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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 30 décembre 1917

(JOUR 1245 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

C’est vraiment un événement important pour la presse occidentale que la fin de la guerre sur le front de l’est et le retrait des Russes, devenus des traitres. En couverture, deux gardes rouges montent la garde devant la porte de Lenine qualifié de traître, à Petrograd.

A l’intérieur de la revue, de nombreuses photos sur la situation en Russie:

La queue devant une boutique pour se ravitailler à la soupe populaire. Le Miroir y voit un subterfuge des Bolcheviks pour s’attirer les faveurs du peuple.

Des meetings en plein air, au coeur de Petrograd où les leaders s’adressent au peuple.

Les gardes rouges en armes dans les rues et…

…une ambiance de guerre civile. L’instauration d’un régie socialiste en Russie est un événement considérable qui importera la vie politique de tous les pays du monde pour le reste du XXème siècle.

Une autre vue aérienne tout autant spectaculaire:

le bombardement de Reims avec la cathédrale vue des airs.

Le front d’Italie avec la ligne de défense fixée par l’état-major sur le Piave…

…où dans un secteur, de grosses pièces de marine ont été installées.

Sur un autre fleuve de Vénitie, l’Astico, des troupes françaises qui ont connu leurs premières victimes, montent au front.

En Palestine, les Anglais ont repoussé les Turcs.

De nombreux canons ont été repris à l’ennemi, des prisonniers ont été faits et des Anglais ont été blessés. La guerre en un mot !

Aux Etats-Unis, la machine de guerre tourne à plein régime.

On fabrique des casques par milliers…

…et des paires de bottes dans les mêmes quantités pour les Sammies.

Enfin fin de ce tour du monde, au Portugal,…

…le militaires ont renversé le pouvoir civil de Costa et exilé le président Machado. Dans la mouvance de la Révolution russe, les militaires portugais sont plutôt hostiles à la guerre et, sans se désengager totalement, n’enverront plus de renforts aux troupes déjà en France.

Ci-dessus le nouveau chef de l’état, le commandant Sidonio Paès, à cheval.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 23 décembre 1917

(JOUR 1238 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

On nous présente une image exceptionnelle en cette couverture du Miroir du 23 décembre: le départ d’une bombe larguée par un aéroplane. Ce pourrait l’être si on n’avait pas trafiqué d’une manière trop flagrante de visage de l’aviateur au premier plan. Dommage ! Un visage moins net aurait été plus réaliste.

Par contre, ces photos aériennes ci-dessous…

…n’ont rien à envier au Google Maps actuel. En haut, on y voit la vallée du Jourdain et en bas, les lieux saints de Jérusalem.

Quant à cette attaque de tanks en Cambrésis, elle est remarquable de précision.

En zoomant sur les zones où apparaissent des chars d’assaut, des tanks,…

…on voit très bien les gros engins dans le no-man’s-land entre les deux lignes de tranchées opposées.

Ci-dessous, l’inventeur des tanks, le Britannique sir William Tritton.

Après cette attaque britannique, le résultat au sol avec ce village détruit (en haut) et…

…un char pris dans la boue en bas, ce char ayant perdu sa chenille gauche, le bloquant totalement.

Pour en revenir à la Palestine, les Turcs sont en passe d’être chassés par le Corps Expéditionnaire Britannique soutenu par quelques unités françaises. Le Miroir se fait un plaisir de rappeler la visite de Guillaume II en Terre-Sainte en 1898 dont les pas ont été immortalisés à l’époque…

… par un photographe arménien Ghrabid Karkoryane. C’était avant le Génocide et les photographes arméniens étaient en pointe dans ce domaine et avaient les faveurs des dirigeants ottomans.

Les photos traditionnelles du fret italien avec ces deux vues sur une page:

En haut, une route de montagne tenue par les Alpini et en bas, un barrage de  barbelés sur le Brenda.

Enfin la situation en Russie et la Révolution bolchévique.

