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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 1er juin 1918

(JOUR 1399 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

A la une, la promotion d’un roman-feuilleton qui commence dans ce numéro: « Le secret de Brandt l’espion » de Douglas Newton. Illustration angoissante…

Un piquet de chasseurs alpins s’est déplacé à New York pour défilé dans le cadre de la promotion du nouvel emprunt de guerre US. Les hommes sont acclamés par la foule et un masque à gaz d’un héros sera vendu 2 500 000 francs aux enchères. Pour quelle oeuvre ?

J’ai vu essaierait-il de faire un peu oublier la guerre ? Un article court mais illustré de photos raconte l’ouverture de la saison estivale au Parc des Princes des courses sur piste. Tout le monde aimerait tant que la Paix revienne !

Double page centrale:

Les femmes dans une usine d’armement fabriquant des obus. Nous sommes en Ecosse et les femmes qui ont remplacé les hommes non indispensables posent dans les entrepôts.

Double page aviation avec les héros des airs devant remplacer Guynemer dans le coeur de la population. Il s’agit de René Fonck qui survivra à la guerre avec 75 victoires homologuées et entrera ensuite en politique (c’est l’As des As en comptabilisant le plus de victoires françaises), Gabriel Guérin (homonyme de mon grand-père) qui totalisait 23 victoires quand il se tua lors d’un vol d’essai le 1er août 1918 et Hector Garaud originaire de Saint-Antoine(-l’Abbaye) qui remporta 13 victoires avant d’être gravement blessé. Il se tuera lors d’un vol d’essai le 02 avril 1940 à Montpellier.

Pour terminer…

petit hommage aux chiens d’aveugles qui ont perdu la vue lors de la Grande Guerre. Ils sont dressés dans le chenil de M. Hachet-Souplet au Plessis-Trévise.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du 30 décembre 1917

(JOUR 1245 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

C’est vraiment un événement important pour la presse occidentale que la fin de la guerre sur le front de l’est et le retrait des Russes, devenus des traitres. En couverture, deux gardes rouges montent la garde devant la porte de Lenine qualifié de traître, à Petrograd.

A l’intérieur de la revue, de nombreuses photos sur la situation en Russie:

La queue devant une boutique pour se ravitailler à la soupe populaire. Le Miroir y voit un subterfuge des Bolcheviks pour s’attirer les faveurs du peuple.

Des meetings en plein air, au coeur de Petrograd où les leaders s’adressent au peuple.

Les gardes rouges en armes dans les rues et…

…une ambiance de guerre civile. L’instauration d’un régie socialiste en Russie est un événement considérable qui importera la vie politique de tous les pays du monde pour le reste du XXème siècle.

Une autre vue aérienne tout autant spectaculaire:

le bombardement de Reims avec la cathédrale vue des airs.

Le front d’Italie avec la ligne de défense fixée par l’état-major sur le Piave…

…où dans un secteur, de grosses pièces de marine ont été installées.

Sur un autre fleuve de Vénitie, l’Astico, des troupes françaises qui ont connu leurs premières victimes, montent au front.

En Palestine, les Anglais ont repoussé les Turcs.

De nombreux canons ont été repris à l’ennemi, des prisonniers ont été faits et des Anglais ont été blessés. La guerre en un mot !

Aux Etats-Unis, la machine de guerre tourne à plein régime.

On fabrique des casques par milliers…

…et des paires de bottes dans les mêmes quantités pour les Sammies.

Enfin fin de ce tour du monde, au Portugal,…

…le militaires ont renversé le pouvoir civil de Costa et exilé le président Machado. Dans la mouvance de la Révolution russe, les militaires portugais sont plutôt hostiles à la guerre et, sans se désengager totalement, n’enverront plus de renforts aux troupes déjà en France.

Ci-dessus le nouveau chef de l’état, le commandant Sidonio Paès, à cheval.

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LA VIE AU GRAND AIR du 20 mai 1900

De la voile en couverture cette semaine du 20 mai 1900 (n°88) de La Vie au Grand Air. Il s’agit d’une rencontre entre deux navires suite au défi lancé par le Royal Temple Yatch-Club au Cercle de la Voile de Paris. Les deux bateaux se sont affrontés en cinq épreuves réparties entre les 11 et 19 mai derniers. On ne connaît pas le résultat des courses, vue que la coupe s’est achevée après la mise en presse du magazine.

Ce numéro est presqu’exclusivement consacré à la présentation d’une usine d’automobiles: les établissements Decauville.

