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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 11 novembre 1917

 (JOUR 1197 1196 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Un an jour pour jour avant l’armistice qui mettra fin à la guerre. Une petite erreur s’est glissée dans notre décompte hebdomadaire, ce 11 novembre 1917 permet de remettre le compte à jour ! Mais le jour de la parution du journal, personne ne savait qu’il faudrait encore attendre 365 jours pour atteindre la fin de cette catastrophe.

A la une, les nouveaux chefs de l’armée russe en train de devenir soviétique, nommée par les Révolutionnaires d’Octobre. On ne parle pas encore d’URSS, terme qui apparaîtra le 30 décembre 1922.

Les femmes sont amenées à combattre dans cette nouvelle arme russe. On l’a vu avec les troupes d’infanterie. Ces images montrent qu’il en est de même dans la Marine.

Toujours à l’est, dans la capitale provisoire de la Roumanie, Jassy ou plutôt Iasi (avec une cédille sous le s) en Moldavie, on expose des armes prises aux Autrichiens.

Quelques obusiers pour une armée qui n’a plus de capitale… c’est bien peu !

Les Alliées ont aussi des dirigeables, sans aucune comparaison possible avec les Zeppelin.

Ils patrouillent le long des côtes pour déceler l’éventuelle présence de sous-marins allemands.

Un tour au Portugal, belligérant en guerre contre les forces allemandes.

Ici, les poissonnières transportent, non pas des poissons mais des obus embarqués pour le front européen ou africain.

Des destructions…

Dans la région de Maubeuge (Nord) et le paysage est bouleversé.

Le Chemin des Dames et une fameuse attaque française qui a enfoncé les lignes allemandes, événement qui a été oublié par les historiens de nos jours. On est en pleine propagande.

Une carte dessinée sur une vue aérienne sensée prouver que l’avancée française est bien réelle.

Une double page complète sur cet événement avec des scènes de liesse;

Des prisonniers allemands et des destructions.

Autres destructions toujours dans l’Aisne où des fermes ne sont plus que des tas de cailloux et de poutres entremêlées.

Beaucoup de bruit pour faire oublier les hécatombes du 16 avril 1917 et les rebellions qui suivirent.

Les Australiens sur les Flandres, au milieu de polders remplis des eaux de la mer du Nord ayant envahi les terres cultivables de Belgique.

Pour terminer des messages inscrits sur un mur de Macédoine où les Alliés affrontent les Bulgares.

Les Bulgares avaient écrit un message à le gloire de leur chef Mackensen. La réponse est venue d’un Zouave qui lui a répondu ce que vous pouvez lire !

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 4 novembre 1917 (JOUR 1190 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

(JOUR 1190 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Il s’agit presque d’un numéro spécial sur la chute des dirigeables allemands à la fin du mois dernier. Sauf pour la une où l’on montre Franchet d’Esparey à Laffaux en train d’observer les lignes ennemies, le 23 octobre, lors d’une visite officielle.

Revenons au raid des Zeppelins, le Miroir en sait un peu plus que J’ai vu. Une carte va nous éclairer sur ce qui se passa vers le 20 octobre.

Il s’agit d’un raid de treize Zeppelins partis d’Allemagne pour aller bombarder Londres. Aller groupé mais le brouillard au retour sépara le groupe. Trois dirigeables regagnèrent l’Allemagne sans problème et trois autres le firent également mais en survolant l’est de la France.

Pour les autres ce fut plus délicat.

Le L-44 fut abattu au-dessus de Chènevières par la DCA: appareil détruit, équipage tué.

Plus au sud, le L-50 prit terre à Dammartin et ne put repartir. L’équipage fut fait prisonnier.

Plus bas, même aventure pour le L-49 du côté de Bourbonne-les-Bains.

Les curieux comme ce peintre du dimanche ne manquent pas d’assister à ce spectacle insolite.

Les chefs militaires, eux, en profitent pour se valoriser en s’exhibant avec le pavillon du L-49.

On pense que deux autres dirigeables sont rentrés au pays par la Suisse. Les deux derniers se sont égarés plus au sud.

L’un d’eux, le L-45,  s’est posé à Mison, au bord du Buech et les hommes de l’équipage l’ont détruit avant de se constituer prisonniers.

Secteur possible de la chute de ce Zeppelin, à la limite des Alpes de Haute-Provence (Basses-Alpes à l’époque et Hautes-Alpes)

Quant au dernier, on pense qu’il s’est abîmé en Méditerranée sans laisser de traces.

Le Miroir en profite pour donner quelques éléments de vie pour les équipages des dirigeables. Mais comme aucune photo n’est disponible, c’est par le dessin que le lectorat peut voir…

…les mitrailleuses défensives du ballon et…

…la surveillance du ciel et le travail de l’équipage lors des raids.

Le reste de l’actualité racontée par Le Miroir.

Les Italiens protègent leurs trésors devant l’avancée des Autrichiens et les combats qui pourraient de rapprocher de Venise.

