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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 2 juin 1918

(JOUR 1400 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Voici donc René Fonck dont on a parlé hier dans J’ai vu. En compagnie de Roland Garros, il reçoit la Légion d’Honneur. Garros ne remportera que quatre victoires avant que son avion n’explose en vol le 5 octobre 1918 au-dessus des Ardennes. Pourtant, c’est lui que la postérité a retenu grâce au fait que son nom soit associé aux terrains de tennis du Racing Club de France à Paris, depuis 1928.

Un peu de colombophile pour louer le rôle important joué par les pigeons voyageurs dans les transmissions de renseignements. On a cru un moment que l’avion remplacerait les volatiles mais on est bien obligé de reconnaître qu’on a eu tort.

Deux pages pour expliquer le malaise des Irlandais face à la conscription instituée par l’Etat Britannique.

Prise de paroles, manifestation monstre… l’Irlande se déchire sur la raison de son engagement en Europe lors duquel près de 28 000 Irlandais perdront la vie.

Autres manifestations, mais aux Etats-Unis celles-ci pour rendre hommage aux soldats français à travers une délégations de chasseurs alpins… on en a parlé dans J’ai vu la semaine dernière.

Les diables bleus défilent à West-Point puis son accueillis à Wall Street. N’oublions pas que la raison de cette parade est la levé de fond pour l’emprunt de guerre.

En Italie, les troupes poussent et tirent un canon pour le monter dans les hauteurs surplombant le Piave. L’auteur des lignes du Miroir se moque un peu de leur archaïsme en disant que rien n’a changé depuis Marengo, 118 ans auparavant !

Ecole de camouflage aux Etats-Unis. Deux vues pas vraiment convaincantes !

L’efficacité de la DCA française.

Cet avion allemand a été abattu par des conons au sol. La défense contre les avions a beaucoup fait de progrès en quatre ans. Les avions également, il faut reconnaître ! Ces photostat été prises à Verberie dans l’Oise.

Les Français était fou de leurs 75 en début de guerre. Mais quatre ans après, ils en sont venus eux aussi aux grosses pièces d’artillerie montées sur rail. Ils fallu créer spécialement des voies de garage par rapport à la voie principale pour ces canons.

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114 POILUS de CADEROUSSE, 114 DESTINS… Raphaël OUVIER.

114 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 114 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Soixante-douzième nom de la liste: Raphaël Marius OUVIER.

 

La troisième face du Monument aux Morts.

Voilà un garçon naturalisé Caderoussier par la mariage ! En effet, toutes les recherches généalogiques sur Raphaël Ouvier nous mènent à Sorgues sauf, tout à la fin et un certain 19 juillet 1911, trois ans avant la déclaration de guerre, jour où il se marie à Caderousse avec Louise Raphaëlle Soumille, une fille du village née à Orange en 1893 et de treize ans plus jeune que lui. Comment a-t-il atterri derrière les digues ? Les hasards de la vie, peut-être son métier de maréchal-ferrant qui l’amenait quelquefois au village ? Peut-être des rencontres familiales ? Seuls des descendants pourraient nous le dire…

Raphaël est donc né à Sorgues le 5 octobre 1880 d’un père cultivateur, Michel Ouvier et d’une mère Rosalie Malzieu, sage-femme en 1880, originaire du plateau ardéchois, du hameau de Montlaur à Coucouron. Rosalie et sa mère également prénommée Rosalie descendront dans la vallée du Rhône à l’occasion de ces noces, célébrées à Sorgues le 11 février 1872.  Le jeune couple Ouvier-Malzieu s’installe au quartier de Ronquet en 1880. Bien vite naîtra une petite Marie Agricole à la fin de l’année 1972 puis, huit ans plus tard, Raphaël.

Devenu adulte mais pas encore majeur, Raphaël va devancer l’appel en signant un engagement de quatre ans en mairie d’Avignon, le 14 octobre 1898. Maréchal-Ferrant de formation, il est normal qu’il  rejoigne un régiment monté, le 11ème Dragons. A l’Armée, pas de période d’essai.. quand on signe un engagement, on ne peut se rétracter au bout de quelques semaines et on doit aller au terme de son engagement ! Raphaël ne le savait peut-être pas et il ne se présente plus à la caserne deux mois après le début de son service, le 13 décembre. Il devient donc officiellement déserteur un mois plus tard, le 14 janvier 1899, c’est-à-dire recherché par tous les gendarmes de France et de Navarre.

