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JEUX: DUEL puis 3 scénarios de MÉMOIRE 44 avec PRESTON à la maison (samedi 2 septembre)

Début de soirée tranquille avec une double confrontation sur DUEL, la (très réussie) version à deux de 7 WONDERS.

Première partie largement remportée par Preston 48-35, je prends ma revanche sur la seconde manche 58-53. Décidément, Preston est le grand spécialiste des cartes bleues (18-0 puis 29-8) et je reste le plus belliqueux avec deux victoires militaires 10-0.

Cela faisait plusieurs années que l’on n’avait ouvert MEMOIRE 44 bien qu’ayant testé chez Fred et Sylvain des jeux de guerres de cette famille. Il fallut donc relire les règles du jeu pour se remettre dans l’ambiance.

Premier scénario: la Bataille de Montélimar dont Preston découvre l’existence.

Les positions de base des unités et du relief où l’on reconnaît la ville de Montélimar, Bonlieu, la colline de Savasse, celles infranchissables de Condillac et bien entendu, le Rhône. Six médailles à gagner ce que Preston réussira en premier en faisan une sorte que ses blindés atteignent les rives du Rhône pur obtenir la 6ème médaille.

La situation des unités en fin de manche avec les Allemands bien plus décimés que dans la vraie histoire et des Américains bien plus fringants qu’ils ne le furent fin août 44.

Second scénario avec un épisode du D-Day et la prise de Pégasus Bridge par les paras britanniques. Un scénario très compliqué pour les Allemands inférieurs en nombre face aux Britanniques.

Sans surprise, seconde victoire incontestable de Preston qui jouait les Alliés (on n’a pas changé de camp pour les 3 parties).

Troisième scénario avec un autre épisode du D-Day: le débarquement des Britanniques à Sword Beach.

Là, il s’agit d’une partie où l’Allemand devrait être malmené puisque ce fut le cas dans l’histoire réelle. Les troupes alliées sont en nombre mais elles resteront coincées sur la plage normande, incapable d’infliger la moindre perte aux trois bunkers posés sur la côte. Bien à l’abri dans ces ouvrages du Mur de l’Atlantique ou dans les villes de l’arrière, l’Allemand ne connaîtra aucune perte pour un 6-0 cinglant.

Bonne soirée. A refaire !

 

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JEU: une soirée chez FRED avec les HEROES OF NORMANDIE (vendredi 28 juillet)

Soirée à 4 autour de HEROES OF NORMANDIE, un jeu de guerre dans le bocage normand en juin ou juillet 1944: Fred l’accueillant, Sylvain et en guest Janis venu s’essayer à un jeu de plateau.

Deux joueurs incarnent les Allemands (Sylvain et moi) et deux les Américains fraîchement débarqués (Fred et Janis). 8 unités de base pour chacun soit 32 groupes ou hommes plus ou moins costauds en attaque ou en défense, plus ou moins rapides… Les combats se jouent aux dés, en général un seul et quelques cartes ajoutent un peu de piment en modifiant les actions au moment où l’adversaire ne s’y attend pas.

But du jeu: occuper 2 bâtiments à la fin d’un tour sans qu’aucune unité adverse ne vienne contester cette suprématie (être en bordure de celui-ci).

7 tours de jeu et après l’assimilation des règles (au demeurant assez simples), environ 4 heures de combat pour une courte victoire des Américains sans qu’aucun camp n’ait pu s’installer durablement dans un bâtiment.

Bonne soirée.

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Un CARNET « de voyage » sur l’EXODE… mais pas à celui qu’on s’attend !

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A la lecture du titre de ce livre de Jacques Hervieu, quelque chose interpelle tout de suite, la juxtaposition du terme EXODE et de la date 1944. L’Exode, ce fut la fuite éperdue des populations du nord et nord-est de la France, des populations belges également, devant l’avance foudroyante de la Wehrmacht après le 10 mai 1940.

Qu’en est-il de cet exode que raconte au jour au jour l’auteur et qui se déroula en 1944 ?

