Archives de Tag: ravitaillement

Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 6 octobre 1917

(JOUR 1161 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La mort de l’As des As Georges Guynemer est annoncée. Elle date du 11 septembre dernier, en Belgique, au dessus de Poelkapelle, abattu d’une balle dans la texte au commende de son avion qui connaissait quelques problèmes techniques. Vainqueur de 53 victoires, c’est une grosse perte, surtout au niveau du moral de la population. On a d’ailleurs attendu plusieurs jours avant que la nouvelle ne soit officialisée.

Autre vue de Guynemer devant son avion, le « Vieux Charles ».

Par contre, J’ai vu nous présente cette photo particulièrement dure mais il s’agit de la mort d’un As allemand…

… Von Richthofen, abattu le 2 septembre. Guynemer avait été vengé par anticipation !

Le ravitaillement, toujours le ravitaillement, la vie difficile en ville, soumise aux privations. Alors pour conjurer le mauvais sort, on nous présente des images d’opulence, de cochons abattus aux Halles de la Villette où travaillent les femmes.

En double page centrale, un obusier en action sur le front italien, manié par des troupes françaises venues en aide aux Italiens en difficulté face aux Autrichiens. C’est sur ce coin de front que le grand-oncle Séraphin passa quelques mois.

Autre front éloigné, celui de Macédoine, le front d’Orient.

Les Bulgares ont incendié Monastir lors d’un bombardement et les populations civiles ont fui à la campagne. Là comme ailleurs, des destructions et des larmes.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 29 septembre 1917

(JOUR 1154 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Premier Ministre anglais Lloyd George se délasse des soucis du pouvoir en se promenant dans les Highlands. Les Poilus anglais n’ont pas cette possibilité quand ils sont las de la guerre. Anecdotique mais choquant !

Deux histoires dans un même événement, tel est la légende de ces deux documents.

Un mouilleur de mines fut torpillé par un sous-marin allemand en Méditerranée. Les marins se jetèrent à l’eau et furent récupérés par un torpilleur. Lequel torpiller abattit un avion allemand repérant les lieux. Ce dernier fut récupéré en mer par le torpilleur et ramené dans un port italien de l’Adriatique.

Les chaussures des combattants sur cette page :

Au centre une usine produisant ces chaussures très solides.

Des troupeaux de bovins.

Ce sont les rations quotidiennes des Poilus qui arrivent sur quatre pattes. Chaque soldat avait théoriquement droit à 400 grammes de viande par jour !

Les oeuvres de bienfaisance américaines à destination des enfants de Belgique.

La petite Belgique a été prise en pitié par la grande Amérique. Aussi, des oeuvres de bienfaisance belges ont vu le jour accueillant les petits réfugiés de ce pays. Les Quakers en quelque sorte. Ici ce sont avant tout des enfants de Poperinghe accueillis dans une institution de Groslay.

Pour terminer, une page d’ombres chinoises.

Des silhouettes de soldats écossais prises au petit matin dans le secteur d’Ypres.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 22 septembre 1917

(JOUR 1147 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La situation politique en Russie après la première révolution dite bourgeoise qui a chassé le tsar du pouvoir est à la une de ce numéro du 22 septembre 1917 de J’ai vu. On y voit les portraits en gros plan de Kerensky et du général Korniloff en lutte pour mener la tactique militaire pour sortir de la guerre. Le 9 septembre, Korniloff  a essayé de prendre le pouvoir mais il échouera. De son côté, Kerensky sera renversé par les Bolcheviks lors de la Révolution d’Octobre, on en reparlera.

Faute de mieux, on fête la victoire de la Marne, remportée il y a 3 ans.

On y voit Poincaré avec Joffre en haut, Poincaré entouré de Painlevé, Ribot, Bourgeois et Duparge en bas.

La double page centrale est plus intéressante avec un sujet traité en photos de la colombophilie et l’aide apportée par les pigeons voyageurs aux armées.

Ils rendent d’importants services quand les communications sont coupées entre les premières lignes et l’arrière.

Une page annonce au lectorat urbain que cet hiver, on pourra se chauffer. Si la population rurale ne souffrit guère des privations pendant la Grande Guerre, les urbains connurent bien des problèmes et le chauffage n’était pas l’un des moindres.

