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110 POILUS de CADEROUSSE, 110 DESTINS… Henri COLOMBIER.

110 noms de Poilus de Caderousse tombés lors de la Grande Guerre. 110 parcours qu’on va essayer de raconter au fil des semaines et des mois jusqu’au 11 novembre 2018.

Trente-quatrième nom de la liste: Colombier Henri Félicien qui lui aussi, n’apparaît pas sur le monument aux morts de Caderousse. Les destins d’Henri Colombier et d’Augustin Clarisse font montre de bien des similitudes. La première est évidemment l’année de naissance, 1879 pour tous les deux, le 1er avril pour Henri.

La seconde est le fait que l’un comme l’autre ne résidèrent que peu de temps à Caderousse après leur naissance. Comme pour Augustin, la famille Colombier n’apparaît pas sur la liste du recensement de 1881. N’apparaît pas et non n’apparaît plus car, en fait, les Colombier ne sont pas encore arrivés à Caderousse, au quartier du Revestidou lors du précédent recensement, en 1876. Leur séjour caderoussien ne sera donc que de quelques années, quelques mois peut-être, le temps de l’arrivée au monde du petit Henri Félicien. La famille vient de Sorgues d’où elle était originaire le père. Henri naquit dans une ferme au bord du Rhône, du côté du Revestidou, cette rodée du Rhône célèbre chez les mariniers pour sa dangerosité… jusqu’à ce que la canalisation du Rhône lors de l’aménagement de Caderousse vers la fin des années 1970 ne la gomme totalement.

Henri André Colombier et Marie-Louise Gayte s’étaient mariés à Sorgues le 7 septembre 1870, trois jours après l’instauration de la Troisième République. Le père alors âgé de 29 ans était garde dans un des riches domaines de l’île de l’Oiselay. La mère, sa cadette de onze ans était originaire de Privas, préfecture de l’Ardèche.

Il est difficile de suivre la trace de cette famille dans les Archives communales et départementales. On ne peut que proposer quelques flashs et émettre quelques hypothèses.

Deux premiers enfants naquirent avant Henri Félicien. Henri Marius tout d’abord, né le 25 août 1871 dans l’île de l’Oiselay, surnommé Sigeon, très petit, 1 mètre 53 à l’âge adulte que l’armée n’envoya pas au front et laissa travailler ses terres pour l’agriculture, soldat détaché à la production nationale, comme il en eut beaucoup.

Second enfant, Rose-Marie, Sorguaise elle-aussi, née le 14 août 1874. Puis vint donc Henri Félicien pendant la courte période caderoussienne des Colombier, au Revestidou, de 1877 à 1880 environ. Y eut-il d’autres enfants au foyer des Colombier après 1880… ?

On retrouve Henri Félicien Colombier au 2ème Régiment du Génie à partir du 16 novembre 1900, pour son service militaire. Ces classes vont l’emmener bien loin du Vaucluse, au Maghreb, en Tunisie, Bizerte et Tunis.  Le 26/2, le 26ème bataillon du 2ème régiment a été installé en Tunisie après la conquête initiée par le gouvernement de Jules Ferry en 1881. C’est le côté sombre du personnage dont on a surtout retenu la face éclairée, celle de la création de l’école laïque, gratuite et obligatoire en oubliant les aventures coloniales en Indochine, à Madagascar et ici en Tunisie. Le registre matricule attribue à Henri Félicien une campagne de Tunisie du 25 septembre 1901 au 18 septembre 1903, deux années pendant lesquelles les troupes françaises durent à lutter contre des rebellions d’un pays conquis, occupé mais insoumis. Une première campagne militaire, une douzaine d’années avant la seconde, bien plus terrible celle de la guerre contre l’Allemagne.

Entre temps, Henri Félicien s’est marié à Sorgues le 23 juin 1906. Il a pris pour épouse Marie-Pauline Establet. On peut penser, sans risque de trop de tromper, qu’ils furent rapidement parents de petits de la génération suivante.