On voit enfin le visage (certes de profil) des dirigeants: à gauche Lénine et à droite Trotsky haranguant la foule avant une manifestation pacifiste à Petrograd.

Lesquels Bolcheviks ont commencé à faire disparaître les traces de l’ancien régime impérial.

Ici une statue de la Grande Catherine, impératrice de Russie de 1762 à 1796, a été recouverte, bien longtemps avant que ne sévisse Christo !

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107 POILUS de CADEROUSSE, 107 DESTINS… BRÉMOND Isidore.

107 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre… et 16 oubliés: 122 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Dix-septième nom de la liste: Brémond Isidore Marius Sylvestre.

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Première face du Monument.

Isidore Brémond, c’est pour moi ce fier Cuirassier posant pour la postérité en tenue d’apparat sur cette magnifique photo de la tombe familiale, à côté de la chapelle, au cimetière de Caderousse.

Pour la postérité puisque si Isidore n’était pas mort à la guerre, la photo dormirait au fond d’un placard ou d’une boîte à chaussures et aurait fini sur un vide-grenier comme tant d’autres ou… plus tristement dans une déchetterie ou une cheminée et la mémoire de son inspirateur avec. La revanche d’une mort précoce sur les vivants.

Elle a été prise entre le 1er octobre 1910 et le 24 septembre 1911, dates prenant lesquelles Isidore Brémond fit ses classes, au 10ème Régiment de Cuirassiers à Lyon. Une photo de studio que l’on doit à un photographe lyonnais ou orangeois… peut-être Lang de Montélimar qui avait une succursale en Vaucluse ? Jamais exposée au soleil puisque la tombe est orientée vers le nord, elle ne fait ces 100 ans !

Isidore avait alors un peu plus de 20 ans. Né le 31 décembre 1888 à Caderousse (d’où son troisième prénom Sylvestre !), il était le fils de Gabriel Marius Brémond et de Marie Claire Roche, nés tout deux à Caderousse en 1857. Un fermier à Gabin puis à l’île du Colombier, certainement plus aisé que la moyenne des paysans du coin, comme vont nous le prouver les extraits des recensements suivants.

Le recensement de 1891.

Le premier enfant des jeunes mariés Gabriel et Marie-Claire sera Gabriel François, venu au monde en 1881, 16 mois après les noces, le 21 janvier 1880. Malheureusement le bébé ne vivra que 7 mois. Avant la naissance d’Isidore, le seul garçon de la fratrie, 2 filles le précèderont Clarisse née en 1882 prénommée comme sa mère sur quelques pièces officielles et Marie-Jeanne née en 1885. Suivront Isidore puis Gabrielle en 1901, encore une fille !

On voit que le père emploie 2 domestiques dans la ferme de l’île,  les jeunes Paul Revire et Auguste Durand, loin d’être majeurs.

En 1906, Isidore apparaît bien sur le recensement avec ses soeurs. L’aînée doit avoir quitté le foyer, certainement mariée. Par contre le nombre de domestiques a enflé pour seconder le père dans la gestion du domaine de l’île du Colombier. Pas moins de 4: Jean Pécoul âgé de 45 ans, François Coste, un gardois de Bagnols-sur-Cèze âgé de 26 ans et 2 jeunes frères, Joseph et Louis Mondan respectivement âgés de 18 et 14 ans. Ce devait donner une belle tablée, le soir venu, après une journée aux champs !

On reparlera de Joseph et Louis Mondan quand on évoquera la mémoire du Poilu André Paul Mondan, leur frère, lui aussi Mort pour la France.  L’un et l’autre feront la Grande Guerre.

En 1911, Isidore n’est pas recensée à Caderousse. Pour cause, il était sous les drapeaux du côté de Lyon. Trois domestiques travaillent pour le père: Jean Revire, un berger venu de Mornas, Louis Mondan dont on a déjà parlé et Gabriel Gromelle âgé de 18 ans.