C’est l’histoire de la vie d’une famille, en Normandie, à partir du matin du 6 juin, de cette douceur de vivre normande (même sous l’occupation) brutalement interrompue par des grondements lointains qui annoncent un terrible orage, celui du débarquement et de la libération de la France. Moments terribles à vivre pour les habitants de Normandie, au centre des combats, habités d’un sentiment qui oscille entre la joie de voir la liberté venir mais l’inquiétude de devoir se trouver au milieu de la tourmente. Vous pouvez lire le début de cette narration, ci-dessous.

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A partir de là, la vie des habitants du village de Periers va connaître un bouleversement sans nom. Au premier jour du débarquement, qui se déroule pourtant à une trentaine de kilomètres au nord-est du bourg, 25 km pour Sainte-Mère-l’Eglise, l’auteur raconte le moment où ils suivront en direct le largage d’une unité parachutiste dans leur secteur, action militaire américaine dont le but était de désorganiser les arrières ennemis. Mais cela, le grand enfant qui raconte ses souvenirs n’en a pas conscience immédiatement.

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L’intérêt de cette  lecture, c’est essayer de faire correspondre ce récit au jour le jour avec ce que raconte l’histoire de ce débarquement, en la comparant par exemple avec la carte interactive de l’avancée des troupes américaines (et  de quelques reculs aussi).

http://www.normandiememoire.com/fr_FR/content/view/id-63-progression-du-front

Le père décide rapidement d’éloigner sa famille du bourg principal et la première étape de l’exode passera par une grange familiale située à quelques kilomètres de là. Cela sauvera certainement la vie des siens car un terrible bombardement s’abattra sur le village, détruisant nombre de bâtiments et faisant de nombreuses victimes.

D’où cette narration quand le père et son fils retournent au village pour venir en aide à leurs anciens voisins.

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Puis, devant la dangerosité de la situation, la famille commence à se déplacer vers le sud du Corentin, trouvant refuge chez des habitants qui leur ouvrent sans compensation leur grange ou leur greniers à foin. Ainsi, ils vont passer quelques jours près de Montcuit où le père va jusqu’à faire construire un abri souterrain, une tranchée, dans laquelle la famille se réfugie quand l’orage métallique gronde. Les Allemands sont omniprésents, des colonnes montent au front sans arrêt sans que jamais d’autres n’en descendent ce qui fait conclure à l’auteur que les pertes doivent être considérables. Des Allemands qui provoquent quelques moments d’inquiétude malgré le fait qu’ils ne s’intéressent guère à ces malheureux civils. Jusqu’au jour où, le front se rapprochant, un gradé les houspille et les somme de s’en aller au plus vite… Ce qui surement leur sauvera la vie.

Nouvelle exode vers le sud… avec en bruit de fond la canonnade qui avance. Les enfants s’imaginent des scènes de combats comme dans les livres ou leurs jeux, guerre que, par chance, ils ne connaîtront jamais de très près.

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L’exode, la fuite se poursuit vers le sud… dans une carriole tiré par leur baudet Pompon, jusqu’aux environs de Saint-Hilaire-de-Harcouet, à Milly puis Lapent, à la lisière de la Bretagne, où les combats n’auront pas lieu, les Alliés longtemps en échec étant devenus suffisamment forts pour repousser les occupants et entamer leur marche vers la Victoire. D’ailleurs, au début de l’Invasion, quand le front ne progresse pas, les autochtones passent par tous les états d’âme qui vont même par moment à aller jusqu’à souhaiter la victoire des Allemands.

D’ailleurs, loin des combats, les gens sont beaucoup moins accueillants et regardent de travers ses vagabonds (maraudeurs dit l’écrivain) en guenilles. Ils n’ont pas changé de vêtements depuis le 6 juin et nous sommes alors fin juillet. Egoïsme, incompréhension, peur ordinaire de l’autre ou gens rencontrés peu intéressants ?