Il arrêtera de son plein gré cette période d’illégalité, le 23 mai 1900, soit un an et demi après le début de la cavale, en se présentant volontairement à la Gendarmerie d’Annemasse. Avait-il essayé de trouver refuge et emploi en Suisse ? En tout cas, retour à la case départ, la caserne des Dragons, le 26 mai tout en devant encore trois ans et dix mois à la Nation et à l’Armée. Mais auparavant, il va falloir payer pour cette petite absence et une condamnation à deux ans d’emprisonnement pour désertion à l’intérieur en temps de paix va tomber dans la foulée, le 6 juillet  1900. Raphaël sera transféré à la prison de Toulon le 24 juillet 1900 pour purger sa peine.

Par chance, une grâce ministérielle tombera le 27 décembre 1900 et le voilà de retour une troisième fois chez les Dragons  le 28 janvier 1901 pour  trois ans et neuf mois. Cela nous transporte au 14 septembre 1904, date à laquelle Raphaël est rendu à la vie civile après avoir accompli son contrat de quatre ans qui en aura duré… six ! Entre temps, il avait été muté au 13ème Dragons en avril 1904.

Retour à Sorgues puis emploi de voiturier en Avignon en 1909 avant ses noces à Caderousse en 1911 avec à la clé, un travail et une résidence à la ferme de ses beaux-parents Soumille. Pas pour très longtemps. Suivant le traçage de l’Armée, il retourne à Sorgues en 1913 puis il est noté sa présence dans le sud-Drôme à Suze-la-Rousse en 1914.

La guerre éclate le 3 août 1914 et Raphaël rejoint son unité, non pas le 13ème Dragons mais le 15ème Escadron du Train des Equipages Militaires. Il ne s’agit d’une unité de chemin de fer mais d’un escadron dont la tache est de ravitailler les troupes au front, autant en troupes fraiches qu’en munitions ou en intendance. Il ne faut pas oublier que les armées en 14-18 étaient essentiellement hippomobiles et la formation de maréchal-ferrant de Raphaël le destinait tout droit à une unité du Train.

Pour la petite histoire, c’est le 26 mars 1807 que Napoléon créa ses unités du train des équipages pour remplacer des prestataires privés beaucoup moins fiables.

 Raphaël va servir au 15ème Escadron puis au 3ème et enfin au 4ème ETEM. C’est le 08 août 1918 qu’il a été tué par un éclat d’obus, près de Dompierre-Maigneley dans l’Oise. La reprise de la guerre de mouvement rendait alors les missions des unités du train encore plus périlleuses.

Le 08 août 1918, Raphaël était âgé de 37 ans et 10 mois.

 

La fiche matricule de Raphaël Marius Ouvier de Mémoire des Hommes.

Raphaël Marius Ouvier, matricule 1512 de la classe 1900, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Ouvier est encore présent dans le Vaucluse, autour de Carpettes et dans la vallée des Vignères à Apt. Si quelqu’un reconnaît en Henri Joseph un ascendant indirect, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre: les trois frères Pecoul (partie généalogie).

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er avril 1918

(JOUR 1338 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une générale de J’ai vu de ce 1er avril 1918, la guerre sous-marin raconté depuis les mémoires d’un sous-marinier allemand opposé à la politique du Kaiser. Un dessin de Léon Fauret pour attirer les lecteurs à acheter cette revue.

Autre article avec un reportage sur le Transsibérien pour oublier un temps la guerre.

Mais le questionnement militaire revient rapidement. Les Japonais vont-ils emprunter cette voie ferrée pour attaquer les Soviets et les Allemands ? Il faut dire que cette liaison n’est achevée que depuis quelques mois (5 octobre 1916) et qu’elle fait rêver nombre d’occidentaux.

Seconde une intérieure avec les obsèques de deux infirmières tuées lors du bombardement des Gothas sur Paris.

Le « pas-de-chance » pour ces jeunes femmes présentes au mauvais endroit au mauvais moment !

Clémenceau, le Président du Conseil, c’est-à-dire le Premier Ministre en visites…

…aux troupes américaines…

…aux aviateurs français dont on compte sur eux pour venger l’attaque des Gothas.

Alaska ?

Non seulement les Vosges enneigées où les Alpins amènent le ravitaillement sur des traîneaux comme cela se passe dans le Grand Nord.

Une page d’humour noir où le dessinateur Marcel Capy se moque du chef de la sureté de la place de Paris, M. Priolet, grand pourfendeurs d’espions en tout genre…

Bizarre que la censure ait laissé passer cette BD !

Encore des vues de l’explosion du dépôt de grenades de la Courneuve, en banlieue parisienne, accident survenu le 15 mars.

On parle d’une explosion entendue à 280 km de l’épicentre et d’une trentaine de morts. Le chiffre retenu par l’histoire est de 15 décès.

Pour finir, une vue des chantiers navals américains tournant en plein rendement.