La seconde une intérieure de cette longue rubrique de 8 pages: la nouvelle 8 chevaux de la marque avec refroidissement par circulation d’eau.

La salle où sont testés les moteurs.

L’atelier de montage et l’usine en bord de Seine.

La piste d’essai des véhicules sortis des ateliers.

Quelques modèles flambant neuf: la voiturelle à deux vitesses (haut), la voiturelle à trois vitesses (bas).

La voiturelle à suspension à l’arrière (haut), la voiturelle à circulation d’eau (bas).

Les champions de Decauville: en haut, M. Théry vainqueur de Paris-Ostende, la course de côte de la Turbie et d’Arles-Salon; en bas: M. L. Ravenez vainqueur de Paris-Draguignan et classé à la course des voiturettes et à la Turbie.

L’atelier où sont construites les voitures électriques. Car on construisait des automobiles électriques à l’époque. Seul la facilité de taxer les véhicules à essence par l’état empêcha le développement de cette technologie. On le paie chèrement de nos jours !

Pour terminer sur du sport automobile également, une course de 1 000 milles (1 600 kilomètres) organisée par l’Automobile-Club de Grande-Bretagne  du 23 avril au 11 mai.

Quand les riches s’amusent…

 

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Des BACS à TRAILLE sur le RHÔNE de la CONFLUENCE à la MÉDITERRANÉE: 14/25 LAFARGE-VIVIERS

C’est le développement de la cimenterie Lafarge créée par la famille Pavin et implantée au nord de la commune de Viviers qui eut pour conséquence l’installation d’un bac entre cette usine et la commune de Chateauneuf-du-Rhône.

Une vue de a cimenterie fin 2016 prise depuis la rive droite du Rhône.

Il avait pour fonction de transporter le ciment vers Montélimar et Chateauneuf-du-Rhône et en retour d’amener la main d’oeuvre drômoise à l’usine ardéchoise. Il fonctionna jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale.

La carte postale montre un Rhône peut actif, certainement en période d’étiage. Il faut dire que suivant Henri Cogoluènhe, il arrivait souvent que les passagers se mouillent les pieds pour terminer la traversée côté drômois.

La vue ci-dessous a été prise à peu près à l’endroit où se trouvait le bac. Une île est apparue au milieu du Rhône…

…certainement créée par les sédiments amenés par le Roubion qui se jette dans le Rhône quelques hectomètres en aval. De plus des épis du type Girardin ont été bâtis dans ce secteur.

 Un second bac fut installé un kilomètre en aval sans qu’ici également, aucun trace n’en subsiste.

C’est dans ce secteur, sur la rive droite, que fut retrouvé le vire-vire Pradier qui, une fois restauré, a été placé sur une petite aire de repos à quelques hectomètres du pont de Viviers.

A noter que la carte postale ancienne montrant le bac Lafarge a été prêtée par Marc Durand pour une copie numérique ici présentée.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 19 avril 1917

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(JOUR 990 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une tranchée bien calme en couverture et de « vaillants défenseurs… en première ligne, en Champagne. » Des vaillants défenseurs qui reçoivent des nouvelles des leurs grâce à un système de poste assez efficace.

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Indispensable pour maintenir le moral de troupes de pouvoir envoyer ou recevoir du courrier régulièrement. Avec la bouffe et le pinard, c’est une des préoccupations majeure des hommes qu’on peut lire dans… les courriers de Poilus conservés par les familles.

Deux photos de femmes travaillant dans les usines d’armement au côté d’hommes.

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La machine de guerre fonctionne à plein régime.

Les destructions de guerre. Ici, les Allemands (les « vandales » dans le texte) ont détruit le château de Coucy restauré par Violet-le-Duc en se retirant. Les charges explosives finissent de se consumer après un dynamitage allemand.

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Guère évident avec tous ces volutes de fumée de se faire une idée des dégâts ! Il est certain que les Allemands en se retirant au printemps 1917 sur la ligne Hindenburg commirent ces crimes contre le patrimoine français. On l’a vu il y a peu avec le château d’Ham.
Ce château de Coucy  retrouvait sur la commune de Coucy-le-Château-Auffrique au nord de Soissons. Il a été détruit le 27 mars 1917 par de fortes charges explosives. On ne comprend pas réellement la raison de cette action car il ne représentait pas un intérêt stratégique. Cette année, le 19 mars 2017 s’est tenu un colloque sur ce thème dans ces lieux.

Pour terminer des prisonniers turcs typiques aux mains de Russes.