Parti de l’armée fin 1911, Isidore sera donc rappelé comme bon nombre de jeunes et moins jeunes, en août 1914. Mais pas chez les Cuirassiers à Lyon mais chez les artilleurs à Orange.

On le retrouve donc second canonnier conducteur au 55 ème Régiment d’Artillerie, conducteur puisqu’il a une certaine connaissance des chevaux. Ce régiment combat sur la Marne puis sur le front de Verdun, à l’automne 1914. Les batteries soutiennent l’infanterie dans le secteur d’Avocourt, non loin de la butte de Vauquois. C’est dans ce secteur que décédera Ernest Aubépart en mars 1915.

Pour Isidore, ce sera un peu plus au sud, à l’hôpital de Neufchâteau, le 29 novembre 1914. Il y avait été évacué, atteint d’une maladie grave imputable au service, sans qu’on en sache plus. On n’est pas encore à l’époque de la grippe espagnole mais des infections pulmonaires, la tuberculose commençaient à faire des ravages, aggravées par la promiscuité et l’hygiène très relative des hommes.

Isidore Marius Sylvestre Bromont avait 26 ans et encore toute la vie devant lui.

Fiche Matricule de Mémoire des Hommes.

Isidore Marius Sylvestre Brémond, matricule 341 classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Même si le patronyme Brémond n’apparaît plus à Caderousse, la présence d’une tombe entretenue dans le cimetière de Caderousse et celle de ce patronyme dans le Vaucluse laissent à penser qu’un descendant, petit neveu ou petite nièce pourrait nous parler de son ancêtre. Si cela est le cas, qu’il (ou elle) ne se gène pas pour réagir, surtout s’il (u elle) possède quelques photos ou documents.

La plaque complète sur ce caveau au cimetière de Caderousse.

A suivre: Joseph Bresset.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 29 octobre 1916

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(JOUR 819 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le roi Constantin s’adresse aux troupes de l’Entente. Il change de discours pour l’occasion ce qui est monnaie courante pour lui. La Grèce est au bord de la guerre civile entre monarchistes plutôt favorables aux Allemands et Vénizélistes (les supporter du premier ministre Elefthénios Vénizélos) favorables aux Alliés.

D’autres vues de cette situation grecque:

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Les Vénizélistes sont acclamés par la foule de Salonique tandis qu’une…

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…garnison grecque de Cavalla qui s’est rendue aux germano-bulgares est reçue triomphalement en amie à Berlin.

Quelques autres vues de cette revue:

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des tranchées, des boyaux et des troupes qui progressent, le ravitaillement qui arrive aux troupes en attente.

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Une immense marmite créée par un obus de 400. On a vu la semaine passée un obus n’ayant pas explosé… quand cela se produit, les dégâts sont considérables.

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En double page centrale, l’explosion d’un obus, au loin, près du fort de Souville dans le secteur de Verdun. Des troupes fraîches attendent de monter en ligne.

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Un exceptionnel instantané, celui du départ d’une torpille aérienne de 40 kilos partant des lignes françaises.

La page aviation:

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Le Guynemer anglais, Ball, présente ses trophées de guerre. Il en est à 29 victoires.

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Des aviateurs américains en France posent devant leur appareil. Ont posé plutôt car 3 d’entre eux ont perdu la vie depuis le cliché. Il s’agit de Rockwell, Norman Prince et Victor Chapman. La guerre est terrible.

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Le (petit) KIOSQUE DE PRESSE de l’été 36: le 29 août 1936-2

Un numéro spécial de VU paru le 29 août 1936. De par le contenu de ce numéro, cela valait bien un article séparé de celui publié hier.