On parle de 500 000 personnes employées aux constructions de guerre pour permettre la création d’un véritable pont naval entre les Etats-Unis et l’Europe.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 24 mars 1918

(JOUR 1330 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La une évoque le cas d’un des aviateurs allemands venus sur des Gothas bombarder Paris. Au retour, celui-ci a été abattu du côté de Thury-en-Valois dans l’Oise.

Voici à l’intérieur du Miroir, une vue de ces Gothas descendus…

…sur la page de gauche près de Compiègne et sur celle de droite, à Château-Thierry.

Quant à ce dirigeable en perdition,…

…il a été pris en charge par un sous-marin pour être ramené à bon port, scène se passant probablement une Méditerranée.

Sur cette page nous est présenté les deux extrémités du front occidental français:

En haut, une vue prise non loin de la frontière suisse et en bas, des tranchées creusées à proximité de la mer du Nord, peut-être en Belgique.

Dans les Vosges enneigées…

…ces alpins inaugurent une tenue camouflée les faisant disparaître de la vue de leurs opposants sur des étendues enneigées.

Quant à cet arbre…

…une bombe qui a explosé près de lui l’a transformé en palmier, toujours dans les Vosges, avec des alpins comme témoins.

La Russie vient de se doter d’une nouvelle constitution bolchévique.

On nous présente ces vues comme des clichés exceptionnels pris au moment où l’Assemblée Constituante prenait cette décision.

Les Poilus néo-zélandais passent à la vérification des dents.

On combat donc les Allemands et les caries chez les All Blacks.

Quelques vues de l’effort de guerre des Etats-Unis.

En haut, une employée des chemins de fer dirige un poste d’aiguillage électrique ultra-moderne.
En bas des trains transportent des millions de paquets de cigarettes aux hommes sur le front français.

En Mésopotamie, les Britannique continuant de chasser les Turcs.

En bas, des troupes hindous traversent Bagdad dans un sens tandis que des Chrétiens fuient les zones de combat en allant se réfugier au bord de la mer.

Enfin pour en revenir à la guerre sous-marine à outrance des Allemands, les Norvégiens ont mis au point ce sous-marin de poche pour sauver des équipages de cargos touchés par une attaque allemande.

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Une CARTE de CHEMINOT ANCIEN COMBATTANT de la GRANDE GUERRE

Il s’agit d’une carte des Cheminots Anciens Combattants de la Grande Guerre. l’adhérent, Lucien M… était facteur en écriture sur le réseau PLM mais, bien qu’il adhère à la section d’Avignon,  il exerçait son travail à Tarascon.

Un grand nombre d’hommes participèrent au premier conflit mondial (on parle de 8 millions de Français plus ou moins jeunes). Les grands mouvements de défense sociale et morale de ces anciens combattants virent le jour dès la fin du conflit, un peu dans tous les domaines de la société. ces associations devinrent très puissantes et influèrent sur le cours de l’histoire jusqu’après la Seconde Guerre Mondiale. L’exemple le plus parlant est celui de Pétain qui s’appuya sur la Légion, émanation des associations d’A.C.

Pour Lucien M…, il ne semble pas avoir longtemps adhéré à ce groupe puisqu’au dos de la carte, un seul timbre est collé, celui du troisième trimestre 1921.

Déception, lassitude ou désaccord politique ?

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Le Grand RHÔNE gelé à ARLES…

Une vue originale du Grand Rhône à Arles sur cette photo montée en carte postale semi-moderne, c’est-à-dire édité après la Grande Guerre et avant 1960.

Pas de légende mais un commentaire manuscrit au dos:

Le Rhône sous le pont de Lunel

les glaciers.

Le Grand Rhône était donc gelé et recouvert d’une importante quantité de glace. On dirait même qu’il a neigé tant l’épaisseur  est conséquente.

Le pont de Lunel est l’ancien pont du chemin de fer de la ligne Arles-Lunel créée en 1868 et détruit par les avions américains en août 1944.

Quelques images de ce pont tel qu’il était au temps de sa splendeur sur cette carte postale ancienne…

…une splendeur toujours présente avec ces magnifiques lions…

…sur les piles des culées, emblèmes héraldiques de la ville d’Arles. On eut l’idée de ne pas détruire les restes de ce pont après sa destruction. Il ne fut pas reconstruit car la ligne périclitait déjà avant la Seconde Guerre Mondiale.

Quant aux piles, elles portent les stigmates du bombardement de 1944 et sont toujours dans les eaux du Rhône pour les deux latérales, la centrale ayant été enlevée pour permettre que les bateaux (de tourisme principalement) puissent circuler sans danger.

Dernière question soulevée par la carte postale: en quelle année eut lieu cet hiver particulièrement rigoureux ?

