Archives de Tag: 1942

COLLABORATION: un tract à la gloire de la RÉVOLUTION NATIONALE.

Un tract imprimé uniquement au recto à la gloire de la Révolution Nationale imprimé à Tunis et certainement distribué dans cette ancienne colonie (protectorat pardon) avant la Libération du pays par les Américains.

En haut l’abominable république et sa devise perverse Liberté-Egalité-fraternité et en dessous le monde rêvé par les Fascistes de Vichy, adepte de la Révolution Nationale et de sa devise Travail- Famille- Patrie.

La République asservie par les partis et le capitalisme étranger (bien sûr), la République horriblement égalitaire où la Fraternité n’est qu’un leurre puisque la lutte des classes mène à la haine et à la misère.

A l’opposé, la Révolution Nationale amènera du travail à tous (dans les usines d’armement du reich pour certains). la famille sera au centre de la société (un papa, une maman 70 ans avant les grenouilles de bénitiers de Boutin et consort) et la Patrie au dessus de tout, une patrie occupée, pillée ce qui ne dérange pas du tout les auteurs de ces lignes puisque c’est la faute de la Gueuse.

Vive la Gueuse.

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COLLABORATION: le B.A.-BA du Fascisme à la Française sous Pétain.

Une feuille imprimée recto-verso sur un papier pelure, aussi léger que le niveau intellectuel du contenu. deux pages donc qui résument la pensée politique du Régime de Vichy guidé par son chef, le Maréchal autoproclamé, autant autoproclamé que fut son appellation de « Vainqueur de Verdun » alors que le vainqueur de Verdun fut Nivelle. N’oublions pas que Pétain quitta le commandement du front à Verdun le 16 avril 1916, loin du terme d’une bataille qui dura jusqu’en décembre 1916 !

Mais quand on a un chef sous la main, pardon un Chef, il faut lui inventer une Légende.

Car ces deux pages ne sont rien d’autre que la définition du Fascisme à la Française que reconnaissent encore de nos jours les tenants d’extrême-droite même lorsqu’ils se font appeler Patriotes.

Le bras armé de cette Révolution Nationale était la Légion, pas celle des Volontaires mais celle des Combattants, en un mot les associations d’anciens combattants de la Grande Guerre revues à la sauce de Vichy.

Le crédo des fascistes français:

La Légion défend l’unité de la France sauf bien sûr celle de la Zone Occupée par les Allemands et celle annexée tout bonnement, l’Alsace et la Lorraine.
La réécriture de l’Histoire… en expurgeant tout ce qui dérange, la Révolution de 1789, la vraie révolution, les mouvements ouvriers…, la libération du prolétariat (et des femmes de nos jours- on le verra plus loin).

Le culte du Chef (celui en place puisqu’il s’est choisi), de la Famille, du Travail et de la Patrie, le culte des valeurs ancestrales  et l’encadrement de la Jeunesse.

La défense d’une économie où collaborent l’intelligence, le travail et le capital (vaste programme), le paternalisme dans les rapports entre ouvriers et patrons.

La défense de l’agriculture et des petites entreprises, programme commun à tous les candidats depuis la nuit des temps…

Le mérite (la Valeur est employé) pour les fonctionnaires et la restauration du rôle de l’instituteur, du professeur (on est loin de Sarkozy).

Une nouvelle Europe autour de l’Allemagne (bien que ce ne soit pas dit)…et bien sûr, la lutte des nuisibles « étrangers » bien entendu …

les Francs-Maçons, les Communistes, les démocrates, les Juifs, les Gaullistes et le capitalisme international… donc à peu près… tout le monde sauf les Fascistes.
Ça ne vous rappelle pas quelques programmes plus récents ?

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PROPAGANDE DE VICHY: un grand poster sur la RELÈVE (automne 1942)

Une grande page imprimée uniquement au recto. Format page de journal, peut-être le Nouvelliste, le grand quotidien lyonnais qui se vautra dans la Collaboration et l’apologie du fascisme pendant l’Etat Français. Le titre: L’ACTUALITÉ PHOTOGRAPHIQUE.

