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La RETIRADA en CARTES POSTALES- LE PERTHUS 2/18

Seconde vue: Le Perthus- Sur le Pont International (El Perthus- en el Puente Internacional). 

 

Une autre vue de la foule de réfugiés au Perthus, sur le Pont International. Difficile de reconnaître les lieux avec ce supermarché géant qu’est devenu le Perthus. Quel était ce pont ? Certainement pas celui situé dans le descente vers Le Boulou à la sortie du Perthus, près du cimetière.

Peut-être à l’intérieur du village à l’endroit où le frontière franchit la route ?

Cette vue a surement été prise très près de la précédente, l’objectif tourné en direction de l’Espagne. On voit les piétons à gauche attendant que la frontière s’ouvre et des véhicules à droite.

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La RETIRADA en CARTES POSTALES- LE PERTHUS 1/18

Après l’arrivée d’environ 500 000 réfugiés en février 1939 fuyant le Franquisme triomphant, le photographe Chauvin de Perpignan eut l’idée de sortir deux « albums souvenir » de cet événement, deux blocs de dix-huit cartes postales. 

La Retirada comme on l’appelle maintenant dans les livres d’histoire eut un retentissement considérable dans les régions frontalières comme les Pyrénées Orientales. L’Etat n’avait pas anticipé cet exode massif ou plutôt l’avait sous-estimé. 30 000 personnes étaient attendues… il en arriva presque 20 fois plus.

Voici donc, au fil des jours des mois prochains, soixante-dix-neuf ans plus tard, les vues de ce carnet de cartes postales.

Première image, celle de la foule qui se presse au poste frontière du Perthus.

Le Perthus- Les premiers jours de l’exode.

El Perthus-Los  primeros días del exodo.

Un temps la frontière fut fermée ce qui entraîna ces scènes de foule en attente de leur salut. On y voit des militaires à gauche mais surtout une majorité de femmes avec des enfants. Des véhicules encombrent la chaussée au fond et bon nombre de personnes portent des baluchons dans lesquels ils ont mis leurs biens indispensables.

Au Perthus, le milieu de la rue principale du village délimite la frontière entre la France et l’Espagne. Quand on se rend vers le sud, à gauche se trouvent l’Espagne et les commerces regorgeant de chalands et à droite, la France et des maisons d’habitation. Difficile de dire où a été prise la photo. En haut du village près du col géographique et donc presqu’en France? Ou près de la frontière actuelle si tant est qu’elle se situait alors au même endroit où elle se trouve de nos jours ?

La pente de végétation au fond de la carte postale pourrait indiquer que la seconde solution est la plus vraisemblable avec ces bâtiments à droite pouvant être les mêmes  hier et aujourd’hui.

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Quelques unes de L’HEBDO HARA KIRI en 1970-71

Emmaüs Saint-Aunés, la librairie. Une collection de l’Hebdo Hara-Kiri a été rentrée. J’ai retenu quelques titres quoique toute la collection paraissait intéressante.

Le numéro du lundi 20 juillet 1970 célèbre à sa façon la seconde victoire d’Eddy Merckx sur le Tour de France.

Sans ne rien dire, Reiser évoque la question du dopage dans ce sport.

De temps en temps, L’Hebdo Hara-Kiri fait sa une contre le vieux dictateur Franco qui, jusqu’à sa mort qui surviendra en 1975, fera régner la terreur.

Les ventes d’armes et en particulier de Mirage à l’Espagne de Franco valent cette une. Tout est dit en quelques mots: la filiation être Hitler et Franco et le peu de scrupule de l’Etat français vendant des armes sans étique (numéro du 16 février 1970).

