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117 POILUS de CADEROUSSE, 117 DESTINS… Paul Marius VATON.

117 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 117 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Cent-seizième Poilu: Paul Marius Pascal VATON.

Quatrième face du Monument aux Morts.

Le second Vaton du Monument aux Morts de Caderousse, Paul, second par l’ordre alphabétique du prénom principal, était né six mois avant Gustave, le 10 janvier 1888, à Caderousse. Ses parents étaient bien plus jeunes que ceux de Gustave si bien qu’il fut l’aîné de la fratrie au lieu d’être le petit dernier comme ce fut le cas de Gustave.
Marius Pascal Vaton était né à Caderousse en 1860, de parents caderoussiens. Il prit pour épouse Marie Avenin, domiciliée au village mais originaire de Murat dans le Cantal où elle avait vu le jour en 1864. Les noces furent célébrées le 25 octobre 1884 et les mariés s’installèrent quartier de l’Espinet dans la ferme familiale.

Paul vint donc au monde quatre ans plus tard, suivi d’une fille Marie Virginie Laurence Marguerite en 1892.

Voici donc la famille au recensement de 1901.

C’est en Corse que Paul fit son service militaire, au 163ème Régiment d’infanterie. Comme d’autres Caderoussiens, ce sont deux années au centre de l’île de Beauté, à Corte du 05 octobre 1909 au 22 septembre 1911 qu’il passa.

Au retour à la vie civile, il assista au mariage de sa soeur Virginie avec Claude Victor Pelin le 20 novembre 1912. Il s’agit-là d’un grand frère de Joseph Pelin, copain de classe de Paul et frère « d’infortune » de ce dernier pendant la Grande Guerre. C’est au 44ème R.I. de Lons-le-Saunier que Joseph fit ses classes mais Paul et Joseph se retrouvèrent ensembles au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale le 04 août 1914.

C’est dans les Vosges qu’ils reçurent le même jour leur baptême du feu, du côté de Saint-Vincent puis de Neufchâteau. Ensuite, ce fut la Marne en septembre 1914 et les combats de Matignicourt-Goncourt, une région d’étangs et de marécages. Suite des combats en Champagne en décembre 1914 puis à la fameuse Main-de-Massiges en février 1915.

La Main-de-Massiges, à l’est de Suippes, fut ainsi appelé par les dessins que faisaient les courbes de niveau sur les cartes, courbes délimitant le plateau occupé par les Allemands après leur défaite de la Marne. C’est là que l’Etat-Major décida qu’une attaque aurait lieu en septembre 1915 pour soulager le front russe en train de craquer. Les troupes coloniales devaient attaquer dans le secteur de la Main-de-Massiges, le 8ème R.I.C. au niveau de l’Annulaire. Joseph allait s’y distinguer et reçut une citation pour sa bravoure, dans un combat inutile puisque les Allemands ne quittèrent ce plateau qu’en octobre 1918. De son coté, Paul Vaton fut grièvement blessé le 26 septembre 1915 et évacué à l’ambulance 7/16 à Hans dans la Marne. Il y décéda le lendemain, le 27 septembre 1915. Il était âgé de 27 ans et 9 mois.

Joseph après avoir vu tomber son copain allait connaître le même sort un peu moins d’un an plus tard, le 02 juillet 1916  dans la Somme à Herbécourt. Virginie, en l’espace de dix mois allait perdre son frère et son beau-frère. Elle portera ce double deuil de nombreuses années encore puisqu’elle devint presque centenaire !

Fiche matricule de Paul Marius Pascal Vaton de Mémoire des Hommes.

Paul Marius Pascal Vaton  matricule 270 de la classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaiteraient aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Vaton est un patronyme encore présent à Caderousse, dans le Vaucluse et un peu dans le Gard. Si un descendant direct ou indirect de Paul Marius  reconnaît en lui son ancêtre  qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ou modifier cette petite biographie.

A suivre… Gabriel Vivet.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 mars 1917

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(JOUR 965 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Tsar et le Tsarévitch à la une de ce numéro du Miroir du 25 mars 1917. Non ! Car le Tsar a abdiqué et a désigné le grand-duc Michel Alexandrovitch Romanov pour lui succéder. Cela s’est passé en février et au début du mois de mars. La Révolution est en marche et le Miroir est bien obligé de l’admettre.