C’est à cette époque que le Grand-oncle Séraphin Guérin partit avec le 2ème RAM combattre en Italie pour sauver les Italiens en déroute. Mais cela, ce ne sera pas dit dans ces termes par la presse française.

En Macédoine, les Autrichiens et les Bulgares subissent des défaites face au corps expéditionnaire allié… En tout cas, c’est ce qu’on nous dit !

Dans ce même secteur, les enfants des réfugiés serbes…

…jouent… à l’armée !

Du Chemin des Dames, où on nous dit aussi qu’on a beaucoup avancé, on voit au loin, la cathédrale de Laon.

En regardant très attentivement l’image, en effet !

Quant à l’avancée française de ce secteur… c’est encore plus difficile à voir dans les archives de la guerre !

Pour terminer un lance-flamme (flammenwerfer dans le texte) allemand est présenté par un soldat britannique:

 

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 28 octobre 1917

(JOUR 1183 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Sur le front d’Orient, les Français découvrent cette inscription en Bulgare sur un rocher dans un secteur repris par eux.

Autre photo plutôt amusante traitant du front d’Orient.

Une cargaison de chèvres est débarquée d’une barque à Salonique, destinée au ravitaillement de l’Armée d’Orient.

Autre transport, d’humains celui-là.

Des troupes coloniales venant d’Indochine, des Annamites sont entassés sur ce navire pour rejoindre le front français.

Tous les matins, douche au programme, à l’eau de mer certainement !

Des explosions…

Celle d’une bombe lancée par un aéroplane allemand qui visait le pont du second plan. Sans succès !

Par contre les Britanniques dans leur secteur de la Somme ont fait un coup gagnant sur ce dépôt de munitions allemand.

En quatre vues, le torpillage du transport « Le Médie » en Méditerranée, survenu le 23 septembre 1917.

L’attaque du sous-marin allemand UC 27 s’est produite au sud-est de Minorque. Le transport faisait la liaison Malte-Marseille avec des munitions et quelques 563 passagers et 67 membres de l’équipage. Il y eut 250 disparus. Les survivants durent leur salut à de nombreuses bottes de foin qui, tombées à la mer, devenaient autant de petits radeaux de sauvetage.

Dans le nord de la France, cette petite fille vend des journaux aux Canadiens montant aux tranchées.

A Verdun, le Président de la République Portugaise vient visiter le fort de Ham…

…accompagné du Président Poincaré et du général Franchet d’Esperey.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 6 octobre 1917

(JOUR 1161 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La mort de l’As des As Georges Guynemer est annoncée. Elle date du 11 septembre dernier, en Belgique, au dessus de Poelkapelle, abattu d’une balle dans la texte au commende de son avion qui connaissait quelques problèmes techniques. Vainqueur de 53 victoires, c’est une grosse perte, surtout au niveau du moral de la population. On a d’ailleurs attendu plusieurs jours avant que la nouvelle ne soit officialisée.

Autre vue de Guynemer devant son avion, le « Vieux Charles ».

Par contre, J’ai vu nous présente cette photo particulièrement dure mais il s’agit de la mort d’un As allemand…

… Von Richthofen, abattu le 2 septembre. Guynemer avait été vengé par anticipation !

Le ravitaillement, toujours le ravitaillement, la vie difficile en ville, soumise aux privations. Alors pour conjurer le mauvais sort, on nous présente des images d’opulence, de cochons abattus aux Halles de la Villette où travaillent les femmes.

En double page centrale, un obusier en action sur le front italien, manié par des troupes françaises venues en aide aux Italiens en difficulté face aux Autrichiens. C’est sur ce coin de front que le grand-oncle Séraphin passa quelques mois.

Autre front éloigné, celui de Macédoine, le front d’Orient.

Les Bulgares ont incendié Monastir lors d’un bombardement et les populations civiles ont fui à la campagne. Là comme ailleurs, des destructions et des larmes.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 septembre 1917

(JOUR 1155 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le vieux politique Clémenceau en déplacement dans les tranchées de Verdun, dans le secteur de Mort-Homme. Il lui est difficile de se déplacer dans ce paysage bouleversé, surtout quand il s’agit de franchir un ruisseau sur une étroite planche !

De nouveaux équipements.

Ce casque trouvé sur un prisonnier allemand. Il doit éviter les gueules cassées mais doit être terrible pour les cervicales !

La cloche des gaz dans un abri britannique.

Reste à savoir ce que va devenir cette invention si le Tommy est distrait ou le premier touché par les gaz.

Des torpilles américaines gigantesques.

Au départ et au retour, remorquée par un petit vaisseau. En expérimentation !

Une guerre presque idyllique.

Dans cette région marécageuse au nord-ouest de Monastir, en Macédoine, la presse nous présente des lieux charmants, de villégiature, plus que de mort !

Destructions d’une cité de Ginchy dans la Somme après les diverses batailles qui s’y sont déroulées.

Les vues aériennes nous montrent que tout a disparu, tout a été rasé ! La bataille s’est déroulée à partir du 6 septembre 1916, il y a un an.