C’est le 3 août, en début de journée, que les Américains arriveront à Sainte-Anne-de-Buais, ultime étape de l’exode de la famille où ils sont arrivés quelques jours auparavant. Sans combat car les Allemands se sont repliés. La famille assistera à toutes les scènes traditionnelles de la Libération: le tocsin, les premiers chars, les uniformes -décevants (pour l’auteur) des Américains-, les chewing-gums et le corned-beef, le Camels militaires, les soldats noirs qui font peur à tous avec les histoires qui se racontent sur eux, le fils du boucher qui manque de peu d’être lynché car on lui reproche une incertaine collaboration passée avec les Allemands, chose que personne ne peut préciser mais qui n’empêche pas la populace de se défouler. Ce jeune aurait été tué sans l’intervention… des Américains……  Un jeune fuyard allemand abattu dans un champ de blé, sans procès après dénonciation de la même populace brutalement plus vindicative que quelques jours avant. Bref, il ne manque que les femmes tondues pour que le scénario de la Libération de ce coin de France soit complet! Le surlendemain, la scène est moins gaie quand le frère du narrateur saute dans un camion américain roulant en sens inverse, soulève une bâche en quête de cigarettes pour tomber… sur des cadavres sanguinolents !

Quelques jours après, c’est un GMC remontant vers Cherbourg qui ramènera la famille à Périers, plus de 2 mois après son départ en catastrophe. Alors commencera la reconstruction du domicile familial dans un village en ruines.

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POSTER MDI en fil rouge de l’été- Les DÉBARQUEMENTS des 6 JUIN et 15 août 1944

Les posters MDI, supports didactiques à l’enseignement de l’Histoire en école élémentaire. De belles planches sur lesquelles l’enseignant pouvait faire s’exprimer les élèves, faire passer des images d’Histoire même si elles étaient quelquefois bien éloignées de la réalité… historique !

Ces tableaux datent des années 1950-60 avant que les images animées n’envahissent les petits et grands écrans des écoles autant que des maisons. Grand écran tout de même, 87x64cm… on pouvait le voir même du fond de la classe et l’image restait visible même la séance achevée. DSCN3900

On avait déjà vu ce poster en 2014 sur ce blog pour la même occasion, celle du 70ème anniversaire, au collège Monod où je l’avais montré avec d’autres documents… Aujourd’hui, c’est donc le 72ème anniversaire du D-Day, avec ce dessin un peu fourre-tout: première vague au premier plan alors que déjà la seconde arrive en même temps que les renforts et alors que les incendies des combats initiaux ne sont pas éteints.

A suivre avec un autre tableau

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RÉSISTANCE 1942 (15/23): journal clandestin LA VIE OUVRIÈRE (CGT) de septembre 1942.

Un numéro spécial de La Vie Ouvrière de septembre 1942. La V.O. est le bulletin d’information de la CGT qui existe toujours de nos jours. Mais sa distribution sous le manteau en zone occupée comme sa lecture en septembre 1942 était beaucoup plus risquée que de nos jours. La Une est d’ailleurs un appel sans équivoque à la lutte armée:

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Mort aux traîtres ! Mort aux Boches ! le message est clair. C’est un appel à lutter autant contre les Allemands que contre les hommes de Vichy emmenés par Laval et qui envoient des travailleurs français en Allemagne à la demande des vainqueurs.

Ce titre fait clairement allusion à la manifestation du 20 septembre 1942, célébrant le 150ème anniversaire de la Victoire de Valmy. On en a parlé récemment avec des petits tracts, des flyers appelant à cette action.

DSCN2281Ce n’est pas encore le S.T.O. qui ne sera institué qu’en février 1943. Mais « la Relève » inventée par Laval en juin 1942 fut un échec avec seulement le départ de 17 000 ouvriers pour le Reich. Aussi en réponse aux demandes de Fritz Sauckel, le « négrier de l’Europe », chargé par les Nazis d’amener de la main d’oeuvre européenne pour remplacer les hommes sur les fronts, Laval va créer en septembre 1942 la conscription obligatoire qui ne marchera que dans la zone occupée. Elle sera très impopulaire en zone sud avec en particulier des grèves à Oullins dans le Rhône.

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Un petit pavé qui met en avant la grève d’ouvriers luxembourgeois pour refuser le travail obligatoire imposé par les Allemands.

En seconde page, ce petit article qui dénonce les hommes de la CGT ou d’autres syndicats qui participent à la commission chargée de choisir les ouvriers à envoyer en Allemagne:

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Des mots très durs: traîtres, marchands d’esclaves, agents de l’ennemi, complices des assassins des militants ouvriers (dont Pierre Semard).