On peut dater ce vieux papier d’octobre 1942, plutôt la première quinzaine. En effet, une photo montre l’inauguration de la Foire Internationale de Lyon qui dut avoir eu lieu de fin septembre à début octobre 1942. Cette foire fut une vitrine de la Collaboration, événement orchestré par le Régime de Vichy et les services de la propagande du Reich, pour prouver aux Français que tout allait bien dans le meilleur des mondes ! Avec un certain succès puisqu’en 1941 comme en 1942, il y eut pas moins de 600 000 visiteurs dont la 5/6ème ayant acquitté leur billet d’entrée.

On y voit aussi Pétain, Darlan et Laval présider une prise d’armes…

…d’un gouvernement sans armée.

Mais le sujet principal de ce poster est la Relève. C’est ce deal que Laval passa avec gauleiter Fritz Sauckel responsable de la main d’oeuvre immigrée du Reich: 3 travailleurs français partis en Allemagne contre 1 prisonnier de guerre français libéré. Cette collaboration commença en mai 1942.

On y voit un groupe de travailleurs s’apprêtant à prendre le train pour l’Allemagne…

…suis embrassant leur progéniture…

…sous l’oeil des objectifs des appareils photographiques complaisants tandis que des prisonniers libérés retrouvent les leurs avec moult embrassades…

…toujours sous le regard indiscret de ces mêmes appareils photographiques. Malgré cela, malgré ces pages à l’eau de rose un tantinet bisounours (uchronie volontaire), rien n’y fit et les travailleurs français ne partirent pas pour le Reich. Il fallut passer à l’étape supérieure, celle des départs contraints et forcés que l’on appela le S.T.O. comme Service du Travail Obligatoire. L’ordonnance qui institua cette ignominie fut prise le 16 février 1943.

 

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Dans L’ESPOIR FRANÇAIS de fin août 1942, VIVE la RELÈVE.

En 1942, de par les saignées dues au combat sur le front de l’Est et du fait que nombre d’Allemands sont sous les drapeaux, l’Allemagne nazie a besoin de bras pour ses usines d’armements, de bras qualifiés, s’entend. Elle se tourne vers le gouvernement de Vichy, son vassal et lui demande l’envoi d’ouvriers, en masse. C’est Laval qui, après son retour au pouvoir le 18 avril 1942, va se faire le cerveau et le chantre de cette collaboration économique.

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Le deal est simple: la France envoie 150 000 ouvriers en Allemagne et dans le même temps, 50 000 prisonniers de guerre regagneront leurs foyers. Ce sera la Relève… qui sera loin d’être une réussite ! Aussi, devant cet échec, le gouvernement de Vichy va mettre en scène cette « rencontre de Compiègne », datée du 11 août 1942. Le scénario est bien réglé:

A droite, l’arrivée d’un train de prisonniers de guerre en provenance d’Allemagne:

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A gauche, le départ d’un train rempli de volontaires pour aller travailler en Allemagne:

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Au centre, Laval entouré de dignitaires allemands et de ministres français, orchestrant cette rencontre si émouvante. Un Laval qui y va de son discours…

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dans lequel il se fait le champion de cette collaboration et où il réitère différemment ses propos du 22 juin dans lesquels il souhaitait la victoire de l’Allemagne, dernier rempart contre le Bolchévisme. Là, il explique que pour que l’Allemagne se consacre totalement à la lutte contre le Bolchévisme, il faudra que la France lui vienne en aide en envoyant ses meilleurs ouvriers travailler dans les usines dédiées à l’effort de guerre allemand.

Un Laval triomphant qui serre des mains…

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de prisonniers de guerre et reçoit avec plaisir les « hourras » d’hommes qui entrevoient une libération inespérée:

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 Et puis vient le moment si attendu et si émouvant de la rencontre entre les libérés et leurs libérateurs, entre les PG et les ouvriers partant pour les usines allemandes:

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des accolades, des embrassades, de chaleureuses poignées de main surtout devant les objectifs de la propagande officielle:

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Des gros plans de sourires et de bonheur !

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On s’échange peut-être même des adresses…

Et puis vient le départ des ouvriers dans les trains:DSCN3462

des trains sur lesquels sont inscrits à la craie des messages à la gloire du régime de Vichy et des remerciements pour tant de mansuétude !!!…

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Tout cela se termine sur une dernière larme: l’arrivée du père, chez lui, qui retrouve femme et enfants…. le retour dans le foyer !

