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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 21 juillet 1918

 

 

(JOUR 1449 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un obus conséquent et cette légende: Un des projectiles que nous envoyons journellement sur les lignes ennemies. On pourrait même ajouter… que nous recevons aussi car la Grosse Bertha n’envoie pas des boulettes en papier. Mais cela inquièterait trop les lecteurs.

Il y a quelques semaines qu’on n’encavait parlé. Sur le front d’Orient, les Français entraînent des fantassins grecs.

 

L’Offensive allemande du printemps 1918, le dernier sursaut des Allemands pour obtenir une armistice favorable.

C’est l’artillerie non dit-on qui a brisé cette attaque. Avec quelquefois des canons considérables …

…mais c’est aussi le manque de réserve de l’Armée allemande qui a entraîné la fin des attaques. Toujours est-il que beaucoup de soldats allemands ont été fait prisonniers…

…par les Américains. En Italie, par contre, après l’échec autrichien, ce sont des Turcs qui ont été arrêtés. En Italie où les tranchées dans la paine du Piave ont résisté même si elle sont remplies d’eau… et de moustiques.

Suite de notre tour du monde, en Irlande…

…où les Unionistes de Belfast défilent pour célébrer l’anniversaire de la bataille de la Somme.

En Irak enfin, dans Bagdad libérée de la présence ottomane,…

…le Britanniques s’adonnent à leur passion… les courses de chevaux et le turf, bien sûr !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 23 juin 1918

(JOUR 1421 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’aviation fait encore les honneurs de la une. Le Miroir met l’accent sur l’engagement aérien britannique. On note sur la photo des progrès fulgurants de l’aviation. Dire qu’au début de la guerre, les aviateurs jetaient à la main des fléchettes d’acier pour tuer quelques hommes. Les bombes emportées deviennent conséquentes.

L’avancée allemande s’est arrêtée à Château-Thierry.

Les Allemands n’ont pu franchir la Marne.

Par contre Berry-au-Bac qui a vu tant de combats se dérouler depuis 1915, qui a vu tant d’hommes mourir, a été pris pas les Allemands qui ont progressé dans ce secteur.

Trois vues de la région: Berry-au-Bac, la sucrerie de Moscou et Vierzy.

Plus anecdotique la vue suivante:

Pour reparler de l’aviateur américain Lufbery récemment abattu, on ressort des images d’archives qui le montre avec ses deux lions, Wisky et Soda qui jouent avec lui et font l’étonnement de tous les soldats l’ayant croisé depuis 1914 puisque Lufbery s’engagea dans la Légion Etrangère dès le début de la guerre.

Les chars d’assaut français commencent à être efficaces lors de cette nouvelle guerre de mouvement.

Ici de tanks sont installés sur les plateaux de wagons pour rejoindre rapidement le front.

Nouvelles vues des destructions d’Amiens.

Des monceaux de ruines rue Victor-Hugo et devant la cour d’appel.

En Irlande, les manifestants continuent de marcher pour protester contre la conscription voulue par les Britanniques.

Pour terminer, une vue du « Mémorial Day » célébré par les troupes américaines sur le front français le 30 mai.

Cette fête a été créée après la guerre de Sécession en 1868 pour rendre hommage aux morts de la guerre civile. Cela a été étendu aux morts américains de toutes les guerres en  1882 puis fixé le dernier lundi de mai en 1968 pour permettre de bénéficier d’un pont de trois jours marquant le début de la belle saison. Sarkozy en 2011 voulut faire un « Mémorial Day » en la française avec le 11 novembre qui depuis se doit de célébrer tous les soldats morts pour la France de tous les conflits et non plus les seuls morts de la Grande Guerre.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 2 juin 1918

(JOUR 1400 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Voici donc René Fonck dont on a parlé hier dans J’ai vu. En compagnie de Roland Garros, il reçoit la Légion d’Honneur. Garros ne remportera que quatre victoires avant que son avion n’explose en vol le 5 octobre 1918 au-dessus des Ardennes. Pourtant, c’est lui que la postérité a retenu grâce au fait que son nom soit associé aux terrains de tennis du Racing Club de France à Paris, depuis 1928.

Un peu de colombophile pour louer le rôle important joué par les pigeons voyageurs dans les transmissions de renseignements. On a cru un moment que l’avion remplacerait les volatiles mais on est bien obligé de reconnaître qu’on a eu tort.