DSCN2283Un autre petit article pour rendre hommage à deux morts, amis de la V.O. assassinés par les Nazis. Deux intellectuels communistes:

Jacques Salomon, physicien, gendre de Paul Langevin qui est à l’initiative de la Résistance des Intellectuels, fusillé au Mont-Valérien le 23 mai 1942.
Georges Politzer, philosophe, lui aussi dans le même réseau que Jacques Salomon connut le même sort: arrestation par les Brigades Spéciales de la Préfecture de Police (des Français) et assassinat au Mont-Valérien le 23 mai 1942.

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Appel à la lutte armée des ouvriers dans le sillage des Francs-Tireurs, l’organisation de Résistance communiste… surtout que Métallos, Cheminots et Mineurs ont tous des camarades à venger. Des actions des résistants ouvriers sont citées dans un autre petit mot: dans la Nièvre, à Paris chez Esder chez Gnome-et-Rhône et d’autres lieux, Brest, Nancy, Bordeaux, Tarbes, Annemasse, Sotteville,  Saint-Pierre-des-Corps, dans le Nord. Tout cela dans la zone administrée par les Occupants !

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La page 3 est beaucoup plus politique avec une analyse des raisons de lutter contre la Charte qu’a adopté le régime de Vichy pour régler les rapports entre ouvriers et patrons sous un système corporatiste à la manière du régime fasciste de Mussolini. Ainsi la Voie Ouvrière comme les syndicats clandestins CGT et CGTU, les syndicalistes chrétiens préparent la riposte à des textes que Vichy semble vouloir activer.

DSCN2287D’ailleurs, en haut de page suivante, un petit mode d’emploi pour contourner la mise en place des délégués (suivant la Charte) et leur faire prendre en compte les revendications ouvrières. N’oublions pas que ces délégués des ouvriers et employés étaient nommées… par les patrons !

Des revendications que l’on peut retrouver en tant de paix:

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Des revendications salariales…

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Des revendications pour améliorer le quotidien… !

Les mérites de l’unité d’action des syndicats, chose vite oubliée en période de moins difficile:

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DSCN2289Un petit article pour donner en exemple les actions collectives des ouvriers ici et là:

-à La Ciotat, grève chez les métallurgistes.

-près de Paris, débrayages dans des chantiers,

-à Brest, grève à l’Arsenal,

-actions chez des entreprises métallurgiques parisiennes pour augmenter les salaires, en particulier dans l’aéronautique chez Bréguet.

Enfin, un article qui interpelle que celui-ci:

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Les Nazis et les hommes de Vichy diffusent de « fausses » Vie Ouvrière vantant les mérites de la Kollaboration et dans lesquelles signent des « traîtres » au mouvement ouvrier, anciens syndicalistes reconvertis à la Collaboration. Avec la perspective de marks triomphants encore en 1942, cela peut se comprendre !

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La première page de cette revue, au format à l’italienne, crise du papier oblige

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RÉSISTANCE 1942 (12/23): L’HUMANITÉ clandestine août-septembre 1942.

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L’HUMANITÉ  clandestine, numéro spécial d’août-septembre 1942.

Un petit journal de 4 pages édité fin août 1942. Sur la une, un appel à manifester le 20 septembre prochain pour célébrer les 150 ans de la victoire de Valmy. Il faut dire que les Nazis sont comparés aux soudards de Brunswick. C’est le moment de leur rappeler ce que fut Valmy.

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Un appel à manifester place de la République à Paris à 18h30 et dans toutes les villes et villages devant les Mairies. Les slogans sont même soufflés qui vont de l’opposition aux Allemands à la contestation de Vichy, de Laval surtout.