Devant la difficulté du journal de montrer les « succès » de l’armée russe sur le front de l’est puisque les Russes sont en pleine déconfiture… le magazine va faire le tour du monde des fronts annexes…

En Irak, les Britanniques viennent de prendre Bagdad et cette victoire précipite le démantèlement de l’Empire Ottoman.

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Des vues de Bagdad reprise le 11 mars dernier. Pour une fois les nouvelles n’ont que 2 semaines de retard dans le Miroir !

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Ce sont les troupes commandées par le général Frédérick Stanley Maude qui ont réussi à faire ce que les Britanniques avaient jusque là échoué. Maude décèdera en novembre 1917 de la malaria comme une grande partie du Corps Expéditionnaire Britannique.

Après l’Asie, l’Afrique et comme la semaine dernière, les défaites allemandes dans leurs colonies africaines.

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Ce sont les Belges qui ici se distingue, partis de leur proche Congo.

Plus près de chez nous, l’Italie et cette photographie prise sur une place de Rome montrant les immenses apples au peuple à souscrire à l’emprunt national pour financer l’effort de guerre.

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C’est au dernier de l’emprunt que cette photo a été prise et il est annoncé que cette souscription a reçu un bon accueil des épargnants.

Au Royaume-Uni maintenant avec 2 pages et 6 photos pour montrer le travail des femmes dans les ateliers et usines d’armement pour remplacer les hommes partis au front.

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Au travail dans les usines…

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et sur les lieux de repos de celles-ci.

Une dernière image du front d’Orient d’un numéro qui a oublié le front occidental: une course de tortues lors d’un moment de repos sur le front d’Orient en Macédoine.

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Sans conteste, du déjà vu !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 mars 1917

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 (JOUR 958 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Général Herr pose fièrement avec sa nouvelle cravate de commandeur de la Légion d’Honneur. Il commandait le secteur de Verdun lors de l’attaque allemande du 21 février 1916 et il avait pourtant pris quelques décisions surprenantes qui ne méritaient pas la remise de cette décoration.

L’entrée prochaine en guerre des Etats-Unis est freinée par le fait que les transports sont quasiment interrompus à travers l’Atlantique à cause des attaques allemandes. En conséquence, les trains sont aussi arrêtés en attendant que le trafic maritime reprenne.

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Un Océan Atlantique infesté de sous-marins allemands mais aussi de corsaires comme ce navire photographié en cachette.

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Pourtant la flotte britannique patrouille comme ici en mer du Nord, équipée d’un armement impressionnant:

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Sur le front d’Orient, en Méditerranée, les sous-marins allemands font aussi des ravages. Comme il n’y a pas de bassin de radoub à Salonique, les réparations sont difficiles.

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Une page consacrée à la chute d’un aéroplane autrichien en Italie, derrière les lignes alliées.

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Les aviateurs n’ont pas survécus et sont enterrés avec les honneurs militaires.

 Travail des hommes du Génie qui ont établi un pont de barques sur une rivière du nord de la France.

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La boue, les trous d’eau, des lieux dévastés.

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Difficultés pour les Britanniques d’avancer dans le secteur de l’Ancre (Somme) après la prise de territoires.

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C’était un bois, le bois des Caurières devant Verdun. Voilà tout ce qu’il en reste !

Un petit tour en Afrique pour terminer ce numéro du Miroir.
3 photos d’aviateurs belges dans le secteur du lac Tanganyika.

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La construction d’un vapeur, le « Baron Dhnais » sur les berges de ce grand lac de l’Afrique australe.

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De belles vues aériennes. On a parlé il y a peu de la chute de la dernière colonie allemande en Afrique.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 11 mars 1917

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(JOUR 951 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Président Poincaré remet la Croix de Guerre à un ministre italien. Pour le féliciter de l’effondrement du front italien ?

Le contenue de ce Miroir du 11 mars 1917.

A Paris, les restaurants affichent des menus de guerre, moins copieux et beaucoup plus chers.

