Archives de Tag: exode

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 16 juin 1918

(JOUR 1414 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après les Alpins français, c’est au tour des infirmières de la Croix-Rouge de défiler à New York. Toujours pour l’emprunt de guerre ?

Ces infirmières qui défilent seront peut-être amenées à officier sur ce train sanitaire américain qui circule sur les voies françaises pour évacuer les blessés.


Des Américains qui emploient nombre de travailleuses françaises, des couturières pour…

…raccommoder les vêtements des Sammies déchirés lors des actions. Des cordonniers français oeuvrent également à la réparation des chaussures des soldats.

Dans les airs, les gothas allemands attaquent sur le front comme les villes. Mais certains tombent sous les coups de la DCA britannique ou française.

Ci-dessus, après l’attaque de Londres le 19 mai; ci-dessous, après des combats sur la Marne.

La bataille de la Marne et de l’Oise, le retour de la guerre de mouvement après l’attaque allemande du 28 mai. Pour permettre aux lecteurs de se repérer, Le Miroir a inséré deux cartes des lieux.

Mais contrairement à ce qui est dit, la ligne de front a été gommée si bien que ces cartes n’ont pas un grand intérêt si l’on ne lit pas la presse quotidienne.

Les destructions.


Pourtant bien empaquetée par des sacs de sable, la cathédrale de Reims a connu quelques destructions. Problèmes posés ici par la protection: des sacs de sable en chutant ont décapité la statue de Saint-Pierre !

Autres destructions à Amiens…

…à la gare et à la cathédrale.

Autres destructions..

Dans la Marne, Verneuil. Le village comme le château devront être reconstruits après la prise du village par les Allemands le 31 mai.

Pour les populations soumises aux bombardements, la fuite est la seule solution.

C’est la seconde fois que cela se produit depuis le début de la guerre.

Image de la guerre de mouvement qu’on avait oublié depuis presque quatre ans…

…des troupes à cheval ou à bicyclette en route pour le front.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 juin 1918

(JOUR 1413 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une de ce numéro de J’ai vu, la bataille de Paris ou la seconde bataille de la Marne. Les Allemands ont attaqué de partout et réalisé des avancées importantes. Foch et le Kronprinz face à face dans l’attaque sur Paris.

Ainsi, à l’ouest de Reims…

…ils sont à proximité de Château-Thierry ce qui les amène à 65 kilomètres de la capitale.

L’artillerie joue un rôle important pour freiner l’avance allemande.

Le ravitaillement en obus est indispensable. Les munitions arrivent en quantité.

Ce sont les Américains, les Sammies qui viennent se frotter aux troupes de Ludendorff.

Les Allemands ont aussi des chars de combat, des tanks.

En retard technologique, ceux-ci ont été capturés par les Français.

A Paris, les réfugiés affluent des territoires repris par les Allemands. Nouvelle exode de population, nouveaux drames.

Métros, gares, églises accueillent ces réfugiés.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 21 avril 1918

(JOUR 1358 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On nous présente quelques hommes et on nous dit que leur attitude héroïque face aux Allemands a permis de minimiser l’avancée allemande sur la Somme et sur l’Oise, les fameuses offensives de printemps allemandes.

Le Miroir va vanter dans de nombreuses pages la collaboration franco-britannique pour repousser les Allemands, ce qui fut vrai à partir du 30 mars et la mise en place d’un commandement unique.

Les mitrailleurs français et anglais combattent ensemble et les brancardiers coopèrent également.

Sur le front, les Britanniques ont enterré la cuisine si bien que le ravitaillement peut continuer malgré les combats en surface.

Excellent pour le moral de hommes.

De l’artillerie pour repousser les divisions allemandes:

Française avec le nouveau canon de 155;

Britannique avec ces canons très efficaces.

En bas des prisonniers allemands se reposent avant de prendre le chemin de la captivité.

Le retour de la guerre en mouvement et par la même occasion de la cavalerie:

Des troupes françaises.

Et toujours ces scènes d’exode de populations sur les routes de la Somme et de l’Oise fuyant l’avancée allemande et les violents combats.

