Archives mensuelles : juin 2018

Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 30 juin 1918

 

(JOUR 1428 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des fantassins américains, tout juste recrutés, s’entraîne dans le camp 10 au maniement de la baïonnette.

L’attaque des allemand fin mai 1918 a coûté beaucoup de vies aux belligérants. A tous les belligérants même s ce sont ici des cadavres allemands qu’on nous présente.

Mais sans trop de réserves, les troupes allemandes ne se remettront pas du massacre qu’elles ont provoqués.

Car la guerre de mouvement est très dépensière en vies humaines, même si les combats se déroulent au milieu des champs de fleurs…!

Pour ceux qui l’aurait oublié, on rappelle ce que fut la guerre de tranchées jusqu’au 21 mars 1918…

…en comparaison de la guerre de mouvement qui lui a succédée…

…et qui rappelle, non pas le bon temps, mais août 14 et ses hécatombes. Seule différence entre cette vue et celles de 14, les hommes ont perdu leurs pantalons rouges et ont été dotés d’un casque pour leurs têtes.

Par contre pour les civils, rien n’a changé. On a déjà vu les fuites de population… Ici on voit les destructions.

Attichy, Tracy, Ribécourt, Suzoi, Béthetencourt, autant de villages en ruines après le passage de la guerre.

Item pour Béthune, dans le Pas-de-Calais.

Encore un gotha allemand abattu…

…ici par la DCA belge.

Une double page sur le front italien…

…où les Français et les Britanniques venus en aide aux locaux ont infligé un échec aux Autrichiens.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Adrien Claude et Joseph Roche (dans l’Histoire).

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt quatorzième et quatre-vingt quinzième Poilus: Adrien Claude Auguste et Joseph Adrien Toussaint Roche (partie historique).

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Adrien Claude Roche est bien entendu le premier des deux frères à être appelé sur le front. Il rejoint le 58ème Régiment d’Infanterie d’Avignon le 12 août 1914. Bien lui en pris puisque ce petit retard lui évita de se faire massacrer du côté de Lagarde, en Lorraine allemande, comme nombre de Poilus de ce régiment, essentiellement des Vauclusiens, de Gardois et de Buccorhodaniens.

De son côté, son grand frère Joseph Adrien, inapte au service armé au début du siècle ne vit l’Armée s’occuper de son cas qu’au mois de novembre 1914, le 11 d’ailleurs. La commission de réforme d’Avignon devant laquelle il dut passer découvrit, sans surprise, que sa hernie ne lui posait plus de problème, sans opération par ailleurs, et qu’il pouvait aller rejoindre un régiment d’infanterie, bien entendu. Ce fut donc le 02 décembre 1914 que Joseph entra dans une caserne pour la première fois, celle du 118ème Régiment d’Infanterie Territoriale… à Quimper, rien que cela ! A cette date, son petit frère Adrien n’était plus là !

A la lecture du Journal de Marche du 58ème R.I., il est fort probable qu’Adrien rejoignit le 58ème R.I. au front le 06 septembre 1914 avec 850 autres hommes rappelés comme lui. Les combats du mois d’août 14 avaient décimé cette unité et le besoin de forces neuves se faisait sentir.

 

A cette date, le régiment montait en ligne du côté Bar-le-Duc dans la Meuse. Là, une parenthèse s’impose dans notre narration. Le registre matricule d’Adrien est très incertain quant au sort de ce Poilu caderoussien. On y lit « Disparu le 08 octobre 1914 à Couvonges… » puis juste en dessous la solution de cette disparition: « Décédé le 8 septembre 1914 par jugement déclaratif du Tribunal d’Orange le 09 octobre 1920 ». On décida donc six ans et un mois plus tard qu’Adrien était mort le 8 septembre 1914, étant disparu corps et âme depuis cette date.

