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De nouvelles vues des PONTS DÉTRUITS du RHÔNE 4/4 LE POUZIN

Au loin des usines, au premier plan, un Rhône large en cet endroit, on devine un pont mais c’est en se rapprochant sur le port du Pouzin qu’on découvre la destruction de l’ouvrage d’art.

Une des arches est tombée dans le fleuve. Elle sera restaurée ce qui entraînera le drame du 6 août 1944. Lors de ce bombardement américain, le village sera quasiment rasé et on relèvera 44 morts, 6 blessés graves, 150 blessés légers. Le village ne sera reconstruit que dans les années 50.

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De nouvelles vues des PONTS DÉTRUITS du RHÔNE 3/4 LA VOULTE

Le pont suspendu de La Voulte connut lui aussi le même sort que les autre passages de la moyenne vallée du Rhône.. Son tablier se retrouva dans le Rhône.

Une vue qui fut reprise sur des cartes postales.

Plus mystérieux ce cliché dans la brume ou le soleil de l’été 40. Ce pont fut reconstruit à l’identique et les câbles attendirent 2015 pour être changés.

Comme on peut le voir, le Génie français ne détruisit pas le viaduc ferroviaire à quelques centaines de mètres en aval du pont suspendu.

Quatre ans plus tard, les Américains eurent moins de scrupules !

 

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 22 septembre 1918

(JOUR 1512 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La statue du Général Foy à Ham est passée dans les mains des soldats allemands qui avant de partir ont mis un drapeau rouge dans une main et un seau dans l’autre. Foy était originaire de cette ville et avait été général d’Empire. Elle semble toujours être debout de nos jours.

Une ville d’Ham dévastée comme on le voit ci-dessous.

D’autres ruines, celles de Condé-sur-Aisne que les troupes d’élite de Mangin nettoient.

Quelquefois, ce nettoyage consiste à enlever les mines laissées par les troupes allemandes pour freiner l’avancée des Franco-britanniques et favoriser leur retraite.

Ailleurs des ponts ont été détruits et comme ici sur le canal du Nord, les hommes du Génie ont construit ce qu’ils savent faire…

…un pont de chevalets… comme en Avignon.

Autre signe d cela retraite allemande, les anciens panneaux indicateurs pour les hommes du Kaiser.

Autre signe de la modernité de la guerre en 1918:

une colonne de chars montant à l’assaut, une scène inimaginable en 1914. Une scène qui préfigure les guerres modernes… que l’école militaire française ne comprendra pas tout de suite !

Trois vues des Britanniques qui avanccent du côté d’Havrincourt:

Sur la vue la plus basse, les prises de guerre avec cet alignement de canons.

Pour terminer, les Canadiens et leurs prisonniers allemands:

La fraternité des hommes autour des boîtes de corned-beef.

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ll y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 25 août 1918

(JOUR 1484 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Dans des ruines, un général américain et son adjoint étudie les plans du secteur. Des troupes US de plus en plus présentes et en masse, ce qui fera basculer le cours de la guerre.

Ci-dessus lors de la bataille pour conquérir Soissons.

Comme l’Aisne, la Somme a subi de lourdes destructions.

En haut, Morisel en ruines et une colonne de prisonniers allemands. En bas, Moreuil est dans le même état. Les hommes du Génie reconstruisent le pont détruit sur l’Avre.

Ce qu’il reste de l’église Saint-Pierre de Montdidier.

En double page centrale, sur le champ de bataille de la Somme, la rencontre de deux cavaleries.

L’ancienne, à cheval, amène les ordres de l’Etat-Major à la nouvelle, celle des blindés.

 

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 14 juillet 1918

(JOUR 1442 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Pour la Fête Nationale des Etats-Unis d’Amérique, le 4 juillet, les Sammies défilent et reçoivent des fleurs des Parisiennes.

Quelques vues mettent en scène des Américains.

Arrivée de troupes américaines dans les eaux territoriales françaises, les destroyers français escortent les transports de troupe pour prévenir une éventuelle attaque des sous-marins.