C’est en tant que sapeur mineur au 4ème Régiment du Génie de Grenoble qu’Henri Félicien participa à la Grande Guerre. Une taupe ! Une de celle qui passaient leurs journées à remuer de la terre pour creuser des boyaux ou pour construire des galeries dans le but de poser des explosifs au-dessous des tranchées ennemis. La terrible guerre des mines, celle de Vauquois ou de Berry-au-Bac. Une guerre terrible pour les nerfs des hommes qui risquaient à tout moment de disparaître ensevelis sous la terre, sans espoir d’être secourus. Henri Félicien ne résista pas à ce stress. Il dut être interné dans un de ces hôpitaux psychiatriques dans lesquels étaient mis les soldats traumatisés psychiques de la guerre qu’on appela les « mutilés du cerveau ». Des films récents ont raconté ces histoires et ont médiatisés ces blessés de guerre un peu particuliers.

Henri Félicien Colombier, Sorguais natif de Caderousse mourut le 10 septembre 1918, deux mois avant l’Armistice, à l’Asile d’aliénés de Maréville de folie, indiquent ses papiers officiels. Il approchait de la quarantaine.

Vue aérienne du quartier de Laxou (banlieue ouest de Nancy) dans lequel était implanté l’Asile d’Aliénés de Maréville dans lequel mourut Henri Félicien Colombier. On voit en haut à droite le porche sous lequel passaient les internés avant d’entrée dans cette structure fermée. Si une structure psychologique existe encore dans un bâtiment, les autres locaux sont devenus des espaces collectifs et des logements particuliers.

La fiche d’Henri Félicien Colombier de Mémoire des Hommes

Henri Félicien Colombier, matricule 1 384 classe 1899, bureau de recrutement d’Avignon pour ceux qui souhaitent aller consulter sa fiche matricule sur le site des Archives du Vaucluse. Le patronyme Colombier existe encore en Vaucluse, à Sorgues, Sarrians, L’Isle-sur-la-Sorgue, peut-être des  descendants direct ou indirect de Henri Félicien. S’ils rencontrent ces lignes est qu’ils reconnaissent leur ancêtre, qu’ils n’hésitent pas à se manifester pour compléter ou corriger cette petite biographie.

A suivre: Léon Combe.

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 8 septembre 1917

(JOUR 1133 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Après la célébration du 3ème anniversaire de la Libération (très partielle) de l’Alsace, une autre occasion de remonter le moral des troupes et de l’arrière, le 3ème anniversaire de la Victoire de la Marne ! C’était effectivement en septembre 1914. Le Général américain Pershing remet un Livre d’Or à Joffre. Pourquoi donc ?

Les Allemands partis (pas très loin, sur la ligne Hindenburg !), on reconstruit les ponts détruits. C’est le travail des unités du Génie.

Sur cette double page, on voit que des scaphandriers sont quelquefois employés pour aller vérifier les infrastructures sous les eaux. Original !

On parle ici de troubles en Espagne fomentés par des agitateurs allemands.

Les grèves et les manifestations ont été réprimées par le gouvernement de Dato. Contrairement à ce que dit J’ai vu, ces troubles n’ont pas grand chose à voir avec l’Allemagne mais plutôt avec l’instabilité politique en Espagne alors et en liaison avec les événements qui se passent en Russie. C’est surtout en Catalogne et dans les régions industrialisés que ces troubles eurent lieu. ce sont les premiers soubresauts d’une instabilité politique qui aboutira deux décennies plus tard à la guerre civile.

Pour terminer, deux vues aériennes très parlantes: Le martelage des positions allemandes par les Anglais. Dans les Flandres belges bien entendu ! Il ne reste pas grandes traces de vie après les déluges de l’artillerie.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 18 mars 1917

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 (JOUR 958 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le Général Herr pose fièrement avec sa nouvelle cravate de commandeur de la Légion d’Honneur. Il commandait le secteur de Verdun lors de l’attaque allemande du 21 février 1916 et il avait pourtant pris quelques décisions surprenantes qui ne méritaient pas la remise de cette décoration.

L’entrée prochaine en guerre des Etats-Unis est freinée par le fait que les transports sont quasiment interrompus à travers l’Atlantique à cause des attaques allemandes. En conséquence, les trains sont aussi arrêtés en attendant que le trafic maritime reprenne.

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Un Océan Atlantique infesté de sous-marins allemands mais aussi de corsaires comme ce navire photographié en cachette.

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Pourtant la flotte britannique patrouille comme ici en mer du Nord, équipée d’un armement impressionnant:

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Sur le front d’Orient, en Méditerranée, les sous-marins allemands font aussi des ravages. Comme il n’y a pas de bassin de radoub à Salonique, les réparations sont difficiles.

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Une page consacrée à la chute d’un aéroplane autrichien en Italie, derrière les lignes alliées.