Deux pages pour expliquer le malaise des Irlandais face à la conscription instituée par l’Etat Britannique.

Prise de paroles, manifestation monstre… l’Irlande se déchire sur la raison de son engagement en Europe lors duquel près de 28 000 Irlandais perdront la vie.

Autres manifestations, mais aux Etats-Unis celles-ci pour rendre hommage aux soldats français à travers une délégations de chasseurs alpins… on en a parlé dans J’ai vu la semaine dernière.

Les diables bleus défilent à West-Point puis son accueillis à Wall Street. N’oublions pas que la raison de cette parade est la levé de fond pour l’emprunt de guerre.

En Italie, les troupes poussent et tirent un canon pour le monter dans les hauteurs surplombant le Piave. L’auteur des lignes du Miroir se moque un peu de leur archaïsme en disant que rien n’a changé depuis Marengo, 118 ans auparavant !

Ecole de camouflage aux Etats-Unis. Deux vues pas vraiment convaincantes !

L’efficacité de la DCA française.

Cet avion allemand a été abattu par des conons au sol. La défense contre les avions a beaucoup fait de progrès en quatre ans. Les avions également, il faut reconnaître ! Ces photostat été prises à Verberie dans l’Oise.

Les Français était fou de leurs 75 en début de guerre. Mais quatre ans après, ils en sont venus eux aussi aux grosses pièces d’artillerie montées sur rail. Ils fallu créer spécialement des voies de garage par rapport à la voie principale pour ces canons.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 17 février 1918

(JOUR 1295 -petite remise à jour du compteur- DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Numéro riche et diversifié. En première page, on voit un observateur allemand dans un ballon captif avec un fusil-mitrailleur sensé éloigner d’éventuels prédateurs aériens.

A Lens, des canons canadiens camouflés mais redoutables.

En Palestine, si Jérusalem a été prise, la guerre continue plus au nord:

en haut, un train de munitions turcs a été pulvérisé et en bas les blessés britanniques sont évacués à dos de chameaux.

Plus loin, cet autre train ottoman a été pris par les Anglais….

…qui paradent fièrement.

Non loin de là, à Salonique, des réfugiés macédoniens ont fui leur pays en proie à la guerre et sont abrités dans une mosquée.

On continue de tester les nouveaux chars. Après l’échec cuisant des premières expériences, le magazine explique au lectorat que désormais tout semble être rentré dans l’ordre, que les essais sont concluants et que bientôt leur utilisation lors des combats changera le cours de la guerre… ce qui finalement n’est pas si faux que cela !

Même en marche arrière comme sur cette dernière vue, le char se sort des pièges des tranchées.

En Irlande, de nouvelles élections vont avoir lieu, occasion par le partie indépendantiste irlandais, le Sinn Fein de sortir à nouveau dans les rues pour manifester contre l’occupant anglais.

On ne sait pas trop de quoi sera fait l’avenir de l’Irlande, comme on se demande ce que vont devenir les soldats serbes partis  combattre sur le front russe. Le rapatriement ? l’enrôlement dans l’Armée Rouge ou le Goulag ?

Un petit mémorial a été construit à l’entrée du boyau dans lequel est tombé le premier officier américain combattant sour l’uniforme US.

Ce D.H. Harden n’a été que blessé mais l’abri porte maintint son nom.

On encapuchonne les monuments historiques ici et là pour éviter des destructions rédhibitoires.

Même à Paris voit-on où des canons à longue portée allemand peuvent causer des dégâts.

Pour terminer, un dessin du procès de Bolo pour intelligence avec l’ennemi.

Dessin car les photos étaient interdites dans la salle d’audience. Comecon en a parlé il y a peu, le défenseur de Bolo Pacha ne pourra éviter la peine capitale.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 37: LE MIROIR DES SPORTS du 25 mai 1937

A la une de Miroir des Sports du 25 mai 1937, du cyclisme sur piste et le match de vitesse entre Louis (Toto) Gérardin à gauche et Louis Caillot à droite, son challenger, sur la piste du Parc des Princes. Au printemps, le Vel d’Hiv est fermé et ce championnat de France sur piste de vitesse se court sur une piste en plein air. De la vitesse oui alors qu’on est en pleine séance de sur-place sur la belle de la finale. Une tactique pour forcer l’adversaire à y aller en premier, ce que Gérardin fera et ce qui permettra à Caillot de devenir Champion de France. Physique et tactique la vitesse !