Les Sammies…

…au repos, en particulier la musique jouant sur une place publique…

…au front dans une tranchée. Cela permet au Miroir de montrer des cadavres allemands. L’attaque allemande du printemps a été très meurtrière pour les deux camps et les contrattques alliées aussi. D’ailleurs, de nombreux allemands ont été fait prisonniers comme on le voit ci-dessous.

Présentation d’une ambulance ultra-moderne.

Au premier plan deux bombes sont tombées sur ce camp sanitaire en principe protégé.

Les Britanniques maintenant.

On nous les montre en train  de construire des voies de chemin de fer pour approvisionner le front en renforts, en ravitaillement et en munitions.

Un pont est même jeté sur une rivière avec intervention d’un scaphandrier.

Dans les Flandres, utilisation de camouflages modernes pour masquer hommes et armement aux ennemis.

 

 

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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Henri COLOMBIER.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Trente-quatrième nom de la liste: Colombier Henri Félicien qui lui aussi, n’apparaît pas sur le monument aux morts de Caderousse. Les destins d’Henri Colombier et d’Augustin Clarisse font montre de bien des similitudes. La première est évidemment l’année de naissance, 1879 pour tous les deux, le 1er avril pour Henri.

La seconde est le fait que l’un comme l’autre ne résidèrent que peu de temps à Caderousse après leur naissance. Comme pour Augustin, la famille Colombier n’apparaît pas sur la liste du recensement de 1881. N’apparaît pas et non n’apparaît plus car, en fait, les Colombier ne sont pas encore arrivés à Caderousse, au quartier du Revestidou lors du précédent recensement, en 1876. Leur séjour caderoussien ne sera donc que de quelques années, quelques mois peut-être, le temps de l’arrivée au monde du petit Henri Félicien. La famille vient de Sorgues d’où elle était originaire le père. Henri naquit dans une ferme au bord du Rhône, du côté du Revestidou, cette rodée du Rhône célèbre chez les mariniers pour sa dangerosité… jusqu’à ce que la canalisation du Rhône lors de l’aménagement de Caderousse vers la fin des années 1970 ne la gomme totalement.

Henri André Colombier et Marie-Louise Gayte s’étaient mariés à Sorgues le 7 septembre 1870, trois jours après l’instauration de la Troisième République. Le père alors âgé de 29 ans était garde dans un des riches domaines de l’île de l’Oiselay. La mère, sa cadette de onze ans était originaire de Privas, préfecture de l’Ardèche.

Il est difficile de suivre la trace de cette famille dans les Archives communales et départementales. On ne peut que proposer quelques flashs et émettre quelques hypothèses.

Deux premiers enfants naquirent avant Henri Félicien. Henri Marius tout d’abord, né le 25 août 1871 dans l’île de l’Oiselay, surnommé Sigeon, très petit, 1 mètre 53 à l’âge adulte que l’armée n’envoya pas au front et laissa travailler ses terres pour l’agriculture, soldat détaché à la production nationale, comme il en eut beaucoup.

Second enfant, Rose-Marie, Sorguaise elle-aussi, née le 14 août 1874. Puis vint donc Henri Félicien pendant la courte période caderoussienne des Colombier, au Revestidou, de 1877 à 1880 environ. Y eut-il d’autres enfants au foyer des Colombier après 1880… ?

On retrouve Henri Félicien Colombier au 2ème Régiment du Génie à partir du 16 novembre 1900, pour son service militaire. Ces classes vont l’emmener bien loin du Vaucluse, au Maghreb, en Tunisie, Bizerte et Tunis.  Le 26/2, le 26ème bataillon du 2ème régiment a été installé en Tunisie après la conquête initiée par le gouvernement de Jules Ferry en 1881. C’est le côté sombre du personnage dont on a surtout retenu la face éclairée, celle de la création de l’école laïque, gratuite et obligatoire en oubliant les aventures coloniales en Indochine, à Madagascar et ici en Tunisie. Le registre matricule attribue à Henri Félicien une campagne de Tunisie du 25 septembre 1901 au 18 septembre 1903, deux années pendant lesquelles les troupes françaises durent à lutter contre des rebellions d’un pays conquis, occupé mais insoumis. Une première campagne militaire, une douzaine d’années avant la seconde, bien plus terrible celle de la guerre contre l’Allemagne.