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Les aviateurs n’ont pas survécus et sont enterrés avec les honneurs militaires.

 Travail des hommes du Génie qui ont établi un pont de barques sur une rivière du nord de la France.

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La boue, les trous d’eau, des lieux dévastés.

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Difficultés pour les Britanniques d’avancer dans le secteur de l’Ancre (Somme) après la prise de territoires.

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C’était un bois, le bois des Caurières devant Verdun. Voilà tout ce qu’il en reste !

Un petit tour en Afrique pour terminer ce numéro du Miroir.
3 photos d’aviateurs belges dans le secteur du lac Tanganyika.

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La construction d’un vapeur, le « Baron Dhnais » sur les berges de ce grand lac de l’Afrique australe.

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De belles vues aériennes. On a parlé il y a peu de la chute de la dernière colonie allemande en Afrique.

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Emmanuel MALLET soldat d’Ancone, marinier du Rhône, pontonnier en Avignon et… au Tonkin en 1895.

Article écrit pour le blog anconecultureetpatrimoineleblog.wordpress.com après des recherches sur l’Etat-civil de la commune mis en ligne par les Archives départementales de la Drôme et cette découverte fortuite qui a marqué la vie de notre commune rhodanienne.

On connaît Jules Ferry pour être le Ministre de l’Instruction Publique de la Troisième République qui rédigea et fit voter les lois scolaires qu’on résume de nos jours par l’expression « école publique, gratuite, laïque et obligatoire », une école que la Révolution avait déjà amorcé en 1793. Cela, c’est le côté « soleil » du personnage.

Le côté « ombre » de l’homme politique est moins connu et beaucoup controversé. Jules Ferry fut un ardent promoteur de l’expansion coloniale de la France, en particulier dans la péninsule indochinoise et à Madagascar. Un colonialisme purement capitaliste, l’Indochine n’ayant jamais été, à la différence de l’Algérie, une colonie de peuplement. C’étaient les richesses de la contrée qui intéressaient les investisseurs français, l’hévéa pour les transports routiers naissants, les matières premières, le riz… Sans oublier les Missions catholiques qui poussaient à une intervention française pour protéger leurs missionnaires, régulièrement assassinés par les populations locales à qui ils pensaient amener la « bonne parole ».

La France était déjà présente en Cochinchine, le « sud-Vietman » de Saïgon en quelque sorte, depuis Napoléon III qui l’avait annexé en 1862. C’est à partir de 1883 que les crédits seront votés à Paris pour envoyer des troupes à la conquête du Tonkin, le « Nord-Vietnam », celui d’Hanoï. La chose ne se fera pas facilement, devant la résistance des locaux appuyés par l’armée régulière chinoise mais aussi par des irréguliers chinois, les Pavillons noirs ou. jaunes… Il faudra le retrait de la Chine en juin 1885, menacée par des troubles intérieurs et par les bruits de bottes émis par leur encombrant voisin japonais pour que la France s’installe enfin au Tonkin.

Et Ancone dans tout cela, me direz-vous ?

A Ancone habite dans la Grande Rue le couple Clément Mallet et Marie Roussin. Elle est ménagère et lui est « patron sur le Rhône » nous dit le dernier recensement, celui de 1886, c’est-à-dire propriétaire d’un bateau avec lequel il fait du transport de marchandises pour des clients locaux. C’est un dur et dangereux métier qu’il apprend à son plus jeune fils, Emmanuel, depuis que ce dernier a quitté à l’âge de 14 ans, la classe tenue par le jeune instituteur Charles Arnaud. Né le 25 juillet 1872, Emmanuel est un gaillard d’un mètre 67. Né le 24 juillet 1830, Clément (Jean Victor Clément pour l’état-civil) espère que son fils reprendra son affaire quand il aura satisfait ses obligations militaires. A cette époque, ce sont 3 années que les jeunes conscrits doivent à la France depuis la loi Freycinet de 1889. Par tirage au sort. Et justement Emmanuel a été tiré au sort avec le n°86 et va être appelé sous les drapeaux le 14 novembre 1893. Il est alors âgé d’un peu plus de 21 ans.