Pourtant, rien de notable n’est noté le 8 et le 9 septembre dans le Journal de Marche du 58ème. Mais le 10 septembre, c’est l’attaque des fantassins français…

… qui emplit de lyrisme le coeur du chef de corps qui y va d’un couplet enthousiaste…

… vite rappelé à la réalité par une note supplémentaire dans la marge annonçant que cette attaque avait coûté tout de même 240 hommes, mis hors de combat, blessés, tués ou disparus comme Adrien. A la date du 8 septembre 1914, Adrien était âgé de 33 ans et 1 mois.

Fiche matricule d’Adrien Claude Auguste Roche de Mémoire des Hommes.

Adrien Claude Auguste Roche, matricule 262 de la classe 1901, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse.

Après ce drame et même s’ils durent espérer longtemps que sa disparition n’était que provisoire, Claude et Thérèse Roche n’avaient plus qu’un seul de leurs quatre enfants en vie… Joseph Adrien Toussaint ! Et le voici à son tour se perfectionnant au métier des armes en Bretagne à partir de décembre 1914.

Le 1er mars 1915, il rejoignait une unité au front, le 23ème Bataillon de Chasseurs à Pied puis quelque temps après le 63ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Des Alpins dans la Somme pendant l’été 1916, coin de France où le plus haut sommet ne doit pas dépasser une centaine de mètres !

Ce fut le 31 juillet que les Alpins débarquèrent du train à l’ouest de Saint-Quentin, à Maurepas, dans la Somme.

A partir du 20 août, les artilleries française et allemande se toisaient dans des duels sous lesquels les fantassins des deux camps, dans les tranchées, en étaient réduits à l’état de pions qui comptaient les points. Le 24 août, le duel se calma et ce fut l’attaque de l’infanterie pour reprendre quelques dizaines de mètres. Mais Joseph n’y participa pas. La veille, le 23, il avait été touché par un éclat d’obus au thorax et évacué vers l’arrière, vers une ambulance, à Cerise…

…comme on peut le lire sur ce récapitulatif des victimes du 63ème BCA sur la seconde quinzaine d’août 1916.

Il y décéda six jours plus tard, le 29 août 1916. Il aurait pu fêter quelques jours auparavant son 37ème anniversaire ! Claude et Thérèse Roche des Islons venaient de perdre le dernier de leurs quatre enfants.

Fiche matricule de Joseph Adrien Toussaint Roche de Mémoire des Hommes.

Joseph Adrien Toussaint Roche, matricule 639 de la classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Roche est encore bien présent en Vaucluse et à Caderousse. Si quelqu’un reconnaît en Adrien Claude Auguste et Joseph Adrien Toussaint leurs ascendants directs ou indirects, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter ces quelques lignes.

A suivre… Henri Roche.

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Le (petit) KIOSQUE de PRESSE DE 38: LE MIROIR DES SPORTS du mardi 28 juin 1938.

A la une de ce Miroir des Sports, l’immense boxeur, Joe Louis. Battu en 1937 par l’Allemand Max Schmeling par KO à la 12ème reprise, il prit une terrible revanche le 22 juin 1938 au Yankee Stadium de New York. Le combat dura en tout et pour tout 2′ 4″ ! Pendant ce court laps de temps, Joe Louis envoya son adversaire trois fois au tapis, la troisième fois pour de bon.

Joe Louis resta champion du monde 11 ans et 8 mois sans être battu une seule fois. Dans toute sa carrière professionnelle, sur 72 combats, Joe Louis en remporta 69 dont 57 par KO contre seulement 3 défaites.

Pourtant n’est-il pas prévenant avec ses poules, le « bombardier noir » ?

Du tennis à Wimbledon avec quelques attitudes surprenantes:

Jean Borotra, emporté par son élan, est passé dans le public et immédiatement retourne sur le court.

Miss Bundy dans un style peu académique renvoie la balle.

Miss Marble ne demande pas grâce mais a glissé lors d’un échange.

Le meilleur nageur français du moment, c’est Alfred Nakache…

…champion de Paris de 100m. crawl et 200m. brasse.