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un repas populaire de 440 grammes coûtant 2,35 francs (contre 1,60 francs avant-guerre)

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un repas d’un grand restaurant de 1,250 kg dont le prix est passé de 14,75 francs à 21,50 francs.

L’un comme l’autre, c’est mieux que le rata des tranchées.

Partout c’est la boue dans les tranchées.

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En Macédoine, des claies pour permettre de ne pas s’embourber.

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L’offensive britannique de Miraumont a permis d’atteindre la rivière Ancre où l’eau est partout.

Des nouvelles d’autres fronts:

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une ambulance russe sur le front russo-roumain.

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ravitaillement de vivres britannique avec les camions pour le porter et un entrepôt pour le stocker, tout cela sur le front français.

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un long corridor sourer rain bien étayé pour rejoindre les lignes de tranchées.

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en Afrique, les Allemands ont perdu leur dernière colonie. Une coalition de Britanniques, Portugais et Belges les a chassé de l’Est Africain.

Aux Etats-Unis, depuis la rupture des relations diplomatiques avec l’Allemagne, il faut se prémunir d’éventuelles attaques d’agents pro-germaniques.

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Les autorités font garder jour et nuit les sites sensibles: ponts, aqueducs, quais, gares… Il faut dire que de nombreux Allemands ont migré vers ce jeune pays.

la page Aviation.
En double page centrale, une cérémonie présidée par le nouveau ministre de la guerre, le général Lyautey…

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remise de médailles à de valeureux pilotes tandis que Guynemer est promu capitaine.

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Près de Monastir, sur le Front d’Orient, l’équipage d’un avion allemand abattu a été enterré et on a planté les hélices des appareils abattus près des tombes.

 La page Maritime maintenant. C’est toujours les dangers que représentent les attaques des sous-marins allemands qui sont évoquées.

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Ce transatlantique « Laconia » a été torpillé entraînant la mort de 12 personnes (6 passagers et 6 membres de l’équipage). Ce paquebot britannique de la Cunard Mine, lancé le 20 janvier 1912 a coulé le 25 février 1917. Son successeur qui sera lancé le 9 avril 1921 connaîtra le même sort le 12 septembre 1942 pour un bilan bien plus lourd (1 658 victimes).

dsc01594Sur certains bateaux civils on embarque des canons pour lutter contre les U-boat.

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Le capitaine et l’équipage du cargo « Orléans  » sont reçus triomphalement à Bordeaux après avoir défié la mort en traversant l’Atlantique.

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106 POILUS de CADEROUSSE, 106 destins… AUBÉPART Ernest Marius

106 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 106 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Troisième nom de la liste: Aubépart  Ernest.

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Première face du Monument

Au moment de faire son choix de vie, Ernest Aubépart alors âgé de 18 ans (il était né le 29 février 1888 à Caderousse) décida de ne pas s’investir dans la fabrique de balais de ses parents Jean Aubépart et Marie Pinchon, aux côtés des siens. Il devança l’appel et s’engagea dans l’armée pour une durée de 5 ans. On était alors le 18 octobre 1906 et fut affecté au 8ème Régiment d’Infanterie Coloniale. Il rejoint Toulon où le Régiment était caserné, près du port d’où il pouvait partir rapidement vers les Colonies.

Ernest Aubépart allait faire tout le reste de sa carrière dans l’armée, signant régulièrement des rengagements jusqu’à la déclaration de guerre. Il monta rapidement dans les grades jusqu’à devenir sous-lieutenant au début de l’année 1915. C’est la mort qui le faucha bien vite qui l’empêcha d’aller plus haut. Il fit aussi toute sa carrière militaire dans les troupes coloniales.

En 1910, le sergent Aubépart se retrouva au 2ème Régiment de Tirailleurs Tonkinois  (le 2ème RTTON pour les puristes) et partie en campagne au Tonkin où une énième rébellion devait être mâtée. Il connut ainsi la guerre à partir du 15 mars 1910, bien avant le 03 août 1914.

A cette date, il était sergent major au 42ème Régiment d’Infanterie Coloniale, rapidement engagé face aux Allemands après un regroupement du côté de Morières-les-Avignon avant de prendre le PLM en Avignon, le 21 août 1914.