Le profil professionnel de ce jeune marinier intéresse grandement l’institution militaire. Il est donc dirigé sur le  1er Régiment d’Artilleurs-Pontonniers en résidence à la caserne Hautpoul d’Avignon, aujourd’hui devenue cité administrative, à 2 pas de la gare. Il va exceller sur les eaux impétueuses du Rhône pour construire des ponts de barques, un Rhône qu’il connaît bien, le même que celui d’Ancone. Le 1er octobre 1894, son unité sera dissoute pour devenir le 7ème Régiment du Génie, suite à une décision ministérielle du 20 août 1894. Voilà donc Emmanuel Mallet, 2ème pontonnier au 7ème Génie à partir de cette date !

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Et c’est là que les aventures coloniales de la France rencontrent le destin de ce jeune anconnais. La France lutte en Indochine mais aussi à Madagascar… on en reparlera aussi. Une partie du 7ème Génie est envoyée dans l’île de l’Océan Indien, une autre en Asie du sud-est. Au Tonkin, la guerre est terminée mais les révoltes sont incessantes, sans parler des attaques des Pavillons noirs, devenus des brigands qui s’en prennent essentiellement aux intérêts français. Dans cet état de guerre larvée, les troupes coloniales sont engagées et les pontonniers d’Avignon ont du  pain sur la planche sur le fleuve Rouge, à devoir reconstruire le jour ce que les rebelles détruisent la nuit.

L’unité à laquelle appartient Emmanuel Mallet arrive au Tonkin le 25 août 1894, en peine saison des pluies. Cette chaleur humide et ces pluies incessantes doivent avoir considérablement surpris les jeunes militaires français, habitués à la canicule sèche ou ventée de la vallée du Rhône. Sans parler de ce long voyage de plusieurs semaines. C’est ce milieu physique contraignant et ce climat insalubre voire débilitant qui va faire des ravages dans les unités françaises. Pensez que sur les 13 000 morts de cette guerre de colonisation, 2/3 le fut de maladies ! Emmanuel Mallet d’Ancone en sera l’un d’eux. Son registre matricule indique qu’il s’est éteint le 14 juin 1895 à 11 heures du soir à l’ambulance de Yên Bài, le long du fleuve Rouge, à 130 kilomètres au nord-ouest d’Hanoi. L’écrit officiel parle de fièvre biliaire hépatique, une de ces maladies que les médecins du Corps Expéditionnaire ont du mal à décrire et encore plus à soigner.

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Emmanuel Mallet ne reverra plus les bords de sa Lône et ne passera plus sous son pont de Rochemaure sur la bateau du père. Lequel père disparaîtra à son tour moins de 3 ans plus tard, le 23 février 1898, sans pouvoir léguer son commerce à un fils.

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Fait du hasard pour notre village, 59 ans plus tard, un autre Anconnais, Marcel Mayaud, allait connaître le même sort qu’Emmanuel Mallet. Lui c’était bien plus à l’intérieur du pays indochinois, dans la cuvette de Dien Bien Phu, le 31 mars 1954. Pas pontonnier du Génie mais manutentionnaire dans l’aviation ! Pas pour conquérir l’Indochine mais pour éviter de la perdre ! Son nom est inscrit sur le Monument aux Morts de la commune et cité tous les 8 mai et 11 novembre. Celui d’Emmanuel Mallet y aurait toute sa place !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 17 décembre 1916

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(JOUR 868 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

La Grèce toujours balancée entre un engagement en faveur des Alliés et un engagement en faveur des Allemands. Ici, les militaires français demandent au ministre allemand le comte de Misbach de quitter le pays au plus vite. Il prend donc le bateau à Athènes pour rentrer au pays !

Ailleurs ce sont de véritables combats qui ont lieu entre troupes fidèles au Roi pro-allemand et troupes nationalistes qui suivent le premier ministre Elefthénios Venizélos.

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Il s’agit d’un grand schisme entre le nord (tenu par les pro-premier ministre) et le sud (pro-royaliste). Le gouvernement du nord sera reconnu par les Franco-britanniques dans 2 jours, le 19 décembre 1916. Mais ces troupes combattent déjà du côté de Monastir (photo du milieu et du bas).

Le front roumain vient de rompre et après quelques succès, la Roumanie est envahit par les Austro-hongrois.

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Pourtant les troupes combattent vaillamment dans les collines des Karapthes et…

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infirmiers comme aumôniers militaires ont du travail !

Mais un objectif stratégique va tomber aux mains des ennemis: les champs pétroliers roumains…

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et le port de Constanza.

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Toutes ces installations très importantes ont dû être détruite avant la retraite des Roumains.