Des tickets de rationnement furent mis en place pour les urbains, on en a présenté sur ce blog émanant de la ville de Lyon.

Pour terminer, un petit tour en deux pages tout de même sur les loisirs du 53ème Régiment d’Infanterie.

On y voit des images de l’organisation d’une corrida « pour rire ». Pas de vrai taureau bien entendu (s’il y en avait eu un il aurait terminé à la casserole) mais des jeux d’arènes. Il faut dire que ce régiment est caserné à Perpignan, en terre de tauromachie.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 septembre 1917

(JOUR 1140 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des infirmières transportent une ouvrière qui a perdu sa main dans une usine d’armement. La scène se passe en Angleterre et le roi George V vient de remettre une médaille à la jeune femme handicapée.

Dans ce numéro 148 de J’ai vu en date du 15 septembre 1917, nombre de nouvelles concernent les troupes anglo-saxonnes.
Ainsi sur le front anglais, on retrouve Charlot et le cirque Barnum pour distraire les troupes.

Mais le personnage en Charlot en bas à droite ne ressemble guère à Chaplin. N’est-ce pas plutôt un des nombreux imitateurs du personnage de Charlot qui foisonnaient après les premiers films de Charlie Chaplin ?

Des aviateurs anglais en pleine action de mitraillage et de bombardement.

Encore rudimentaires les méthodes employées !

La guerre a 3 ans et nombre de camions automobiles ont déjà fait leur temps, atteint par la limite d’âge, les tirs ennemis ou les conditions de travail trop délicates.

On voit ci-dessus un immense cimetière de camions usagés, vaste champ de pièces détachées mais aussi de métaux destinés à être réutilisés. Les débuts du recyclage !

Les troupes du général Anthoine ont relevé les Belges sur le front des Flandres.

On nous présente une attaque en double page centrale, attaque réelle ou fictive ?

Le ravitaillement est amené par les camions automobiles ou hippomobiles. Dans des lieux escarpés comme les Vosges, ce sont plutôt d’autres moyens qui sont utilisés.

Et là les mulets jouent un rôle très important. Ce sont des bêtes de somme très efficaces pour ces reliefs et fort endurantes face aux difficultés et au climat.

Dans les Vosges avaient aussi été installés des téléphériques et des wagonnets pour les pentes les plus rudes. A l’Hartmannswillerkopf, les Allemands avaient également installés un téléphérique de la plaine d’Alsace au sommet disputé.

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Une CARTE de RAVITAILLEMENT peu courante !

Pour l’époque de la seconde guerre mondiale, on a l’habitude des cartes de ravitaillement qui eurent cours de 1940 à 1947 voire 1949, jusqu’au retour d’une situation normale. Il y en avait dans toutes les maisons et on en retrouve régulièrement dans les vide-greniers.

Celles qu’on va vous présenter datent aussi de cette époque tourmentée (on peut y voir la date du 5/12/1945) mais concernent un épisode particulier. Il s’agit de cartes de textile pour le CORPS FRANÇAIS D’OCCUPATION DE L’AUTRICHE.

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C’est peu avant la capitulation du 8 mai 1945 que les troupes alliées entrent en Autriche pour l’occuper militairement. L’Anschluss a été balayé en même temps que les Nazis et une jeune République d’Autriche a été proclamée. Toutefois, pour permettre sa mise en place et pour dénazifier le pays, les vainqueurs de la Guerre, Etats-Unis, Royaume-Uni, Union Soviétique et… France ont décidé d’occuper le pays pour… 10 ans.

Comme l’Allemagne vaincue, l’Autriche sera divisée en 4 zones:

-l’est (Niederösterreich, Burgenland) est la zone soviétique,

-le sud (Kärnten, Steiermark) la zone britannique,

-le nord-ouest (Salzburg, Oberösterreich) la zone américaine et

-l’ouest (Tyrol et Vorarlberg) la zone française, sous l’autorité du général Antoine Béthouart.

Comme pour Berlin, la capitale Vienne au beau milieu de la zone soviétique est partagée en secteurs répartis entre les 4 puissances occupantes. Les Français ont autorité dans les 6ème, 14ème, 15ème et 16ème.