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L’espoir français décline ce retour en le localisant dans l’espace. Le retour des PG à Paris…

DSCN3463 à Lyon….

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à Macon…

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Malgré toute la propagande vichyste sur les ondes, dans la presse muselée… rien n’y fit… la relève fut un cinglant échec et pas plus de 7 000 jeunes hommes cédèrent aux sirènes de la collaboration économique, d’une vie meilleure autre-Rhin. Il fallut alors changer de vitesse et rendre obligatoires ces départs jusque là volontaires… Ce fut le STO avec ce O signifiant Obligatoire qui eut pour conséquence l’entrée en clandestinité et en résistance de nombreux jeunes qui pour beaucoup, ne l’auraient pas fait.

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Trois jeunes de CADEROUSSE en BALADE à FOS en 1942.

Après la balade de quelques enfants de Caderousse (dont mon père) au Pont-du-Gard en 1941…

voir https://wordpress.com/post/unmondedepapiers.com/14084

voici l’année suivante, la triste année 1942, 3 copains de Caderousse, dont encore une fois mon père, partis en promenade pour la Côte Bleue, à Fos, du 1er au 8 août.

Partis en bicyclette bien entendu, par un temps semble-t-il très chaud.

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En 2 photos bien sûr pour pouvoir voir tout le monde puisqu’il faut bien que quelqu’un prenne la photo ! Mon père a coiffé un chapeau colonial digne d’un Tintin au Congo et qui existe toujours. C’est plus difficile à s’en coiffer de nos jours même pour aller à Fos. Alors, il servit dans un passé récent pour quelques défilés carnavalesques et même pour une leçon de vocabulaire sur les couvre-chefs, dans ma vie antérieure.

A côté d’Adrien, deux frères Establet dont le père tenait le Café du Cours: Albert en haut le cadet et Marcel en bas l’aîné bien plus âgé. Mon père avait alors un peu plus de 16 ans pour cette épopée cyclotourisme qui ravirait le Pernois Paul de Vivie alias Vélocio, un autre vauclusien, adepte du tourisme en bicyclette alias cyclotourisme, mort accidentellement 12 ans avant cette photo.

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Cette joyeuse équipe de J1, J2 ou J3 comme c’était écrit sur les tickets de rationnement de l’époque n’allaient pas en terre inconnue, ni en camping mais avait obtenu le prêt d’un cabanon appartenant à un Sorguais, Chariton se souvient mon père, un ami des Establet certainement.

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Un cabanon qu’il a toujours cherché, par la suite, à nous montrer, chaque fois que la route d’une journée à la mer s’arrêtait à Fos. Il était situé non pas en bord de mer mais en bordure d’un canal, non loin d’un pont qui menait à la plage. Il n’existe plus de nos jours même s’il est assez facile de localiser les lieux, dans le secteur d’un pont moderne sur un canal.

https://www.google.fr/maps/place/Fos-sur-Mer/@43.4314505,4.9475164,15z/data=!3m1!1e3!4m2!3m1!1s0x12b619721d5cf72d:0xea40197d819691d

Los de nos jours où le tourisme a presque disparu avec la création d’une aciérie et d’un terminal méthanier qui ont poussé au moment des 30 Glorieuses.

Car, en plus d’un cabanon, notre sympathique équipe bénéficiait du bateau de Paule Noguier, une cousine de mon père !

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On voit Paule avec mon père et Albert Establet en haut et le couple Noguier poser avec mon père en bas. Avec ces quelques images, difficile d’expliquer que la vie pendant la guerre était dure ! Même si elle l’était ! Mais quelques moments de détente bon marché pour des jeunes n’étaient pas interdits. Surtout que les ombres de la Relève et du STO planaient.

Quelques mois plus tard, la zone sud allait voir arriver d’autres touristes moins sympathiques, les Allemands et les Italiens, les premiers contents de ne pas être, eux,  sur le front de l’Est mais au bord de la Méditerranée !

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RÉSISTANCE 1942 (22/23): 11 NOVEMBRE 1918-11 NOVEMBRE 1942 LES ANCIENS COMBATTANTS….