Vu le document, sa qualité, il doit dater des années précédant de peu la destruction du pont. Des hivers glaciaux, il y en eut quelques uns, ceux de 1939-40, 1940-41 et 1941-42. Alors lequel ? Il semble que, dans le Midi de la France, celui de 1940-41 fut plus rigoureux que les deux autres. Le froid arriva la veille de Noël 1940 dans le sud et les gelées restèrent bien présentes jusqu’aux premiers jours de janvier 1941. La neige resta au sol six jours consécutifs à Marseille où le thermomètre tomba jusqu’à -12°8.

Alors fin 1940-début 1941. On peut le penser sans certitude absolue !

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 25/25 Le BARCARIN.

C’est le bac en activité le plus connu. Il permet de traverser le Grand Rhône, large d’environ 500 mètres à quelques kilomètres de son embouchure, sur un automoteur pouvant contenir plus de 30 voitures ou équivalent. Il faut dire qu’à partir du pont de la voie rapide d’Arles, aucun passage ne permet de sortir de la Camargue vers l’est, sinon ce bac du Barcarin.

Il est situé au Salin de Giraud, cette cité ouvrière appartenant à la ville d’Arles où sont implantées les Salines du Midi et de l’Est de a France. Nombre d’entreprises de la région de Fos et du grand Marseille viennent travailler dans cette région et empruntent le bac quotidienne 2 fois par jour, sans oublier les touristes qui représentent environ 1/3 du trafic.

Le premier bac dans ce secteur était la traille de Chamone située au nord de Salin.  En 1902, on autorisa la mise en service d’un bac à rames au Barcarin.

C’est en 1926 qu’on décida de motoriser la traversée avec un vapeur relié aux 2 berges par 2 chaînes, l’une s’enroulant sur un tambour et l’autre se déroulant, à la manière des toueurs du Rhône moyen.  Cette traille entra en service en 1933.

Endommagé légèrement par un échouage pendant la guerre, le bac reprit rapidement du service à la Libération, simplement supplée quelques mois par une vedette rapide type D-Day.

Etait-ce le départ de ce bac à chaînes, version Barcarin 1, quelques dizaines de mètres en aval du bac actuel ?

Barcarin 2 fut mis en service en 24 mars 1956, permettant le passage d’un nombre plus conséquent de voitures (18) et de passagers (110). Il aurait dû être inauguré le 1er février 1956 mais le froid et le gel du terrible mois de février 56 retardèrent de quelques semaines les premières traversées. On était passé à un automoteur. Plus besoin de chaînes !

Il dura un peu plus de 10 ans et fut remplacé en 1967 ou 1968 par cet autre automoteur: Barcarin 3.

Le bac avait trouvé sa place actuelle avec la maison du passeur sur la rive droite du Grand Rhône. 21 voitures et 140 passagers pour Barcarin 3. Il continue à servir de nos jours en parallèle à Barcarin 4 pendant les périodes de pointe. Ci-dessous à quai sur la première rampe d’accès:

Barcarin 4, le bac actuel qui officie de nos jours, a été mis en service en 1987.

Il peut contenir 32 voitures légères ou 4 camions et 12 voitures légères.

Ses moteurs ont été changés en octobre 2003. C’est le Syndicat Mixte des Traversées du Delta du Rhône qui, comme au Sauvage, gère cette structure.

Le bac est ouvert 365 jours par an, pendant 22 heures par jour. Les équipages de 4 hommes se relaient pour assurer ce service public, par tous les temps.

La traversée dure 10 minutes, embarquement et débarquement compris et coûte 5 euros (tarif été 2016).

Tous ces renseignements sont dus à la thèse sue les bacs du Rhône d’Henri Cogoluènhe et au site patrimonial dossiersinventaire.regionpaca.fr. Pour la partie Rhône-Alpes des articles précédents, patrimoine.rhonealpes.fr fut d’un précieux secours.

Vue aérienne Google Maps de Barcarin 3 à quai, rive droite, hors service.

Et celle de Barcarin 4 à quai, rive gauche, terminant l’embarquement des voitures.

Terminons par ces blocs de béton situés 500 mètres en aval du bac du Barcarin, toujours sur Salin-de-Giraud:

On aperçoit les mêmes sur l’autre rive du Grand Rhône:

Il s’agit du squelette des pontons d’un ancien bac ferroviaire dont la vocation était de transporter le sel de la Compagnie des Salins du Midi devenue Compagnie des Salins du Midi et des Salines de l’Est vers la ligne ferroviaire Arles-Port-Saint-Louis du Rhône et le port de Fos. Suivant Henri Cogoluènhe, ce bac a été mis en service en 1920 et a fonctionné jusque vers 2010.

Une fois cette desserte fermée, les rails et infrastructures ferrées ont été déposées il y a peu.

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