Sur cette même page, un appel à s’enrôler dans les FTP, les Francs-Tireurs et Partisans, le bras armé du PCF clandestin:

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Autre article intéressant avec cet article « Echec aux trafiquants d’esclaves ». C’est l’époque de la Relève, ce système imposé par les Allemands pour trouver des bras pour l’industrie de guerre allemande. Un système qui ne fonctionnera pas et qui sera remplacé par le S.T.O. début janvier 1943:

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Dans les page suivantes, l’Huma va raconter les luttes et combats des travailleurs et des militants communistes, ici et là…

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Des combats de ménagères qui pillèrent à Paris un grand magasin ce qui entraîna l’exécution de quelques personnes arrêtées. Le communiqué des F.T.P. qui liste des actions de sabotage et de grève. La lutte des ouvriers…

 En page 2, sous le titre « Les crimes des racistes », le journal fait allusion à la Rafle du Vèl d’Hiv qui s’est déroulée juste avant la parution de la feuille et dénonce l’aide de Vichy à la déportation des Juifs de France. Il insiste sur les conditions de détention à l’intérieur du Palais parisien, les WC débordant…

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Par contre, les rédacteurs ne connaissent pas encore le sort réservé aux Juifs par les Nazis.

Dernière page, la lettre d’un prisonnier de guerre en Allemagne et les conditions de détention dans les stalags…

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le peu de cas de Vichy pour ces familles de prisonniers…

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et les textes officiels allemands qui demandent aux ouvriers allemands de n’avoir aucun rapport avec les travailleurs français en Allemagne qui doivent être considérés comme des ennemis:

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L’Huma reprend la demande soviétique pour l’ouverture d’un deuxième front en Europe de l’Ouest…

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puis fournit un petit résumé de ce qu’est le fascisme hitlérien:

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Les pages 2, 3 et 4 de ce numéro clandestin:

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RÉSISTANCE 1942 (10/23): journal clandestin L’HUMANITÉ du 21 août 1942.

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En plein mois d’août 1942, alors que la guerre n’a pas encore choisi son camp, un tract-journal du Parti Communiste  présenté sous le titre de l’Humanité clandestine. Une page 21×27 recto-verso seulement mais des informations intéressantes que la radio pétainiste ne risquait pas de publier.

Comme cette  SAMSUNG CAMERA PICTURES qui vient de se tenir, avec le camarade  Staline, Churchill et Roosevelt autour de la même table.
L’Humanité insiste sur l’héroïsme de l’Armée Rouge mais évoque aussi la création d’un second front à l’Ouest. D’ailleurs, le journal parle brièvement de l’opération de Dieppe qui a eu lieu 2 jours auparavant en transformant ce que l’histoire retiendra comme un désastre en un coup de main annonciateur… d’événements désagréables pour le IIIème Reich. 

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Comme quoi la désinformation est une arme importante dans une guerre, utilisée par tous.

Début d’un article en bas de page annonçant…

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que sera bientôt célébré le 150 ème anniversaire de la bataille et victoire de Valmy, au premier jour de la République Française. C’était le 20 septembre 1892 et il est donné rendez-vous aux militants et sympathisants le 20 septembre 1942. On en reparlera plus tard.

Pas de mise en page pour le verso de cette Humanité clandestine.

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Plusieurs articles à la suite pour optimiser au maximum la place dans la feuille.

Appel aux ouvriers et ouvrières français:

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Après l’explication de ce qu’est l’organisation du travail plus ou moins forcé en Allemagne par Hitler, Laval et Pétain, le journal appelle la Résistance, aux sabotages, aux revendications salariales… à la lutte, à l’action.

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Puis une comparaison entre la guerre politique menée par les boches et celle menée par les soldats de l’Armée Rouge:

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Les uns se battent pour asservir les peuples, les autres pour les libérer… Là aussi, l’Histoire modulera ces propos, pour la seconde partie de l’affirmation.

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Un compte-rendu des opérations des Résistants, les F.T.P., en France: dans le Morbihan, à Brest, à Rennes, à Saint-Malo, dans la Loire…

Plus bas, on apprend que les Allemands ont diffusé une fausse Humanité clandestine pour décrédibiliser l’action du Parti  Communiste et des Résistants.

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Une coupure ou une impression décalée nous prive de la fin de la dernière brève, sur les actions menées suite à l’exécution des 93 otages du Mont-Valérien, le 11 août précédent.

Suite de la présentation des tracts communistes de la caisse de Jean K. en septembre…

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