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Un numéro spécial de VU en Espagne avec les meilleurs reporters et photo-reporters comme l’indique cet encart en page 2:

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On note la présence de Lucien Vogel, le créateur du magazine en 1928, une revue moderniste dont le leitmotiv est de traiter l’actualité à partir de la photographie, d’où la présence en Espagne de Robert Cap(p)a qui commence sa carrière sous ce nom d’où l’approximation orthographique du nombre de P. On note aussi la présence de Madeleine Jacob qui fera carrière dans Libération puis à l’Humanité après guerre, très engagée et à la plume acérée ce qui lui vaudra pas mal d’animosité et Hans Namath, photographe anti-nazi réfugié en France en 1933. Evidemment, VU penche plutôt à gauche et du côté de la République Espagnole.

Des journalistes qui vont payer de leur personne, l’avion de VU avec Lucien Vogel et Paul Ristelhueber à bord se posant en catastrophe en pleine Sierra vers Reus.

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La Generalitat mettra à disposition d’un journaliste une voiture reconnaissable à son drapeau tricolore sur lequel le titre du journal apparaît.

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Le magazine va traiter de la guerre d’une manière très pédagogique, multipliant les articles d’actualité avec des documents plus encyclopédiques.

Ainsi cette carte politique de l’Espagne sortie des urnes en février 1936…

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plus claire que celle de L’illustration. Plus c’est noir, plus c’est à gauche, plus c’est blanc, plus c’est à droite !

Une double page va expliquer les passions politiques en Espagne sous le titre Depuis ces vingt ans, les Espagnols s’entretuent…

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On retiendra la fin:

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L’attentat de Madrid lors du mariage du roi Alphonse XIII en 1906 et la répression à Barcelone contre les Républicains en 1909.

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L’assassinat du pédagogue libertaire Francisco Ferrer, fusillé à Montjuic pour ses idées trop avancées et dont la mort entraîna une vague mondiale de protestation.

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Le coup d’état de droite de Primo de Rivera en 1923 et la chute de la Royauté en 1931.

Ailleurs, des cartes montrant l’évolution de la situation du début de la guerre le 17 juillet à la fin du mois d’août:

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VU inverse un peu les rôles en montrant au tout début, une Espagne totalement sous le joug franquiste et s’émancipant peu à peu alors que la réalité historique serait plutôt l’inverse.

Il y a aussi la présentation des principaux leaders républicains avec interview à la clé, ce qui prouve la proximité de VU avec le pouvoir républicain.

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Manuel Azana le président de la République.

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Luis Companys le Président de la Generalitat de Catalunya qui à la dernière question du journaliste lui demanda ce qu’il adviendrait de l’Espagne si la rébellion l’emportait eut cette interrogation prémonitoire: « Et de l’Europe ? »

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Intelecto Prieto, anden ministre socialiste.

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Jaume Miravitlles, secrétaire général des Milices Antifascistes, militant anarchiste.

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Jose Bergamin, écrivain catholique rallié à la République.

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Largo Caballero chef du Parti Socialiste qui s’émeut de la neutralité du Front Populaire en France.

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Le député socialiste Avarez del Vayo, certain de la victoire de la République, les fascistes ayant tout le peuple contre eux.

Excepté un article sur le Tercio, la Légion Etrangère espagnole, de Pierre Mac Orlan,…

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le magazine se plaît à montrer un peuple en armes contre le fascisme.

Les femmes, compagnes des hommes et la guerre…

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mais aussi les femmes combattantes:

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Les miliciennes.

Les gosses qui voient partir leurs pères…

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mais aussi les gamins de la guerre:

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Un peuple en guerre, des regards…

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et une histoire qui s’écrit.

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 A Barcelone, après la nuit tragique…

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et glorieuse.

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Cette photographie d’Hans Namath Les sentinelles de la République qui aurait pu devenir culte…

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cette autre de Reisner aurait aussi pu devenir culte…

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si Robert Capa n’avait pas saisi en direct la Mort du Milicien.
Voyons en vrac les photos des reporters de guerre sur les fronts de ce début de guerre:

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Mort pour la République sur le front de Saragosse.

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L’attaque devant Lecera.