Paul Maye vient de gagner le titre de champion de France de cyclisme sur route la semaine dernière. Quelques attitudes bizarres…

…pour fêter son titre.

Du cyclisme sr piste avec cette réunion organisée l’Union Vélocipédique française à la Cipale, à Vincennes.

Un hommage au tandem tant utile pour transporter les bénéficiaires des nouveaux congés payés.

Un Paris-Roubaix pour les amateurs et indépendants:

Le Parisien Fernand Lesguillons l’emportera. Ici il traverse Beauvais.
Pour terminer, l’équipe nationale belge qui défendra les couleurs de la Belgique sur les routes du Tour de France pose…

…après avoir été reçu au siège de l’Union Vélocipédique Belge.

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Adrien Claude et Joseph Roche (généalogie).

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt quatorzième et quatre-vingt quinzième Poilus: Adrien Claude Auguste et Joseph Adrien Toussaint Roche (partie généalogique).

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Claude Adrien Roche avait épousé Thérèse Marie Clarisse Serguier le 17 janvier 1872 à Caderousse. Il allait avoir trente et un an et sa future épouse était beaucoup plus jeune, un peu plus de vingt-deux ans. Lui était un Caderoussien de souche, elle une voisine d’Orange. Le couple s’installa aux Islons où Claude travaillait les terres familiales. A la vue des signatures de la mariée sur l’acte de mariage, on devine qu’elle ne devait guère avoir fréquenté l’école à Orange, dans sa jeunesse, une école qui n’était pas encore gratuite, laïque mais surtout obligatoire. C’était le cas des filles, bien souvent.

A la fin de l’année 1872, un premier enfant allait naître, un garçon prénommé Adrien, on aurait pu le deviner. Adrien Michel Eloi César, les autres prénoms étant beaucoup plus originaux. Deux ans plus tard, le 26 juin 1874, une fille venait rejoindre la maison des Islons, Thérèse (on aurait pu aussi le deviner) Joséphine Louise.

Que se passa-t-il quelques années après, au dernier trimestre 1878 dans cette même maison des Islons ? Un gros Rhône amenant beaucoup d’humidité ? Un épidémie de grippe précoce ? Toujours est-il qu’en l’espace de deux mois, les deux enfants du couple allaient disparaître. Le 26 octobre, Thérèse mourait à l’âge de quatre ans et cinq mois et le 23 décembre suivant, c’était au tour d’Adrien junior que quitter ce monde. Il avait six ans et seize jours. Terrible  mortalité infantile !

Quelques mois après, des cris d’un enfant allait de nouveau résonner chez les Roche des Islons.  C’était tout d’abord Joseph Adrien Toussaint qui naissait pourtant le 29 août 1879 puis presque deux ans jour pour plus tard, c’était au tour d’un autre Adrien de venir au monde, Adrien Claude Auguste, le 27 août 1881. On l’avez compris, les deux futurs morts pour la France de la Grande Guerre. Plus aucun enfant ne viendra au monde dans ce couple par la suite, une suite que nous connaissons, nous !

Voici donc la famille lors du recensement de 1886 et dix ans plus tard en 1896.

Les Islons sont appelés quartier du Brout par les autorités administratives.

Les garçons allaient grandir sans réellement réussir à l’école puis travailler les riches terres familiales de Caderousse avant d’être appelés sous les drapeaux. Une pointe d’hernie à droite allait dispenser Joseph de service militaire. Par contre, Adrien, lui, n’allait pas y couper et bien entendu, ne pas bénéficier d’une remise de temps pour  « frère aîné au service » ! Au 40ème Régiment d’Infanterie de Nîmes, il allait passer trois années de bonnes et loyales conduites, du 16 novembre 1902 au 23 septembre 1905.

Après l’armée, il est temps de se marier. C’est de l’autre côté du Rhône, à Saint-Génies-De-Comblas que Joseph allait trouver une épouse, Marie-Marguerite Duclaux, une des filles du boucher du village. Les noces furent célébrées dans le Gard en octobre 1907.