« Poussez pas!  » crie Franco au bord du précipice. Alors que Salazar, le vieux dictateur portugais vient de rendre l’âme le 27 juillet 1970, Reiser et L’Hebdo Hara-Kiri souhaitent le même sort pour Franco et…. De Gaulle. Pour le premier, on l’a dit, il faudra attendre plus de 5 ans, pour De Gaulle, sa disparition surviendra quelques mois après… entraînant, pour cause d’une Une assassine (mais marrante) la disparition du journal… et la naissance de Charlie ! (numéro du 3 août 1970)

En Espagne, en cet été 1970, les touristes se pressent sur les plages… le régime franquiste a besoin de cette manne de devises. Mais les assassinats politiques continuent de la part du régime agonisant (numéro du 27 juillet 1970).

La Commune de Paris 1871 ou plutôt son centenaire est aussi honoré par le successeur de l’Hebdo Hara-Kiri après « Bal tragique à Colombey: un mort ! »: Charlie Hebdo.

Raymond Marcellin, ministre de l’intérieur, commente le titre proposé par Reiser: « Mai 1871: 90 000 fusillés ! »…

… sans montrer une grande compassion pour ce drame que fut cette terrible guerre civile (numéro du 22 mars 1871, centenaire du début de la Commune).

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JEUX: 7 WONDERS et IBERIA chez Daniel et Marie avec Théo… (samedi 18 novembre)

…qui a sorti son petit bonnet de laine avec la froidure arrivée ! Mais la soirée sera chaude… surtout sur le final d’IBERIA, le PANDÉMIE à la sauce espagnole du XIXème siècle, une version très aboutie, comme celle de STAR WARS.

Rapide introduction avec 7 WONDERS, la passion de Théo, qui finalement s’avère être un jeu très rapide quand les règles sont maîtrisées par les joueurs.

Bilan des courses… un match nul entre Marie et Théo autour de 51 points, un bon chiffre pour un apéro et la cuillère de bois pour moi, malgré un deck constitué plutôt harmonieux…

…mais guère efficace (autour de 45 points).

Le plat de résistance avec IBERIA.

Daniel nous cache cinq épidémies mais réussit l’exploit de faire éclore la première dès la fin du… premier jeu de ce pauvre Théo débutant !  La fièvre jaune se répand de Barcelone à Carthagène et la rougeole le long des Pyrénées. On va ramer quelque temps pour endiguer ces maux, bien aidé par Théo répandant l’hygiène à grands coups de seaux d’eau certainement javellisée. Quant à Daniel, en grand amateur de trains électriques de son enfance, il construit des kilomètres de rails qui lui valurent le surnom resté célèbre du constructor francès loco de ferrocaril sauf au Portugal qu’il oublia dédaigneusement.

Chaud chaud sur la fin, à un moment où l’on avait perdu Théo, en phase de pré-sommeil, et un petit bidouille à l’avant-dernier tour nous permit de vaincre le dernier mal avec le dépôt de licence du vaccin contre la maladie bleue, la grippe… espagnole très certainement.

On a senti le mistral perdant de la défaite !

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JEU: un nouvel épisode de T.I.M.E. STORIES chez Daniel et Marie : LUMEN FIDEI (30 septembre)

Ce coup-ci, on va plonger dans un passé lointain, au moyen-âge, après le Reconquista de l’Espagne et missionnés par le Pape, nous devons ramener semble-t-il un objet. Nous sommes quatre ce coup-ci avec la participation de Preston.

Au départ, très peu de temps pour y parvenir… seulement 10 unités.

 

Finalement nous allons pouvoir récupérer du temps en passant au second paquet de carte avec un mécanisme original où l’on va jouer aux gendarmes et aux voleurs contre des cavaliers noirs maures… pour atteindre Grenade et l’Alhambra….

contenu du troisième niveau. Nous semblons nous approcher du but. Il nous reste quelque peu de temps…

…la preuve ! Tandis que Daniel a perdu momentanément la vie, nous voilà, tout simplement bloqués dans une pièce de l’Alhambra, sans possibilité d’aller quelque part, les autres lieux de ce niveau déjà visités étant inaccessible jusqu’à la fin de ce run. Il semblerait qu’on soit ici devant un bug du jeu comme on peut le lire dans les réactions de quelques joueurs sur le site Tric Trac à la page de Lumen Fidei, victime semble-t-il de la même mésaventure que nous.