Entre temps, Henri Félicien s’est marié à Sorgues le 23 juin 1906. Il a pris pour épouse Marie-Pauline Establet. On peut penser, sans risque de trop de tromper, qu’ils furent rapidement parents de petits de la génération suivante.

C’est en tant que sapeur mineur au 4ème Régiment du Génie de Grenoble qu’Henri Félicien participa à la Grande Guerre. Une taupe ! Une de celle qui passaient leurs journées à remuer de la terre pour creuser des boyaux ou pour construire des galeries dans le but de poser des explosifs au-dessous des tranchées ennemis. La terrible guerre des mines, celle de Vauquois ou de Berry-au-Bac. Une guerre terrible pour les nerfs des hommes qui risquaient à tout moment de disparaître ensevelis sous la terre, sans espoir d’être secourus. Henri Félicien ne résista pas à ce stress. Il dut être interné dans un de ces hôpitaux psychiatriques dans lesquels étaient mis les soldats traumatisés psychiques de la guerre qu’on appela les « mutilés du cerveau ». Des films récents ont raconté ces histoires et ont médiatisés ces blessés de guerre un peu particuliers.

Henri Félicien Colombier, Sorguais natif de Caderousse mourut le 10 septembre 1918, deux mois avant l’Armistice, à l’Asile d’aliénés de Maréville de folie, indiquent ses papiers officiels. Il approchait de la quarantaine.

Vue aérienne du quartier de Laxou (banlieue ouest de Nancy) dans lequel était implanté l’Asile d’Aliénés de Maréville dans lequel mourut Henri Félicien Colombier. On voit en haut à droite le porche sous lequel passaient les internés avant d’entrée dans cette structure fermée. Si une structure psychologique existe encore dans un bâtiment, les autres locaux sont devenus des espaces collectifs et des logements particuliers.

La fiche d’Henri Félicien Colombier de Mémoire des Hommes

Henri Félicien Colombier, matricule 1 384 classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Colombier existe encore en Vaucluse, à Sorgues, Sarrians, L’Isle-sur-la-Sorgue, peut-être des  descendants direct ou indirect de Henri Félicien. S’ils rencontrent ces lignes est qu’ils reconnaissent leur ancêtre, qu’ils n’hésitent pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Léon Combe.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 8 septembre 1917

(JOUR 1133 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la célébration du 3ème anniversaire de la Libération (très partielle) de l’Alsace, une autre occasion de remonter le moral des troupes et de l’arrière, le 3ème anniversaire de la Victoire de la Marne ! C’était effectivement en septembre 1914. Le Général américain Pershing remet un Livre d’Or à Joffre. Pourquoi donc ?

Les Allemands partis (pas très loin, sur la ligne Hindenburg !), on reconstruit les ponts détruits. C’est le travail des unités du Génie.

Sur cette double page, on voit que des scaphandriers sont quelquefois employés pour aller vérifier les infrastructures sous les eaux. Original !

On parle ici de troubles en Espagne fomentés par des agitateurs allemands.

Les grèves et les manifestations ont été réprimées par le gouvernement de Dato. Contrairement à ce que dit J’ai vu, ces troubles n’ont pas grand chose à voir avec l’Allemagne mais plutôt avec l’instabilité politique en Espagne alors et en liaison avec les événements qui se passent en Russie. C’est surtout en Catalogne et dans les régions industrialisés que ces troubles eurent lieu. ce sont les premiers soubresauts d’une instabilité politique qui aboutira deux décennies plus tard à la guerre civile.

Pour terminer, deux vues aériennes très parlantes: Le martelage des positions allemandes par les Anglais. Dans les Flandres belges bien entendu ! Il ne reste pas grandes traces de vie après les déluges de l’artillerie.

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