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Ils seront bientôt délivrés après l’armistice demandé par les Bolcheviks.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 mars 1917

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(JOUR 965 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Tsar et le Tsarévitch à la une de ce numéro du Miroir du 25 mars 1917. Non ! Car le Tsar a abdiqué et a désigné le grand-duc Michel Alexandrovitch Romanov pour lui succéder. Cela s’est passé en février et au début du mois de mars. La Révolution est en marche et le Miroir est bien obligé de l’admettre.

Devant la difficulté du journal de montrer les « succès » de l’armée russe sur le front de l’est puisque les Russes sont en pleine déconfiture… le magazine va faire le tour du monde des fronts annexes…

En Irak, les Britanniques viennent de prendre Bagdad et cette victoire précipite le démantèlement de l’Empire Ottoman.

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Des vues de Bagdad reprise le 11 mars dernier. Pour une fois les nouvelles n’ont que 2 semaines de retard dans le Miroir !

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Ce sont les troupes commandées par le général Frédérick Stanley Maude qui ont réussi à faire ce que les Britanniques avaient jusque là échoué. Maude décèdera en novembre 1917 de la malaria comme une grande partie du Corps Expéditionnaire Britannique.

Après l’Asie, l’Afrique et comme la semaine dernière, les défaites allemandes dans leurs colonies africaines.

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Ce sont les Belges qui ici se distingue, partis de leur proche Congo.

Plus près de chez nous, l’Italie et cette photographie prise sur une place de Rome montrant les immenses apples au peuple à souscrire à l’emprunt national pour financer l’effort de guerre.

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C’est au dernier de l’emprunt que cette photo a été prise et il est annoncé que cette souscription a reçu un bon accueil des épargnants.

Au Royaume-Uni maintenant avec 2 pages et 6 photos pour montrer le travail des femmes dans les ateliers et usines d’armement pour remplacer les hommes partis au front.

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Au travail dans les usines…

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et sur les lieux de repos de celles-ci.

Une dernière image du front d’Orient d’un numéro qui a oublié le front occidental: une course de tortues lors d’un moment de repos sur le front d’Orient en Macédoine.

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Sans conteste, du déjà vu !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 04 mars 1917

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(JOUR 944 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Une photographie un tantinet ridicule à la une du numéro du 4 mars 1917 du Miroir. Les cavaliers portent le masque à gaz mais les chevaux également. Pas sûr que cette innovation fut une réussite !

 C’est plutôt la photo de la doublage centrale qui aurait dû faire la une de ce numéro.

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Sous le titre « L’émouvante immersion en Méditerranée d’un »ANZAC » décédé à bord d’un transport », on y voit la foule des soldats australiens rendant hommage à l’un des leurs, dont la dépouille, suivant la tradition maritime, sera jetée à la mer après son décès.

Les Français attendent avec impatience l’arrivée des Américains… qui, pour l’heure n’ont pas encore déclaré la guerre aux Allemands. Pourtant, on nous montre les usines d’armement US qui tourne à plein rendement pour produire les armes qu’auront besoin les futurs « Poilus américains ».

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Les usines françaises produisent de leur côté des obus gigantesques (du 280) qui sont transportés par wagonnets.

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Les Anglais, eux, sont à Giraumont, dans la Somme sur la neige de février 1917. On nous raconte une violent attaque qui s’est déroulée entre Grandcourt et Pys et qui s’est soldée par une avancée de 1 000 mètres dans les lignes allemandes et la mise hors combat de 773 prisonniers.

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Pas sûr que « les « Tommies » soient si contents de sortir de la longue inaction de l’hiver » comme nous le dit la légende de la photo.

En Angleterre, c’était le dernier jour pour souscrire à l’emprunt de guerre anglais. On voit la foule rassemblée à Trafalgar Square pour une manifestation patriotique organisée en cette occasion…

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avec la façade de la national Gallery et la statue de Nelson recouvertes d’immenses affiches de propagande.

Poétique image d’un feu de joie en bord de mer, du côté de la Grèce.

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Mais ici, ce sont des armes confisquées dans des monastères orthodoxes qui brûlent au vent marin. Les couvents étaient des lieux de propagande germanophile et les Français les inspectaient pour détruire les caches d’armes qui pourraient servir contre eux.

Pas de problème de cet ordre en Nouvelle-Calédonie…

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…où les recrues venues de Tahiti s’apprêtent à rejoindre la Métropole et les tranchées du nord et de l’est du pays.

Pour terminer, une note humoristique.
Une lit en cage…

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dans un cagna permettant à son propriétaire à se reposer sans redouter d’être dérangé par…

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…les rats !

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