Oui mais chez les Duclaux, il y avait une autre fille à marier, une certaine Camille ! Et chez les Roche des Islons, un autre garçon dans la même situation ! Ainsi, quelques mois après les premières noces, le 08 janvier 1908, un second mariage unit à Saint-Geniès, un Roche, Adrien Claude, à une Duclaux, Camille ! On peut raisonnablement penser que des enfants naquirent dans ces nouveaux  couples.

En 1911, les parents Adrien Claude et Thérèse Marie étaient installés intramuros, dans le secteur de l’Eglise.

La ferme des Islons était occupé par le couple d’Adrien et de Camille qui n’avait pas encore d’enfant.

Par contre Joseph et Marie Marguerite ne semblaient pas vivre à Caderousse. Peut-être à Saint-Geniès-de-Comolas ?

A suivre… Les « Adrien » Roche (partie historique).

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Les ROCHE.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Les neuf Roche du monument- Considérations générales.

Sur la quatrième face du Monument aux Morts.

Indiscutablement, le patronyme qui a payé le plus lourd tribut à la Grande Guerre à Caderousse.

On trouve des prénoms qui se recoupent…ADRIEN CLAUDE Auguste, Joseph ADRIEN Toussaint, AUGUSTE Roger, HENRI Fernand, LOUIS Joseph, LUDOVIC Albert, MARCEL Adrien, MARIUS Léopold, RAOUL Auguste Louis.

Malgré cela, en remontant jusqu’aux grands-parents des Poilus, nous n’avons pas trouvé de cousins germains au premier degré. Par contre, deux familles ont connu la peine de perdre deux enfants pendant la Grande Guerre:

  • Les deux premiers de la liste CLAUDE ADRIEN et Joseph ADRIEN sont les enfants du couple formé de Claude Adrien ROCHE et Thérèse Marie Clarisse SERGUIER. Nous allons étudier leurs cas après cette introduction. Leurs parcours sont vraiment originaux.
  • Auguste Roger et Louis Joseph sont également frères, enfants du couple Pierre ROCHE et Marie MIOLON.  Vous constaterez à l’occasion que les familles recomposées ne sont pas une nouveauté de notre modernité.

Il s’agit là des septième et huitième fratries décimées par la guerre, après les Bruguier, les Dardun, les Doux, les Martin, les Pécoul et les Raymond qui ont perdu deux enfants, les Pécoul en ayant vu disparaître trois.

Les Doux sont d’ailleurs apparentés avec Marcel Adrien Roche, leur mère étant la soeur de la seconde épouse des père des Doux (la belle-mère des Poilus).

A suivre… Les « Adrien » Roche (partie généalogique).

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On a retrouvé l’ÉPÉE de MANDRIN… à l’ESCAPE GAME « THE CASE » de Valence (vendredi 21 juin).

The Case, l’Escape Game de Valence offre deux salles au public. L’une sur le thème de Mandrin, le contrebandier bien connu dont la romance jadis me permit de réussir un concours à l’Ecole Normale, exécuté sur la place des Clercs à Valence, scénario que nous avons choisi et l’autre sur celui de la Résistance dans le Vercors qu’on testera bien un jour prochain.

Pas trop de lumière, une salle agréable et un début assez rapide. Nous calons un peu sur la lecture délicate d’un papier coloré pour des yeux presbytes mais nous parvenons à avancer relativement bien, grâce quelquefois à l’aide de la Voix. Et ce chrono qui avance inexorablement !

Le lieu s’agrandit, une pyramide nous donne du fil à retordre et enfin le cadenas cède pour nous permettre de toucher le Grall, 58 minutes et 51 secondes après avoir été enfermé dans la salle. Il ne restait donc que soixante-neuf secondes… !

Mais cela ne nous empêcha pas de fêter joyeusement ce succès !

Essayer The Case à Valence comme Team Quest à Montélimar, c’est l’adopter !