Les Internationaux de France de tennis et le compte-rendu de la première semaine, au stade Roland-Garros à Paris.

A gauche et au centre en haut, la finale du double messieurs: ce sont les Allemands Henkel-Von Cramm

qui l’emporteront sur la paire sud-africaine Kirby-Farquharson.

Au centre, en bas, l’entrée des finalistes du double dames, Mme Mathieu et Miss Yorke (1 et 3 à partir de la gauche) contre Mrs Andrus et Mme Henrotin (2 et 4).

A droite, une phase de la double mixte Borotra- Mme Boegner vaincu par la paire Mme Mathieu-Pétra.

A suivre pour les résultats des simples, la semaine prochaine.

Les derniers soubresauts du football pour cette saison 1936-37.

Le dernier match du Championnat de France de Première Division: O.M.-Sochaux.

Un tir puissant de Weisskopf qui ne fera pas mouche, les Marseillais étant battu pour leur dernière sortie à l’Huveaune 0-1. L’O.M. champion termine par 2 défaites d’affilée face à Lille et Sochaux. Pas très sérieux mais un titre de champion à la clé au bénéfice du règlement, le goal-average plus important de l’O.M. sur le co-leader Sochaux avec 38 points.
Football encore avec le match international à Colombes entre l’Equipe de France et son homologue d’Irlande. Malgré toutes les occasions françaises comme ici…

…ou là où on est persuadé que le ballon va franchir la ligne…

…les Irlandais l’emporteront 0-2. Une autre fin de saison ratée !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 25 mai 1916

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(JOUR 663 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après le passage de troupes russes, il y a quelques jours, c’est au tour d’unités britanniques de défiler dans les rues de Marseille. Des troupes hindoues établies dans les parages de la ville et qui défilent dans leur tenue kaki. Une couleur suffisamment étonnante à l’époque pour que le commentateur de la photo le mentionne.

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Où se passe cette revue ? Beaucoup d’arbres et peu de bâtiments visibles. Peut-être avenue du Prado ? au sol les rails d’un tramway.

Une nouveauté dans le domaine de l’observation aérienne:

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Un appareil photo que l’on peut tenir comme une caméra et que le journaliste appelle un pistolet téléphotographique.

Le voici en détail:

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Facilement tenable à bout de bras mais guère maniable !

Quelques vues intéressantes:

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la réparation difficile d’une grosse pièce d’artillerie.

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Nos soldats musulmans prisonniers en Allemagne.

Difficile condition de captivité pour les soldats maghrébins. Ici, le moment de la prière dans le camp de Wünsdorff, au sud de Berlin, bien loin dans le Reich.

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Les Allemands en Pologne russe.

Une forêt de croix allemande dans ce coin de front oriental. Il s’agit de décès consécutifs à l’hiver russe contre lequel les soldats allemands n’étaient pas prêts à résister.

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Nos marins sur le front.

Oui, mais des mariniers sur une canonnière proche du front dans la Marne utilisée pour tirer sur des positions allemandes à l’est de Reims.

Pour terminer, La Guerre Photographiée revient sur la révolte irlandaise contre les Anglais, pour Pâques 1916. Une page est consacrée à ce sujet:

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Voyons de plus près ce que nous montrent les photos de cette page.

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Avant-après. Une vue du centre de Dublin avant la révolte et les combats et après, avec les inévitables destructions causées par les combats de rue entre les hommes du Sinn Féin et les troupes britanniques.
Des troupes britanniques qui occupent une barricade…

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érigée par les manifestants et sur laquelle des mitrailleuses sont installées !

Dans la série de portraits en haut de la page, 2 visages de cette rébellion…

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celui de la pseudo conteste Markievicz dont Le Miroir a parlé d’elle la semaine dernière après sa condamnation aux travaux forcés à perpétuité et celui de Roger Cassement. Ce diplomate britannique avait négocié l’aide de l’Allemagne pour tenter d’obtenir l’indépendance irlandaise. Ce dont les Allemands se moquaient éperdument, ceux-ci n’étant intéressés par l’Irlandee que par le fait que toute sédition embêtait les Anglais et retenait des troupes ! Considéré comme traître, il fut pendu le 3 août 1916.  Lors de sa carrière de diplomate, il avait écrit un rapport explosif sur les massacres belges contre les indigènes du Congo puis sur les pratiques d’une société capitaliste, la Péruvien Amazon Company contre les populations indiennes du Pérou. Il fut réhabilité en 1965.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 21 Mai 1916

