont souffert des tirs français.

Un bombardement qui a creusé un trou dans la voûte d’un abri dans lequel stationnaient des troupes de réserve. On parle d’un tir de 400.

Dans le même secteur du Chemin des Dames, l’attaque française du Mont des Singes.

La double page centrale est consacrée aux événements de Pétrograd et de la Révolution d’Octobre.

On y voit les militants maximalistes devant le siège du gouvernement de Kerensky qui va être pris assaut, ce qui entraînera la chute du pouvoir modéré et la victoire des Soviets. On y dit que Lénine harangue la foule monté sur un cheval, à droite…

…ce qui n’est guère évident même en se rapprochant du cliché.

Les Canadiens ataquen du côté de Passchendaele. il s’agit là de la seconde batailles des Flandres, du côté d’Ypres où les Allemands vont utiliser pour la première fois le gaz moutarde appelé aussi ypérite.

Cette bataille de Passchendaele sera une succession d’attaques, le 31 juillet, le 16 août, le 20 septembre, les 6 et 10 novembre. Au côté des Britanniques en nombre (c’est leur secteur) et des Français venus en renfort, les ANZAC ont combattu ainsi que les Canadiens. Cette bataille fit plus de 500 000 tués, blessés et disparus pour quelques kilomètres gagnés… mais pas l’objectif principal qui était d’atteindre Bruges, base arrière des sous-marins allemands.

Les Sammies dans leurs tranchées regardent vers le haut le passage d’un avion allemand.

 

Après les entraînements, les soldats américains découvrent la vraie guerre dans de vraies tranchées.

Un avion allemand venu bombarder Calais dans la nuit du 3 au 4 novembre 1917 s’est écrasé en mer, près des falaises de la côte de la mer du Nord.

A marée basse, l’épave est visité par les services de renseignement français et anglais.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 septembre 1917

(JOUR 1155 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le vieux politique Clémenceau en déplacement dans les tranchées de Verdun, dans le secteur de Mort-Homme. Il lui est difficile de se déplacer dans ce paysage bouleversé, surtout quand il s’agit de franchir un ruisseau sur une étroite planche !

De nouveaux équipements.

Ce casque trouvé sur un prisonnier allemand. Il doit éviter les gueules cassées mais doit être terrible pour les cervicales !

La cloche des gaz dans un abri britannique.

Reste à savoir ce que va devenir cette invention si le Tommy est distrait ou le premier touché par les gaz.

Des torpilles américaines gigantesques.

Au départ et au retour, remorquée par un petit vaisseau. En expérimentation !

Une guerre presque idyllique.

Dans cette région marécageuse au nord-ouest de Monastir, en Macédoine, la presse nous présente des lieux charmants, de villégiature, plus que de mort !

Destructions d’une cité de Ginchy dans la Somme après les diverses batailles qui s’y sont déroulées.

Les vues aériennes nous montrent que tout a disparu, tout a été rasé ! La bataille s’est déroulée à partir du 6 septembre 1916, il y a un an.

Pour terminer, la photo d’un avion allemand. Vue banale mais légende originale:

Oeuvre de la censure ou coquille du magazine ?

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 22 juillet 1917

(JOUR 1085 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’As de l’aviation, Georges Guynemer montre au général Franchet d’Esperay l’avion sur lequel il a remporté tant de victoires ! Un avion orné de la fameuse cigogne. Au moment de la parution du magazine, Georges Guynemer n’a plus que 50 jours à vivre.

Un seule page sur l’entée en guerre des Américains.

Les Américains arrivent avec des hydravions. Les aviateurs posent après un entrainement.

La guerre est vraiment mondiale.

Ci-dessus, on voit un char d’assaut anglais observant les lignes turques du côté de Gaza, en Palestine. Nous sommes au pays de Lawrence d’Arabie. Il y a peu, nous avons raconté l’histoire de ce Poilu de Caderousse mort à Lodd en 1918.

Un autre Poilu caderoussier y est mort le 21 octobre 1915, devant ce fort de La Pompelle défendant Reims. Il s’agit de mon arrière-grand-père Adrien Guérin. Il ne fut pas le seul puisque un Sauvage connu le même sort, le même jour, victime des gaz allemands !


Trois vues de ce qu’il reste de ce qui fut un imposant ouvrage militaire défensif !

D’ailleurs, on se sert toujours des gaz asphyxiants comme sur cette grande photo en double page centrale.

Le nuage de gaz se répand sur la tranchée allemande et les Poilus allemands se rendent aux Français. Car pour les armes chimiques, les Barbares (on appelait ainsi les Allemands alors) ont été rejoints par les Civilisés !

Le Chemin des Dames et les grandes offensives de printemps, si meurtrières qu’elles entraînèrent des mutineries et la mise à la retraite de Nivelle.

 Ici, une borne de cette route s’est retrouvée dans une tranchée française, celle qui indiquait la commune de Cerny à 600 mètres.

Sur le front d’Orient, des troupes grecques combattent aux côtés des franco-britanniques et des Serbes contre les Bulgares appuyés par des Austro-Hongrois et des Allemands.

Ici, en Macédoine, des gradés grecs interrogent des soldats bulgares faits prisonniers.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 8 juillet 1917

(JOUR 1071 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Face au scepticisme ambiant sur les chances de cessation du conflit rapidement, on maintient le moral de l’arrière et des troupes en montrant des images de l’arrivée des soldats yankee en France.

Des paquebots appareillent à New York à destination de la France…

On estime que le 15 août prochain, 500 000 soldats américains seront en France, prêt à combattre.