 

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116 POILUS de CADEROUSSE, 116 DESTINS… Paul ROBERT.

116 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 116 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Quatre-vingt treizième de la liste: Paul Simon Maurice ROBERT.

La quatrième face du Monument aux Morts.

Voici une biographie ne présentant pas de grosses difficultés à écrire ! Tout d’abord, Paul Robert est un jeune Poilu qui n’eut pas le temps de vivre beaucoup avant de connaître un destin tragique. De plus à partir du mariage de ses parents, leur histoire s’écrit à Caderousse. Pourtant, le père de Paul, Simon Robert était originaire du Gard, du village de Saint-Alexandre situé au sud de Pont-Saint-Esprit où il était né en 1866. C’était un cultivateur qui traversa le Rhône pour épouser Lucie Augustine Dorothée Charrier à Caderousse le 28 novembre 1894. Cette dernière, fille du village était âgée de vingt ans le jour de cette cérémonie.

Paul est donc le fils ainé du couple, né un peu moins de deux ans après leur mariage, le 22 septembre 1896, une semaine avant les fêtes patronales du village. Deux autres enfants suivront, une fille et un garçon.

Marie Rose Gabrielle née le 20 mai 1900. Elle se mariera avec un certain Joseph Pécoul en 1920 et vivra jusqu’en 1957.

Gaston Marius arrivera bien plus tard, le 25 juin 1909. Il décédera au village à l’âge de soixante-un ans.

Les écrits du recensement de 1911 résument justement la situation familiale des Robert du quartier du Brout, à la veille de la Grande Guerre.

Le 03 août 1914, Paul n’a pas encore dix-huit ans. S’il avait entendu les cris des va-t-en-guerre « Dans trois mois à Berlin », il aurait été assuré d’éviter cette guerre et aurait peut-être été déçu. Mais huit mois plus tard, il était appelé par l’armée, par anticipation,  et rejoignait le 98ème Régiment d’Infanterie à Roanne dans la Loire le 10 avril 1915.

Paul allait connaîtra le feu après avoir rejoint le 9ème Bataillon du 16ème Régiment d’Infanterie fin 1915. Puis ce fut Verdun, l’enfer de Verdun. Paul et d’autres hommes du 16ème R.I. sont versés au 413ème R.I. décimé dans les combats à la mi-septembre 1916. C’est dans cette unité qu’il continuera la guerre et finira sa vie.

Après Verdun, ce sera la Somme puis le Chemin des Dames en 1917, Craonne et la prise du plateau de Californie, le moulin de Laffieux avant du repos en fin d’année.
Début 1918, le régiment remonte en ligne vers Bernay, près de Saint-Quentin. C’est l’hiver, le froid, la boue dans les tranchées. Le 15 janvier 1918, le Journal de Marche ne signale rien de bien particulier.

Des bombardements allemands un peu plus agressifs qu’à l’ordinaire, des difficultés pour cheminer dans des boyaux en mauvais état. Pourtant ailleurs, on apprend qu’il a été blessé…

… dans le secteur d’Urvillers, une balle égarée en avançant dans une tranchée mal protégée ou par un éclat d’obus. Toujours est-il qu’il mourra à l’ambulance ce 15 janvier 1918 des suites de ses blessures. Il était âgé de 21 ans et 4 mois.

*suivant les comptes des recherches faites à ce jour. Il reste 33 Poilus à étudier le destin et on peut penser qu’il y en a eu un certain nombre qui sont morts dès 1914.

Fiche matricule de Paul Simon Maurice Robert de Mémoire des Hommes.

Paul Simon Maurice Robert, matricule 109 de la classe 1916, bureau de recrutement d’Avignon, pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Robert est encore bien présent en Vaucluse comme dans le Gard, si quelqu’un reconnaît en Paul Simon Maurice son ascendant, qu’il n’hésite pas à se manifester pour compléter cette petite biographie.

A suivre… Les neuf Roche du Monument.

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