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(JOUR 659 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour une fois, une couverture qui interpelle. Le titre: LA COMTESSE MARKIEVICZ REGAGNE LA PRISON APRÈS SA CONDAMNATION. Quid ? Il s’agit d’une ardente militante de la cause irlandaise qui prit les armes contre les Anglais lors de l’insurrection de Dublin de Pâques 1916. Combattante les armes à la main, elle fut arrêtée, condamnée à mort mais sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité, les femmes ne pouvant pas être exécutées. Elle sera libérée l’année suivante, retournera en prison un an plus tard pour devenir le première femme élue à la Chambre des Communes pour le Sinn Féin. Elle continuera inlassablement son combat pour l’indépendance de l’Irlande jusqu’à son décès le 15 juillet 1927.

Une page d’histoire ! Pour l’heure, Le Miroir annonce la fin de la révolte irlandaise…

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et la terrible répression qui s’en suit: condamnations à mort des leaders et emprisonnement des militants pris les armes à la main: plus de 3 000 ! L’ordre britannique règne sur Dublin… pour quelques temps !

En Italie, on nous présente des prisonniers austro-hongrois:

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Des militaires mais aussi des civils qualifiés d’espions. Terme générique à l’époque pour désigner d’éventuels ennemis.

Verdun, bien sûr et des scènes terribles que laissent les combats. Tout d’abord, le sol bouleversé d’une tranchée aux Eparges…

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où l’on trouve pêle-mêle de tout, des morts, des armes abandonnées, des ossements plus anciens… On est loin des images édulcorées des revues au début du conflit !

On essaie de monter aux lecteurs des scènes de guerre. Mais celle-ci,

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est manifestement le fruit d’un travail d’un excellent dessinateur plus que celui d’un photographe !

Là, c’est plus réaliste….

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que l’installation des Allemands sur la lèvre nord d’une mine qui vient de créer un énorme entonnoir, en Artois. Mais ce pourrait être devant Verdun ou à la butte de Vauquois.

Mort Homme, un autre lieu important de la défense de Verdun.

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Un moment de calme avant une nouvelle tempête. Un paysage pas si bouleversé que cela, des fumées au loin. Le mieux que faire un photographe de guerre entre 1914 et 1918.

Même remarque pour cette vue du village et de l’étang de Vaux.

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Rien de bien probant, même dans le propos de la légende de la photo qui essaie de persuader le lecteur que les Allemands ont menti quand ils ont annoncé au début de l’offensive  la prise du fort le 9 mars. C’est vrai que cela ne reproduira qu’au début du mois de juin 1916.

Passons à la guerre sur mer: la destruction du croiseur « l’Amiral Charner » torpillé par un U-21 au large du Liban.

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Pas d’image de cette catastrophe, il ne doit pas en exister, mais seulement, la remise de la médaille militaire à l’unique survivant de cette catastrophe: le quartier-maître Cariou. Les 427 autres membres de l’équipage de ce bateau reposent par 1 500 mètres ait fond de la Méditerranée.

Ce bateau effectuait le ravitaillement du camp retranché de Salonique. En Grèce justement, le journal revient sur la prise de fonction de Elefthérios Vénizélos à Athènes,…

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plutôt favorable à un alignement de la Grèce sur les positions des Alliés.

Plus loin, à l’est, les Russes progressent en Perse et comme on le voit…

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pénètrent victorieusement à Ourmiah, sous un arc-de-triomphe improvisé. Actuellement, Ourmia est une ville de plus d’un million d’habitants située en Iran et principalement occupée par des Kurdes.

Enfin, pour terminer ce survol de ce Miroir plutôt riche, un petit tour à Marseille où des prisonniers allemands…

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s’affairent sur le chantier du tunnel-canal de Rove, reliant l’Estoque à l’étang de Berre. Débuté en 1911, ce creusement dura jusqu’en 1927. Les prisonniers allemands travaillaient aux côtés d’ouvriers espagnols et italiens. La construction se ralentit pendant la guerre. Ce chantier important (le tunnel fait 7 km de long, 22 mètres de large, 15 mètres de haut et 4 mètres de profondeur) connut de très nombreux accidents mortels. Depuis un effondrement de la voûte sur 200 mètres à un endroit le 16 juin 1963, plus aucun navire ne le traverse et aucune remise en état est pour l’heure envisagée.

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