Lorraine, Marne, Hauts de Meuse furent les combats qui coûtèrent très chers au 42ème R.I.C…. comme à l’ensemble des régiments engagés en début de cette guerre que les responsables n’attendaient pas.

Après cette saignée qui n’atteint pas Ernest Aubépart, les coloniaux du 42ème R.I.C. se retrouvèrent en mars 1915 dans le secteur de Vauquois, 25 kilomètres à l’ouest de Verdun. En ce début de la guerre des tranchées qui allait durer 3 ans, c’était sans conteste l’endroit où il ne fallait pas être à tout prix ! Vauquois, c’est le symbole de la guerre bête, méchante  et inutile, de la destruction pour la destruction, où des stratèges des 2 bords envisagèrent de rayer une colline, une butte, du paysage faute de pouvoir en chasser ses adversaires ! Vauquois ou la guerre des mines (voir petit mémoire après la fin de l’article). Ce n’est pas l’explosion d’une mine qui emporta Ernest Aubépart mais une balle ennemie alors qu’à la tête de sa section, « il emmenait brillamment ses hommes à l’assaut d’une position fortifiée » comme le dit le texte de la citation qu’il reçut à titre posthume, le 16 avril 1915. On était le 04 mars 1915 et ces terribles assauts, tous repoussés par les Allemands, mieux protégés, plus nombreux et surtout tenant les hauteurs du terrain, firent à nouveau de très nombreuses victimes. Ces journées sont racontées dans un petit livret dédié aux campagnes du 42ème Régiment d’Infanterie Coloniale durant la Grande Guerre. Voici les 2 pages qui nous intéressent:

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Ernest Aubépart était âgé de 27 ans dont 9 sous les drapeaux. Il ne semble pas reposer dans le premier cimetière de Caderousse.

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Fiche matricule de « Mémoire des Hommes ».

Ernest Marius Aubépart, matricule 1520 classe 1908, bureau de recrutement d’Avignon  pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Aubépart étant toujours vivant à Caderousse, si un descendant direct ou indirect reconnaît son ancêtre, qu’il ne se gène pas pour réagir, surtout s’il possède d’autres photos ou documents.

VAUQUOIS

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Pour le grand malheur du petit village de Vauquois (168 habitants en 1911), universellement connu comme symbole de la guerre des mines, il avait le double handicap d’être bâti 1- sur une butte culminant à 290 mètres d’altitude 2-dominant la ligne de front, une fois celui-ci stabilisé: les Allemands qui tinrent en premier cette hauteur avaient un énorme avantage qui, un jour ou l’autre, leur aurait permis d’enfoncer le front adverse en empêchant l’arrivée des renforts par la route Sainte-Menehould-Verdun. Ce n’est pas par hasard que la grande offensive de 1916 se passa dans le secteur de Verdun. Alors l’état-major français inventa la guerre des mines. Puisque la position était imprenable par les fantassins, on demanda aux sapeurs du génie de creuser des tunnels et aux artificiers (les pompiers de Paris) de placer des charges explosives sous les tranchées adverses. On récupérait ainsi le terrain tenu par les autres. Sauf que cela une fois arrivé, les autres procédaient de même ! Cette guerre dura ainsi jusqu’au début de 1918. Le village de Vauquois fut rapidement rayé de la carte et après le tir de 519 mines sur une période de 70 mois (199 allemandes et 320 français), des mines de plus en plus puissantes, le paysage qui fut rendu à la vie civile quand les troupes américaines le libérèrent définitivement ressemblait… à la Lune… et y ressemble toujours, la végétation en plus ! La butte était descendue de plusieurs dizaines de mètres  et la colline était parcourue de plusieurs centaines de kilomètres de galeries ! Le village de Vauquois fut reconstruit en contrebas avec l’aide de la ville d’Orléans et les spéléologues-fouilleurs-amateurs d’armes ont depuis 1919 trouvé un terrain formidable pour assouvir leur passion malgré les interdictions officielles dans cette zone toujours classée rouge.

A suivre: Augustin Aubert.

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