Cette occupation permettra une transition démocratique en douceur et évitera la prise de contrôle d’une partie de l’Autriche par les Soviétiques comme ils le feront avec la RDA et Berlin est.

Les troupes françaises étaient comme les populations civiles allemandes et autrichiennes soumises au régime des cartes de ravitaillement. Tout manquait en France et par là même dans les zones occupées par les Français. Un état de fait aggravé par rapport aux zones administrées par les Américains et Britanniques.

Coupons de ravitaillement pour tous…

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soldats comme civils faisaient la queue devant les économats militaires. Ici, il s’agit de la carte d’un adjudant chef de la 15ème Brigade de Chasseurs Alpins et celle de sa fille Claudie âgée de 5 ans en 1945.

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L’occupation de l’Autriche prit fin après la promulgation de l’Etat Autrichien, le 15 mai 1955 et les troupes d’occupation étaient toutes parties le 25 octobre 1955. L’Autriche devenait un état indépendant et neutre, diplomatiquement parlant.

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L’occupation de l’Autriche et le découpage de sa capitale Vienne en secteurs furent la toile de fond du roman de Graham Greene, Le Troisième Homme et du film éponyme de Carol Reed. Un roman noir, un thriller !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 9 septembre 1917

(JOUR 1134 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, des prisonniers allemands défilent devant le général Mathieu du côté de Verdun. Ils marchent sur leur célèbre pas dit de l’oie.

Toujours Verdun avec deux vues d’une attaque française sur les lignes allemandes.

En haut les fantassins se déploient sous la mitraille. En bas, une vue de cette attaque prise au coeur des troupes. Tout cela semble bien trop propre pour être honnête.

Des ambulancières britanniques.

En haut, casquées quand elles interviennent dans un village en ruines; en bas dans des tenues plus conventionnelles après une remise de décoration.

Sur mer, un transport américain vient de s’apercevoir qu’un sous-marin allemand rode dans les parages.

On voit le périscope dépasser des eaux. Les marins s’activent autour du canon pour être les premiers à tirer.

Pour terminer, une vue d’une explosion d’un obus allemand près des tranchées canadiennes.

La scène se passe dans les faubourgs de Lens, dans le Pas-de-Calais.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 24 juin 1917

(JOUR 1057 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

En couverture, ce transport vient de recevoir la Croix de Guerre pour sa résistance acharnée aux attaques des sous-marins allemands. Pour une médaille, combien de bateaux coulés ?

Sur mer cette guerre est sans merci.

Ici, au loin, un pétrolier brûle après une attaque, sous l’oeil impuissant d’un équipage d’un transport.

Des pages sans grand rapport les unes avec les autres.

Arras sous les bombes allemandes. Les destructions des belles et vieilles devantures flamandes continuent.

Un camp de prisonniers allemands dans la Marne.

Appelé seulement I…., ce camp accueille les « nouveaux arrivants » avant qu’ils ne soient orientés dans d’autres camps en France et en Afrique du Nord. Pas de camp commençant par I… dans la Marne, mais un camp à Châlons-en-Champagne et un à Bar-le-Duc.

La France métropolitaine comptait 46 camps pour les prisonniers allemands, turcs et bulgares. Il faut y ajouter 28 camps au Maroc et 35 en Algérie et Tunisie.

Dans notre région, se trouvaient des camps à:

-Romans-sur-Isère accueillant des convalescents allemands.

-2 camps à Serres-Carpentras, un pour Allemands, l’autre pour Bulgares.

-l’Hôpital 412 en Avignon pour blessés bulgares.

-Nîmes pour prisonniers bulgares.

-Montpellier, chantier de travail du Mas du Ministre pour prisonniers turcs (en fait à Mauguio, non loin du Zénith, entre les 2 nouvelles autoroutes)

(établi à partir du site mémoriel du CICR.)

En Grèce, le roi Constantin à droite a été remplacé par le roi Alexandre, son second fils, plus favorable à l’Entente.

L’entrée en guerre des Etats-Unis en quelques vues.

Le généralissime américain, le général Pershing, est arrivé en France. Il visite Boulogne puis Paris.

Manifestation patriotique à New York.

Original: construction à Manhattan sur une place d’un navire de guerre miniature qui accueillera le bureau de recrutement de la ville. La machine de guerre US est en branle.

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