En Italie, ce sont à plus de 2 500 mètres d’altitude que les combats ont lieu, dans les Dolomites.

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De beaux paysages enneigés de Haute Carnie où les hommes du Génie italien font exploser des mines pour tracer une route.

 A Londres, on compte le nombre de raids de Zeppelins. On en est au 41 ème ! Le Blitz avant l’heure !

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En haut, on y voit un dirigeable atteint par les défenses anti-aériennes tombées en torche. En bas, les vendeurs de journaux à la criée (c’est interdit en France) annoncent la destruction de 2 Zeppelins.

Pour finir par une note française après toute cette actualité internationale, un abri  métallique géant en construction près de Verdun où la grande bataille de l’année 1916 vient de s’achever sur les positions de février !

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Il y a 100 ans jour pour jour: LA GUERRE PHOTOGRAPHIÉE du 14 décembre 1916

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(JOUR 865 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Des photos intéressantes dans ce numéro, même si celle de la couverture ne présente pas un grand intérêt ! On y voit l’envoyé spécial du roi ‘Angleterre, le prince A. de Connaugth venir remettre des décorations à un général français, Mazel pour ne pas le citer !

Plus intéressante cette vue enfin dévoilée au grand public du nouveau char d’assaut britannique…

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surnommé « crème de menthe » par la presse. Les chars sont entrés en action le 15 septembre dernier et il fallu 2 mois à la presse pour se voir être autorisée à dévoiler leurs existences. Jusque là, c’était secret défense. L’offensive de la Somme permit à l’Etat-Major de tester sur le terrain cette invention, du côté de Pozières. le moins que l’on puisse dire est que ce ne fut pas un succès, loin de là ! Equipages (8 hommes) peu formés, stratégie hasardeuse au point d’être laissé sous la compétence de la Navy pour des unités de cavalerie… les chars engagés en trop petit nombre (au grand désespoir de Churchill) s’embourbèrent ou tombèrent dans les tranchées. Il fallut beaucoup de persévérance pour faire comprendre aux gradés de leur utilité et pour enfin adopter une vraie stratégie. On en reparlera dans les 2 années qui viennent.

Scènes d’apocalypse dans les champs de bataille:

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Un véritable cimetière à ciel ouvert dans  la Meuse après une attaque allemande avortée.

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Paysage de désolation dans la Marne (Verdun ?) après des mois de combats.

Dans la Meuse…

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…des unités du Génie construisent un pont de barques sur cette rivière.

En Belgique, les Allemands ont réquisitionnés des civils pour leur faire entretenir ces chemins et routes, certainement défoncés après les passages répétés des troupes et du matériel allemands.

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Pour terminer, une vue plus sympathique, une image pacifique…

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d’un groupe de territoriaux ayant construit cette fontaine pour approvisionner les troupes et les civils et restera, peut-être, après guerre, une rare construction utile au milieu de tant des destructions.

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Il y a 100 ans jour pour jour: LE MIROIR du dimanche 12 novembre 1916

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(JOUR 833 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT)

Le tsar de Russie, Nicolas II pose à la une du Miroir à l’Etat-Major russe. Des Russes qui intervienne en Roumanie pour supporter leurs nouveaux alliés. Ils ont jeté un pont de barques sur le Danube…

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que ne renieraient pas les hommes du Génie d’Avignon !

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Double page centrale pour cette remarquable photographie (on croirait un dessin)…

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montrant une grosse saucisse observation s’élevant au dessus des lignes françaises.

Dans la Somme, à Bouchavesnes, des hommes passent en courant dans ce passage à découvert:

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Sur le front d’Orient, dans les Balkans, 2 vues du secteur britannique:

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En haut, éclatement en direct d’un shrapnell allemand. Il s’agit d’un obus explosant à quelques dizaines de mètres du sol en faisant tomber une pluie mortelle d’éclats. En bas, des motocyclistes conduisent leurs engins sous un peu esthétique masque à gaz.

Enfin, pour terminer, la drôle de Paix entre Américains et Allemands devant les côtes des Etats-Unis.

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Un sous marin allemand U-53 vient de couler un ferry, le « Stephano », faisant la liaison Terre-Neuve-New-York. Pas des victimes mais des naufragés. C’est ce genre d’action qui entraîna l’opinion publique américaine  pour une entrée en guerre des Etats-Unis dans le camp des Alliés.

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Des navires de commerce allemands ont été arraisonnés par les Américains et retenus à Philadelphie.

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