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En face d’Huesca, occupé par les rebelles, les miliciens de Tardiente guettent, le doigt sur la gâchette, la vague d’assaut de l’ennemi.

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Au front, la vie s’organise.

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La guerre aérienne.

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A Tardiente, l’armée loyale monte la garde dans les immenses greniers du minotier fasciste Galvin.

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Durutty, chef de la première colonne sur le front de Saragosse.

Le titre s’interroge sur ce qui fut la grande faute de la République:

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et donne la paroles à 2 touristes parisiennes égarées dans la tourmente…

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et dont la voiture garde les stigmates de quelques rencontres inattendues !

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Il y a (presque) 100 ans jour pour jour: SUR LE VIF du 5 août 1916

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(JOUR 734 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

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Sur le Vif vient de passer à 20 centimes. Mes anciens vont cesser de l’acheter après ce numéro. On retrouvera d’autres numéros de ce titre à la rentrée, les marchés des dimanches matins en proposant quelquefois !

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Paysage de tranchées allemandes bouleversées après leur conquête.

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Les chevaux de frise n’ont pas résisté aux tirs de l’artillerie.

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Toujours des destructions dans des villages français.

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Artillerie alpine en Alsace, unité que le grand-oncle Séraphin est sur le point de rejoindre.

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Une image originale du contre-torpilleur La Fourche avant qu’il ne soit coulé en 3 minutes par une torpille dans le canal d’Outrante (entre le talon de la botte italienne et l’Albanie). Cette attaque a fait 1 mort et 17 disparus le 23 juin 1916.

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Tirs d’artillerie certainement à Verdun, des tirs de 75.

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Chasseurs au repos près de leurs abris.

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Tout ce qu’il reste d’une usine jadis prospère et incendiée.

Enfin une série de 6 vues sur le 14 juillet dernier à Paris:

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Le défilé des troupes.

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Des canons de 75 ont tous les honneurs.

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Les troupes étrangères aussi, ici des Britanniques hindous.

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La visite du Président Poincaré aux familles de MPLF.
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Concert de l’actrice Mlle Félia Lithine chantant la Marseillaise aux Tuileries.

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CAPA, L’ÉTOILE FILANTE, une BD de Florent Silloroy

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Une biographie en bandes dessinées sur Robert Capa, le célèbre photographe qui fit la non-moins célèbre photo de la mort  du milicien républicain sur le front de Cordoba en septembre 1936. D’ailleurs, on retrouve cette scène sur une des pages, au début de l’histoire…

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de la courte vie mais si dense existence de ce réfugié hongrois, Emdre Friedmann de son vrai nom. Une scène que certains remettent en cause aujourd’hui, pensant qu’à l’instar du « baiser de l’Hôtel de Ville » de Robert Doisneau, il s’agissait d’un montage !

C’est sa compagne Gerda Taro…

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une réfugiée allemande antifasciste qui lui trouvera ce nom d’artiste, mélange de Robert Taylor et Frank Capra, à la suite d’une soirée au cinéma.

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Elle pensait, à juste raison, qu’en se faisant passer pour un photographe américain, ses clichés se vendraient beaucoup mieux.

Les grèves de 1936 puis après le pronunciamiento de Franco et le début de la guerre civile, direction l’Espagne et cette arrivée à Barcelone par l’estacion de França pour couvrir les événements.

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Une Espagne qui lui prendra Gerda Taro, écrasée sous les chenilles d’un char républicain à Brunete et qu’il fera enterrer au Père Lachaise. Breda Taro qui se révéla être aussi une photographe de génie, peut-être supérieure à Capa, prenant tous les risques, le poussant à la perfection et vendant sous son nom ses clichés, pour qu’ils soient mieux payés par les agences.

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Sans Gerda, Capa continua de couvrir aux 4 coins de la planète les conflits les plus dangereux, en essayant de rester fidèle à ses principes, donner toujours des vues les plus vraies des événements…

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17 euros dans toutes les bonnes librairies, éditée chez Castermann.

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