LES ANCIENS COMBATTANTS

DES DEUX GUERRES

APPELLENT LE PEUPLE DE FRANCE

À CÉLÉBRER DIGNEMENT LE 11 NOVEMBRE

en défilant devant les monuments aux morts

de nos viles et de nos villages

et à Paris devant le tombeau

du soldat inconnu.

Tel est l’appel lancé à l’occasion du 11 novembre 1942, moins d’un quart de siècle après l’Armistice de 1918 et la fin de la Première Guerre. Car, bien entendu, il est hors de question de célébrer cette date comme cela se faisait avant guerre. Les Allemands sont présents dans le mode de la France et dans le sud, le régime de Vichy ne souhaite pas fâcher ses « amis ».

Manifester devient quelque chose de périlleux et ce sont les organisations de gauche qui souhaitent continuer de commémorer ce qui, avant passait pour une fête nationaliste.

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Les revendications des signataires du petit tract clandestin, Le Comité des Anciens Combattants des deux guerres adhérents au Front National de lutte pour l’indépendance de la France:

1° Pour exiger que le 11 novembre 1942 soit jour férié comme par le passé.

2° Pour organiser la riposte aux décisions éventuelles des traitres de Vichy supprimant la Fête de la Victoire, en appelant les ouvriers, employés et fonctionnaires des administrations publiques à ne pas aller travailler le 11 novembre et à faire de ce jour un jour de grève patriotique.

3° Pour organiser le 11 novembre prochain devant les monuments aux morts de nos villes et de nos villages le défilé des patriotes avec à leur tête les anciens combattants des deux guerres arborant fièrement leurs décorations

4° Pour organiser le défilé de la population de Paris et de la banlieue devant la tombe du soldat inconnu, place de l’Etoile.

Telles sont les revendications politiques de ce 11 novembre, plus tournées vers la lutte contre le régime de Vichy que contre l’occupant allemand.

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Que se passa-t-il ce jour-là ? Certainement quelques manifestations patriotiques ici et ailleurs quand le rapport de force permettait aux militants progressistes de sortir du bois.
Mais l’Histoire a retenu de ce 11 novembre 1942, c’est l’invasion de la zone sud par la Wehrmacht et les troupes italiennes. Devant le débarquement en Afrique de Nord, les Allemands ne pouvaient laisser la côte méditerranéenne dépourvue de défenses. Cela allait en traîner le sabordage de la flotte française à Toulon et l’occupation de notre région par les forces de l’Axe: la Drôme et le Vaucluse par les Italiens, l’Ardèche et le Gard par les Allemands.

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RÉSISTANCE 1942 (21/23): TRACT-JOURNAL LA VIE OUVRIÈRE n° 109 du 17 octobre 1942

Un tract de 2 pages (1 feuille recto-verso) ronéotypées, un journal: La Vie Ouvrière, organe de la CGT qui perdure de nos jours, feuille clandestine en 1942. Une date: celle du 17 octobre 1942, une consigne: NE JETEZ PAS CE JOURNAL. FAITES LE CIRCULER.

Pour commencer, un long article en guise d’éditorial, rappelant le drame du 22 octobre 1941, un an auparavant, l’assassinat par les Nazis des otages de Châteaubriant.

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Voici le texte de cet article.

 Le 23 octobre 1941, le peuple de France apprenait que les boches venaient d’assassiner 48 otages de Chateaubriant. L’indignation, la colère, la soif de vengeance, tels furent les sentiments qui s’installèrent dans le cœur de chaque patriote.

En lisant les noms des fusillés, tous les travailleurs de France firent le serment de les venger. C’est eux en effet, qui étaient surtout frappés. Stülpnagel et Pucheu qui fut chargé de désigner les otages, manifestaient leur haine de la classe ouvrière en massacre ses plus honnêtes et ses plus fidèles défenseurs. Secrétaire de fédération, dirigeants de grands syndicats, élus du peuple, des cités ouvrières, constituaient le plus gros contingent des 48 victimes.