Pour terminer, la photo d’un avion allemand. Vue banale mais légende originale:

Oeuvre de la censure ou coquille du magazine ?

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 22 juillet 1917

(JOUR 1085 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

L’As de l’aviation, Georges Guynemer montre au général Franchet d’Esperay l’avion sur lequel il a remporté tant de victoires ! Un avion orné de la fameuse cigogne. Au moment de la parution du magazine, Georges Guynemer n’a plus que 50 jours à vivre.

Un seule page sur l’entée en guerre des Américains.

Les Américains arrivent avec des hydravions. Les aviateurs posent après un entrainement.

La guerre est vraiment mondiale.

Ci-dessus, on voit un char d’assaut anglais observant les lignes turques du côté de Gaza, en Palestine. Nous sommes au pays de Lawrence d’Arabie. Il y a peu, nous avons raconté l’histoire de ce Poilu de Caderousse mort à Lodd en 1918.

Un autre Poilu caderoussier y est mort le 21 octobre 1915, devant ce fort de La Pompelle défendant Reims. Il s’agit de mon arrière-grand-père Adrien Guérin. Il ne fut pas le seul puisque un Sauvage connu le même sort, le même jour, victime des gaz allemands !


Trois vues de ce qu’il reste de ce qui fut un imposant ouvrage militaire défensif !

D’ailleurs, on se sert toujours des gaz asphyxiants comme sur cette grande photo en double page centrale.

Le nuage de gaz se répand sur la tranchée allemande et les Poilus allemands se rendent aux Français. Car pour les armes chimiques, les Barbares (on appelait ainsi les Allemands alors) ont été rejoints par les Civilisés !

Le Chemin des Dames et les grandes offensives de printemps, si meurtrières qu’elles entraînèrent des mutineries et la mise à la retraite de Nivelle.

 Ici, une borne de cette route s’est retrouvée dans une tranchée française, celle qui indiquait la commune de Cerny à 600 mètres.

Sur le front d’Orient, des troupes grecques combattent aux côtés des franco-britanniques et des Serbes contre les Bulgares appuyés par des Austro-Hongrois et des Allemands.

Ici, en Macédoine, des gradés grecs interrogent des soldats bulgares faits prisonniers.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 27 mai 1917

 (JOUR 1029 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une image d’un thème qu’on a déjà vu plusieurs fois: la protection contre les gaz. L’homme…

…comme le chien…

…portent le même engin à travers lequel il est si difficile de respirer. Quant à que cela soit bien réel… Une belle photo montée surtout quand on voit en arrière-plan des brancardiers à l’oeuvre. Bof !

Une nouveauté: des abris bétonnés construits par les Allemands pour protéger leur artillerie.

On n’avait pas encore vu cela et ces constructions doivent être restées particulièrement limitées.

Une vue de tirs d’artillerie sur la Scarpe, une rivière du nord de la France dans un paysage bouleversé:

A noter au premier plan des tombes de Poilus toutes proches des tranchées.

A Reims, en Champagne, les bombes tombent sur la ville et l’Hôtel-de-Ville a été détruit par ces tirs d’artillerie.

A rapprocher de la vue de la semaine dernière de la cathédrale cachée par les volutes de fumée.

En Champagne où on peut enfin voir une attaque avec un mouvement de chars d’assaut.

 

S’il s’agit de l’attaque du Chemin des Dames du 16 avril 1917, à Berry-au-Bac, les chars Schneider engagés connurent un échec important et ce qui n’encouragea pas les vieux généraux à approfondir cette stratégie militaire. Plus tard, les chars Renault, plus petits et maniables, eurent plus de succès !

Une vue d’ailleurs de ce secteur du Chemind des Dames avec les destructions de Crayonne après la bataille.

Craonne, la ville de la chanson pacifiste écrite suite à ces attaques meurtrières et inutiles.

Premiers américains en Europe utilisant une méthode d’observation totalement désuète.

On se croirait revenu en 1914 !

Par contre, à l’opposé, on nous présente une nouvelle technique pour creuser les tranchées avec ce matériel de travaux publics particulièrement moderniste.

On n’a pas inventé mieux un siècle plus tard pour creuser des tranchées. Ce ne devait pas être les Poilus qui se plaignaient de cette invention…. même si elle ne fut certainement guère utilisée en vrai… l’engin de terrassement étant une cible facile pour ceux d’en face.

Allons en Orient. Première étape la Macédoine où l’on voit une fanfare française jouer la Marseillaise nous fait-on croire ou la Madelon plus certainement au pied d’un minaret.

Cela fait penser au roman graphique en 5 volumes Quintett se déroulant dans cette partie du front.

Seconde étape plus à l’est, la Mésopotamie où les Britanniques ont beaucoup progressé et fait régressé l’Empire Ottoman.

Les prisonniers turcs sont légion tout comme en Palestine où, de partout, les Turcs ne sont pas capables de défendre un empire aussi vaste.

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