Les voilà débarquant…

 

et s’installant dans de vastes camps de regroupement comme celui de D… dans l’Aisne… où ils s’essaient au port des très gênants masques à gaz.

A Salonique, sur le front d’Orient, ces soldats bulgares ont terminés leur guerre.

Les voilà sur le chemin du camp retranché d’où ils seront transférés dans le sud de la France, à Nîmes, Montpellier comme au domaine du Ministre qui accueillit de nombreux prisonniers bulgares.

D’autres photos de la bataille de Messines, près d’Ypres, en Belgique, combats qui datent tout de même d’un mois (7 juin 1917). Les lignes britanniques de ce secteur.

 

Autres combats en Champagne, au Mont-Cornillet où les attaques françaises ont échoué les 17 et 30 avril et le 4 mai avant de réussir grâce aux hommes du 1er Zouaves le 20 mai 1917.

La tombe du lieutenant aviateur de Rochefort, tué lors d’un combat aérien après avoir enregistré tout de même 8 victoires officielles reconnues.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 04 mars 1917

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(JOUR 944 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une photographie un tantinet ridicule à la une du numéro du 4 mars 1917 du Miroir. Les cavaliers portent le masque à gaz mais les chevaux également. Pas sûr que cette innovation fut une réussite !

 C’est plutôt la photo de la doublage centrale qui aurait dû faire la une de ce numéro.

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Sous le titre « L’émouvante immersion en Méditerranée d’un »ANZAC » décédé à bord d’un transport », on y voit la foule des soldats australiens rendant hommage à l’un des leurs, dont la dépouille, suivant la tradition maritime, sera jetée à la mer après son décès.

Les Français attendent avec impatience l’arrivée des Américains… qui, pour l’heure n’ont pas encore déclaré la guerre aux Allemands. Pourtant, on nous montre les usines d’armement US qui tourne à plein rendement pour produire les armes qu’auront besoin les futurs « Poilus américains ».

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Les usines françaises produisent de leur côté des obus gigantesques (du 280) qui sont transportés par wagonnets.

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Les Anglais, eux, sont à Giraumont, dans la Somme sur la neige de février 1917. On nous raconte une violent attaque qui s’est déroulée entre Grandcourt et Pys et qui s’est soldée par une avancée de 1 000 mètres dans les lignes allemandes et la mise hors combat de 773 prisonniers.

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Pas sûr que « les « Tommies » soient si contents de sortir de la longue inaction de l’hiver » comme nous le dit la légende de la photo.

En Angleterre, c’était le dernier jour pour souscrire à l’emprunt de guerre anglais. On voit la foule rassemblée à Trafalgar Square pour une manifestation patriotique organisée en cette occasion…

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avec la façade de la national Gallery et la statue de Nelson recouvertes d’immenses affiches de propagande.

Poétique image d’un feu de joie en bord de mer, du côté de la Grèce.

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Mais ici, ce sont des armes confisquées dans des monastères orthodoxes qui brûlent au vent marin. Les couvents étaient des lieux de propagande germanophile et les Français les inspectaient pour détruire les caches d’armes qui pourraient servir contre eux.

Pas de problème de cet ordre en Nouvelle-Calédonie…

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…où les recrues venues de Tahiti s’apprêtent à rejoindre la Métropole et les tranchées du nord et de l’est du pays.

Pour terminer, une note humoristique.
Une lit en cage…

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dans un cagna permettant à son propriétaire à se reposer sans redouter d’être dérangé par…

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…les rats !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 1er mars 1917

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(JOUR 941 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, une tranchée bien propre, bien organisée en première ligne nous dit-on, dans la Somme. Moment de calme ou photo posée. J’opterais  pour la seconde solution !

Les images les plus intéressantes.

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La légende nous dit qu’il s’agit de « travaux d’approche avant une attaque ». Cela semble bizarre que les hommes soient autant à découvert près des lignes adverses. Quant aux travaux, c’est vrai qu’ils sont conséquents !

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La cloche des gaz. Elle était sonnée quand l’attaque chimique était annoncée. Encore fallait-il avoir les protections (masque ou tampon) sous la main !

Trois photos de l’armée belge…

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prête nous annonce-t-on pour les offensives du printemps. Des offensives meurtrières dont on reparlera !

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Les Etats-Unis viennent de rompre leurs relations diplomatiques avec l’Allemagne. Le premier pas vers la guerre… mais les magazines français annoncent déjà des préparatifs guerriers. Des vues de la Navy autour du portrait du Président Wilson.

De nouvelles photos de ces ateliers dans lesquels sont regroupés des hommes ayant connu les malheurs de graves blessures.

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Des mutilés de guerre peignent des jouets.
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Des aveugles (à cause des gaz) tressent des paniers en osier pour les boulangeries.

En Orient, on nous apprend que les Serbes ont reconquis un petit morceau de leur pays.

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Le retour au pays d’un convoi de ravitaillement et des prisonniers bulgares occupés à réparer les routes.

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Le ravitaillement en tout genre arrive par les grands ports français (Marseille, Toulon, Sète, Bordeaux, Nantes, Brest et ici Le Havre). On voit ci-dessus des coolis chinois prendre le train pour se rendre dans les docks.

 Une dernière vue, celle d’un Poilu dessinant ses conditions de vie au front:

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« Des poilus « croquent » un aspect des tranchées » dit la légende de cette photo. Dessinateurs officiels ou photo fournie par un Poilu ayant pris des copains ?

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