Deux jours après, 50 otages furent exécutés à Bordeaux et ce fut la même haine des masses populaires qui précipita leur choix. Depuis, des milliers de patriotes français ont été massacrés. Parmi les hommes comme d’Estienne d’Orves des intellectuels, des savants, toujours figurent en grand nombre des militants ouvriers. Avec Domisse, Brunet et des dizaines d’autres ; Pillet, secrétaire de la fédération du bâtiment, Pourrouault des produits chimiques, des dizaines de secrétaires de syndicats et de délégués ouvriers ont payé de leur vie leur fidélité à la classe ouvrière et leur patriotisme. Tous sont morts en héros, clamant leur foi et leur idéal, leurs certitudes qu’ils seront vengés et que la France serait purgée des envahisseurs et des traîtres.

La vengeance a commencé. Des centaines de Boches pont payés de leur sang le sang de nos martyrs, des traîtres ont reçu le châtiment mérité et qui attend tous leurs congénères, des cheminots ont saboté les transports, envoyé des trains de munitions et de soldats boches dans les remblais, pour venger Sémard et Catelas, les métallos ont saboté, brisé des machines en souvenir de Timbaud, des détachements de francs-tireurs qui portent des dons glorieux : « Timbaud », « Simard », « Péri », « Catalas », « Cadras » etc.… ont exterminé des ennemis. Le souvenir de nos martyres et la haine sacrée de leurs assassins guident leur bras.

La mort glorieuse des héros en a fait surgir de nouveaux par milliers, dont le courroux s’apaisera que lorsque le dernier coupable aura payé, lorsque le dernier Boche aura été chassé de notre sol.

La vengeance comme moteur de la lutte. Oui, le tract oublie un peu l’idéologie mais il est plus facile de mobiliser en évoquant les crimes de l’autre qu’en faisant de la politique. D’ailleurs, en dessous de ce long éditorial, apparaissent 2 sujets de mobilisation immédiate:

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La lutte pour éviter à des jeunes ou des ouvriers de partir travailler en Allemagne et la réussite de la prochaine grande manifestation contre les Nazis et Vichy: faire tout pour célébrer le futur 11 novembre 1942, 24 ème anniversaire de l’Armistice. On en reparlera dans le prochain tract !

Au dos, une série de brèves sur 2 colonnes: les actions des ouvriers dans les usines, les ateliers ici et là.

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Des mouvements dans des usines de la couronne parisienne où le syndicalisme et la politisation des masses sont importants: chez Hotchkiss à Saint-Denis, chez Matra à La Courneuve, chez Gnome & Rhône-Kellermann, chez Citroen à Clichy, chez Babcock à La Courneuve, chez Rateau, à la Lorraine à Argenteuil, chez Chausson, à la S.I.P.A. de Neuilly, P.M. dans le 15ème arrondissement de Paris, chez Alstom à Lecourbe, chez Unic, aux Compteurs de Montrouge, chez Salmon et Voisin, à la S.I.F.: des protestations, des débrayages, des grèves…

Dans la seconde colonne, le tract explique comment organiser une grève pour qu’elle réussisse en évitant l’intervention des forces de l’ordre, la police française. Ainsi est-il faire référence à ce qui se passa en 1936. Voici les 4 commandements de l’organisateur d’une manifestation de ce type:

1-Organiser l’occupation des ateliers, bloquer les issues, organiser leur défense.

2-Prévenir immédiatement les entreprises voisines et les inviter à se joindre au mouvement. Par tous les moyens et surtout en envoyant des courriers, prévenir le plus d’entreprises possibles.

3-Alerter la population des quartiers proches de l’usine pour qu’elle soutienne la grève de l’extérieur.

4-Dans les circonstances présentes, la défense de la grève dans les usines exige la constitution de groupes spéciaux de combat avec des camarades décidés et connaissant bien l’usine. Avoir un objectif de désarmer l’ennemi qui menace et retourner ses armes contre lui.

En 1936, la puissance du mouvement, la rapidité de son extension, mirent les forces policières dans l’impossibilité d’intervenir efficacement. Il faut en être de même aujourd’hui.

À l’action avec courage et audace ! L’heure est venue de combattre et de faire échec à l’ennemi et au traître.

Métallos parisiens ! N’oubliez pas qu’en 1936 vos grèves avec occupation ont sonné le branle-bas dans tout le pays. Aujourd’hui encore tous les yeux sont fixés sur vous.

Un appel à la résistance dans les usines.

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