Nous reprendrons ici la prochaine fois mais que faudra-t-il faire. Revenir à la porte de l’Alhambra… ?

A bientôt pour la solution de ce problème !

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JEU: dans le DÉSERT puis en ESPAGNE au XIXème siècle chez Daniel et Marie le 16 septembre.


Une soirée à quatre avec Daniel et Marie mais aussi Preston qui ne rentrera qu’en février à Toulouse.

Petite promenade dans le désert avec DURCH DIE WÜSTE. Il s’agit de construire des caravanes de ces camélidés de différentes couleurs pour encercler des zones du désert. On marque des PV avec les lacs qu’on rencontre et qu’on confisque, les  oasis qu’on approche, et en fin de partie, les hexagones encerclés et les caravanes de chaque couleur les plus longues.

Avec des règles traduites incomplètement, je me fourvoie dans un partage du plateau en deux qui ne me rapportera pas grand chose… A quatre, ce jeu est une belle empoigne et le désert est vite surpeuplé ! Jeu de l’année 1991… ça date un peu. Quant aux couleurs des chameaux, un peu plus fun n’aurait pas été gênant. Intéressant mais ce n’est pas le genre de jeu où je m’en sors !

Suite de soirée avec PANDÉMIE-IBERIA.

Petite entorse au règlement avec le choix et non le tirage au sort des 4 personnages. Daniel nous concocte un deck avec 5 épidémies, stade médian entre le facile (4 épidémies) et le difficile (6). Seul petit problème, je démarre la partie et la première carte tirée est… une épidémie ! Bravo le tri des cartes !

Comme à chaque fois, il ne faut pas perdre du temps en route et être immédiatement dans l’objectif de monter les collections de cartes de la même couleur pour trouver les vaccins.

On y parvient grâce à Daniel qui nous construit des voies ferrées pour accélérer nos déplacements dans la péninsule ibérique, à Marie qui a des facilités à distribuer les cartes. En tant que médecin, je traite les maladies plus facilement mais le pouvoir est moins important que dans le jeu de base.

Belle victoire collective à 2 pioches de la fin de la partie !

Ambiance de cette version agréable et soirée tour autant sympathique !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 8 septembre 1917

(JOUR 1133 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la célébration du 3ème anniversaire de la Libération (très partielle) de l’Alsace, une autre occasion de remonter le moral des troupes et de l’arrière, le 3ème anniversaire de la Victoire de la Marne ! C’était effectivement en septembre 1914. Le Général américain Pershing remet un Livre d’Or à Joffre. Pourquoi donc ?

Les Allemands partis (pas très loin, sur la ligne Hindenburg !), on reconstruit les ponts détruits. C’est le travail des unités du Génie.

Sur cette double page, on voit que des scaphandriers sont quelquefois employés pour aller vérifier les infrastructures sous les eaux. Original !

On parle ici de troubles en Espagne fomentés par des agitateurs allemands.

Les grèves et les manifestations ont été réprimées par le gouvernement de Dato. Contrairement à ce que dit J’ai vu, ces troubles n’ont pas grand chose à voir avec l’Allemagne mais plutôt avec l’instabilité politique en Espagne alors et en liaison avec les événements qui se passent en Russie. C’est surtout en Catalogne et dans les régions industrialisés que ces troubles eurent lieu. ce sont les premiers soubresauts d’une instabilité politique qui aboutira deux décennies plus tard à la guerre civile.

Pour terminer, deux vues aériennes très parlantes: Le martelage des positions allemandes par les Anglais. Dans les Flandres belges bien entendu ! Il ne reste pas grandes traces de vie après les déluges de l’artillerie.

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