Les troupes américaines sont aussi sollicitées pour venir en aide aux britanniques et aux Français.

Ici les Sammies sont confrontés à la guerre des gaz.

Une double page pour expliquer les atermoiements des Japonais face à la situation en Russie, du côté de la Sibérie.

Interviendront-ils ou non ? Les Chambres délibèrent et hésitent. La foule attend le verdict et les hommes politiques hésitent à prendre une décision.

Autre sujet de questionnement des Occidentaux, la situation en Ukraine.

Une délégation française est allée rendre visite à la nouvelle république. Mais les conditions climatiques n’ont guère aidé les visiteurs.

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POSTER MDI en fil rouge de l’été- L’EXODE en 1940.

Ce tableau MDI montre la fuite des populations du Nord de la France, de Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg devant l’avancée éclair de la Wehrmacht en mai et juin 1940 après la percée de Sedan. C’est un important épisode de ce conflit qui a toute sa place dans l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale, au même titre que le débarquement du 6 juin dont ont déjà parlé ou la Libération de Paris (ou de Strasbourg).

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Exode massive de population par tous les moyens vers une destination non définie, le seul souci de tous ces malheureux étant de mettre le plus de distance entre eux et les troupes allemandes, avançant elles à une vitesse bien supérieure, pas prise dans les énormes bouchons routiers.

On parle de 8 à 10 millions de « fuyards » comme les appela Pétain dont beaucoup ne retournèrent pas chez eux après l’armistice du 22 juin 1940, augmentant notoirement la population des grandes villes du sud de la France.

L’autre image (qui n’a rien d’Epinal) de cette exode, ce sont les attaques des Junkers allemands sur ces colonnes de réfugiés totalement inoffensives pour l’armée allemande, semant la terreur et la mort. Les avions munis de mitrailleuses étaient également dotés de  sirènes hurlant lors des piqués qu’on surnomma « les trompettes de Jericho » et qui avaient pour objectif de terrifier les populations.

Quelques photos prises sur le net de cette exode de mai-juin 40:

Die Fl¸chtlingswagen sind hoch beladen mit den wenigen Habseligkeiten. Frankreich, bei Gien. 19.6.1940

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Un CARNET « de voyage » sur l’EXODE… mais pas à celui qu’on s’attend !

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A la lecture du titre de ce livre de Jacques Hervieu, quelque chose interpelle tout de suite, la juxtaposition du terme EXODE et de la date 1944. L’Exode, ce fut la fuite éperdue des populations du nord et nord-est de la France, des populations belges également, devant l’avance foudroyante de la Wehrmacht après le 10 mai 1940.

Qu’en est-il de cet exode que raconte au jour au jour l’auteur et qui se déroula en 1944 ?

C’est l’histoire de la vie d’une famille, en Normandie, à partir du matin du 6 juin, de cette douceur de vivre normande (même sous l’occupation) brutalement interrompue par des grondements lointains qui annoncent un terrible orage, celui du débarquement et de la libération de la France. Moments terribles à vivre pour les habitants de Normandie, au centre des combats, habités d’un sentiment qui oscille entre la joie de voir la liberté venir mais l’inquiétude de devoir se trouver au milieu de la tourmente. Vous pouvez lire le début de cette narration, ci-dessous.

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A partir de là, la vie des habitants du village de Periers va connaître un bouleversement sans nom. Au premier jour du débarquement, qui se déroule pourtant à une trentaine de kilomètres au nord-est du bourg, 25 km pour Sainte-Mère-l’Eglise, l’auteur raconte le moment où ils suivront en direct le largage d’une unité parachutiste dans leur secteur, action militaire américaine dont le but était de désorganiser les arrières ennemis. Mais cela, le grand enfant qui raconte ses souvenirs n’en a pas conscience immédiatement.

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L’intérêt de cette  lecture, c’est essayer de faire correspondre ce récit au jour le jour avec ce que raconte l’histoire de ce débarquement, en la comparant par exemple avec la carte interactive de l’avancée des troupes américaines (et  de quelques reculs aussi).

http://www.normandiememoire.com/fr_FR/content/view/id-63-progression-du-front

Le père décide rapidement d’éloigner sa famille du bourg principal et la première étape de l’exode passera par une grange familiale située à quelques kilomètres de là. Cela sauvera certainement la vie des siens car un terrible bombardement s’abattra sur le village, détruisant nombre de bâtiments et faisant de nombreuses victimes.

D’où cette narration quand le père et son fils retournent au village pour venir en aide à leurs anciens voisins.

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Puis, devant la dangerosité de la situation, la famille commence à se déplacer vers le sud du Corentin, trouvant refuge chez des habitants qui leur ouvrent sans compensation leur grange ou leur greniers à foin. Ainsi, ils vont passer quelques jours près de Montcuit où le père va jusqu’à faire construire un abri souterrain, une tranchée, dans laquelle la famille se réfugie quand l’orage métallique gronde. Les Allemands sont omniprésents, des colonnes montent au front sans arrêt sans que jamais d’autres n’en descendent ce qui fait conclure à l’auteur que les pertes doivent être considérables. Des Allemands qui provoquent quelques moments d’inquiétude malgré le fait qu’ils ne s’intéressent guère à ces malheureux civils. Jusqu’au jour où, le front se rapprochant, un gradé les houspille et les somme de s’en aller au plus vite… Ce qui surement leur sauvera la vie.

Nouvelle exode vers le sud… avec en bruit de fond la canonnade qui avance. Les enfants s’imaginent des scènes de combats comme dans les livres ou leurs jeux, guerre que, par chance, ils ne connaîtront jamais de très près.

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L’exode, la fuite se poursuit vers le sud… dans une carriole tiré par leur baudet Pompon, jusqu’aux environs de Saint-Hilaire-de-Harcouet, à Milly puis Lapent, à la lisière de la Bretagne, où les combats n’auront pas lieu, les Alliés longtemps en échec étant devenus suffisamment forts pour repousser les occupants et entamer leur marche vers la Victoire. D’ailleurs, au début de l’Invasion, quand le front ne progresse pas, les autochtones passent par tous les états d’âme qui vont même par moment à aller jusqu’à souhaiter la victoire des Allemands.

D’ailleurs, loin des combats, les gens sont beaucoup moins accueillants et regardent de travers ses vagabonds (maraudeurs dit l’écrivain) en guenilles. Ils n’ont pas changé de vêtements depuis le 6 juin et nous sommes alors fin juillet. Egoïsme, incompréhension, peur ordinaire de l’autre ou gens rencontrés peu intéressants ?

C’est le 3 août, en début de journée, que les Américains arriveront à Sainte-Anne-de-Buais, ultime étape de l’exode de la famille où ils sont arrivés quelques jours auparavant. Sans combat car les Allemands se sont repliés. La famille assistera à toutes les scènes traditionnelles de la Libération: le tocsin, les premiers chars, les uniformes -décevants (pour l’auteur) des Américains-, les chewing-gums et le corned-beef, le Camels militaires, les soldats noirs qui font peur à tous avec les histoires qui se racontent sur eux, le fils du boucher qui manque de peu d’être lynché car on lui reproche une incertaine collaboration passée avec les Allemands, chose que personne ne peut préciser mais qui n’empêche pas la populace de se défouler. Ce jeune aurait été tué sans l’intervention… des Américains……  Un jeune fuyard allemand abattu dans un champ de blé, sans procès après dénonciation de la même populace brutalement plus vindicative que quelques jours avant. Bref, il ne manque que les femmes tondues pour que le scénario de la Libération de ce coin de France soit complet! Le surlendemain, la scène est moins gaie quand le frère du narrateur saute dans un camion américain roulant en sens inverse, soulève une bâche en quête de cigarettes pour tomber… sur des cadavres sanguinolents !

Quelques jours après, c’est un GMC remontant vers Cherbourg qui ramènera la famille à Périers, plus de 2 mois après son départ en catastrophe. Alors commencera la reconstruction du domicile familial dans un village en ruines.

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